Bonjours les lecteurs !

Je vous remercie (encore) d'être toujours plus nombreux à me suivre et à m'encourager pour cette fiction.

J'suis tellement émue...

Yume-Yuna : Et un Chapitre Bonus ! Un ! D'abord sur Satoko (Pourquoi ? L'idée de son histoire me traînait dans la tête depuis le début de la fic...) MAIS ce n'est pas le premier fantôme apparut dans la maison ! Et nan ! Je suis heureuse de voir que mes chapitres te plaisent toujours autant ! J'suis fière ! Bisous !

Naheiah : Merci pour ta review, sa me fais plaisir ! La suite de la (vrai) fic ne tarderais plus à arriver, je dirais même Mercredi ! Sois patiente ! Bisous !

Qwan'Hei : Un fantôme pour ta chambre, hein ? J'ai envie de te dire OUI ! Tu imagines, le fantôme d'un beau gosse qui débarque dans ta chambre ! HAN LA LA ! Le rêve ! J'ai te torturer en faisant durer le suspens, c'est ma manière à moi de remercier mes fans ! Bisous !

Myrlia : Le fantôme diabolique ? Tu vas être très surprise (j'espèèèère !) quand tu découvriras son apparence ! Moment choupi entre Aphro' et Angelo, mais avouons le, ils le méritent bien, non !? L'histoire du samourai qui médite viendra après l'histoire de Mei. J'y tiens beaucoup ! Bisous !


Chapitre Bonus : Satoko

Nuit du 9 mars 1945, dans une petite ville près de Tokyo.

J'ai peur, j'ai tellement peur. Le bruit des avions dehors est tellement effrayant. Cette guerre me fait tellement peur...

Maman, pourquoi m'avoir cachée dans cette maison ? On y entend si bien le bruit des avions qui bombarde notre ville... Pourquoi es-tu partie toi aussi ? Tu m'as promis que tu allais revenir, alors, pourquoi n'es-tu pas là ?!

Tu m'as cachée dans cette grande armoire, dans la première pièce de cette maison. Tu as dit très clairement que les avions ne viendrait jamais jusqu'ici, alors pourquoi est-ce que j'entends les cris de tout ces gens ? Pourquoi ?

A genoux dans la grande armoire, je me décide à faire une prière. Je supplie les Kamis d'épargner notre pays, ainsi que tout les gens que je connais, et toi aussi, Maman. Je sais que tu reviendras, tu me l'as promis. Tu as toujours tenu tes promesses...

Je décide finalement de sortir de l'armoire. Je sais que je n'ai pas le droit, mais je veux te retrouver, Maman, je sais que tu n'es pas morte ! Je veux venir te chercher ! Je veux simplement vivre comme avant ! Je veux te regarder préparer le dîner, je veux jouer avec Papa, je veux retrouver mes amies de l'école, je veux retrouver ma vie d'avant ! Depuis que Papa est partie à la guerre, pourquoi sommes nous obligées de nous cacher ? Tu m'as dit que c'était sa mission, tu as dit que les Kamis l'avaient envoyé à la guerre pour que notre pays soit glorieux ! Mais je ne te croit pas, Maman, je ne te crois pas ! Les Kamis n'auraient pas voulu voir tout ces gens mourir ! Pourquoi m'as-tu mentit... Serais-tu en train de me mentir de nouveau ? Reviendras-tu ?...

Cette maison est sombre, et effrayante. Je suis sûre d'avoir entendu des bruits de pas dans le couloir. J'ai peur d'aller voir, alors je me contente de me cacher derrière les kimono qui sont exposée dans cette pièce. Il fait de plus en plus sombre. C'est étrange, c'est comme si je pouvais ressentir la noirceur de cette pièce. Je devine aisément que quelque chose à dût se produire ici. Quelque chose de terrible. La nuit est tombée depuis quelques heures, et tout ce qui illumine le ciel, c'est un grand incendie. Je ne peux plus retenir les larmes qui coulent sur mes joues.

J'ai couru, partout, dans toute la maison. Elle était vide, et j'ai simplement vu une petite fille de mon âge se cacher dans une pièce secrète. J'aurais voulu la rejoindre, et me cacher avec elle. Des corps. Il y en a partout. Mais que c'est-il passé dans cette maison ?! Un éclair lumineux m'aveugle, et je me retrouve face à une femme au rire sinistre. Elle tend les bras vers moi, comme l'aurait fait une mère. J'ai tellement vie de pleurer, et de me jeter dans ces bras. Dans un instant de lucidité, je m'enfuis. Je regagne la pièce où je m'étais cachée, mais des hommes entrent dans la pièce. Ils sont effrayant, et pointe leurs armes vers moi. J'essaye de m'enfuir, en leur faisant comprendre que je veux retrouver ma mère, en vain. Ils ne me comprennent pas. L'homme qui me tient le bras me fait mal. Je cris, je me débats. L'homme me fait signe d'arrêter et de me calmer, mais je ne veux pas, je veux simplement partir. Puis tout à coup, je ressens une intense douleur dans la poitrine. L'homme tient son arme, et, horrifié, la laisse tomber sur le sol. Des larmes se mettent à couler sur ses joues, et il s'accroupit face à moi. Je ne comprends pas. Que se passe t-il ? Je pose mes mains sur la source de la douleur, elles sont pleine de sang. Mes forces m'abandonnent, et je tombe sur le sol, inerte, aux portes de la mort. Les hommes s'enfuit. Je les suit du regard, avant de fermer les yeux, pour toujours.

Cette femme me guettent, j'en suis persuadée. Me voir morte ne lui aurait apparemment pas suffit. Je la vois s'approcher de moi, et saisir ma main. Elle est froide, et j'ai l'étrange sensation qu'elle n'existe pas. Elle me lève hors de mon corps, qui se dissipe dans un tas de fleurs. Que suis-je devenu ?...

La Maison, une dizaine d'année avant le début de notre histoire.

De nouveau, j'ai effrayée les gens qui sont venu séjourné dans cette pièce. Ce n'est peut-être pas bien, mais ils ne m'aiment pas et me craignent, alors autant en profiter. Il y a longtemps que tourmenter ces gens ne me fait plus rien.

Une petite fille entre dans la pièce. Elle doit avoir à peu près mon âge. Cependant, la nuit est tombée depuis de longues heures, et je m'interroge sur ce qu'elle fait ici. Elle a la peau très pâle, et des cheveux aussi blanc que la neige. Je la trouve très belle, mais étrangement, elle me semble aussi fragile qu'une petite fleur. Je veux lui faire peur, je veux lui faire comprendre que cette endroit est ma maison, que je ne veux pas d'elle. Mais j'ai peur. J'ai peur de la briser.

« -Pourquoi n'essayes-tu pas de m'effrayer ? », demanda t-elle d'une voix douce et presque trop belle pour appartenir à une humaine.

Depuis quand sais-t-elle que je suis ici ? Pourquoi s'intéresse t-elle à moi ?

Je sors de ma cachette, et je m'approche d'elle, l'air farouche et prête à l'effrayer. Elle se contente de se tourner vers moi et de me regarder de ses grands yeux rouges. Ils sont presque inexpressifs, mais je parvins à percevoir une infinie tristesse au fond de son petit cœur.

« -Quel est ton nom?, demande t-elle sans me quitter des yeux.

-Satoko , répondis-je du tac au tac.

-Satoko... , répéta t-elle. Je m'appelle Sae. »

Celle qui règne sur la Terre et le Ciel, quel prénom ! Je comprends maintenant d'où elle tient une telle beauté, c'est un cadeau des Kamis !

« -Satoko, dit-elle avec douceur. Tu veux bien jouer avec moi ? Je n'aime pas les gens de ce village... »

Elle me tend la main, mais je sais bien qu'il est impossible pour moi de toucher les humains. Pourtant, dans un espoir presque désespéré, je tends ma main vers elle. Elle l'attrape, et je peux ressentir la chaleur de son corps se propager dans le mien. J'en reste complètement bouche-bée, et un sourire apparaît sur ses lèvres.

Cette femme, je le sais, je devrais la protéger, au péril de mon existence...


Et voilà !

C'est très court comme chapitre, mais je pense qu'il donne l'essentiel de l'histoire de Satoko.

Bisous !