Tout d'abord je tiens à m'excuser pour le long retard. D'attend plus que je n'ai pas vraiment d'alibi. Disons que je fait un blocage sur la fic, enfin je vais quand même tenter de l'écrire jusqu'à la fameuse rencontre. Merci à ceux qu'il laisse des commentaires. C'est d'ailleurs grâce à sa que vous pouvez lire la suite aujourd'hui. Héhé je suis sadique. Bon ce chapitre et comme els précédant ennuyeux et ne fait pas avancer l'histoire j'espère donc que le prochain sera meilleur. Je compte le mettre assez rapidement malgré mes examens. Bonne lecture !

Dans le sous-sol humide et cafardeux, la tension était à son comble. Un homme à la chevelure blonde était agrippé au barreau en fer massif. Il regardait avec agressivité l'homme en face de lui. Ses membres étaient crispés contre les montants en acier, et son visage laissait voir toutes sortes d'émotions qu'il ne semblait pas vouloir dissimuler. Du dégoût, de l'amertume, du chagrin, ainsi qu'un soupçon de tristesse. Seul le bruit des insectes grouillant contre les murs ou encore des gouttes d'eau tombant au sol faisaient vivre le décor. Au contraire du premier homme, le second semblait d'un calme déconcertant. Le visage neutre, sans aucune expression, ni émotion. Il attendait.

Laisse-moi la voir !

Le blond s'était écrié soudainement. Son propre passé le rongeait de l'intérieur. Les images qu'il avait vécues lui revenait en tête soudainement, provoquant une vague de sentiments incompatibles. Contrairement à son ami, lui avait toujours eu du mal à cacher ce qu'il ressentait. La rage qu'il éprouvait s'amplifiait au fil des minutes. Son regard lumineux toujours plongé dans ses prunelles ténébreuses, il tentait de le faire céder. Bien qu'il sache qu'il ne pourrait rien y faire. C'était son défaut, quoi qu'il arrive, il gardait espoir. Il détourna le regard, les mains toujours crispées sur le métal froid, une larme traçant le contour de sa joue glacée.

-Merde, lâcha t-il.

La moindre marque de faiblesse, il ne voulait pas lui montrer, mais il ne se contrôlait pas, il n'avait jamais su se contrôler. Toujours de marbre, l'autre le regardait, il ne comprenait pas sa réaction. Le brun lui avait tout raconté et le blond était entré dans un état de haine intense.

-Si tu continues à avoir une aura aussi sombre, Kyuubi ne va pas tarder à prendre le dessus… Naruto.

Il s'était rapproché et avait murmuré sa phrase à proximité des barreaux qui les séparaient. D'un mouvement brusque, la main de Naruto s'était déplacée pour tenter d'agripper le vêtement de son antagoniste. D'un mouvement fluide, le jeune homme s'était écarté et avait dégainé son sabre. La pointe de ce dernier contre le cou du blond.

-Tu es devenu trop dangereux pour moi…

Le brun l'observait, le regard vague. Il était l'opposé même. L'ombre et la lumière, le jour et la nuit, la joie et la souffrance. Autant d'antithèses qui opposaient les meilleurs amis. Il fit tourner légèrement la lame pour qu'elle s'encre faiblement dans la chair du blond qui commençait déjà à laisser échapper une quantité impressionnante de chakra malsain. Les yeux pourpres du ténébreux s'étaient animés et un sourire funeste était apparu sur ses lèvres. Une certaine excitation se lisait sur son visage, et les mouvements de sa main sur son arme montraient l'agitation et l'euphorie qui s'étaient emparés de lui. Oui, il avait envie de le tuer, de mettre fin à son existence, de partager cette sensation avec lui. Il le savait depuis toujours, depuis la fois ou il l'avait défié. Seul Naruto pourrait lui procurer cette stimulation, cette sensation qu'il recherchait depuis longtemps. La même qu'il n'avait pas réussit à ressentir en tuant Orochimaru. Le visage du blond était à présent déformé par des traits animal. De longues canines, des ongles acérés, ainsi que des yeux de lynx. Il n'avait plus rien d'humain, et le peu de tristesse et de nostalgie qu'il possédait encore quelques minutes auparavant pour le ténébreux venait de s'éclipser.

Ce dernier, toujours neutre, intensifia la pression de l'arme sur le cou de l'animal. Un filet de sang apparut, ne faisant qu'intensifier les grognements de rage du renard. Plus le chakra se faisait intense, moins l'âme de Naruto pouvait rivaliser avec son démon intérieur. Un sourire malsain illumina le visage de l'Uchiha. Il pouvait à présent voir clairement trois des neuf queues apparaître, plus qu'une et il perdait le contrôle de lui-même.

-Déjà ? soupira l'Uchiha.

Le ténébreux se résigna. Il fit plusieurs signes avec une rapidité déconcertante avant de murmurer quelques mots. Instantanément, toute la puissance du chakra disparut, laissant tomber au sol le corps inerte du réceptacle, le visage serein. Rien ne laissait penser que Kyuubi avait pu prendre le contrôle quelques minutes auparavant. Le brun remit son arme en place. Il scruta la masse inanimée avec un regard inexpressif. A vrai dire, cette situation l'agaçait plus que tout. Par un geste qu'il avait à présent l'habitude d'utiliser lorsqu'il était contrarié, il passa une de ses mains dans ses cheveux.

-Malheureusement, j'ai encore besoin de toi. Quelle ironie du sort…

Son ton était las et monotone. Comme à son habitude. Depuis la destruction de Konoha et l'élimination de l'Akatsuki, sa vie était terriblement ennuyeuse. Tout était uniforme et régulier. Il n'avait plus aucun but à atteindre, plus aucun avenir.

-Je rêve, tu hibernes ou quoi ? Aller, lève-toi !

L'esprit embrumé, la jeune femme se releva difficilement sur l'un de ses coudes. Elle analysa rapidement ce qui venait de se passer. Tout d'abord, ce n'était pas Karin mais une voix d'homme, ensuite il ne devait pas connaître les règles de politesse pour avoir défoncé littéralement la porte dans un bruit fracassant, la sortant des bras de Morphée. Mais vu qu'elle était séquestrée, il devait s'en foutre totalement des règles de politesse. Sa vue s'habitua comme chaque jour à l'obscurité éclaircie par la simple bougie apportée par l'homme en question. Sérieusement, quel besoin éprouvait-il de vivre dans un trou pareil. Ca n'avait aucun sens ! Elle en déduit que les personnes vivant ici étaient glauques et dérangées mentalement.

Elle détailla l'homme en question. De taille moyenne, des cheveux d'argent, un sourire des plus carnassiers qui fit apparaître une grimace sur le visage de la jeune femme. Ce qui la choqua le plus fût l'arme qu'il employait. Accoudé sur celle-ci, l'homme ne semblait avoir aucun mal à la manier, il aurait fallu sept Sakura rien que pour la soulever. Etrangement, cet homme lui fit penser à un homme requin, elle l'avait vaguement croisé lord d'une de ses missions. D'après ce qu'elle savait, c'était le compagnon d'Itachi dans l'Akatsuki … Avant sa mort. Repensant subitement aux paroles qu'il avait prononcé peu de temps avant, elle ne put s'empêcher de rétorquer.

-J'ai besoin de repos, ça ne se voit pas ?

-Ouais bah t'oublie ça, tu pars en mission avec moi.

Aussi colérique et démonstrateur que Karin , elle avait tout de suite cerné le personnage. En gros… Une grande gueule. Sakura fronça les sourcils. Hors de question qu'elle le suive où que ce soit dans son état ! Et puis elle n'avait plus la force ni le courage de se battre.

-C'est hors de question, fit-elle calmement avant de se laisser retomber sur le lit.

Elle devina facilement le sourire qu'affichait le visage du nouveau venu. Bizarrement, elle avait un mauvais pressentiment. Ce sourire, elle le détestait et ne le connaissait que trop bien. Il n'était jamais sans conséquences. Subitement, elle fut attrapée par le poignet, puis tirée du lit avant de chuter contre les dalles en pierre froide. Elle fulminait.

-C'est quoi ton problème ? Je t'ai fais quelque chose ?! J'ai laissé mourir un membre de ta famille ? Je t'ai blessé personnellement ? Vous êtes tous comme ça ici ou quoi ?! cria t-elle en se relevant.

Sakura s'énervait rarement. Habituellement, elle était réfléchie et prenait le temps de comprendre. Cependant, rien que le fait de mettre un terme à sa sérénité suffisait à la mettre dans tous ses états. La jeune femme était du genre à se faire une opinion des personnes dès la première rencontre, vraiment, elle se trompait souvent d'ailleurs. C'était le cas pour Naruto. Elle l'avait trouvé turbulent et sans intérêt, à présent, elle l'aimait comme pour Hinata. Elle se souvient parfaitement de la première fois où elles avaient l'occasion de faire connaissance. C'était après une mission menée par leur équipe respective, la seconde fois qu'ils tentaient de sauver Sasuke. Après l'échec de la mission, Kakashi avait emmené les deux équipes au restaurant, bien entendu les élèves avaient fini par payer. Il se trouvait que Naruto s'entendait vraiment très bien avec les garçons, et eux-mêmes lui rendez bien. Pourtant, du côté de Sakura et d'Hinata c'était le néant, l'incompréhension la plus totale. Un regard avait suffit pour que les deux jeunes filles comprennent qu'elle n'avait rien en commun si ce n'est l'amour qu'elles portaient pour le renard. Sakura avait bien tenté une approche en demandant comment elle se sentait, en effet, elle était anormalement rouge. Elle avait bégayé en répondant que tout allait bien. La jeune femme en avait donc déduit qu'Hinata était bien trop timide et associable pour s'entendre avec qui que ce soit. Cette image s'était gravée dans son esprit et elle ne prit plus la peine d'essayer de s'entendre avec cette dernière depuis la destruction de Konoha. Pourtant, ce n'était pas les occasions qui avaient manqué. Mais Sakura était bien trop fière, et elle avait décidé qu'elle ne pourrait pas s'entendre avec une fille dans son genre. C'est donc qu'elle avait raison, maintenant, elle regrettait son acte égoïste.

-Oh je te parle !

Une main s'agitait énergiquement devant son visage. Encore une fois, elle avait été totalement emportée par ses pensées. Pourquoi pensait-elle à tant de souvenirs ? Sans doute parce qu'elle n'en connaîtrait plus de semblables. Elle soupira avant de le fixer d'un regard qui se voulait menaçant. Seulement, les seules fois où elle avait réussi à être menaçante étaient lorsqu'un patient voulait absolument rentrer chez lui alors qu'il n'était pas rétabli. Le jeune homme, toujours avec un sourire stupide collé au visage, posa une main sur les cheveux de Sakura puis les ébouriffa.

-Tu n'as pas l'air si malade que ça. Change-toi et rejoins-moi, fit-il joyeusement.

-Et comment tu veux que…

Elle s'arrêta. En effet, elle parlait dans le vide, il avait déjà refermé la porte qu'il avait à moitié démonté en entrant. De toute évidence, elle avait déjà son opinion sur lui. Et pour la première fois de sa vie, elle ne prit pas compte de la première impression.

Elle prit le temps de se changer. Elle se doutait qu'il devait l'attendre depuis un bon moment. Tant mieux ! Ca lui fera les pieds ! Elle se décida à le rejoindre, la porte n'avait pas été fermée. Devant elle s'étendait le fameux couloir dont elle ne voyait pas la fin, le fameux couloir qui la préoccupait tant. Elle était partagée entre un sentiment de curiosité et de peur. Car oui, dans la chambre dépourvue de fenêtres, sombre et lugubre, elle se sentait en sécurité. Sensation qu'elle avait pensé ne plus pouvoir ressentir depuis la destruction du village. Elle qui pensait avoir était détruite à jamais commençait à espérer, espérer à la survie de certains amis qu'elle n'avait pas vu tomber au combat. Espérait qu'une partie de son village était encore debout et que des travaux étaient déjà entamés. Espérait qu'elle allait pouvoir retrouver sa vie paisible.

Le premier pas est toujours le plus dur dit-on. Pour Sakura, ce n'était pas dur, c'était tout simplement irréalisable lorsqu'elle ne savait pas à quoi s'attendre. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle se crispa instantanément lorsqu'elle commença à avancer. Elle était le genre de personne à être toujours sur ses gardes et a éviter au maximum les problèmes. C'est pour cette raison qu'elle s'effaçait si souvent lors des missions, elle restait tout simplement en retrait car elle avait peur. Voilà pourquoi elle s'était reconvertie au domaine médical. Elle avait souvent pensé être aussi impulsive que Naruto. Foncer tête baissée, elle n'avait jamais réussi. Elle était sans aucun doute devenue beaucoup plus forte au niveau physique, mais au niveau mental, elle se sentait toujours en danger, sans doute un reste de la petite Sakura qui se faisait martyriser par ses camarades de classe. Elle soupira. C'était stupide d'avoir peur maintenant. Et pourtant, elle s'était arrêtée. Elle avait dépassé la salle de bain, elle ne s'était jamais aventurée plus loin. Elle attendait. Cependant, elle ne savait pas quoi, de l'aide sans doute, comme à son habitude. Pas le moindre signe de vie. Tant pis, ce couloir était bien trop sombre et sinistre à son goût. Elle fit demi-tour, bien décidée à rejoindre le lit qu'elle s'était à présent appropriée.

Elle sursauta vivement. Une main venait de s'abattre de façon violente sur son épaule, la faisant se retourner à la hâte. Devant elle se tenait l'homme de tout à l'heure, à l'exception que les traits de son visage étaient beaucoup plus crispés. Finalement, ce n'était pas elle qui allait lui donner une leçon, mais bien le contraire. En territoire inconnu, Sakura avait du mal à répondre, sauf cas extrême. La jeune femme paraissait à présent angoissée, elle jouait nerveusement avec les tissus de son vêtement. L'homme prit sa main et l'entraîna avec hâte à travers le couloir. Rapidement, son instinct de survie refit surface.

-Non mais sa va pas ? Vas moins vite !

Il jeta un rapide coup d'œil à la jeune femme avant d'accélérer le pas, sans doute pour la provoquer d'avantage. Il n'aurait pas su dire pourquoi, il aimait bien la voir en colère. Elle s'énervait si facilement qu'il en avait fait un jeu divertissant. Le couloir semblait toujours interminable. Lorsqu'elle en vit enfin le bout, elle venait d'insulter de toutes les manières possibles son assaillant. Le faisant au passage rire aux larmes. Elle prit subitement conscience que plus elle analysait ses comportement, plus il lui faisait penser à quelqu'un. Aucun doute, il était Karin au masculin. Elle n'était pas sûre d'arriver à pourvoir supporter deux cas comme ça, d'autant plus qu'elle ne savait toujours rien. Pourquoi était-elle ici ? Où était-elle ? Qui l'avait sauvé, et pourquoi ?

Il la tira jusqu'à ce qui sembla être le salon. Elle distingua parfaitement la silhouette de Karin entrain de manger elle ne savait quelle sorte de plat. Elle semblait être la seule présente dans la pièce. Tant pis ! Mis à part le décor, elle n'en saurait pas plus. La rousse fit un grand signe de la main avant de s'écrier la bouche pleine.

-Pauvre Saku… Bonne chance avec Suigetsu ! Il va t'en falloir.

-Oui je sais, il est exactement comme toi ! ria Sakura

Le sang de Karin ne fit qu'un tour et elle balança d'un coup sec le plat de pattes encore à moitié plein. Ce dernier finit sa course en plein milieu de ce qui semblait être la porte principale. Elle enrageait. Comment cette gamine osait la comparer à un personnage aussi odieux, répugnant, et repoussant que Suigetsu ?

-Essaye seulement de rentrer petite peste, je vais te coupe en deux ! hurla t-elle.

De l'air, du vent, la nature. Sakura avait perdu la notion du temps depuis un bon moment déjà. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle ne c'était jamais sentit aussi heureuse qu'à cet instant. Comment avait-elle pu rester enfermée depuis si longtemps ? Son visage était incroyablement doux et serein. Elle se sentait renaître. Ses membres engourdis s'étaient habitués à la vitesse du jeune homme. Ce dernier, légèrement devant, se retourna.

-Ah, au fait ! Tout à l'heure, tu m'as demandé si tu m'avais fait quelque chose de personnel, si tu avais tué quelqu'un... Et bien c'est ton équipe qui à tué mon maître il y a quelques années.

Sakura était choquée par la révélation. Elle tenta dans ses souvenirs les plus profonds de retrouver à quel moment elle avait bien pu faire une chose pareille. De toute évidence, ça devait remonter à longtemps, car une vrai équipe, ça faisait des années que Sakura n'en avait plus formé une. Elle ne trouvait pas. Tout était bien trop flou, sans doute trop ancien, pour elle, les souvenirs étaient éphémères et ne duraient jamais, mis à part les plus marquants. De toute évidence, ce moment de sa vie n'avait pas dû la marquer plus que ça. Lisant l'incompréhension sur son visage, Suigetsu renchérit.

-Zabusa, du pays des vagues, sourit-il.

Elle manqua de trébucher, et se rattrapa à la dernière seconde. Elle était sidérée. Tout lui revenait en mémoire. Sans s'en rendre compte, elle avait tenté d'oublier Sasuke du mieux qu'elle le pouvait en rendant inexistant tout passage de sa vie à ses côtés. Comment avait-elle pu oublier un passage aussi important de sa vie ? Sa première véritable mission, son premier vrai combat, sa première véritable frayeur. Elle en avait presque la larme à l'œil. Quand était-elle devenue si craintive et terrorisée au point d'en oublier des souvenirs qui faisaient ce qu'elle était ?