Hi !

Bon voici la suite.

Un grand merci à DiNozzo-Ncis, Sasha, MDHayden, Marguerit- Roxton-Jones, Alicia, MarionNCISlove, et à Guest, j'aime vos avis et votre soutient.


- Allez Tony encore un effort. On y est presque ! L'encouragea Ziva alors qu'elle essaya tant bien que mal de supporter le poids de son partenaire appuyé lourdement sur elle.

Ce n'était qu'après trois tentatives qu'elle avait enfin réussi à le mettre debout. Bien évidement cela avait pompé le peu d'énergie qu'il lui restait, mais la détermination de chacun avait eu gain de cause et à présent ils avançaient doucement mais sûrement vers la sortie du hangar.

Elle avait soigneusement préparé leur ascension au préalable en bloquant la porte grande ouverte avec une caisse pour leur facilité le passage ainsi que la porte arrière de la voiture.

Mais même avec cela, les quelques mètres qui les séparaient de la voiture, fût une torture à proprement dit pour Tony. Ses jambes avaient de plus en plus de mal à le soutenir et il avait de plus en plus de mal à se concentrer pour les faire avancer, sans parler de la douleur atroce qui c'était propagée dans tout son corps.

Puis la fatigue eut finalement raison de toute sa volonté à rester debout et ses jambes se fléchirent sous son poids.

Ziva n'eut pas assez de force pour le retenir, mais la veste de Tony qu'elle avait enroulé autour d'eux au niveau de la taille pour un meilleur soutient tout en faisant pression sur la plaie, lui avait empêché de tomber complétement.

Il se retrouva donc les genoux à terre, une main posée sur son ventre pour essayer de contrôler cette douleur insupportable qui était devenue sa nouvelle meilleure amie, la tête penchée en avant prêt à renoncer.

Mais Ziva n'avait pas dit son dernier mot.

Elle tira donc de toutes ses forces sur le poignet droit de Tony qui lui enlaçait les épaules et poussa vers le haut avec son autre main au niveau de sa taille pour le hisser de nouveau debout.

- Allez, Tony, ce n'est pas le moment de se reposer ! Lui dit-elle d'entre ses dents.

- Laisse tomber Ziva . . . commença-t-il à lui dire essoufflé et à bout de force . . . je n'y arriverais pas.

- La voiture est juste là Tony. On peut le faire. Tu peux le faire. Lui dit-elle plus déterminée que jamais.

Elle savait que s'il abandonnait maintenant, tout leur acharnement pour en arriver là n'aura servi à rien car il lui serait impossible ensuite de recommencer à se lever, ce qui le mènerait directement à . . . non elle ne préférait pas y songer, ce n'était pas dans ses plans de toutes façons.

Malheureusement pour elle, Tony ne fit aucun effort pour se relever. Et s'il n'y mettait pas du sien il lui saura impossible de le faire toute seule.

Alors, même si cela lui coutait de faire ce qu'elle s'apprêtait à réaliser dans son état, elle savait que pour booster un DiNozzo il n'y avait que deux façons d'agir.

La première étant de lui mettre une tape derrière la tête à la façon Gibbs. Hélas ses deux mains étaient occupées à essayer de garder Tony en position et de toute manière elle n'était pas Gibbs. Une tape d'elle, se résumerait sûrement à une plainte, des menaces de faire pareil et un long discours sur le fait que c'était lui l'agent Senior et donc qu'elle n'avait pas le potentiel d'user de cette avantage. Du moins, en temps normale c'est ce qui se serait passé, car elle doutait qu'il ait assez de force pour protester.

Mais de toute façon, il lui restait la seconde façon. A savoir altérer son alter ego ainsi que sa masculinité. Et pour ça, elle savait exactement comment faire.

- Eh ben ! Et dire que je croyais que tu étais un dur à bouillir, je me suis trompée. Moi j'ai réussie à parcourir neuf kilomètres avec une cheville foulée lors d'un entraînement au Mossad. Et j'avais que seize ans.

- Cuir, lui dit-il en chuchotant.

- Quoi ?

- On dit, . . . un dur à cuir.

- Peu importe, ça revient au même. On est toujours planté là. Si Gibbs te voyait, il t'en passerait l'envie à coup de pied à l'arrière.

- Au derrière Ziva, au derrière, lui dit-il en poussant aussi fort qu'il le pouvait sur ses jambes pour se relever avec l'aide de Ziva.

La mention de son patron, lequel il ne voulait surtout pas décevoir en lui faisant penser qu'il était un faible, avait porté ses fruits.

Tous les deux réussirent finalement à reprendre une position acceptable pour pouvoir marcher. Tony n'était pas exactement debout - son haut du corps extrêmement penché en avant- mais au moins il était sur ses pieds.

Ziva eu tout de même beaucoup de remords de l'avoir fait culpabiliser sur ses capacités, surtout en l'entendant gémir aux moindres mouvements. Même une personne surentraînée n'aurait pas fait mieux que lui, loin de là même. Et c'est pour ça, qu'elle savait pertinemment que Gibbs aurait été fier et non déçu de lui. Mais apparemment Tony avait encore des doutes à ce sujet, car cela avait fait son effet sur lui, une fois de plus.

Mais c'est sans perdre de temps, qu'ils se remirent en route. Mais au premier pas, Tony prit parole d'une voix à peine audible.

- Et ça a la nationalité américaine.

Ziva eu un bref doute sur ce qu'elle venait d'entendre. Mais malgré la situation précaire dans laquelle ils se trouvaient et sa propre fatigue, un sourire traversa ses lèvres en sachant pourquoi il avait dit une telle chose et cela lui remonta le moral.

Tony n'avait pas abandonné et plus précisément, n'avait pas perdu son humour si « subtil ».

Elle se dit alors, que s'ils parlaient pour le reste du chemin qu'ils avaient à parcourir- ce qui était en fait que quelques pas mais un périple dans son état- alors, cela lui semblera moins long et plus supportable. Surtout s'ils continuaient à ce chamailler comme ils avaient tant l'habitude de faire.

- Je te signale que je connais toutes les lois, lui dit-elle alors. Sûrement mieux que toi d'ailleurs !

- Peut-être mais pour les expressions . . . ça reste désespérant. . .


A plusieurs kilomètres de là, dans la Chevrolet attitrée au NCIS, Gibbs, au volant, se demandait pourquoi il n'avait pas eu de nouvelle de ses agents encore.

Il avait beau retourner la question dans tous les sens, toutes les réponses qui lui vinrent étaient hélas toutes plus négatives les unes que les autres.

Il regarda brièvement McGee à ses côtés, l'ordinateur portable ouvert sur ses genoux attendant un signal du portable du Sergent Carter. Mais son regard était face au pare-brise, semblant vide, l'esprit ailleurs apparemment.

Aurait-il les mêmes craintes que lui ? Oh oui, c'était sûr même.

Un lien particulier c'était créé au fil des ans entre les membres de l'équipe et chacun se préoccupait plus du bien-être de l'autre que du sien. Et quand une menace pesait sur l'un d'eux, cela altérait parfois leur jugement mais jamais leur instinct.

C'est pour cela que Gibbs appuya plus fort sur l'accélérateur faisant coller à leur siège respectif leurs occupants.

Les trente minutes qui les séparaient du point d'arrivé se transformeront en une vingtaine de minutes tout au plus.

Mais pour une fois, au fond de lui, McGee ne pria pas Dieu pour qu'il arrive en seul morceau ou pas malade à la conduite brusque de son patron, tout au contraire, il n'y pensa même pas une seconde. Il pria simplement pour que tous les deux se trompèrent et que leurs coéquipiers allaient bien.

Ce qui hélas, ne servait à rien.


Au même moment, Ziva referma le coffre après avoir récupérer la couverture de survie que chaque véhicule de l'agence était équipée.

Tony était enfin allongé sur la banquette arrière, les jambes repliées sur le côté, les pieds sur le plancher. Ce n'était certes pas la position idéale pour un blessé, mais c'était mieux qu'assis sur le siège passager.

Elle ramena la couverture et le couvrit avec.

En sentant cela, Tony rouvrit les yeux qu'il avait fermé complètement épuisé, et lui sourit faiblement en guise de remerciement. Elle lui posa une main sur sa joue et lui sourit en retour.

- Tu vas voir, sans même t'en rendre compte, tu seras rétablie et de retour parmi nous. Tu pourras de nouveaux tous nous embêter et nous empêcher de faire notre travail correctement. Le taquine-t-elle.

- Je sais que vous aimez ça. Lui répondit-il toujours aussi doucement.

- Bien sûr Tony, bien sûr. Allez accroche toi, on y va maintenant. Nous avons assez perdu de temps comme ça.

Elle lui fit une dernière douce caresse sur sa joue humide et froide puis ferma la porte pour aller rejoindre le côté conducteur.

Elle mit la clé sur le contact et la tourna pour démarrer la voiture. Mais cette dernière fit juste entendre le ronflement du moteur un long moment avant de s'éteindre. Elle réessaya mais de nouveau ce fût pareil. Puis une troisième, une quatrième et enfin une cinquième fois. En vain. La voiture jamais ne démarra.

Cela était trop pour les nerfs déjà à vif de Ziva qui jura dans toutes les langues tout en tapant sur le volant à coup de poing, énervée et héritée par cette malchance.

Tony se contenta de soupirer tout en fermant les yeux, fatigué et lassé de résister. Il se laissa alors finalement doucement envelopper par la noirceur.

Mais Ziva désemparée, réessaya de nouveau de démarrer la voiture et laissa déverser des larmes incontrôlables tout en réessayant de réanimer le moteur encore, encore et encore. . .


Ce chapitre m'a donné un peu de mal, mais il est là et j'espère que l'histoire n'a pas perdu de son intensité.