Le Cheval Bleu

Ennemie


Marchant main dans la main, les deux enfants avançaient à pas lents à travers la forêt, s'éloignant au maximum de la ville, mais cela, la petite n'en savait rien.

Edward marchait inconsciemment, sans vraiment savoir où ils allaient. La nuit tomberait bientôt, et il n'avait aucune idée de l'endroit où ils pourraient dormir cette nuit. Surtout que, de surcroît, le temps de l'après-midi avait laissé présager de la pluie pour la nuit, ou le lendemain matin...

Arrivés à un endroit plus sombre, plus ombragé, il remarqua soudain une forme vaguement familière, et s'arrêta.

"Élysia, regarde..." fit-il avec un faible sourire.

La petite fille leva les yeux vers lui, étonnée, puis regarda dans la direction qu'il pointait.

"Oooooh !"

"C'est la cabane que nous avons construite, avec Alphonse... Tu t'en souviens ?"

"Oui ! Elle est toute mouillée... !"

"On va l'arranger... On va rester là quelques temps, d'accord... ?"

"D'accord !" répondit la petite avec un grand sourire. Jouer les "hommes des bois" avait toujours été très amusant, surtout avec son "grand-frère" et Alphonse. Aussi courut-elle vers les rondins de bois, verticaux pour former des murs, et inspecta, dans son jeu d'enfant, tous les recoins de leur nouvelle "maison". Edward la surveilla d'un regard vide, encore embué de larmes ; il s'essuya d'un geste vague, et fouilla dans les arbres environnants pour retrouver leur provision de cordes et la toile de plastique.

Par la suite, le reste de la soirée se passa, dans la précipitation, à raccommoder le toit humide de la cabane, et à solidifier les murs, histoire que tout cela ne s'écroule pas sur eux pendant qu'ils dormiraient. Armé d'un rouleau de cordes, quoique qu'un peu usée, Edward entoura soigneusement chaque rondin, les serrant les uns aux autres ; puis il déblaya le sol à l'intérieur, ôtant les plantes, les mousses et les feuilles mortes, ne laissant que la terre claire. Refusant catégoriquement que Élysia l'aide pour la dernière tâche, il entreprit, à l'aide d'une branche et de ses mains, de mettre la roche à nue, ôtant toute la terre ; ils étaient en montagne, et en particulier dans cet endroit, il y avait une faible épaisseur de terre. De plus, la cabane était dans une sorte de trou, tout simplement parce que lors de sa construction, Alphonse et lui avait déjà enlevé une grande quantité de terre. Élysia avait d'ailleurs passé toute cette journée à les appeler des "taupes", et cela avait rire Alphonse d'imaginer des taupes blondes... Il n'en eut donc pas pour longtemps à faire apparaître la roche dure, et quand il n'y eut plus aucune trace de terre, il autorisa Élysia à entrer. Puis il posa la toile de plastique à l'intérieur, contre le toit, la coinçant dans les petites ouvertures entre les rondins des murs et du toit, et ce pour empêcher la pluie de les tremper. Les murs n'étaient en fait pas tout à fait verticaux, mais légèrement penché vers l'intérieur, ce qui leur laissait suffisamment de place, à deux, pour s'allonger le plus confortablement possible. Edward ôta sa veste pour en couvrir la petite, et l'installa dans le fond de la cabane ; lui, resta assis à l'entrée, fixant la forêt autour d'eux, et surtout... le village, que l'on ne distinguait pratiquement plus...


Le lendemain matin, Élysia se réveilla frigorifiée, mais reposée. Elle bâilla longuement, et s'étira pour détendre son corps courbaturé d'avoir dormi sur la roche. Puis elle regarda autour d'elle, pas très rassurée, et remarqua son grand-frère près du trou de l'entrée, assis de dos, la tête dans ses genoux. Elle se leva tout doucement, et s'approcha ; il releva brusquement la tête, et se tourna vers elle. La petite eut un mouvement de recul : Edward était pâle, et semblait d'autant plus fatigué que les larmes avaient accentué les cernes sous ses yeux. Il secoua la tête comme pour se réveiller, s'essuya les yeux et lui sourit gentiment.

"Je suppose que tu as faim ?"

"Voui."

"D'accord. Allons-y... !"

Au début, ils restèrent dans les environs de la cabane, mais Edward constata qu'il leur faudrait aller plus loin s'il voulait lui trouver à manger. Il était bien sûr hors de question de retourner au village, il ignorait parfaitement à quoi s'attendre : il ne pouvait pas mettre la petite en danger, et surtout, la laisser seule pendant que lui allait voir. Elle ne pouvait pas rester seule... Alors, il ferait comme il s'en vantait si bien : ils resteraient dans la forêt, et il leur trouverait la nourriture ; il connaissait à peu près l'endroit par coeur, et surtout, il savait reconnaître les plantes et baies comestibles ; il s'occuperait d'Élysia jusqu'à ce qu'on vienne les chercher.

Il faudrait d'ailleurs que la fillette se contente de fruits pour cette journée, car il ne pouvait pas l'emmener jusqu'au torrent pour espérer y pêcher quelque chose. De toute façon, vue la saison, il devrait attendre longtemps avant d'avoir quoi que ce soit, et il ne pouvait pas demander à une petite fille de quatre ans de rester assise toute une journée...

Le premier jour, tout se passa assez bien ; Élysia était pourtant déçue que son grand-frère ne s'amuse pas autant qu'elle, car il gardait un visage triste, et elle l'avait surpris trois fois en train de pleurer. Par la suite, il s'arrangeait peut-être pour qu'elle ne le voit pas, ou bien il se retenait, mais elle ne le vit plus pleurer. Il arriva même à jouer avec elle, quand il durent trouver de quoi se faire une sorte de couverture, après qu'elle lui ait dit avoir très mal dormi.

Le deuxième se passa un peu mieux, puisque Élysia avait été un peu plus au chaud cette nuit-là. Quant à Edward, il restait obstinément assis à l'entrée, fixant le bois dans l'obscurité. Après lui avoir trouvé à manger, Edward l'avait emmenée jusqu'à un petit ruisseau qui coulait non loin, et avait entreprit de lui nettoyer quelque peu ses longs cheveux.

"Aaaaaaaïïe !!"

"Je suis désolée, Élie, mais tes cheveux sont trop longs... !"

Il s'escrimait en vain à peigner la chevelure de la petite, mais sans brosse, ni peigne, c'était extrêmement ardu. Et celle-ci ne faisait rien pour améliorer les choses, puisqu'elle s'obstinait à se dérober aux mains du blond, cherchant à tout prix à protéger ses noeuds.

"Élie, écoute, ce n'est vraiment pas le moment... Élysia !"

Son cri, résonnant, fit cesser tout mouvement à la fillette, qui le regarda avec de grands yeux, surprise que son grand-frère crie après elle.

"Ça suffit, maintenant, calme-toi... Je... je ne peux pas te laisser avec tes cheveux de cette longueur, Élie... c'est pas pratique, et ils vont être dans un état horrible..."

Elle mit ses mains sur sa tête et s'exclama, horrifiée :

"Tu veux me les couper ?!"

"On a pas le choix ! C'est comme ça... ! Allez, fais pas cette tête, ils repousseront, mais pour l'instant, tu ne peux pas les garder comme ça... Sois raisonnable, s'il-te-plaît... !"

Après de longues discussions, et beaucoup de cris indignés, Edward réussit à sortir son couteau de poche, qu'il gardait toujours sur lui, et à garder la fillette assise devant lui. Ce fut long et délicat, mais il parvint à lui faire un petit carré, à peu près droit, nettement plus confortable pour elle, et pratique à laver pour lui.

"Tu vois, moi j'ai les cheveux courts, c'est plus facile."

"Mais toi t'es un garçon !"

"Mais euh ! ... Ce n'est pas parce que tu as les cheveux courts que tu n'es plus une fille... !"

Cette nuit-là, Edward resta encore à veiller, surveillant les alentours pendant que la petite dormait paisiblement.

Le lendemain, il ramena de quoi nourrir Élysia, puis se rassit, visiblement épuisé. La petite s'occupa un long moment avec ce qu'elle trouvait autour d'eux, mais elle finit par s'ennuyer.

"Edward... Joue avec moi !"

Pas de réponse de la part du garçon. Elle n'y fit pas attention, et s'éloigna. Mais plus tard dans la journée, elle revint auprès de lui et miaula d'un ton suppliant :

"Edwaaard... ! J'ai faim !"

"Je t'ai ramené des fruits..."

"Mais j'ai tout fini !"

Le blond releva la tête, et jeta un regard vide sur le caillou devant eux, sur lequel s'étalaient les restes de peau et les noyaux... Effectivement, elle avait déjà tout mangé.

"Bon... je vais t'en chercher d'autres, alors..."

Il se remit debout avec difficultés, puis partit, la petite trottant derrière lui.

Le soir venu, il la laissa à nouveau s'endormir tranquillement, restant assis. Sa tête commençait à tourner atrocement, et son estomac criait famine, mais il ne voulait pas la laisser sans surveillance... Comment aurait-il pu ?


Sa tête dodelinait dangereusement, quand un bruit, dans les buissons, le fit soudain se redresser vivement. En silence, il se leva, et inspecta les environs, plissant les yeux dans l'obscurité.

La masse noire se déplaça rapidement, et il sursauta en reconnaissant la silhouette de l'animal bien connu, dans cette région. Une sorte de sanglier, un peu moins gros, mais bien plus agressif. Avec des canines bien plus longues... Il ne bougea pas, espérant, en vain, que la bête n'allait pas le remarquer et passer son chemin. Mais ce ne fut pas le cas. L'odeur sucrée des restes des fruits l'avaient attiré là, et Edward ne pouvait pas l'empêcher d'approcher.

Il retourna à l'intérieur et réveilla doucement la petite ; elle ronchonna un instant, mais comprit vite ce que le garçon attendait d'elle. Alors elle s'assit sagement, dans un coin, et ne fit plus le moindre bruit.

Edward ressortit, et marcha à pas sonores en s'éloignant de la cabane. Le sanglier le vit, et le fixa un moment de ses petits yeux sombres, avant de pousser un - grognement ? - et de le suivre. Edward recula ; c'est qu'elle courait vite, la bestiole... ! Il s'éloigna rapidement, mais elle le suivit tout aussi vite, et finalement, il ne vit plus où il allait...

"Grand-frère !"

À ce cri, le sanglier changea de direction et chargea la cabane de bois, provoquant un cri de peur chez la fillette.

"Élie... NON !"

Les rondins tremblèrent violemment, et Edward se rapprocha dangereusement de l'animal, qui se tourna vers lui avec un regard enragé. Ils n'étaient tout de même pas... sur son territoire... ?

Il le chargea, et Edward dut courir pour s'éloigner ; au moins, la petite était en sécurité.

Sans voir où il allait, à reculons, il buta finalement contre un tronc, et n'eut pas le temps d'en faire le tour que la bête fonçait sur lui. Fatigué comme il l'était, il leva tout juste les bras devant lui, avant de sentir l'horrible choc des canines contre ses os...

Bizarrement, il n'y eut rien d'autre. Il se sentit glisser le long de l'arbre, la douleur dans son bras diffuse, en un désagréable picotement. Un couinement d'agonie retentit, sans qu'il comprenne vraiment de qui il venait. Alors, devant lui, se dressa une immense silhouette, tandis que loin, dans sa tête, résonnait le cri de peur d'Élysia...


Lorsqu'il se réveilla, assez difficilement, la première chose qu'il vit fut un plafond noir au-dessus de lui. Étrange... Il cligna des yeux plusieurs fois avant de se rendre compte que c'était une paroi rocheuse, et en tournant un peu la tête, il constata qu'il était dans une petite grotte, en affleurement. La lumière de l'extérieur entrait par l'ouverture, un peu plus loin devant lui, et il sentit quelque chose de chaud sur lui.

Il redressa la tête pour voir la couverture vert foncé, le recouvrant entièrement. Une ombre se pencha alors sur lui, et il reconnut la voix qui lança :

"Grand-frère !"

Élysia s'accroupit à son côté, et lui fit un grand sourire.

"Tu t'es réveillé ! Tu m'as fait peur !"

"... Je... désolé... Tu vas bien... ?"

"Oh, oui ! Mais toi, tu as dormi longtemps !"

"Longtemps... ? Combien ?"

Il regarda anxieusement la petite commencer à compter sur ses doigts :

"Un... deux... trois... quatre... cinq... six ! Six jours. C'est long."

"Six... ?"

Sa tête tournait affreusement. Il n'arrivait même pas à se rendre compte de ce que disait la fillette.

"Mais... tu... tu es restée toute seule... ?"

"Oh, non ! Le monsieur t'a sauvé ! Il fait peur, mais il est gentil !"

"Le... !?"

Il voulut se redresser, mais son bras le faisait souffrir. En plus, il avait l'impression d'avoir de la fièvre. Dans le kaléidoscope coloré qui tournait devant ses yeux, il aperçut une silhouette se déplacer dans la lumière. Inconsciemment, il leva un bras pour attraper Élysia, et tenta de se redresser, sans succès.

"Hey... Tu devrais éviter de remuer, surtout après ce qui s'est passé."

"Qui... Qui vous êtes ?! Qu'est-ce que vous faites là ?!"

"Je t'ai sauvé la vie, fiston. Tu aurais dû commencer par me remercier..."

"Vous êtes qui ?!"

L'homme s'approcha, et Edward distingua alors son visage. Il écarquilla les yeux.

"Vous... Vous... ! Je vous connais ! Y avait votre photo au commissariat, à côté de celle du type à la cicatrice ! Vous êtes ce tueur en série... ! Kimblee !!"


Un long silence s'écoula, puis le visage de l'homme aux cheveux sombres se fendit d'un large sourire.

"En effet."

"Mais !! Vous aviez été arrêté ! Vous étiez en prison !!"

"Elles l'ont fait explosé. À peu près deux semaines avant l'incident de la clinique. Depuis, je suis dans le coin..."

"Mais... !"

"Ça suffit, tu as intérêt à te calmer."

"Sinon quoi !? Vous allez me faire quoi !!" cracha Edward. "N'approchez pas !" ajouta-t-il en criant quand l'homme fit un pas, resserrant Élysia contre lui.

"Sinon, tu vas rouvrir ta blessure, et je n'ai envie de t'entendre hurler quand je devrais la cautériser."

Un long silence suivit. Le blond remarqua alors le feu qui brûlait à côté de lui, le long de la paroi opposée, et le matériel qui jonchait le sol de la grotte. Des couteaux, des fusils de chasse, des munitions un peu partout, et puis un panier plein de provisions, visiblement destiné à la petite.

"On... on va s'en aller. Vous... avez intérêt à nous laisser partir... !"

"Et tu comptes faire quoi, avec un bras en moins ?"


Deux longues heures s'étaient écoulées depuis que Kimblee lui avait annoncé. Le garçon restait étendu, sans bouger, fixant le plafond d'un regard vide. Il n'avait plus rien dit, et l'homme commença à regretter de le lui avoir annoncer de façon aussi abrupte et méprisante. La petite Élysia lui avait raconté ce qui s'était passé à la clinique, les bruits effrayants, les cris des gens, et ses parents qui étaient partis sans elle ; et puis, comment ils avaient arrangé la cabane, qu'elle avait mal dormi et qu'elle avait eu faim ; et son "grand-frère" qui ne voulait pas dormir pour la surveiller, et qui pleurait sans qu'elle sache pourquoi. Évidemment, la fillette disait tout cela comme on discute du beau temps ou de ses nouveaux vêtements... Elle ne comprenait visiblement pas ce qui s'était réellement passé à la clinique, et il comprit que le "grand-frère", Edward, tenait beaucoup à elle et qu'il s'était épuisé à vouloir la protéger.

Alors qu'il faisait bouillir de l'eau, et coupait un morceau de pain pour la petite, la respiration du garçon derrière lui s'accéléra, et il se retourna.

Les larmes coulaient à flots, mais en silence, et le blond commençait à s'étouffer. Il alla s'agenouiller près de lui, et passa un bras sous ses épaules pour le redresser. Le garçon leva son unique bras pour cacher son visage ; l'homme le serra contre lui, avec une expression impassible, et le berça doucement. Il ignorait tous les détails de ce qu'ils avaient vécu, mais nul doute que les parents de la petite fille étaient morts ; et ce gosse, il avait vu cela. En plus de sa blessure, et la perte de son bras, c'était sans doute un peu trop pour un gamin de son âge.

Les pleurs du blond cessèrent petit-à-petit, et il finit par murmurer contre le torse de l'homme :

"... vous aviez pas le droit..."

" ? De quoi ?"

"... mon bras..."

"C'était ça, ou mourir. Tu aurais préféré qu'elle reste toute seule ?"

Pas de réponse, mais les sanglots reprirent, moins forts cependant.

"J'aurais pu me contenter de te soigner. Mais tu avais beaucoup de fièvre, et ton bras était dans un sale état. Tu as eu des spasmes, à un moment, à cause de l'infection. J'ai compris que les nerfs étaient touchés parce que ton bras ne bougeait pas. Et je n'avais pas de quoi te soigner. Alors j'ai préféré couper."

"... mais..."

"J'ai cautérisé la plaie. Tu vas avoir de sacrées cicatrices, mais ça vaut mieux que d'être mort, non ?"

"... mais... comment vous..."

"Hé hé ! J'ai déjà démembrer des gens... ! (1) Mais tu as de la chance, je me suis appliqué. Il faudra quand même faire voir ça à un vrai médecin."

Seule la respiration difficile du gamin lui répondit. Apparemment, la fièvre n'était pas totalement tombée, et la blessure le faisait souffrir. À moins qu'il ne s'agisse d'autre chose en plus...

"... papa..."

Kimblee ne pouvait rien faire pour ça. Il le recoucha, et le recouvrit chaudement, puis retourna préparer le repas de la petite.


Deux jours plus tard, Edward s'était à peu près remis ; il pouvait s'asseoir, et se lever, mais pas longtemps. Élysia était ravie de voir son grand-frère à nouveau réveillé, et elle ne le lâcha plus un instant, restant toujours tout près de lui, même quand il se reposait.

Et puis, le soir du deuxième jour, Kimblee revint, très vite, visiblement pressé, et inquiet. Il ramassa ses armes, et camoufla l'entrée de la petite grotte par plusieurs branchages feuillus, ne laissant qu'une faible ouverture, devant laquelle il se posta, le fusil à la main.

Edward se redressa comme il put pour le regarder, et demanda :

"Qu'est-ce qui se passe ? C'est encore lui ?"

"Non..."

La réponse de l'homme ne suffit pas au bond, et il se leva pour s'approcher.

"Reste où tu es... !" siffla le criminel, d'une voix autoritaire, mais très basse.

"Qu'est-ce que... ?"

"Ce n'est pas ton sanglier... c'est bien plus dangereux."

Edward s'approcha encore, et regarda à son tour par l'ouverture. En contre-bas, au loin, près de leur cabane, la silhouette qu'il avait aperçue juste après s'être fait blesser. Elle farfouillait dans les feuilles mortes, semblant chercher quelque chose, et son éclat métallique contrastait cruellement avec le vert de la forêt. Kimblee tourna légèrement la tête vers lui, sans lâcher la chose des yeux, et fit :

"C'est elle, l'ennemi..."


(1) Oui, je l'ai un peu mixé avec Barry le Boucher, mais je n'ai pas trouvé d'autres solutions pour expliquer qu'il ait réussi à couper proprement... XD !