Chapitre 4 : en grande compagnie


Je me dirige vers la grande salle, la lanière de mon sac me sciant l'épaule. Je lorgne du regard le planning d'Hermione et fronce les sourcils.

- ...hermignonne ?

Elle rougit. Elle est tellement prévisible.

- Q-Quoi ?

- Tu as pris combien d'options au juste ?

- Toutes.

- ...Toutes ?

- Oui, toutes.

Je la regarde, sans comprendre la blague.

- ...même étude des moldus ?

- Je veux savoir comment les moldus sont vus par les sorciers.

- Tu n'as pas l'impression que des discussions avec le professeur et des ouvrages adaptés auraient suffit ?

Elle pousse un grognement de mécontentemment et je sais que j'ai raison. Je lève les yeux au ciel.

- Hermione, c'est vraiment pour étaler ta science. Tu vas détester divination. Tu n'es pas une diseuse de bon aventure.

- Tu as pris divination aussi !

- Oui mais c'est pour le côté ironique ! Et pour pouvoir dire à mon père et S.. Mycroft que je peux lire leur avenir ! Ca va être génial !

- Et pourquoi je ne pourrais pas être ironique ?

Je lui lance un regard et je me dis qu'elle est beaucoup trop douée en sortilège pour que je m'aventure sur ce terrain. Du coup j'hausse simplement les épaules et m'assois pour manger. Je dois avouer que je mange moins qu'avant et que la douce vue de Ronald entrain de se goinfrer me donne surtout envie de rendre mon repas.

- J'ai tellement hâte d'avoir défense contre les forces du mal.

- Moi ausis, sourit Harry.

- Et dire qu'on se moquait de moi..., marmonna Hermione.

- Au moins, Lupin a une cicatrice, si il a vraiment affronté une créature du mal on aura une preuve. La seule cicatice que Lockhart avait c'était une brûlure à cause de son lisseur.

Hermione me fusille du regard et je n'ose pas trop répliquer, repiquant mon nez dans mon assiette. Bien sagement.

Nous allons dans une salle de classe unique en son genre, dans le haut de la tour Est, on doit même grimper une échelle pour atteindre la salle de classe.

Ensuite on rentre dans un espèce de souk miniature : tapis, coussins, encens, tasse de thé un peu partout et tapisseries en tout genre. On s'assoit un peu partout, moi à côté de Nevylou.

- Où est-elle? demande finalement Ron.

- Avec ses amis de l'au-delà, je réponds en constantant avec déception que personne ne comprend la référence.

Neville me regarde en fronçant les sourcils, l'air de dire : "mais qu'est-ce que tu racontes comme conneries" et je grogne en regardant ailleurs.

Sorciers de merde. Putain la princesse et la grenouille c'est la base.

- Je suis contente de vous rencontrer dans le monde physique, fait une voix mystique.

Et là, une espèce de frêle femme avec une coupe afro (mais rousse), des foulards et des robes de hippies et des loupes en guise de lunettes apparaît.

JE SAIS QUI CEST

JANIS JOPLIN AYANT RENCONTRE BILLY OCEAN

Je souris devant ma blague de génie et marmonne contre ses idiots de sorcier, toujours incapable de saisir la référence. La véritable question est pourquoi je traîne avec eux.

- Asseyez vous, mes enfants, asseyez vous.

Je retiens l'envie de dire que c'est déjà fait, parce que, franchement le cours a l'air terrible et la prof encore plus. Ce serait idiot de me faire virer dés la première heure.

- Je suis le professeur Trewlaney, il est possible que vous ne m'ayez jamais vu. Je descends rarement rejoindre les autres professeurs, ça trouble mon troisième œil.

Bon sang mais quelle génie. Et dire que mon père ne peut pas voir ça.

- La divination, continue-t-elle d'un ton théâtrale. Est le plus dur des arts magiques. Soit vous avez le don de la double vue, soit pas. Les livres ne vous aideront pas à aller loin dans ce domaine.

Hermione se crispe, son expression adoptant la parfaite "Really-bitch" face et je manque de laisser échapper mon fou rire. Pauvre enfant qui vient de subir une violente insulte.

Elle continue sa petite tirade, nous regardant un à un d'air un anxieux, je fais donc de mon mieux pour prendre une expression grave et concernée par le problème.

- Je voudrais vous demander, ma chère, fit-elle en se tournant vers moi.

Je me redresse, avide de savoir.

- De me passer la théière en argent.

Un peu déçue, je n'en montre rien et obéis bien sagement. Je la lui tends avec un doux sourire et me permets même d'ajouter.

- Je n'ai entendu que du bien de vos cours, la possibilité d'avoir le don de double vue me .. me... boulverse mais vous croyez que je pourrais faire face à la responsabilité d'avoir un tel don ?

- Et bien, ma chère, ce n'est pas le cas de tout le monde, mais la première étape est bien de reconnaître que ce n'est pas à la porter de tout le monde.

- Bien entendu, je réponds, doucereuse.

Elle me lance un regard presque amoureux et je retourne m'asseoir, faisant semblant de ne pas entendre le soupir dédaigneux de cette brave Granger.

- Vous, mon garçon, fait-elle à neville.

Là, je me crispe. Neville semble très mal à l'aise et ça ne présage jamais rien de bon.

- Est-ce que votre grand-mère ?

- O-Oui.. Je crois...

Je n'en serais pas si sûre si j'étais vous.

Je manque de faire scandale mais rassure Neville à voix basse, bien décidée à faire du cours de divination mon nouveau défouloir.

- Vous, fait-elle à Parvati. Il faudra vous méfier d'un homme aux cheveux roux.

Parvati se tourne vers Ron, qu'elle regarde dédaigneusement avant d'éloigner son fauteuil. Je souris en coin, et essaye de montrer à Neville que c'est rigolo mais il n'est pas convaincu.

Le reste du cours se passe à coup de prophéties à deux balles et je dois me faire violence pour ne pas réagir, franchement ça va être dur de tenir.

Nous allons dans la grande salle nous sustenter puis ils vont en cours d'éducation des créatures magiques. Et, quand je vois leur livre, je suis très heureuse de ne pas avoir choisis cette option. Je me balade donc dans les couloirs, ayant encore la chance de ne pas avoir grand-chose comme travail.

- J'ai dis à Dumbledore que c'était une mauvaise idée de laisser le copain de Black se balader dans les couloirs, fait la voix de Severus.

- Tu penses que je vais faire entrer Sirius ? Réplique une voix, sur la défensive, mais plutôt douce.

- J'en suis persuadé.

Je bifurque donc et aperçois Lupin et Rogue, en face à face, tout juste si ils ne dégainent par leurs baguettes. Je fronce les sourcils.

- Professeur ?

- Tout va bien, Elizabeth, me fait doucement Remus.

Je fronce les sourcils, il est mignon mais il n'est pas le seul professeur. Je le regarde, l'air de dire "bitch please" et me tourne vers Rogue.

- Professeur ?

Severus offre un sourire narquois à Remus mais se tourne vers moi, glacial.

- Que voulez-vous, Watson ?

- Tout va bien ?

- Cest votre problème ?

Oki. Je roule des yeux et m'en vais.

De toute façon, je vais bientôt avoir cours de défense contre les forces du mal. Et quand Lupin sera devenu mon professeur préféré, ce sera bien fait pour vous.