Vous avez remarqués que quand un auteur est malade il écrit plus que d'habitude ? Enfin j'ai l'impression. Du coup je suis malade alors j'écris et j'ai des profs absents alors j'écris encore plus.

J'ai cru que je n'arriverais jamais à la fin de ce chapitre, mon ordi m'as lâché alors que je n'e lavais pas fini , j'ai tout juste eu le temps de copier mes données sur un disque dur et d'enregistrer le chapitre sur un brouillon du site. J'ai essayée d'écrire sur mon téléphone mais c'est complètement impossible, franchement je vénère les gens qui écrivent inuquement comme ça. Finalement j'ai pu avoir accès à un autre ordi et voilà enfin ce chapitre 4 .

ANNONCE : En majuscules car c'est important, enfin pas tant que ça mais les majuscules le rends important, bref. Vous avez déjà dût voir que sur le site il y a la partie fiction mais aussi une partie forum. Je suis allée regarder et il n'y a pas de forum français de TMR. Oui je sais c'est une calomnie ! Du coup je me demandais si ça vous intéresserez d'un crée un. J'aimerais bien avoir plusieurs avis alors si vous avez la flemme de me le dire par review, envoyé moi un message. Bref faîte le moi savoir, merci :)

Et maintenant go pour la suite ! Je vous adore, cette fiction est celle qui a plus plus d'alerte, de favoriteur et de review alors que ce n'est même pas la plus lu. Je suis contente que Lâmes vous plaise autant, câlins à vous à bientôt !

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Larmes acides

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« Alors Minho, que veux-tu faire plus tard ? »

Newt et Sonya échangèrent un regard amusé. Dès qu'elle avait appris que Sonya avait rencontré son âme sœur, leur mère avait insisté pour l'inviter à manger à la maison. Sonya avait bataillé pour que le repas n'ai pas lieu mais sa mère savait se montrer tellement persuasive qu'elle avait fini par céder. Elle en avait parlé à Minho, espérant qu'il refuse l'invitation, après tout ça ne faisait qu'une semaine qu'ils étaient ensemble. Mais l'asiatique avait trouvé ça très gentil et c'était empressé d'accepter. A son plus grand malheur. Maintenant il se retrouvait coincé entre les jumeaux, assit en face de leur mère, une belle femme d'une quarantaine d'année dont la chevelure brune un peu terne, était bien loin de celles éclatantes de ces enfants. Toujours aussi énergique que si elle avait encore vingt ans, elle lui faisait subir un interrogatoire dans les règles, digne des meilleures séries policières. Après l'avoir questionné sur sa famille, elle s'intéressait maintenant à son parcours scolaires, ne lui laissant pas un instant de répit pour discuter avec les deux blonds ou même pour manger.

« J'aimerais aller à l'université tout en continuant le sport pour intégrer une équipe athlétisme de niveau national. » Annonça-t-il en regardant Sonya du coin de l'œil, a petite amie l'encouragea d'un sourire.

Sa mère, elle, haussa un sourcil, gardant le même air sérieux et inébranlable depuis le début du repas, rendant toute émotion invisible dans ses traits, ce qui angoissait Minho. Il avala de travers lorsqu'elle reprit :

« Et quelles études compte tu suivre à l'université ? C'est important les études il ne faut pas jurer que par le sport. »

« Euh... Je ne sais pas encore, Madame. » Répondit Minho avec un petit sourire contrit.

Et le repas s'éternisait, alors qu'ils entamaient à peine le plat de résistance, du poulet avec des pommes de terres, Minho faisait de son mieux pour répondre aux questions de la matriarche, questions de plus en plus pointues qui le mettait mal à l'aise. Sonya et Newt venaient de temps à autre à son secours, mais très vite leur mère recentrait la conversation -l'interrogatoire- sur leur invité qui se sentait obligé de répondre.

Finalement, alors qu'elle commençait à demander à un Minho rougissant combien de copine il avait eu avant sa fille et jusqu'où il était allé avec elle, Sonya se leva pour débarrasser et aller chercher le dessert, et Minho s'empressa de faire de même en prétextant l'aider à ramener les couverts jusqu'à la cuisine, pour pouvoir échapper aux questions embarrassantes. Resté seul avec sa mère, Newt se pencha vers elle avec un petit sourire.

« Alors ? » Demanda-t-il simplement.

Les yeux sombres de la brune s'illuminèrent brusquement et un grand sourire étira ses traits, contrastant avec l'attitude stricte qu'elle maintenait jusqu'à lors. Elle s'agita sur sa chaise, comme une enfant, tapant des mains pour manifester son contentement.

« Il est parfait ! » S'exclama-t-elle juste assez fort pour ne pas se faire entendre de la cuisine où Sonya retenait Minho. « J'avais peur que ce soit un type un peu trop coincé et à fond sur ses études, Sonya est déjà assez bosseuse comme ça. Mais un sportif aussi sexy que lui c'est génial, ils vont si bien ensemble ! »

Newt pouffa alors que sa mère s'extasiait sur son futur beau-fils et sur le couple qu'ils formeraient avec Sonya. Puis elle retrouva subitement un air grave alors que Minho revenait dans la pièce, portant la tarte préparée par Sonya quelques heures plus tôt. Dès qu'il fût assis et que tout le monde se retrouva avec une part de gâteau, elle reprit ses questions, intraitable.

« C'est bon, maman, arrête de l'embêter. » Fini par l'interrompre Newt en souriant.

Grave erreur.

« D'accord Newt. » Obéit-elle avec un petit sourire qui n'augurait rien de bon. « Et toi, quant-est-ce que tu vas me présenter ton âme sœur ? »

Newt blêmit brusquement et se mordit l'intérieur de la joue en baissant les yeux. Pour une fois qu'il parvenait à ne plus y penser, il fallait que sa mère aborde justement le sujet qu'il voulait absolument éviter.

« Tu ne lui as toujours pas dit ? » Intervient Sonya, voyant que son frère ne se pressait pas pour répondre.

« Dire quoi ? » S'inquiéta la brune, son regard alternant entre ses deux enfants. « Newt, qu'est-ce que tu dois me dire ? »

Devant le mutisme dans lequel semblait s'être plongé son fils, elle posa une main qui se voulait réconfortante sur son épaule et Newt se sentit coupable de ne pas lui avoir montré sa marque d'âme. Mais il ne pouvait pas lui montrer, à elle plus qu'un autre, avec Sonya elle était la seule au courant de qui était réellement Thomas. Bien sûr elle ne savait pas tous. S'il lui avait parlé du double-jeu du brun, gentil devant les autres mais fourbe et manipulateur dès qu'il se retrouvait seul avec Newt, elle ne savait rien des coups, des blessures physiques et morales qu'il avait pu lui infliger. Elle ignorait tout de l'emprise malsaine qu'il exerçait sur lui, ce qu'il l'avait forcé à faire. Pour elle. Car avant tous, Thomas était le fils pourri gâté du patron de sa mère et d'un seul mot à son père il pouvait la virer. Et sans son travail sa mère n'avait plus rien, elle ne pouvait plus faire vivre sa famille, sa seule raison de vivre, qui se retrouverait inévitablement séparée.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda Minho, complètement perdu. « Qui est l'âme sœur de Newt ? »

Newt serra les poings, se retenant pour ne pas s'énerver. Ou éclater en sanglots, au choix.

« Ça ne te regarde pas. » Répliqua-t-il un peu plus froidement qu'il ne l'aurait voulu. Refroidissant l'ambiance déjà tendue.

« Ne lui parle pas comme ça. » L'injecta Sonya en le fusillant du regard.

« Je lui parle comme je veux. » S'écria-t-il en se levant brusquement, frappant ses mains contre la table. Sa chaise tomba en arrière dans un fracas épouvantable et tous les regards se braquèrent sur lui, surpris pour Minho, incompréhensif pour sa mère. Mais se fût celui réprobateur de sa jumelle qui fit tomber ses dernières brides de contrôle. Ok c'était partie pour l'énervement.

« C'est pas parce que toi tu es heureuse, que tout le monde doit l'être avec sa putain d'âme sœur ! » Hurla-t-il. « Tous ça c'est des conneries ! Je suis sûr qu'avant de voir ton nom sur son bras Minho n'en avait rien à foutre de toi, t'aurais pu crever qu'il n'en n'aurait rien eu à faire ! S'il faut un autre nom serrait apparut à la place et il serrait aller voir ailleurs sans t'accorder un seul pauvre regard, car tu n'en vaux même pas la peine ! »

Il s'interrompit, à bout de souffle, se rendant compte que ce qu'il criait n'avait aucun sens et qu'il ne faisait que reprocher à sa sœur d'avoir le bonheur d'être aimée par son âme sœur alors que lui ne pouvait pas y prétendre. Il croisa le regard glacial de Sonya et retient sa respiration alors qu'elle se levait à son tour pour lui faire face, plantant ses yeux ambrés, aussi aiguisés que des poignards dans ceux de Newt. Il savait que ça allait faire mal.

« Son âme sœur est Thomas. » Asséna-t-elle simplement.

« Je te déteste. » Souffla Newt en s'enfuyant dans le couloir, fuyant le regard surprit de Minho et celui écœurant de compassion de sa mère.

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« Newt ! »

Le claquement de doigts le ramena brusquement à la réalité, il sursauta, comme sortant de transe, et loucha sur la main juste devant son nez. Il cligna plusieurs fois des yeux et soupira en comprenant ce qu'il venait de se passer. Il suivit du regard la main qui revenait près de son possesseur puis leva la tête vers Gally en le fusillant du regard.

« Quoi encore ? » Lança-t-il agacé. Il n'aimait quand on lui faisait ça, comme s'il était un chien et qu'un claquement pouvait attirer son attention.

« En fait ça fait dix minutes que je parle dans le vide. » Soupira Gally sans relever l'agressivité présente dans la voix de son meilleur ami. « Tu pourrais au moins faire semblant de t'intéresser à ce que je dis, c'est pas comme si c'était pas important après tout. »

« Désolé Gally. » Répondit Newt avec une grimace d'excuse. Il se frotta la tête, geste qu'il faisait souvent lorsqu'il était gêné. « Je pensais à autre chose. »

« Ça je l'avais bien remarqué. Tu es comme ça depuis lundi, il s'est passé un truc ce week-end ? Ça a un rapport avec Minho, il s'est mal comporté ? Il y a eu un problème » L'interrogea Gally en tirant sur la clope qu'il avait à la main.

Newt dévisagea son meilleur ami un peu étonné se demandant comment il faisait pour toujours deviner l'origine de ses troubles. Mais après presque une décennie passé à ses côtés, il aurait dût s'y habituer, après tout ils n'étaient pas meilleurs amis pour rien. Il lui sourit pour le rassurer, l'inquiétude qui se lisait sur les traits de Gally jurait atrocement avec ses épais sourcils et son air de brute. Il porta sa cigarette à ses lèvres et en aspira un grande partie pour la rejeter doucement avant de relever les yeux sur son ami.

« Minho n'y est pour rien. » Affirma-t-il finalement, après tout l'asiatique n'avait certainement pas voulu déclencher de confit entre Sonya et lui. « Juste quelques problèmes de famille rien de grave. »

« Tant mieux ! » S'exclama Gally, attirant sur lui l'attention des autres fumeurs.

Newt et lui c'était retrouver au coin fumeur après manger, l'endroit était excentrer du reste du lycée, les profs espérant vainement que le mettre à l'écart dissuaderait les élèves d'y aller à chaque pause. Bien sûr ce n'était pas le cas, l'endroit était, comme toujours, envahis de dizaine de lycéens qui, à défaut de pouvoir s'asseoir sur le pauvre et uniquement que l'établissement avait bien voulut installer, étaient étalé par terre sur les galets où profitant des rares coins d'herbe pas encore totalement piétinés. Newt, au contraire de Gally, n'était pas un gros fumeur mais il aimait bien se retrouver dans cet endroit où tout le monde semblait s'appréciait un minimum, rassemblés par le pouvoir étranges de la cigarette, créatrice de lien depuis des années.

Aujourd'hui c'était lui qui avait demandé à Gally de venir avec lui fumer une ou deux clopes, Thomas le poursuivait, à la limite du harcèlement, depuis le début de la semaine, soit quatre jours, lui demandant sans cesse, plus ou moins gentiment, de lui montrer sa marque d'âme. Il avait donc décidé qu'il méritait bien une pause cigarette pour se détendre et s'éloigner plus d'une minute du brun, qui étant non-fumeur, ne penserait jamais à venir le trouver ici.

C'est épuisant, son esprit ne pouvait plus supporter le brun qui était devenu de plus en plus lourds au fils des jours, il faisait son possible pour se retrouver seul avec lui à un point que même Gally, pourtant pas très bon observateur, l'avait remarqué. Mais jusqu'ici Newt avait réussi à l'éviter, mais à la place d'abandonner, Thomas n'avait fait que renforcer ses tentatives pour l'écarter des autres. Et puis il y avait son cœur, se traître qui battait plus vite à chaque fois que le brun s'approchait un peu trop de lui, qui voulait lui ordonner de sauter sur Thomas pour l'embrasser, lui envoyant pleins d'images mentales -absolument affreuse- de ce que serrait la vie avec Thomas. Heureusement il arrivait à se contrôler pour éviter une crise diplomatique avec Thomas, il avait constamment l'impression que son cœur et sa tête étaient entré dans une guerre à l'intérieur même de lui. Et il savait très bien qu'il ne pourrait qu'avoir qu'un seul gagnant. Ou la mort des deux camps.

Gally le tira de nouveau de ses pensées quand il jeta la fin de sa clope par terre et qu'il l'écrasa avec son pied. Newt s'empressa de faire de même après un coup d'œil à sa montre qui lui apprit qu'ils devaient reprendre les cours dans moins de cinq minutes. Ils s'éloignèrent en discutant du cours de biologie qui promettait d'être un véritable calvaire, surtout pour Gally qui se demandait souvent ce qu'il était venu faire dans la filière scientifique du lycée. Puis la réalité reprit le pas sur ce petit instant de tranquillité que Newt avait à peine eu le temps d'apprécier. Ils avaient à peine fait une dizaine de métrés que Thomas les rattrapa, s'interposant devant eux pour leur couper le chemin. Newt soupira.

« Newt, on doit parler. » Annonça le brun en fixant un regard sombre dans celui de Newt qui se sentit frissonner, pas parce que son cœur faisait encore des siennes, mais plutôt car ça n'augurait rien de bon.

« Les cours vont reprendre. » Esquiva Newt en baissant les yeux pour ne plus affronter l'air dur de Thomas. Comment pouvait-il le faire se sentir aussi mal avec un seul regard ? Ça ne devrait pas être autorisé de ressentir ce genre de truc.

« Tient tu l'appelle plus Blondie ? » Intervint Gally, attirant sur lui l'attention de ses deux amis.

Newt réalisa qu'il avait raison, Thomas ne l'appelait pratiquement jamais par son prénom, lui préférant toujours des surnoms. Blondie s'ils étaient en présence d'autres personnes comme Gally, et d'autre, beaucoup moins sympathique, une fois qu'ils se retrouvaient seuls tous les deux. L'utilisation de son patronyme renforçait le sentiment de malaise que Newt ressentait depuis l'arrivée de Thomas. Mais ça ne changeait pas de d'habitude, Newt c'était toujours sentit mal quand Thomas était à ses côtés, d'abords par il était son souffre-douleur attitré puis ça n'avait fait que se renforcer quand il avait découvert qu'il était son âme sœur et qu'il rêvait secrètement jour et nuit d'embrasser sa peau, de savoir si elle avait un goût aussi sucré qu'il se l'imaginait et de compter d'un baiser chacun de ses grains de beauté qui la parsemait. Il secoua vivement la tête en se baffant mentalement pour revenir à la réalité, il ne devait pas penser à ces conneries, ce n'était pas lui ça !

« Peu importe » Grinça Thomas en reportant son attention sur le blond. « Minho m'a parlé. »

La chaleur qui était montée en Newt tandis qu'il imaginait la peau de Thomas, rougit par ses baisés, retomba d'un coup, un frisson glacé le prit brusquement et il eut l'impression que la terre se dérobait sous ses pieds. Il avait parlé à Minho. Minho lui avait dit.

Il resta paralysé par l'annonce, pensant à tous ce que ça allait engendrer, et au vu de l'expression de colère froide qu'affichait Thomas, ses pires craintes allaient se réaliser. Il reprit brusquement ses esprits lorsque son poignet fut agrippé et tiré en avant, le forçant à suivre Thomas qui partait en direction du gymnase. Newt paniqua en réalisant que Gally était parti, le laissant seul avec son pire ennemi. Il voulut se dégager de l'emprise que Thomas avait sur lui, mais le brun serrait son bras beaucoup trop fort, ses doigts devenant blanc sous la pression qu'il exerçait.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Tenta Newt en attrapant le bras du brun pour soulager quelque peu son poignet. « On a cours dans moins de deux minutes ! »

Mais Thomas ignora totalement sa vaine tentative de diversion et le traîna sans douceur jusque derrière le bâtiment qui servait pour les sports d'intérieur. Newt déglutit en se rendant compte que plus ils avançaient moins ils croisaient de monde sur leur chemin, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus personne. Une fois totalement seul, Thomas le projeta contre le mur. Le dos de Newt heurta brutalement la tôle, qui vibra dans un grincement lugubre.

Newt serra les dents sous la douleur mais ne laissa rien paraître. Il était hors de question de faire plaisir au brun en lui montrant qu'il avait le dessus sur lui. Sans lui laisser le temps de réagir, Thomas attrapa de nouveau son bras et le tira brutalement à lui, arrachant un grognement à Newt. Le blond tenta de le repousser mais rien n'y fit, Thomas avait beaucoup plus de force que lui. Il plaqua sa main sur le foulard beige, dernier rempart entre sa marque d'âme et le regard sombre de Thomas.

« Arrête ça. » Siffla le blond en soutenant son regard. « Qu'est-ce que ça peut te faire de savoir ? Ça ne t'apportera rien. »

« Je veux vérifier si Minho m'as dit la vérité. » Répondit Thomas en resserrant sa prise sur le bras du blond. Il le tordit lentement comme pour faire durer le plaisir de faire souffrir l'autre garçon.

Newt se retrouva bientôt avec son bras droit douloureusement tordu dans son dos, à la merci de Thomas. Le brun força un peu plus sur son articulation, forçant Newt à se pencher en avant pour soulager son épaule. Il hoqueta de douleur mais parvient à ravaler ses larmes pour crier une ultime supplique, espérant vainement que Thomas abandonne et le laisse enfin tranquille.

« Lâche-moi ! Tu crois vraiment ce que ce connard de chinois à pu te dire ?! »

« Il n'y a qu'un seul moyen de vérifier. » Trancha Thomas d'une voix vite.

Et il arracha le morceau de tissu. Newt sentit son souffle se couper lorsque Thomas posa ses yeux sur son propre nom, sa marque brûlait sur son poignet et il l'imaginait très clairement s'illuminer d'argent, signe que Thomas en avait pris connaissance. La main de Thomas se desserra légèrement, soulageant quelque peu son bras. Puis l'instant d'après, il renforça sa prise, plus fort et Newt poussa un grognement de douleur. Il avait l'impression que Thomas allait finir par lui arracher le bras, la souffrance qu'il ressentait s'amplifiait à mesure que Thomas remontait son bras vers sa nuque et il se pencha un peu plus en avant.

Le sol sous ses yeux se brouillait, devenant flou et lorsqu'une tache plus sombre vient le maculer, suivit d'une dizaine d'autres, il comprit qu'il pleurait. Mais il ne savait pas si c'était à cause de la douleur dans son bras, ou bien à cause du vide qu'il emplissait son estomac suite au rejet de Thomas. Car c'était bel et bien un rejet, quand le brun avait enfin put voir qu'il était réellement l'âme sœur de son souffre-douleur, il avait eu un moment d'hésitation, il S'était relâché. Mais très vite, il c'était reprit, renforcement son emprise sur Newt, et pas seulement physiquement, il savait maintenant qu'ils étaient liés et il aurait beau le refuser, il ne pouvait rien y faire.

Newt aurait presque put être heureux de la position dans laquelle il se trouvait, ainsi, dos à Thomas il ne pouvait pas voir l'air de dégoût qui s'étalerait inévitablement sur ses traits, il pouvait encore repousser un peu la confrontation visuelle avec son agresseur, son pire ennemi, Thomas. Son âme sœur.

Alors, quand Thomas lâcha enfin son bras pour attraper son t-shirt et le retourner face à lui, il ferma les yeux. Il sentit les larmes rouler sur ses joues, il sentit le regard de Thomas poser sur lui. Il l'entendit ordonner d'ouvrir les yeux. Et il sentit le premier coup faire naître une nouvelle douleur dans le creux de son ventre, s'ajoutant à toutes celles que Thomas avait déjà causé, physique comme mentale, passé comme présente. Et futur.

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Newt était un lâche. Il avait fui. De toute manière il n'aurait pas pu supporter de rester immobile sur une chaise à tenter de ne montrer aucune expression pour que personne ne vienne lui poser de questions. Alors il était partie, séchant les cours de l'après-midi, il se trouverait une excuse plus tard. Pour l'instant il voulait juste s'enfuir, s'éloigner de ses problèmes, les éviter le plus longtemps possible. Et surtout, il ne voulait plus jamais voir Thomas. Maintenant que le lien était à moitié crée, par la faute de sa reconnaissance par Thomas, les sensations qu'il ressentait s'étaient amplifiées, s'il avait cru que les contacts physique ou même visuels avec Thomas étaient durs à supporter avant, maintenant c'était de la rigolade par rapport à ce qu'il devait supporter maintenant. Chaque regard, chaque frôlement avec la peau du brun faisait exploser en lui des milliers de volcans. Ce que les gens appelaient des papillons dans le ventre, ce n'était rien comparait au reste. Maintenant ça en devenait insupportable, il était accro à Thomas, à chaque fois qu'il le touchait il sentait grandir en lui l'amour qu'il ressentait.

L'amour. Il devait se rendre à l'évidence, il était amoureux de Thomas. Un amour forcé par un destin qui se foutait clairement de sa gueule, mais un amour quand même. Fort et puissant. Indestructible et destructeur.

« Newton ? »

Newt sursauta violement, sortant des pensés où il c'était perdu. Il essuya rageusement une larme qui avait eu l'audace de s'échapper pour venir rouler sur sa joue et se tourna vers celui qui l'appelait.

« Aris ? »

Il eut à peine le temps de se remettre de la surprise d'avoir le châtain en face de lui, qu'un poing entra dans son champ de vision et percuta sa joue. Il chancela et tomba en arrière.