Coucou tout le monde! Voici le troisième chapitre de ma fic. J' espère qu' il vous plaira. Bonne lecture!

L' enfant de la Lune et de la Magie

Chapitre 3

Comme tous les matins Harry fut réveillé par le tapotement de sa tante sur la porte de son placard. Il enfila rapidement ses vêtements trois fois trop grands pour lui et sortit de sa ''chambre'' en baissant la tête pour éviter de se cogner. Comme à son habitude il se dirigea vers la cuisine, posa la table et commença à préparer le petit déjeuner. Il avait un peu de mal à utiliser la cuisinière à cause de sa petite taille mais réussit tout de même à ne pas brûler le bacon et les œufs de sa famille.

Une fois le repas prêt il se camoufla derrière la porte de la salle de bain et attendit que son oncle, sa tante et son cousin soient descendus pour manger. Il utilisa alors le robinet d' où il fit couler un mince filet d' eau pour se débarbouiller et se laver les dents. Puis il se coiffa un peu maladroitement avec ses doigts avant de redescendre en priant pour qu' une fois de plus sa famille n' ait pas remarqué son absence au petit déjeuner. Pas que sa présence soit nécessaire durant le repas mais c' était à lui de débarrasser et de faire la vaisselle.

Mais grâce à son incroyable chance son cousin avait vidé son assiette à la vitesse de l' éclair avant de faire remarquer à ses parents que la chose du placard ne l' avait pas resservi. Donc, lorsqu' il revint à pas de loup dans la cuisine Harry fut accueilli par la main de son oncle contre sa joue puis par son pied sur sa tête le temps qu' il présente ses plus plates excuses avant de se faire jeter dans son placard sans la moindre délicatesse.

Une fois confortablement installé contre le mur en bois il poussa un léger soupir. Il allait devoir trouver une nouvelle technique pour pouvoir se laver un minimum. Le plus silencieusement possible il délogea l' une des planches constituant le mur et derrière laquelle il cachait quelques provisions pour les cas d' urgence comme celui-ci.

Il sortit la bouteille d' eau et le sachet de fruits secs qui lui restait. En s' apercevant du niveau de l' eau il nota qu' il devrait bientôt la remplir si il ne voulais pas mourir de déshydratation. Puis il attendit, les mains en position pour ouvrir le sachet. Quelques minutes passèrent dans le silence le plus complet puis il entendit l' une des crises de colère de Dudley. Immédiatement il ouvrit le sachet le bruit provoqué par cet acte interdit couvert par les hurlements de son cousin. Un léger sourire vint orner ses lèvres alors qu' il portait les fruits à sa bouche le plus silencieusement possible. C' était le sourire qu' il faisait à chaque fois qu' il faisait une chose interdite par les Dursley.

Il ne comprenait pas pourquoi il vivait chez ces gens qui le haïssait alors qu' il ne faisait qu' exister. Pourquoi l' avaient-ils recueillis après la mort de ses parents alors qu' ils ne supportaient pas sa simple présence ? C' était aux yeux d' Harry le plus grand mystère de ce monde. La seule chose que sa famille lui ait jamais dite sur lui c' était que ses parents étaient morts dans un accident de voiture et qu' ils le méritaient. Il en avait bien sûr conclu que ses parents étaient des gens biens.

Il se frotta doucement la tête caressant au passage la cicatrice qu' il avait depuis ce triste jour. Le temps avait fait son œuvre et aujourd'hui la fine ligne blanche était quasiment invisible pour quiconque ignorait sa présence. Il ne devait pas penser à ça. Penser à ses parents lui faisait toujours se demander si ils étaient vraiment morts comme les Dursley le lui disait. Et toutes ces interrogations ne lui apportaient jamais rien si ce n' est de douloureux maux de tête. Et pourtant il ne pouvait pas s' empêcher d' espérer. Il avait ce fol espoir qui n' était généralement connu que des enfants vivant dans les orphelinats. Cet espoir qu' un parent éloigné allait un jour passer la porte et l' emmener avec lui.

Alors qu' il rêvait d' une femme souriante lui demandant si il voulait venir vivre avec elle ses doigts s' emmêlèrent dans sa chevelure. Ses cheveux étaient à la fois une source de bonheur et de malheur pour lui. De bonheur parce qu' il adorait leur couleur blanche qui les faisait ressembler à de la neige. Et de malheur parce qu' ils étaient la principale des nombreuses raisons pour lesquelles son oncle le frappait. Peu être que si il avait eu les cheveux noirs il n' aurait pas été frappé, enfermé et privé de nourriture ? Il n' en savait rien mais ça n' avait aucune espèce d' importance. De toute façon les Dursley ne voyaient qu' une chose : il avait les cheveux blancs alors qu' il n' était pas albinos ce qui le rendait anormal. Et si il y avait bien une chose que les Dursley détestait c' était ce qui sortait de l' ordinaire.

Un bon exemple de cela était les changements d' horaires. Si il y avait bien une chose que Vernon et Pétunia Dursley ne supportaient pas c' était lorsque le facteur se mettait à passer dix minutes plus tard à cause d' un remaniement de son emplois du temps ou de son itinéraire. C' était aussi la raison pour laquelle Harry avait un emplois du temps des différentes corvées qu' il devait exécuter pour sa famille qui l' accueillait avec tant de gentillesse. Et qu' il n' arrivait quasiment jamais à respecter ce qui permettait à son oncle d' avoir une raison supplémentaire de le gifler.

Ses pensées s' interrompirent soudainement lorsque ses doigts arrêtèrent de trouver des fruits secs. Poussant un discret soupir il rangea le sachet dans une petite boîte prévue à cet effet le temps qu' il réussisse à sortir ses quelques ordures discrètement. En tendant l' oreille il se rendit compte qu' aucun bruit ne l' entourait. Quelle heure pouvait-il bien être ? À chaque fois qu' il était enfermé il perdait la notion du temps. Il sortit sa petite lampe torche que son cousin avait jeté deux mois auparavant parce qu' il en voulait une plus grosse et en dirigea le faisceau vers l' un de ses plus grands trésors : une montre à moitié cassée que Dudley avait jeté.

Du verre protégeant le cadran il ne restait qu' une moitié, l' aiguille des secondes avait disparue et les seuls chiffres visibles du cadran étaient le six, le neuf et le douze. Pourtant Harry l' adorait. Elle était le seul indicateur temporel qu' il possédait et malgré son état lamentable il en prenait le plus grand soin. Il regarda les restes du cadran pour remarquer qu' il était presque minuit. Il avait dû s' endormir par inadvertance. Ça lui arrivait souvent lorsqu' il était enfermé. Tout seul dans le noir il ne se rendait même pas compte qu' il s' endormait et se réveillait. Ses pensées lui paraissaient toujours fluides peu importe l' état dans lequel il était ce qui lui donnait parfois quelques petites difficultés pour séparer ses différentes phases de conscience.

Du coin de l' œil il remarqua que l' aiguille des minutes et celle des heures n' étaient plus qu' à une minute du douze. Voilà. Dans quelques secondes il allait avoir sept ans. Les yeux et toute son attention fixés sur les aiguilles il ne remarqua pas que l' air autour de lui se rafraîchissait. Finalement les aiguille bougèrent pour s' aligner sur le douze.

-Bon anniversaire Harry. Chuchota-t-il.

-Joyeux anniversaire Harry ! Retentit une voix dans sa tête.

Sous la surprise il lâcha un glapissement. Une voix ! Une voix dans sa tête qui… lui souhaitait un joyeux anniversaire ?

-Je te rassure tout de suite Harry. Tu n' es pas fou. Et oui je suis dans ta tête. C' est une longue très longue histoire que je ne te raconterais pas aujourd'hui.

-Qui êtes-vous ? Murmura l' enfant.

-Je m' appelle Jack Frost. Je suis l' esprit de l' Hiver et le gardien de l' amusement. Ah ! Et pour me parler tu peux te contenter de penser.

-Pourquoi vous êtes dans ma tête Monsieur ?

-Appelle-moi Jack. Et pour répondre à ta question… Par où commencer ?

-Le début ?

-J' existe depuis trois cent ans petit. Si je commençais par le début ça nous prendrais des jours pour en arriver au moment où j' ai élu domicile dans ta tête. Ah ! Je sais !

-Par où commencer ?

-Exactement ! Tu vois j' ai été très gravement blessé en protégeant un ami à moi. J' étais presque sûr de mourir mais à mon réveil j' étais dans ta tête.

-Dans ma tête ?

-C' est ça ! Je suis dans ta tête depuis ta naissance. Par contre je vois à travers tes yeux et j' entends à travers tes oreilles. Je suis également capable d' influencer un petit peu tes émotions mais je ne le fait que lorsque la situation l' exige.

-Vous pouvez me donner des exemples s' il vous plaît ?

-Tutoies moi s' il te plaît. Pour te donner un exemple je t' ai endormis plusieurs fois et je t' ai apaisé durant tes cauchemars pour que tu ne te réveilles pas. J' ai aussi fais un petit peu brûler ton esprit de rébellion pour que tu te défendes un peu plus. Mais généralement je n' influe pas sur tes émotions.

-D' accord. Mais !

-Oui ?

-Si tu es avec moi depuis ma naissance ça veux dire que tu sais à quoi ressemblaient mes parents !

-Oui. Tu es le portrait de ton père sauf que tes cheveux sont blancs alors que les siens étaient noirs et que tu as les yeux de ta mère. Ils s' appelaient James Fleamont Potter et Lily Evans tandis que ton nom complet est Harry James Potter. Ta mère avait de magnifiques cheveux roux. Elle avait le visage plutôt rond et elle était toujours souriante.

-Mais si mon père était brun et ma mère rousse comment ça se fait que j' ai les cheveux blancs ?

-En fait je ne sais pas vraiment. J' imagine que c' est à cause de ma présence puisque j' avais les cheveux blancs mais je ne suis sûr de rien.

-Je vois. Dis Jack ? Est-ce que j' ai encore de la famille ?

-À part ton oncle, ta tante et ton cousin ? Tu as un parrain qui est soit mort soit en prison, une marraine dont j' ignore la situation et un oncle d' adoption qui n' aura jamais l' autorisation de s'occuper de toi.

-Pourquoi ?

-Parce que c' est un loup-garou.

-Comme dans les contes ?

-Oui.

-Pourquoi ça l' empêche de s' occuper de moi ?

-C' est parce que les loup-garous sont considérés comme dangereux. Si par un soir de pleine lune il perdait le contrôle il pourrait te blesser ou te transformer en loup-garou. C' est pourquoi il leur est interdit d' adopter des enfants. Par contre ils ont le droit de se marier et d' avoir des enfants naturellement.

-C' est bizarre. Et comment ils s' appellent tous les gens dont t' as parlé ?

-Ton parrain s' appelle Sirius Orion Black, ta marraine Alice Londubat et ton oncle Remus Lupin.

-Ils sont gentils ?

-Oui. Ils t' aiment tous beaucoup.

-Je voudrais bien les rencontrer.

Sa voix était devenue pâteuse et ses yeux papillonnaient. Mais il ne voulait pas s' endormir. Il aimait beaucoup parler avec Jack.

-Je suis sûr qu' un jour tu les rencontreras.

La voix de Jack était lointaine pour Harry. Il s' endormit en emportant cette phrase qui portait tous ses espoirs dans les limbes du sommeil.