NOte de l'auteur _ Salut les gens ! x) DizOolée pour ptit retard, mais j'ai joué la feignasse. BrefOuille, ce chapitre arrive enfin ! [enfin, si tenté que vous l'ayez attendu ? xD] & puis il me reste toujours mes deux derniers chapitres à écrire [feignasse vous dis-je !] parce que je me suis lancé dans une autre fiction [qui en ravira plus d'un... Fans d'Hermione & Drago, ou d'Harry & Ginny, levez la main !] & en m'y lançant, je m'y suis plongée... Souci souci, mais je compte bien me remettre à Jeux de Mains, Jeux de Vilains rapidement... même si après tout, j'ai encOr' bien le temps ! Enfin, en attendant, j'vous laisse à la suite !
¤ Bonne lecture ! ¤
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Jeux de Mains, Jeux de Vilains...
Chapitre 3 _ Térence
Like a Rolling Stone - BOb Dylan.
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A bord du Poudlard Express, les murmures concernant l'arrivée d'une Malefoy parmi les élèves s'étaient transformés en piaillements indiscrets, si bien que tous les étudiants furent au courant en moins d'une heure. Dans une cabine –réservée aux préfets en chef- un petit groupe avait pris place, comme lors de chaque voyage depuis leur cinquième année. Les quatre Gryffondors étaient avachis ou presque sur les banquettes, profitant de ce qu'ils appelaient « L'entre-vacances-et-tortures ».
Térence était assis un peu plus normalement que les autres, ayant juste posé ses pieds sur la banquette d'en face. Nelly était appuyée contre son épaule, les jambes repliées sur sa poitrine, comme si elle tentait de se faire toute petite pour laisser de la place à ses cousins qui étaient complètement étalés de tout leur long sur le reste d'espace restant. Elle était la seule à avoir réellement le droit de se trouver dans cette cabine, bien que Térence, en tant que préfet depuis sa cinquième année, puisse aussi y être exceptionnellement. Mais tous les élèves savaient bien depuis longtemps que cette cabine ne pouvait être utilisée que par ces quatre élèves et qu'aucun autre ne devait y entrer sans autorisation préalable. Sauf les membres de leur famille, bien évidemment.
Eliott sortit une bouteille de Whisky-Pur-Feu de son sac à dos d'un air nonchalant habituel d'après-fumette et Nelly s'appuya un peu plus sur Térence pour éviter de se recevoir un coup. Raphaël fixait le plafond, un air vague posé sur ses traits apaisés. Térence se racla la gorge :
« Soit dit en passant, vous ne devriez pas fumer dans le Poudlard Express. Un jour, vous finirez par vous faire prendre !
- C'est notre dernier voyage dans le Poudlard Express, Térence… Je veux dire, ensuite, il y aura notre retour… la fin de la fin ! Mais en attendant, nous devons profiter ! » S'exclama Eliott, concluant sa phrase par un bâillement sonore.
Nelly leva les yeux au ciel en se tournant légèrement vers Térence, levant son regard vers lui.
« On va faire un tour ? Histoire de laisser ces deux imbéciles tous les deux… »
Le lycanthrope acquiesça avec un sourire ravi, heureux de pouvoir passer quelques minutes seul avec Nelly. La jeune rouquine se releva, faisant craquer ses longs doigts –habitude assez désagréable, et déplia ses muscles en s'étirant. Térence la regarda faire avant de se lever à son tour, son regard défilant malgré lui sur la courbe incroyable des reins de la jeune fille un peu trop mince.
Elle semblait parfois frêle comme ça, avec ses longs membres effilés, et il savait aussi que c'était une des choses qui lui plaisait. Cette fragilité, cette vulnérabilité même lui donnait le sentiment qu'elle était un peu comme lui, dévorée par une maladie dont elle ne pouvait se débarrasser. Bien sûr, peu de gens se rendaient compte de cette faiblesse qui la suivait depuis des années, peu de gens remarquaient qu'elle ne mangeait que pour tenir debout… Alors que tous au contraire étaient au courant pour lui. Mais ça leur donnait un point commun. Et ça lui suffisait.
Nelly prit sa main en le conduisant dans le couloir, lui procurant des sensations dont elle n'avait pas idée. Il soupira de plaisir en sentant les poils de ses avant-bras s'hérisser. Ils retrouvèrent rapidement quelques uns de leurs condisciples avec lesquels ils partageaient leur dortoir. Ils étaient cinq à partager la même cabine –les reclus des 7ème année de Gryffondor en quelque sorte : deux filles et trois garçons.
Térence ne parlait presque jamais avec Logan Londubat, Alistair Finnigan et Jagan Thomas, malgré le fait que les trois garçons partagent son dortoir. Le premier passait son temps à colporter des ragots –comme sa mère, Lavande Brown avant lui. Alistair avait tendance à baisser les yeux en marchant et ne parlait qu'en balbutiements incompréhensibles. Quant à Jagan, il disait toujours des choses qui n'avaient pas grand sens…Ou du moins, que le commun des mortels ne pouvait comprendre. Harry disait que sa mère –Luna Lovegood- avait du transmettre ce trait de sa personnalité à son fils, mais qu'il fallait toujours prêter une oreille attentive à ce qu'il disait. Hermione levait toujours les yeux au ciel dès qu'il prononçait ces mots.
Nelly, elle, n'avait que de brefs rapports avec les deux filles présentes. L'une d'elle –Grïzel McLaggen- était la sœur jumelle de son ancien petit ami Oliver, et elle évitait autant que possible de se retrouver dans la même pièce que cette hystérique passant son temps à pleurnicher pour tout et pour rien, comme le faisait sa mère Cho Chang. L'autre, Jenny Walker, était une Sang-de-Bourbe effacée qui n'avait jamais tenté de lui parler. Assez solitaire, elle donnait parfois l'impression de ne pas être vraiment du même monde qu'eux. Elle était pourtant sympathique lorsque les autres apprenaient à la connaître.
Ils échangèrent quelques mots, allant jusqu'à s'asseoir avec eux, racontant leurs dernières vacances comme si cela les intéressait vraiment. Ils finirent par quitter la cabine, ne se sentant pas vraiment à leur place, ni l'un ni l'autre. Térence n'avait jamais été du genre à prendre la grosse tête, mais il ne supportait pas les trois autres Gryffondors qui n'avaient rien prouvant leur appartenance à cette maison, excepté leurs noms de famille.
Dans le couloir, ils s'arrêtèrent pour acheter des sucreries, en prenant assez pour rassasier également les deux goinfres partageant leur cabine. Ils s'installèrent finalement au beau milieu d'une allée, grignotant côtes à côtes leurs sucreries. Nelly suçotait –ne se rendant pas compte de la luxurieuse image qu'elle projetait- une plume en sucre… sans doute son repas de la journée.
« Dis… Je pourrais venir avec toi un jour, lors d'une de tes nuits de transformation ? S'enquit-elle en plongeant son regard bleu dans celui de Térence, sourcils froncés.
- Non ! T'es malade ! Bien sûr que non. Imagines que je te coupe en morceaux…
- J'aime prendre des risques… Et j'aimerais voir le Térence-Sauvage qui est en toi ! » Annonça-t-elle en prenant une voix horrifique de films d'horreur.
Il éclata de rire devant les grimaces qu'elle faisait avant de lui donner un coup à l'épaule, si doucement qu'elle le sentit à peine.
« Attends, c'est tout ce dont tu es capable !? Décevant… » Remarqua-t-elle avec une moue taquine.
Il fit mine d'être en colère et se jeta presque sur elle. Sachant qu'elle détestait les chatouilles, il se mit à lui en faire, la faisant glousser et crier. Quelques portes de compartiments s'entrouvrirent pour voir ce qu'il se passait, mais les élèves ne les observèrent pas très longtemps en comprenant qu'ils s'amusaient simplement. Térence finit par cesser cette douce torture en se redressant au dessus d'elle, réalisant que leur position pouvait sans doute porter à confusion. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien, et il s'en serait fallu de peu pour qu'il l'embrasse. Nelly posa ses mains sur son torse avec un sourire.
« Pousses-toi, grosse bête ! » Railla-t-elle, ne voyant même pas qu'il avait les joues plus rouges que d'habitude et les yeux plus pétillants.
Il obéit en avalant sa salive, tentant de faire disparaître le nœud de son estomac. Ils se réinstallèrent convenablement, et elle mit ses jambes au dessus des siennes avec un sourire malicieux qui la rendait encore plus belle aux yeux de Térence. Elle se remit à suçoter sa plume en sucre, qu'elle utiliserait sans doute en cours le lendemain, songeuse.
« Tu crois que la présence d'une Malefoy parmi nous changera quelque chose ?
- Que voudrais-tu que ça change ? Répliqua-t-il en la dévisageant.
- Et bien… C'est une Malefoy. Son père était l'un des ennemis d'Harry ! Je veux dire, après la guerre, Harry les a défendu, simplement parce que Madame Malefoy l'a aidé face à Voldemort. Mais c'était juste pour sauver sa famille ! Bref, je me suis toujours demandé si ça n'avait pas été une erreur de laisser ces gens là en liberté.
- Nous nous en rendrons compte bien assez tôt. » Murmura-t-il, se doutant en vue des quelques minutes passées en compagnie de la dernière héritière de cette illustrissime famille, qu'elle serait à Gryffondor.
Nelly fit soudainement la grimace en regardant le bout du couloir derrière lui. Il se retourna pour découvrir Oliver McLaggen qui tentait apparemment d'attraper les amygdales d'une Serdaigle. D'après son regard qui passait souvent vers Térence et Nelly, il les avait remarqué et embrassait sa nouvelle petite amie sous le nez de son ex avec plaisir. Nelly poussa un rugissement de lionne assez remarquable avant de ronchonner :
« Cet imbécile prétentieux ! J'aurais dû me trouver quelqu'un d'autre bien avant ça… Maintenant, tous les élèves vont croire que j'ai encore des sentiments pour ce bellâtre et je vais devenir la pauvre petite malheureuse qu'on a plaqué !
- Mais, Nelly… C'est toi qui as rompu !
- Je le sais ! Mais les autres ne le savent pas ! Térence…
- Quoi ?
- Il faut que tu m'embrasses ! »
Il resta coit, sous le choc de cette soudaine déclaration. Il ne voulait pas l'embrasser pour une telle raison. Il voulait que leur premier baiser soit explosif, avec les feux d'artifices, la jambe en l'air, le clair de lune et tout le tintouin ! Nelly –en le voyant figé- décida de prendre les devants. Elle s'installa au dessus de lui, à califourchon sur ses jambes, ses mains posées par-dessus ses épaules, son regard accroché au sien. Il inspira profondément en voyant son visage se rapprocher de plus en plus. Il aurait presque voulu lui échapper cette fois ci, mais n'en fit rien. Son cerveau avait beau ne pas vouloir de ce baiser, tout le reste de son corps le quémandait, sautant de joie même à cette idée.
Les lèvres de Nelly frôlèrent les siennes et il ferma les yeux, voulant effacer le paysage autour pour se concentrer sur elle. Nelly Hermione Weasley, fille dont il rêvait depuis l'âge de treize ans, fille qui avait été le premier et unique sujet de ses rêves érotiques de toutes sortes, fille qu'il aimait à la folie, l'embrassait ! Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine alors que la bouche de Nelly embrassait frénétiquement la sienne. Un baiser trop langoureux pour être le premier, trop passionné, trop sensuel aussi. Il laissa choir ses bras le long de son corps, incapable de prendre l'initiative face à une telle fougue. Il sentait le bassin de Nelly qui ondulait contre son bas ventre.
Puis, elle se recula sans autre signe avant coureur, avec un immense sourire, ses lèvres rougies par leur baiser.
« Tu embrasses bien… »
Cette constatation des plus étranges murmurée près de ses lèvres provoqua un soudain flamboiement de ses joues chez le jeune homme. Nelly tourna sa tête vers le couloir, où Oliver et sa petite amie les dévisageaient comme stupéfixés par le spectacle que leur avaient offert les deux Gryffondors. Le Serdaigle tourna finalement les talons en prenant la main de la blondinette. Nelly fut secouée par un rire d'une légèreté étonnante, fière d'elle. Elle gagnait toujours lors de ce genre de mini-duel avec ces nombreux ex.
Son euphorie passée, elle perçut une sorte de petite bosse au niveau de sa cuisse droite, là où quelques minutes plus tôt, elle avait senti le bouton du jean de son ami. Elle n'eut pas besoin de regarder de quoi il s'agissait, remarquant que Térence fuyait son regard comme il aurait évité la dragoncelle. La situation –bien que particulièrement regrettable, l'amusa considérablement.
« Et bien… Maintenant, je sais où se cache la bête qui est en vous, Mr Lupin ! »
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Poudlard. Poudlard et ses couloirs emplis de gens. Poudlard et ses enseignants résistants aux forces du mal. Poudlard et sa magie toujours plus présente. Poudlard, là où s'était conclue la Grande Guerre du Monde Sorcier. Poudlard, et Albus Dumbledore.
Natalia se retrouva dans cette école légendaire et se sentit brusquement toute petite. Pourtant Beauxbatons était une école plus grande, aux plafonds plus hauts et surtout magnifiquement décorés. Mais être à Poudlard signifiait beaucoup trop de choses aux yeux de la jeune Malefoy qui suivait docilement le Professeur McGonagall dans les fines artères menant au bureau du directeur de l'école. Elle avait l'impression de se retrouver à la place de son père… Une place dont elle n'avait jamais voulu.
Le professeur de métamorphose s'arrêta face à une gargouille de pierre –que Natalia trouva particulièrement hideuse. L'adolescente se douta qu'elle se trouvait face au passage menant au bureau du directeur de Poudlard. Elle en frémissait presque. Sans savoir pourquoi exactement, elle appréhendait sa rencontre avec le vieil homme qui –d'après son père- savait lire dans les esprits des hommes aussi facilement que dans des livres.
« Bulles Baveuses ! » Proclama le professeur.
Natalia se demanda brusquement si prononcer le nom de sucreries pouvait être un tic, mais comprit lorsque la gargouille se déplaça qu'il s'agissait simplement d'un mot de passe des plus étranges pour un homme tel que Dumbledore. Derrière le mur, un escalier en colimaçon tournait sur lui-même. L'enseignante et l'élève s'avancèrent sur les marches et le passage se referma derrière elles alors que l'escalier continuait de tourner à la manière d'une machine moldue. Lorsqu'il cessa de tournoyer, elles se retrouvèrent devant une porte en chêne laquelle s'ouvrit directement. Natalia comprit qu'elle était attendue –peut être avec une certaine curiosité- par le directeur.
Le vaste bureau était rempli d'objets magiques de toute sorte qu'elle ne prit pas le temps d'admirer. En effet, Albus Dumbledore lui-même était à quelques mètres d'elle. Natalia se racla brièvement la gorge.
« Professeur. » Murmura-t-elle finalement avec un délicat mouvement de la tête.
Le vieil homme lui adressa un léger sourire en la regardant par-dessus ses lunettes en demi-lune. Elle eut le sentiment étrange de passer aux rayons-X et fut surprise par une puissante envie de rire lorsqu'elle imagina que ces lunettes pouvaient voir à travers les vêtements. Il parut lire dans ses pensées car un sourire chaleureux envahit ses traits.
« Merci de vous être occupée d'elle, Minerva, vous pouvez nous laisser. »
Le professeur McGonagall plissa brièvement les sourcils, mais ne fit aucun commentaire, se contentant de quitter les lieux avec un air contraint. La porte du bureau se referma et Dumbledore proposa à la jeune fille de s'asseoir, alors qu'il le faisait lui-même. Elle obéit sans dire un mot, se contentant de s'installer sur le siège libre, le dos droit et la mine sérieuse. Elle remarqua que le choixpeau –dont son père lui avait parlé lorsqu'elle était enfant- reposait sur le bureau.
« Miss Malefoy. Se contenta de prononcer Dumbledore après un court silence, comme s'il tenait absolument à la mettre mal à l'aise.
- Oui ? » Dit-elle simplement, attendant autre chose qu'une simple énonciation de son prénom.
Elle songea que le temps que le Poudlard Express arrive à l'école, la discussion risquait d'être très longue s'il n'allait pas un peu plus vite. Elle détailla la pièce du regard, remarquant un petit oiseau qu'elle reconnue comme un Phoenix, créature qu'elle avait de nombreuses fois aperçue dans des livres. Puis, elle découvrit que ses deux malles –qu'elle avait pourtant laissées dans le Poudlard Express comme le lui avait conseillé le professeur McGonagall étaient entreposées dans un coin de la pièce. Elle se tourna vers le professeur Dumbledore, lui demandant une explication d'un regard de forcené. Il se contenta de sourire.
« J'aimerais que vous récupéreriez tout ce qui ne devrait pas se trouver dans l'enceinte de ce château et que vous les mettiez dans cette boite, là-bas. (Il désigna d'un doigt une boite en bois rouge.) Vous pourrez tout récupérer lorsque vous quitterez l'école.
- Professeur ? Bredouilla-t-elle sans comprendre, ou plutôt en espérant mal comprendre.
- Nous n'acceptons ici aucune forme de toxiques, Miss Malefoy, que ce soit des produits moldus ou sorciers. Rien de dangereux ou ne pouvant porter atteinte à la sécurité de nos étudiants ne peut être admis entre ces murs. Et que vous le vouliez ou non, vous faites désormais partie de nos étudiants. »
Natalia se figea, sentant un nœud se former dans sa gorge.
« Vous… Vous avez fouillé mon sac ?
- Non, j'ai simplement vérifié à l'aide d'un sortilège que rien de dangereux ne s'y trouvait… La réponse étant positive –et en vue de votre réaction- je me dois de vous demander de vous en débarrasser.
- Mais, pourquoi l'avez-vous fait !?
- Madame Maxime m'a fait parvenir votre dossier. J'ai estimé que certaines dispositions devaient être prises. Il faut beaucoup de temps pour récupérer la confiance des adultes lorsqu'on la perd à votre âge, Miss Malefoy. »
Il lui lança un regard par-dessous ses lunettes et elle se leva, aussi raide qu'un balai pour aller s'occuper de ses sacs. Elle ne jeta pas un regard à la plus grosse malle, s'emparant plutôt de la seconde, plus petite mais néanmoins beaucoup plus lourde. Elle en retira toute une couche de pavés littéraires et autres grimoires qu'elle posa en équilibre sur le sol.
Sous ces livres, une collection impressionnante de petites boites remplissait le reste du bagage. Petites boites contenant potions –plus ou moins dangereuses, mais également des drogues moldues : tabac, cannabis, ecstasy et quelques sédatifs comme la kétamine, ainsi que des drogues sorcières : Phoenix HB-6, méthadragone, silymbrétine. Ajoutées à tout le matériel permettant de faire passer les drogues dans son organisme, Natalia devait avouer qu'elle avait vu les choses en grand. Elle avait supplié Chloé de lui envoyer tout ça par hiboux quelques jours avant la rentrée, et devoir s'en débarrasser désormais lui donna presque envie de pleurer.
Elle entendit le soupir désapprobateur de Dumbledore dans son dos, à moins qu'il ne soit plus désolé pour elle qu'exaspéré de devoir se charger d'un tel cas. Elle sortit sa baguette de l'intérieur de la manche de son pull avant de faire léviter le reste des affaires –interdites- jusqu'à la boite rouge. Elle referma sa valise après y avoir fourré ses manuels scolaires. Ses gestes étaient assez brutaux pour montrer à quel point elle était en colère de ce qui arrivait autour d'elle actuellement.
Elle retourna ensuite s'asseoir, le regard si noir qu'il aurait sans doute tué quelqu'un aussi sûrement que celui du basilic ayant autrefois vécu dans les égouts du château. Dumbledore lui adressa un sourire.
« Vous me remercierez dans quelques années.
- Je n'ai pas pour habitude de remercier qui que ce soit pour m'avoir donné des ordres… Peut-être que ça se passe comme ça d'ordinaire ici, mais pas chez moi. »
Le sourire de l'enseignant s'agrandit bien que son regard en dise long sur ce qu'il pensait du comportement de la jeune demoiselle assise face à lui.
« On m'avait prévenu que vous sortiez les griffes à la moindre remarque.
- C'est écrit dans mon dossier ?
- Non, mais nous avons pour habitude de nous entretenir avec les anciens directeurs lorsqu'un élève nous est transféré. Surtout dans un cas comme le vôtre. Ajouta-t-il en la voyant méfiante.
- Pourquoi m'avez-vous fait venir ici ?
- C'est votre père qui l'a demandé. Corrigea-t-il.
- Non, je veux dire… Pourquoi suis-je dans votre bureau là, maintenant ? Simplement pour vérifier les dires de vos collègues ?
- A vrai dire, nous avons plusieurs choses à régler avant que vous puissiez suivre les cours ici. »
Elle grimaça légèrement, se demandant si elle devrait passer des tests d'alcoolémie ou autres, mais le professeur lui désigna simplement le choixpeau d'un signe de tête.
« Bien que toute votre famille avant vous soit allée à Serpentard, nous préférons nous assurer que ce soit la maison qui vous convienne. Nous devons aussi parler de votre emploi du temps… Les cours dispensés à Beauxbatons sont différents de ceux de Poudlard. Ou du moins, il y a quelques dissemblances, que ce soit de noms ou de contenus. Mais, on va d'abord s'occuper de votre maison ! »
Il se leva, prenant le choixpeau en main avant de s'approcher d'elle. Il posa la coiffe au dessus de sa tête. Malgré le fait qu'elle sache très bien ce qui allait se produire, elle ne put s'empêcher de sursauter lorsque le choixpeau se mit à parler. Elle eut presque envie de se boucher les oreilles, mais il était impossible d'échapper à cette voix qui résonnait dans son esprit.
« Encore une Malefoy… Tu es différente des autres, néanmoins… Plus courageuse, plus téméraire ! Tu conserves cependant quelques traits de caractère de ton père : tu es manipulatrice et exigeante, que ce soit envers toi-même ou vis-à-vis des autres… Tu es aussi assez solitaire malgré les apparences. Je crois que Serpentard te conviendrait parfaitement, mais… »
Elle murmura mille fois pour elle-même 'Tout sauf Gryffondor', mais de toute évidence, le choixpeau avait d'autres projets plus ambitieux pour elle. Ou peut-être voulait-il simplement s'amuser un peu pour une fois, mettre un peu d'ambiance dans le château.
« Gryffondor ! »
Elle le maudit et il se contenta de rire alors que le professeur Dumbledore lui enlevait le choixpeau de la tête, apparemment aussi surpris qu'elle par cette annonce. Elle sentit ses joues perdre toutes couleurs alors qu'elle se souvenait des quelques condisciples avec qui elle passerait désormais beaucoup de temps… Ces Potter tout d'abord, puis les autres, ceux qui les accompagnaient…
Dumbledore répéta plusieurs fois son nom avant qu'elle ne réalise qu'il le faisait, et elle s'obligea à sortir de ses idées noires de cohabitations Gryffondoriennes. Il s'était déjà réinstallé sur son siège et fit glisser une feuille jusqu'à elle. Les différents noms de cours dispensés à Poudlard y étaient inscrits, ainsi que leur équivalent à Beauxbatons. Les cours de Charmes qu'elle avait connu devenaient ainsi des cours de sortilèges, celui d'Animaulogie se transformait en Soin aux créatures Magiques et ainsi de suite.
« Les notes de vos examens vous permettent de choisir toutes les matières, mais la plupart de nos étudiants en favorisent entre cinq et sept.
- Alors… Cours de Potions, de Métamorphoses, de Sortilèges, d'Arithmancie, de Défense contre les Forces du Mal et de… Runes Anciennes. C'est à peu de choses près les cours que je suivais à Beauxbatons.
- En effet, Miss Malefoy. »
Il lui accorda un sourire avant de lancer un sort à un morceau de parchemin vierge. Il le lui tendit et elle comprit qu'il s'agissait de son emploi du temps. Il lui passa quelques autres feuilles, dont un plan de Poudlard, et un autre où le mot de passe de la salle commune des Gryffondors était noté. En clair, il la congédiait.
« Le repas dans la Grande Salle aura lieu dans trois heures. En attendant, visitez donc un peu l'école, profitez de notre parc, faites connaissance avec les lieux, votre dortoir et… Réfléchissez à ce que vous attendez de Poudlard.
- Ce que j'attends ?
- Votre père a placé beaucoup d'espoirs en vous, Miss Malefoy. Il serait dommage de le décevoir, vous ne croyez pas ? »
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Le Poudlard Express s'arrêta –comme toujours depuis bien longtemps- en gare de Pré-au-Lard, et les élèves le quittèrent en discutant, profitant encore de cet air de vacances. Les calèches les attendaient déjà et les premiers étudiants y montèrent. D'autres n'étaient pas impatients de les rejoindre, peu pressés pour la plupart à retourner entre les murs de l'école. Raphaël et Eliott s'écartèrent un peu des autres étudiants, prêts –comme à leur habitude- à rentrer par leurs propres moyens. Nelly et Térence les regardèrent s'éloigner en direction des petites rues de Pré-au-Lard où certaines boutiques étaient encore ouvertes. Comme tous les ans depuis qu'ils avaient piqué la carte du Maraudeur à leur père, ils se glisseraient à l'intérieur de Poudlard par le passage de la Sorcière Borgne.
Le lycanthrope et la jeune rouquine se contentèrent de sourire face à ces deux gamins identiques qui réaliseraient pour la dernière fois l'un de leurs nombreux rituels de jumeaux. Nelly prit la main de Térence et ils montèrent ensemble dans l'une des calèches.
Ils se retrouvèrent dans la Grande Salle en une demi-heure et s'installèrent face à face en préservant des places aux deux Potter. Ils gardèrent à distance tous les idiots songeant qu'ils auraient pu ne serait-ce que s'approcher du bout de table appartenant exclusivement aux quatre étudiants. Les quatre tables se remplissaient assez rapidement dans un brouhaha indescriptible. Les enseignants étaient déjà installés pour la plupart, discutant de choses et d'autres en tentant de ne pas faire attention aux élèves trop bruyants.
Raphaël et Eliott entrèrent discrètement dans la salle, évitant Rusard qui remarquerait sans doute qu'ils étaient absents au comptage. Ils s'installèrent auprès des deux autres qui –plongés dans leur conversation n'y prêtèrent pas attention. La discussion d'Eliott s'orienta rapidement sur la petite Walker qu'il rêvait de mettre dans son lit depuis longtemps déjà car elle restait la seule Gryffondor –hors des membres de sa famille- à ne pas y être passée. Il lui adressa un geste de la main et elle haussa un sourcil avant de se détourner.
« Je déteste les filles coincées. Se plaignit-il avec un soupir de martyr exaspérant.
- Eliott, il serait grand tant que tu comprennes que toutes les filles ne souhaitant pas coucher avec toi ne sont pas forcément coincées ! Fit remarquer Nelly.
- Alors pourquoi ne veulent-elles pas coucher avec moi, hein ?
- Tu ne plais pas à l'univers entier, gougeât ! »
Cette réflexion fit rire les quelques élèves présents autour d'eux et Eliott marmonna une insulte dans sa barbe inexistante. Un silence se posa brutalement sur la table, puis dans la Grande Salle. Tous les regards se tournèrent vers les portes. Dans leur entre brasure se tenait Natalia. Elle resta figée quelques secondes en se sentant toute petite sous les yeux de ces gens. Puis elle croisa le regard noir de Démétria Flint et se sentit décoller.
Elle était Natalia Neil Malefoy, héritière des plus célèbres dont chaque parent avait joué un rôle dans l'histoire du monde magique. Elle n'avait rien à craindre. Elle inspira profondément, ignorant la foule avec classe et maintien. Elle sentait les regards se poser sur elle, de ses cheveux à ses chaussures. Elle savait que sa manière de porter l'uniforme n'était guère conventionnelle, elle avait pris soin de le personnaliser avant de quitter le dortoir des Gryffondors. Les manches de sa chemise, au lieu d'être longues, lui arrivaient aux coudes. Son gilet sans manches n'était pas gris, mais noir, tout comme sa jupe en soie qui remontait le long de ses jambes lorsqu'elle marchait. Assorti à cela, ses ballerines avaient été échangées contre des cuissardes en daim grises qui recouvraient presque entièrement ses collants bleu nuit. Ses cheveux tombaient devant ses yeux, mais elle n'y prêtait pas attention.
Les trois quarts des élèves retinrent leur souffle lorsqu'elle passa devant la table des Serpentards sans y jeter un seul regard. Ils s'impatientaient tous de savoir où la jeune fille s'installerait. Elle snoba avec classe les autres tables pour se diriger vers celle des Gryffondors blêmissants de frayeur de la voir s'approcher. Raphaël cessa simplement de respirer, de plus en plus en colère à l'égard de ce maudit choixpeau. Térence esquissa un sourire, s'y attendant beaucoup trop pour faire semblant d'être étonné. Eliott passa sa langue sur ses lèvres en regardant la jeune fille droit dans les yeux. Nelly se contenta d'une moue répugnée.
Natalia n'était plus qu'à quelques pas d'eux et elle s'installa sans leur adresser un regard au bout de table qui leur était réservé. Les autres Gryffondors attendaient que l'un des membres du quatuor la vire de là, mais aucun d'eux n'osa le faire. Il était impossible de toute manière de faire une seule réflexion à la jeune fille qui ne les regardait même pas, se concentrant sur ses ongles.
Le bruit des conversations reprit, plus fort encore que quelques secondes plus tôt. Raphaël jeta un coup d'œil alarmé à son frère qui lui paraissait ravi. Nelly tenta de reprendre le cours de sa discussion avec Térence, mais l'ambiance n'était plus vraiment la même avec la jeune Malefoy à leur côtés.
Le professeur Dumbledore se leva pour faire son discours, les élèves ne l'écoutant que d'une oreille. Les différents plats et mets apparurent ensuite sur les tables et ils commencèrent tous à manger. Natalia n'avala pas grand-chose, l'estomac noué. Les regards perpétuels de Raphaël sur elle lui donnaient la nausée. Elle n'était pas à sa place parmi eux.
« Tu pourrais me passer les pommes de terre, s'il te plait ? »
La voix du jeune brun à ses côtés la tira de ses pensées et elle lui tendit le plat en le scrutant, remarquant des dizaines de petites cicatrices sur sa peau, comme s'il passait son temps à se faire griffer. Elle parcourut ensuite la salle du regard, observant les élèves qui –pour la plupart- passaient leur temps à lui lancer des regards amers, comme si elle avait fait quelque chose de mal. Elle entendit la voix d'une Gryffondor, non loin d'elle, expliquer en long et en large à quel point les Malefoy étaient des personnes affreuses à une fille du même âge –sans doute une Sang-de-Bourbe qui n'avait pas entendu parler d'eux.
Elle se leva de table, n'en pouvant plus de cette ambiance pesante. Elle aurait bien voulu se mettre à jouer la petite Malefoy désagréable et les envoyer tous au diable. Elle se retint cependant, et quitta les lieux, sentant les regards lui vriller le dos alors qu'elle s'éloignait.
« Vous croyez qu'on devrait essayer de la connaître ? De lui parler ? S'enquit Térence en la voyant disparaître.
- C'est une Malefoy, Térence ! Qu'est ce que tu veux qu'on ait à lui dire !? »
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Raphaël passa une bonne heure dehors, bien après que son frère l'ait quitté pour convoler avec une certaine Megan Jefferson de Poufsouffle. Nelly avait directement regagné son dortoir afin de dormir un peu en préparation à sa journée de cours du lendemain, plus sérieuse que d'habitude. Il la soupçonnait de vouloir discuter un peu avec Natalia pour apprendre à la connaître et savoir si elle méritait ou non le bucher –seule mort envisageable pour l'instant. Térence avait paru étrange –ou du moins, plus étrange que d'habitude, ce qui était un exploit. Il était revenu de sa balade avec Nelly à bord du Poudlard Express avec l'apparence d'un garçon s'étant fait cogner par Graup.
Il se doutait bien de ce qu'il se passait dans la tête de son meilleur ami depuis des mois… Mais il avait encore du mal à l'accepter. C'était une chose qu'il avait toujours craint au fond de lui : le jour où un couple se formerait dans leur groupe… Ou plutôt le jour où un tiers s'impliquerait dans leur groupe car en couple avec l'un d'eux. Ils étaient bien juste tous les quatre… Aucune dispute n'éclatait au sein de leur petit clan. Ils étaient un peu la même personne. S'attaquer à l'un d'eux revenait à recevoir des coups des trois autres. Et il sentait que malgré lui, le contrôle de toutes ces choses lui échappait. Il sentait que tout changeait autour de lui, comme il changeait lui-même.
Raphaël s'installa finalement en haut de la tour d'astronomie, sortant sa flasque d'alcool de l'intérieur de son manteau. Il but à peine quelques gorgées. Juste assez pour se réchauffer. Son souffle traçait des nuages blancs en s'échappant de ses lèvres entrouvertes. Il savait qu'il devait rentrer, se faufiler sous ses draps afin de passer une bonne nuit de sommeil pour être éveillé et attentif le lendemain en cours. Mais il avait divination l'après midi et rien qu'à l'idée de se retrouver une fois de plus dans cette salle enfumée par l'encens lui donnait la nausée.
Il ferma doucement les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il remarqua une silhouette près du lac. Il n'avait pas besoin de la distinguer réellement pour savoir de qui il s'agissait. Son port altier digne d'une reine la trahissait sans peine. Natalia… Même son prénom sonnait clairement, fier et triomphant ! Il esquissa un sourire en la voyant sortir son téléphone portable de sa poche. Elle ne devait pas se sentir à sa place dans ce château, et aucun élève ne semblait vouloir lui dire le contraire. Même lui devait s'avouer que la présence de la dernière Malefoy lui pesait. Il n'arrivait pas réellement à déterminer la raison de ses angoisses. Natalia releva la tête vers le château, et par conséquent vers lui, et il se baissa derrière les tourelles, ne voulant pas se faire voir. Là non plus il ne saisit pas réellement le pourquoi de son comportement. Il finit par quitter la tour d'astronomie en se maudissant intérieurement de penser qu'elle était peut-être, comme son père l'avait dit, le changement qu'il avait tant attendu.
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Natalia sortit du château après avoir tourné une heure environ dans les couloirs, la nuit l'entourant brutalement. Elle adorait marcher dans le noir. Ça lui procurait ce même sentiment d'adrénaline que lorsqu'elle avalait quelques substances prohibées. Elle passa sa main dans ses cheveux en inspirant l'air glacé de l'hiver. Elle aurait voulu givrer de froid, être emportée à l'infirmerie, pour que son père –trop angoissé- la ramène chez elle. Le vent glacé du mois de janvier fouettait sa peau déjà si pâle. Elle sortit son téléphone portable de sa poche en s'éloignant vers le lac, tapotant sur les touches du clavier un message, malgré ses doigts gelés. « Pas trop à ma place ici. Envie d'être avec vs. Ça me manque trop Paris… ». Elle l'envoya rapidement à Chloé, laquelle lui répondit presque instantanément : « Tu manques aussi à Paris. C'est vide sans toi pour faire la fête… Tiph encore dans les bras d'un moins que rien. Kim complètement défoncée. Ne ressemble plus à grand-chose. Tu me manques. xoxo. ».
Natalia poussa un bref soupir avant de regarder derrière elle en direction du château illuminé. Elle aurait du rentrer, mais n'avait aucune envie de partager son dortoir avec des filles comme celles qu'elle avait vu à sa table. Pourtant, elle ne tarda pas à avoir beaucoup trop froid et rentra dans le bâtiment en grelottant. Les couloirs étaient toujours vides d'élèves qui devaient être dans leurs dortoirs désormais. Elle connaissait déjà le chemin menant à la tour de Gryffondor sur le bout des doigts pour avoir passé près d'une heure devant son plan de l'école deux heures auparavant. Elle entendit des pas derrière elle au bout d'un certain temps, puis une voix l'interpella :
« Natalia !? »
Elle se retourna pour faire face à Ruggero Zabini qui avait de toute évidence été engagé pour la suivre. Il lui adressa un sourire charmeur auquel elle répondit uniquement par un haussement de sourcil, lui demandant ce qu'il fichait là.
« Je t'ai vu sortir alors je voulais savoir si tu allais bien ! Susurra le jeune homme de sa voix de velours.
- J'allais bien jusqu'à ton arrivée ! Rétorqua-t-elle. Les dortoirs des Serpentards sont aux sous sols, non ?
- En effet, tu es bien renseignée. Accepterais-tu que je t'y emmène afin de te faire visiter… C'est tellement plus chic que les appartements minables des lionceaux ! »
Elle tourna les talons sans répondre, avançant dans le couloir illuminé où de multiples portraits de sorciers étaient accrochés. Il continua à la suivre et elle revint vers lui, le regard assassin.
« Que ce soit clair, espèce d'imbécile condescendant, toi et moi, ça n'arrivera jamais ! Je suis trop bien pour traîner avec un bellâtre tel que toi qui pense qu'il est si parfait qu'il peut m'adresser la parole ! Nous ne sommes pas du même monde ! Alors cesses donc de faire comme s'il y avait une seule et minime opportunité à saisir !
- Ce n'est pas ce que tu as dit à mon cousin.
- Ton quoi ?
- Mon cousin, Andrei Pecoraro. Tu as couché avec lui il y a un an… Il m'a dit que c'était mémorable. Toi, lui… et deux autres garçons si mes souvenirs sont exactes. »
Il s'était ostensiblement rapproché d'elle en prononçant ces mots. Bien qu'elle n'ait que de vagues souvenirs de cette soirée dont elle avait gardé quelques bleus et surtout des marques de piqûres d'aiguilles sur les bras, elle savait qu'il disait vrai. Ruggero s'approcha encore d'elle, la plaquant presque contre le mur du couloir.
« Vous avez fait ça chez lui, après qu'il t'ait fait prendre quelques grammes de méthadragone lors d'une soirée purement orgiaque…
- Ce n'est pas parce que j'ai fait cette erreur avec lui que je la répéterais avec toi ! Persifla-t-elle, le regard noir.
- Voyons… Il suffit de te faire prendre quelque chose et tu décolles littéralement parait-il. Un peu de coke et tu fais n'importe quoi… Je te l'ai dit, Princesse Malefoy… Ta réputation te précède ! Plusieurs de mes amis rêvent de tenter le coup… J'espère que tu seras à la hauteur de nos espérances. Bonne nuit ! »
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Nelly s'écroula sur son lit, un magazine de mode dans les mains. Elle le feuilleta en de gestes impatients, jetant de fougueux regards assassins aux deux jeunes filles partageant son dortoir : Grïzel et Jenny, cette derrière se contentant d'hocher la tête en réponses aux bavardages de l'autre. Nelly faillit arracher les pages de son journal, son regard ne quittant pas la porte du dortoir.
Elle voulait absolument voir Natalia avant de se coucher, l'observer pour définir exactement le genre de personne qu'elle était. Elle avait toujours fait des fiches sur chaque élève car elle savait analyser le comportement humain. Par exemple, elle avait déjà pris soin de noter à l'intérieur de sa paume les adjectifs : rebelle, charismatique, directe. Seuls détails notoires qu'elle avait remarqués chez la nouvelle. Bien évidemment, elle savait que lorsqu'elle aurait un parchemin digne de ce nom elle rajouterait des tas de petites choses comme : prend plaisir à attirer l'attention, se moque du regard des autres, un bon vocabulaire concernant la répartie, déteste se faire corriger… Mais en attendant, elle voulait vraiment avoir d'autres choses à mettre.
La porte s'ouvrit enfin, laissant passer la jeune blonde au regard anthracite. Grïzel cessa immédiatement ses blablas insensés et Nelly fut soudainement ravie de la présence de Natalia ! Si ça pouvait au moins servir à faire taire cette pie ! La nouvelle se dirigea d'un pas décidé vers sa malle posée au pied de son lit –celui tout proche de Nelly qui regarda d'un coup d'œil indiscret ce que contenait le bagage. Elle n'y vit que des vêtements –apparemment tous assez chers. Natalia s'empara d'un pyjama et de sa trousse de toilette, prête à aller vers les douches communes. Nelly eut presque envie de l'y suivre pour voir si son t-shirt ne cachait pas des cicatrices par exemple –genre de celles qu'on faisait en cas de césariennes, ou peut-être des piqûres sur ses bras –au cas où elle était une droguée- ou pire encore : un tatouage de gang de prisonniers… Bref, n'importe quoi qui prouvait qu'elle avait fait d'énormes bêtises.
Nelly soupira en la voyant partir sans dire un mot, puis patienta nerveusement jusqu'au retour de la jeune fille, sans prêter attention aux bavardages –qui étaient repartis de plus belle- à propos de la jeune Malefoy. Nelly tapotait même du pied sur sa housse de couette, signe de son impatience. La porte de la salle de bain s'ouvrit après une bonne demi-heure -autre chose à noter, elle ne faisait pas partie d'une quelconque cause écologique en vue du nombre de litres d'eau qu'elle avait dû utiliser. Natalia apparut, vêtue d'une simple nuisette noire –couleur à laquelle elle semblait être accro- et fusilla Grïzel d'un seul et unique regard sombre. Elle avait de toute évidence entendu les mots de la pipelette. Elle resta silencieuse, son regard suffisait amplement à montrer ce qu'elle pensait.
Elle s'installa sur son lit, saisissant un livre dans sa malle. Elle s'allongea sur le lit et Grïzel murmura quelque chose. Nelly réalisa brutalement qu'elle devrait sans doute ajouter « a des tendances suicidaires » à la fiche de McLaggen. Natalia se leva d'un geste brusque, se retrouvant face à une Grïzel plus pâle que la mort qui recula d'un pas.
« Écoutes-moi bien, espèce de sombre petite idiote ! A la prochaine réflexion que tu te permettras sur mon père, moi ou un tout autre membre de ma famille, je me permettrais à mon tour de t'envoyer à travers une fenêtre ! Après tout, comme tu sembles si bien le savoir, nous sommes des professionnels de la magie noire chez moi, alors ne doutes pas que je trouverais un quelconque moyen de te tuer d'une manière assez sanglante et douloureuse pour que les membres de ta famille ne reconnaissent même pas ton cadavre !? Suis-je assez claire ? »
Grïzel acquiesça d'hochements de tête frénétiques, visiblement effrayée. Natalia tourna les talons après un dernier regard noir, envoyant ses cheveux dans le visage de l'autre Gryffondor tétanisée. Elle s'installa ensuite sur son lit avec son livre, ne regardant plus une seule fois ses congénères de la soirée. Nelly finit par sortir une feuille de sous son matelas là où reposaient ses dossiers top-secret, et nota fébrilement tout ce qu'elle avait à dire sur Natalia. Elle griffonna en haut de page : « Mieux vaut être son amie que son ennemie… ».
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Re-nOte _ Toujours aussi amoureuse de Natalia _ xD, & puis vous voyiez pourquoi j'avais besoin d'un Dumbledore vivant... Y'a que lui qui soit capable de faire la morale à une camée sans en avoir l'air lOl. Nelly un ptit peu à la masse -mais on ne lui en veut pas... Térence ô Térence ! [Il "appartient" à ma playlisteuse soit dit en passant donc faites attention... xD], Sinon, vous apprenez un ptit plus de choses sur les ptites bêtises de Natalia -ptites, ptites... & Raphaël en romantique sur la tour d'astronomie -j'avoue que l'alcool casse le charme de la scène ! Eliott peu présent dans ce chapitre, mais plus dans le prochain étant donné que c'est le sien. ^^'
BOn, sinon, moins de reviews qu'aux précédents chapitres parce que vous êtes en train de boire -ou de cuver ? xD- alors j'espère que vous serez tous de retour sur le site rapidement... Poster en décembre ? Je devrais savoir comment marche feufeu depuis l'temps pourtant ! Ralala... Enfin, j'espère que vous avez passé un zOyeu-nOyel & que vous avez eu pleiins d'cadeaux ! & pis aussi j'vous souhaite une ***** [parait qu'il faut pas l'dire en avance pour la nouvelle année... oO'] ... enfin, vous m'avez compris !
Sinon, ptite phrase extraite de ma prochaine fiction pour Enchanteress qui veut des remarques perverses made Bewitch_Tales : "Le sexe avant le mariage, c'est obligatoire ! C'est comme avant d'acheter un balai, il faut l'enfourcher ! -Ou une baguette magique. Il faut la prendre en main... - L'agiter ? -Et voir si quelque chose en sort !" _ xD [qui c'est qu'a dit qu'j'avais un esprit tOrdu !?]
Bisous Bisous Reviews Reviews ! _ Merciiii d'avance ! x)
°¤ Bewitch_Tales ¤°
