Ah, cette solitude ! Combien de fois l'ai-je appelée, ces dernières années, dans mes pérégrinations dans l'autre monde ? Solitude, synonyme ancien de liberté !
Solitude, aujourd'hui chaîne irréelle et étouffante de la prison de mon esprit !
Plus rien. Il n'y a plus rien à sentir.
Personne.
Personne à qui parler.
Pas de bruit.
Pas de Lumière.
Pas de corps, pas de goût, rien, rien, rien que les ténèbres.
Et le mouvement, perpétuel, incessant, de mon âme dans un gouffre, dans une bulle, dans une cage de noirceur infâme et difforme et ronde et parfaite.
Cage, ma seule présence.
