Atelier sur le discord plume arc en ciel sur la chanson : How would you feel - Ed Sheeran
Notre histoire.
Notre histoire, c'est comme dans les films, quand y a de la musique avec des paroles d'amour, et pleins de scènes romantiques. Genre.
Je te cours après dans la salle de bain pour te mettre des coups de serviette alors qu'on se brosse les dents.
Tu me sautes dessus avec un oreiller, s'en suit une bataille de coussins.
Nous jouons à un cache cache géant dans un magasin de meubles.
Allongés dans un champs de blés, nous disparaissons à la vue de tous.
Je te fais goûter un plat que je viens de préparer, tu engloutis le gâteau que je t'ai acheté.
Tu m'offres des fleurs, je te laisse me couper une mèche de cheveux pour la regarder au microscope.
Notre histoire, c'est comme dans les films, avec la musique triste et les moments dramatiques.
On s'engueule à cause d'un truc et tu casses un verre.
Je suis absent parce que j'ai du taf d'urgence, et tu restes seul dans le lit froid, bien trop longtemps.
Tu me raccroches au nez au téléphone. Je te raccroche au nez au téléphone.
Tu fais un cauchemar.
Tu fais un câlin à Maya, et même si je sais que c'est juste de l'amitié, je suis jaloux.
Les fleurs fanent.
Notre histoire, c'est comme dans les films, mais parfois c'est juste la vie telle qu'elle est. Sans musique.
Tu dors.
Je mange.
Tu es sous la douche.
Je vais sous la douche.
Nous regardons un film.
Et tu t'endors sur mon épaule.
Tu m'offres de nouvelles fleurs.
Je t'aime, même si je ne te le dis presque jamais. Seulement quand tu dors. Seulement quand tu es loin. Seulement quand tu ne peux pas l'entendre. Je me demande comment tu te sentirais, si je te le disais, là maintenant, alors que tu avales des pâtes carbonara. Tu manges trop vite, mais t'es mignon quand même.
Quand je suis avec toi, j'ai dix ans de moins et même dans les pires moments, je sais que je veux passer ma vie avec toi.
Toute ma vie avec toi.
— Monty, dis-tu la bouche encore pleine.
— Hm ?
— Tu le sais, que je t'aime hein ?
Je souris.
Oui je le sais.
— Et toi, tu le sais ? Je réponds.
Tu ris et postillonne, et je crois que c'est à ça qu'on mesure l'amour. Parce que je ne suis pas dégoûté, mais plutôt attendrit.
— Ouais, je le sais, dis-tu.
Ça nous suffit.
Fin.
L'autatrice : un truc écrit vite fait pour l'atelier, c'est assez simple mais j'ai bien aimé l'écrire.
