Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma. Par contre Idelwën, Gohenlass et Glordrim sont des créations qui m'appartiennent.
Quatrième chapitre de ma fic "l'histoire d'un roi" qui tente de combler les lacunes dans l'histoire de Thranduil et de sa famille.
Dans ce chapitre, Thranduil se rend à Fondcombe pour rencontrer Galadriel et Celeborn et leur faire part de ses craintes devant le mal qui commence insidieusement à ronger Vertbois mais tout le monde n'est pas prêt à croire ses craintes.
En espérant que cela vous plaise.
Bonne lecture
PS : Au fait pour parcourir mes fics avec un semblant d'ordre chronologique, passez sur mon profil !
...
L'HISTOIRE D'UN ROI
CHAPITRE 4 : Le Conseil des Elfes
C'était l'hiver… Une couche de neige fraîche et épaisse craquait sous les sabots de son cheval. Un coup de vent plus violent que les autres arracha la lourde capuche bordée de fourrure de la tête du cavalier, révélant sa longue chevelure au blond argenté.
Thranduil s'immobilisa pour remettre sa capuche en place et frissonna légèrement. Avec le froid qui le prenait à la gorge, le roi des elfes sylvains aurait préféré être chez lui, dans son palais avec sa femme et son magnifique fils qui, à deux ans, faisait déjà sa fierté… Arenor était grand et fort pour son âge, il ferait un bon guerrier et Idelwën ferait de lui un futur roi habile et clairvoyant… Oui, à cet instant précis, fatigué de lutter contre la tempête de neige qui l'encerclait, Thranduil aurait aimé être chez lui…
Mais il ne pouvait pas, parce que depuis quelques temps, il avait comprit que quelque chose était en train de se passer... quelque chose qui l'effrayait parce qu'elle le ramenait directement en des jours maudits qu'il tentait d'oublier… Toutefois, Thranduil ne pouvait rester sourd aux rumeurs et c'est pour cela qu'il sentait mit en route pour Imladris…
Elrond, son meilleur ami, son frère d'arme était l'époux ce Celebrian, fille de Galadriel et de Celeborn, seigneurs de la Lothlorien… Tous deux étaient montés vers le Nord pour rendre une visite à leur fille et Thranduil avait saisit l'occasion pour se rendre à Fondcombe. Il n'était pas si aisé de réunir le Conseil des Elfes et qu'ils se trouvent tous ici, lui éviterai de descendre en Lorien, surtout que Thranduil ne considérait pas ces derniers comme des amis… Au mieux, il était indifférent envers eux… N'avaient-ils pas suivis les ordres de Gil Galad, attendant que les elfes sylvains se fassent massacrer sans lever le petit doigt pour les aider ?
Au final, Galadriel et Celeborn n'étaient pas plus que de simples relations mais, il était de son devoir de les prévenir… de les informer de ce qu'il avait vu rôder dans les ombres de Vertbois…
Thranduil reprit donc sa route en direction d'Imladris tout en luttant contre les éléments de plus en plus déchaînés. C'était comme si ces derniers avaient décidés de lui barrer la route et au fur et à mesure qu'il avançait le coup de vent devint une tempête de plus en plus violente. Les éléments glacés se déchaînèrent autours de lui et, s'il n'avait pas eu la vue perçante de ceux de sa race, Thranduil aurait pu se perdre et ne jamais trouver le chemin de Fondcombe…
...
Malgré sa bonne résistance au froid, Thranduil était trempé et grelottait lorsqu'il arriva enfin dans la cité des elfes. Il tenta néanmoins de faire bonne figure et de ne pas montrer sa fatigue, ni le fait qu'il claquait des dents. Il salua quelques elfes dont Lindris, qui s'inclina avec respect avant de le faire entrer dans le palais pour qu'il se mette au chaud.
- Je vais prévenir le seigneur Elrond de votre arrivée.
- Hantale (merci), répondit Thranduil en frémissant de froid.
Lindris disparu et Thranduil enleva sa cape trempée qu'il déposa sur une banquette avant de se frotter les bras pour se réchauffer. En dessous de sa cape, sa longue tunique grise était, elle aussi, trempée et la douce chaleur du palais, même si elle était appréciable, ne parvenait pas à le réchauffer.
Des bruits de pas se firent entendre et Thranduil tourna la tête en tentant de se redresser. Un grand elfe à la longue chevelure brune pénétra dans la salle en lui souriant.
- Mellon nìn ! (mon ami !)
Thranduil sourit à Elrond, heureux de le revoir comme à chaque fois. Elrond se rapprocha et lui donna une accolade sincère tout en déposant sur ses épaules une lourde couverture encore chaude. Le roi des elfes sylvains tourna un regard à la fois interrogateur et plein de gratitude à son ami.
- C'est de la folie de prendre la route dans cette tempête, malgré votre résistance au froid, je vois bien que vous êtes totalement gelé.
- Je ne pouvais faire autrement. Je devais vous entretenir d'une affaire importante, répondit simplement Thranduil en tirant la couverture pour qu'elle finisse de l'envelopper.
- Vous paraissez soucieux.
- Je le suis, répondit Thranduil d'une voix fatiguée.
- Est-ce que Idelwën et le petit vont bien ?
Le sourire qui illumina le visage de Thranduil, supprimant instantanément toute trace de fatigue, suffit à rassurer Elrond avant que son ami ne parle.
- Oui, ils vont bien… Cet enfant est si merveilleux, comme sa mère.
Elrond sourit, heureux de voir la joie que la simple évocation de sa famille amenait sur le visage de son ami, lui qui l'avait vu tant pleurer à la mort de son père.
- J'espère bientôt connaître la même joie que vous mon ami.
- Vous serez un père magnifique gwador nìn (mon frère : au sens de frère d'arme et non de frère de sang)…
Les deux amis se donnèrent une nouvelle accolade et Elrond sentit les muscles crispés de Thranduil sous ses doigts.
- Voulez-vous prendre un peu de repos et manger quelque chose ? Lui demanda-t-il en le tenant par les épaules.
- Non, je voudrais m'entretenir aves vous et les seigneurs de la Lothlorien.
Elrond hocha la tête, constatant au passage l'inquiétude qui venait de refaire surface dans les yeux de son ami.
- Mithrandir est arrivé il y a deux jours dois-je le convier aussi ?
Thranduil ne s'attendait pas à la présence de l'istari entre ces murs mais c'était une bonne chose finalement.
- Oui, bien sûr.
...
Dans la grande salle qu'Elrond utilisait parfois pour réunir ses conseillers les plus proches, se trouvaient Gandalf, Celeborn, Galadriel et le seigneur d'Imladris. La porte de la pièce s'ouvrit et Lindris céda le passage à Thranduil. Le roi des elfes sylvains avait troqué sa longue robe de brocart grise contre une tunique et une surchemise brune prêtées par Elrond le temps que ses habits ne sèchent et malgré le fait qu'il ne portait que sa fine couronne d'argent, il n'en était pas moins impressionnant. Ses larges épaules et sa haute stature lui donnaient l'avantage sur Celeborn et Elrond qu'il dépassait de prés d'une demi-tête. Son regard bleu tirant sur le gris balaya la salle et il s'inclina respectueusement pour saluer Gandalf, Galadriel et Celeborn. Les seigneurs de la Lorien et le mage s'inclinèrent en retour.
- Cela fait bien longtemps, murmura Galadriel.
- Je ne sors guère de mon royaume, répliqua Thranduil.
Sur ce simple échange cruellement banal, Elrond sentit immédiatement la tension qui existait entre son meilleur ami et sa belle famille… Il comprit que la réunion allait être longue… ou pas quand il perçu le léger frémissement qui remonta le long de la colonne vertébrale de Thranduil lorsque Celeborn lui demanda.
- Existe-t-il une raison particulière qui vous pousse à sortir de chez vous dans ce cas ?
Elrond leva une main pour empêcher Thranduil de répondre et fit son plus beau sourire.
- Si nous prenions place avant de lancer la discussion ?
Thranduil lança un regard en biais à Elrond qui apprécia qu'il n'ait pas son sabre sur lui tellement il le sentit bouillir de colère. Mais, le roi des elfes sylvains s'assit sans faire de remarque et Galadriel tenta de briser la tension qu'elle sentait, elle aussi, poindre. Bien sûr, il lui aurait été facile de se glisser dans l'esprit de Thranduil pour voir ce qui n'allait pas mais, elle préféra attendre qu'il lui fasse part par lui-même de ce qui le troublait. La dame de Lorien n'était pas aveugle, elle voyait bien que derrière son attitude se cachait quelque chose qui le terrifiait et cela l'intriguait car Thranduil, tout comme son père avant lui, ne craignait pas grand-chose… Pas même sa propre mort...
- Vous semblez préoccuper.
- Je le suis…
- Vous souhaitez nous en parler ?
- J'ai traversé l'une des plus violente tempête de neige que j'ai eu à affronter pour venir ici, lui répondit sèchement Thranduil.
- Alors, nous vous écoutons…
Thranduil frémit et se prit les mains en signe de nervosité avant de répondre, ce qui intrigua Elrond car, la nervosité n'était en rien un trait habituel de son caractère.
- Il se passe des choses étranges dans Vertbois.
Sa voix était sourde et inquiète. Instinctivement, Elrond posa une main sur son bras comme pour lui faire comprendre qu'il était là pour le soutenir.
- Quel genre de chose ? Demanda Celeborn, intrigué.
- Une ombre s'étend lentement… Des choses étranges se produisent… Des elfes ne rentrent plus… Les bois deviennent sombres… Les arbres parlent de mort…
- Savez-vous d'où cela peut venir ? Demanda Galadriel.
- Non… Cela est trop diffus mais le mal rôde…
- Sans preuves concrètes, comme pouvons-nous savoir d'où cela peut-il bien venir ? Demanda Gandalf.
Le regard que lui adressa Thranduil aurait suffit à faire fuir certaines personnes mais, le mage soutint le regard du roi qui soupira.
- Je n'ai peut-être pas de preuves dans le sens où vous l'entendez mais j'ai mon ressentit et… je me souviens très exactement quand les mêmes impressions m'ont assaillit la dernière fois…
Même sans qu'il n'ajoute autre chose, Elrond perçu la peine de son ami et comprit qu'il faisait allusion à la mort de son père et à la présence de leur ennemi à tous… Il fronça les sourcils.
- Des impressions ? Nota ironiquement Celeborn.
- Vos sens vous trompent peut-être mellon nìn, s'empressa d'ajouter Elrond pour éviter le début d'une dispute, notre ennemi est mort depuis longtemps.
- Oui, Sauron ne peut revenir sans que nous le sachions, répondit Galardriel.
Thranduil émit un petit rire amusé qui intrigua ses interlocuteurs avant de se lever et de dire tout en tournant autour de la table comme un prédateur pendant qu'un sourire étrange se dessinait sur ses lèvres.
- Sauron est plus intelligent que vous ne le serez jamais, vous qui êtes assis à cette table ! … Il vous a tous berné en se forgeant un anneau de pouvoir et en vous faisant croire que les vôtres étaient uniques… Ces pseudos pouvoirs vous ont affaibli et cela lui a presque permis de tous nous détruire... Vous voyez, aucun anneau n'a été donné aux elfes sylvains… Mais ce n'est pas plus mal... Cela nous laisse voir ce que vous ne voyez pas... Même si je sais que pour vous cela veut juste dire que nous n'avons que peu d'importance... A quoi bon donner un anneau à de simples Avaris et Nandors… Même si leur roi est Sindar… D'ailleurs quel était donc cet homme qui osait se faire appeler roi ? N'est ce pas ? … Quel sacrilège à vos yeux… Mais c'était bien pourtant ce qu'était mon père… Un roi… Son peuple dépassait largement les vôtres… Qui parmi vous pouvait aligner une armée de plusieurs milliers d'elfes ?… Je me suis longtemps demandé si cela n'avait pas joué contre nous… Si cela n'était pas la raison pour laquelle vous les avez laissé nous massacrer…
- Je ne peux vous laisser dire cela, dit Celeborn en se levant à son tour. Votre père était colérique et vos hommes nombreux mais indisciplinés, c'est cela qui vous a mené à votre perte ! Pas autre chose !
- Indiscipliné oui… Je crois qu'ils le sont toujours, mais cela n'en fait-il pas les guerriers les plus dangereux de toutes les terres habitées ?
Personne ne répondit et Thranduil se pencha au dessus de la table.
- Alors si certains de ces guerriers commencent à disparaître sans raison, je sais que quelque chose de terrible se fomente dans l'ombre et que nous devons être préparés à l'affronter…
- N'avez-vous pas trop abusé du vin dont nous vous savons si grand consommateur ? Demanda Celeborn en ricanant.
Thranduil se redressa, dépassant largement le seigneur de la Lothlorien et Elrond se leva d'un bon pour le retenir par un bras.
- Non.
Le ton du seigneur d'Imladris était ferme et Thranduil ne dit rien, par contre, Elrond sentit clairement le frémissement qui le parcouru. Celeborn sourit.
- Colérique… Ricana-t-il.
- Assis-toi, lui dit Galadriel pour l'empêcher de continuer à provoquer Thranduil.
Celeborn le fit en souriant et Thranduil lui aurait bien sauté à la gorge si Elrond ne tenait pas toujours son bras.
- Nos mots à tous ont dépassés nos pensées, dit Galadriel. Je ne doute pas que certains de vos sujets disparaissent et que cela vous inquiète mais pourquoi évoquer directement notre ancien ennemi ? N'y a-t-il rien d'autre qui pourrait l'expliquer ?
- Sans doute, répondit Thranduil en frémissant. Mais je sais ce que je ressens… Vous plus qu'aucune autre personne dans cette salle, devriez savoir ce qu'un ressentit peut vous apprendre.
- Je le sais en effet, mais je ne peux envisager que notre ennemi ne soit pas mort à la fin de cette terrible guerre.
Thranduil tourna la tête vers Elrond, attendant que ce dernier prenne sa défense et se range à ses côtés.
- Non, en effet, nous l'avons vaincu, répondit Elrond.
L'expression déçue qu'il lut sur le visage de son ami le toucha. Thranduil fit deux pas pour s'éloigner de lui.
- Comment pouvez-vous dire cela ? Surtout vous… Vous savez que nous ne l'avons pas détruit ! Vous savez qu'il reviendra un jour et je sais que c'est le cas !
- Gwador nìn…
- Non ! Ne m'appelez pas comme ça… Si vous aussi vous pensez que je mens ou que j'invente des histoires, ne m'appelez plus comme ça…
- Vous êtes dans l'extrême Thranduil, dit Gandalf en se levant à son tour de son siège. Nous sentons tous que vous êtes inquiet et nous vous croyons mais, nous avons besoin de vraies preuves.
- Des preuves ? Combien de corps voulez-vous Mithrandir ? 10 ? … 100 ?... 1000 ? … Le mien peut-être ?
- Thranduil… Tenta de répondre le magicien.
- Non… Je ne veux plus vous entendre… Comment ai-je pu penser que les choses avaient changées ? … Je n'aurais pas du venir… ça n'en valait pas la peine… Rien ne bouge... Vous agissez tout le temps de la même manière... Il n'y a donc aucun remord ? ... Que vaut la vie d'une poignée d'elfes des bois ? Rien… Comme d'habitude… Nous nous débrouillerons seul… Comme toujours…
Thranduil se retourna et se dirigea vers la sortie. Elrond fit un pas pour le suivre mais, son ami murmura en frémissant.
- Pedin i phith in anîron, a nin ù-cheniathagir ! (je peux dire ce que je souhaite, vous ne comprendrez pas !)
Puis, il sortit de la salle en laissant échapper un juron que tous entendirent. Celeborn se leva mais Galadriel le retint de la main.
- Laisse-le !
- Cette attitude n'est pas digne d'un sindar, mais bien d'un homme qui s'est autoproclamé roi des elfes. Il est aussi ingérable que son père.
- Non, dit Elrond. Je le connais mieux qu'aucun autre ici... Il est véritablement inquiet… C'est son inquiétude qui parle.
- Etre inquiet ne justifie pas ce genre d'attitude, marmonna Celeborn.
- Pouvez-vous essayer de lui parler ? Demanda Gandalf.
- Je ne sais s'il m'écoutera.
- Il vous aime comme un frère, bien sûr qu'il vous écoutera, répondit Gandalf.
- Il souffre tellement, murmura Galadriel… C'est cette souffrance qui fait de lui ce qu'il est.
- Je sais, dit Elrond… La mort de son père le hante…
- Il n'y a pas que cela... Parlez-lui, dit Galadriel.
...
Elrond retrouva Thranduil dans un petit salon un peu plus loin. Son ami était droit et raide mais, sa souffrance était visible, comme en témoignait les tremblements de son corps et les larmes qu'il luttait pour retenir.
- Thranduil…
- Laissez-moi… Si vous pensez comme eux, laissez-moi.
Thranduil frémit et porta la main à son visage pour essayer de cacher les larmes qu'il ne pouvait plus retenir.
- Je ne pense pas comme eux. Je sais que cela vous fait du mal et que vous avez peur… Je ne sais pas ce qui se passe là-bas, ni si c'est vraiment les prémices du retour de notre ennemi mais… Je ne vous laisserais pas seul pour affronter ça…
- Que se passera-t-il Elrond ? Demanda Thranduil en redressant la tête pendant que sa voix tremblait un peu. Que se passera-t-il quand cette ombre englobera Idelwën et notre fils… Parce que c'est ce que je ressens au fond de moi, je vais les perdre…
Thranduil éclata en sanglot en s'effondrant et Elrond le réceptionna dans ses bras… C'était donc cela… Son agressivité, sa colère… Il avait peur de perdre tout ce qui le faisait vivre… Ses larmes étaient violentes et il tremblait dans ses bras. Alors Elrond le serra un peu plus fort, le berçant comme on berce un enfant après un cauchemar.
- Cela ne se passera pas…
- Si… J'avais ressentit cela pour mes parents… Et je ne me suis pas trompé… Elrond, je vais les perdre… et je ne veux pas les perdre… Il faut m'aider… Par pitié… Il faut m'aider…
Thranduil fini de s'écrouler et Elrond se laissa tomber sur une banquette en le tenant toujours contre lui.
- Je suis là… Je serai toujours là hanar (frère : dans le sens de frère de sang)…
- Je suis si fatigué… Ces visions me hantent tous les jours un peu plus…
- Alors, il faut se reposer et nous en parlerons demain…
Thranduil ne dit rien et Elrond se redressa pour l'allonger sur la banquette. Le roi des elfes sylvain se laissa faire.
- Je n'arrive pas à dormir.
- Je vais vous aider, répondit Elrond en lui souriant. Il faut fermer les yeux… Je vais vous aider…
Thranduil frémit et ferma les yeux. Il sentait bien que son corps était épuisé et qu'il avait besoin de repos. Elrond posa une main sur son front et murmura des mots paisants. Thranduil frémit une nouvelle fois et ne mit que quelques secondes à s'endormir. Elrond se redressa et prit une couverture qu'il déposa doucement sur son ami avant de vérifier le feu dans la cheminée. Puis, il revint vers lui et posa une main sur son front.
- Reposez-vous… Je suis à vos côtés… Tout ira bien… Je ferais ce qui est en mon pouvoir pour que ce cauchemar ne se réalise pas...
