Disclaimer: Bien évidemment, et comme toujours, rien de tous cela ne m'appartient. Remercions tous ensemble J.K. Rowling.
Warning: Contiens une raltion à caractère homosexuel, donc homophobes, soyez gentils de passer votre chemin.
Note de l'auteuse: Tout d'abord, Pardon, pardon, mille fois pardon. Je sais, j'ai écrit la première partie de cette histoire, il y'a des mois déjà, et je sais que certaines personnes attendaient la suite, alors encore Pardon. Il se trouve que mon pc (paix à son âme), est mort en décembre, et que je n'avais sauvegardé mon nouveau chapitre que sur son disque dur, alors j'ai dû le réécrire dans sa totalité, et bon, après l'avoir perdu, je dois avouer que ça me soulait un peu… De plus, j'ai été hyper occupée pendant tut le mois de janvier…
Bref, j'ai profité de ces vacances pour enfin finir tout ça. Pour me faire pardonner, je ne vais pas poster un seul nouveau chapitre très court comme je l'avais prévu à l'origine, mais plusieurs chapitres plus long, alors heureux?
Bon, je vous laisse avec ce tout nouveau chapitre, qui contient beaucoup de POV Draco, en espérant qu'il vous plaise.
La vie de Draco avait changé au-delà de ce qu'il aurait jamais pu s'imaginer. Il y'a encore 5 mois, il était Draco Malfoy, ancien mangemort, repris de justice, lâche, haï et méprisé de tous. Aujourd'hui, il était devenu Draco Malfoy, un tout nouvel homme. Il avait trouvé l'amour, le respect et surtout, il avait retrouvé sa dignité. Tout ce qui lui avait manqué, il l'avait aujourd'hui, et même ce que qu'il ignorait qu'il lui manquait.
Il y'a cinq mois, Harry était miraculeusement sorti du coma, grâce à lui, aussi invraisemblable que la situation puisse être. Leurs deux vies avaient toujours été liées, ils aimaient cela au fond, même si ils ne le recherchaient pas vraiment. Mais le jour où Harry s'était réveillé, ils avaient passé un pacte implicite, dorénavant, ils n'allaient plus vivre en parallèle, ils allaient vivre l'un pour l'autre. C'était à cela que Draco pensaient, en cette pluvieuse après-midi de décembre. Assis à son bureau, il pris un petit cahier dans un tiroir, et commença à lire:
Août 1998:
Harry avait insisté, quelques heures après son réveil, pour quitter Ste-Mangouste au plus tôt. Tout le monde lui avait déconseillé, mais Harry était un garçon déterminé, ceux qui l'ignoraient encore, l'apprirent ce jour-là. Moi je n'avais rien dit, je savais que Harry ne risquait rien dans l'immédiat, tant que j'arriverais à lui faire croire en moi, tant qu'il penserait que je serais à ses cotés. Alors que quelques semaines plus tôt nous étions de farouches ennemis, dans deux camps différents, j'étais resté à ses cotés. J'étais certain d'une chose à cet instant, j'aimais Harry, et il m'aimait en retour. Nous n'avions pas besoin de discuter pour le savoir, nous étions ensemble, nous étions un couple. Alors qu'il se disputait avec ses amis, arguant qu'il était majeur, et qu'il pouvait faire ce qu'il souhaitait. Moi, je me suis contenté de ne pas lâcher sa main et de me taire. Ses conflits avec ses amis ne me regardaient pas, pas encore. A ce moment, j'étais uniquement entré dans la vie de Harry, les autres n'avaient pas à m'accepter juste parce que je le souhaitais.
Finalement, et c'était une évidence, Harry avait fini par avoir gain de cause. Il sortirait de l'hôpital quand il le voudrait. Il avait ensuite renvoyé tous ses amis chez eux, leur promettant de les contacter dès le lendemain.
-Ou est ce que tu vas dormir cette nuit ?
-Au siège de l'ordre. C'est là que nous allons dormir ?
-Oui, bien sur. Il faut que j'en parle avec Severus tout de même.
Nous chuchotions presque quand nous nous parlions. Et moi, je marchais sur des œufs. Je ne savais pas ce que je devais faire ou dire. Je n'avais pas eu de réelle relations amoureuse avant ce moment, mais il me semblait que généralement, il y'avait d'abord un temps ou les deux personnes continuaient à vivre leurs vies chacun de leurs cotés. Mais dans cette situation, je me rendis vite comte que rien de ce que j'avais appris jusque là ne pouvait s'appliquer. Harry désirait m'avoir à ses cotés dès maintenant, et tout le temps. Et c'était insensé, mais je voulais aussi être avec lui. En quelques heures, je m'étais ouvert à un amour qui avait tout chamboulé en moi, et je sentais qu'une séparation, aussi courte soit-elle, me serait douloureuse. Pour Harry, ça devait être pire. Il souffrait d'une solitude totale depuis des années, il était facile de comprendre qu'il ne voulait plus de cela.
Pourtant, j'étais mal à l'aise, car même si notre si nouvelle histoire était d'une solidité incroyable, je sentais bien que ça n'allait pas être facile pour autant. Harry ne souriait pas. Si il avait ravalé l'expression de peur et de douleur qu'il avait affiché quelques minutes plus tôt, son visage affichait un sérieux implacable, presque dur. Et je ne savais pas quoi faire pour le dérider.
Je réfléchissais à tous cela alors qu'il se rhabillait. Il me jeta soudain une petite bourse en me demandant d'essayer de l'ouvrir. Cela me fut impossible, et pour la première fois, il esquissa un sourire. Je lui rejetais le petit sac :
-Qu'est ce qui te fais sourire ?
-Hermione est géniale…
Je déduis du fait que Harry n'avait eu aucun mal à ouvrir la bourse que sa si intelligente amie avait dû jeter un sort dessus afin que seul Harry puisse le faire. Il vida son contenu sur le lit. Dedans il y'avais un gros médaillon doré, trois baguettes dont une brisée, un vieux vif d'or et une cape. Je retins une exclamation en reconnaissant très bien l'une des trois baguettes.
-Cette baguette, c'est la mienne !
Harry eut l'air ennuyé que je la remarque. Il eut un mouvement vers elle, comme si il avait voulu la cacher, mais se ravisa, se contentant de grimacer.
-Qu'est ce qui ne va pas ?
-Tu veux la récupérer ?
-C'est ma baguette Harry. Enfin, techniquement c'est la tienne, mais à l'origine, c'est moi qu'elle avait choisi…
-Je te la rendrais si tu le souhaites vraiment mais… Cette baguette, elle a servi à tuer. Je suis assez mal à l'aise avec l'idée que tu t'en serves…
Je l'ai regardé, un peu surpris. Je n'avais pas du tout songé à ça. Ma baguette avait tué celui-dont-on-ne-devais-pas-prononcer-le-nom. Elle avait vécu sans moi, elle avait fait des choses que je ne lui avais pas demandées. Et elle avait perpétré des horreurs qui avaient servi à sauver le monde. Je n'arrivais pas à savoir si oui ou non cela me dérangeai, mais je savais que ça dérangeait Harry.
-Non, je n'en veux plus, tu peux la jeter.
-Je ne le ferais pas. Ces quelques objets sont les vestiges de l'année que je viens de passer, ils me rappelleront que quoi que je puisse penser, j'ai réussi, je vous ai sauvé.
Je ne répondis pas. C'est vrai, Harry nous avait tous sauvé, même si il n'arrivait pas à en être heureux, et il était bon qu'il essaie de s'en rappeler. Avec surprise, je le vie prendre l'autre baguette en état, celle qui ne m'appartenait pas, et réparer la baguette brisée sans efforts.
-Tu ne peux pas faire ça ! Il est impossible que tu répares une baguette dans cet état.
-La baguette que j'ai dans la main et la baguette la plus puissante qui n'aie jamais été fabriquée, la légende dit que la mort elle-même l'a faite. Personne ne doit jamais savoir que je possède cette baguette d'accord Draco, personne.
-Les gens s'en rendront compte si tu fais de telles choses avec.
-Non, je ne l'utiliserais pas, je préférais mon ancienne baguette.
Après cela, j'étais resté silencieux, ne sachant trop quoi dire. La situation était vraiment étrange. D'une part, j'étais gêné, comme si je n'étais pas à ma place. Et d'un autre coté, je savais qu'au contraire, personne d'autre n'aurais été plus indiqué que moi pour occuper cette place. A peine Harry avait-il fini de se préparer que nous étions sortis de l'hôpital.
Par le réseau de cheminées, nous étions arrivés dans une maison qui m'était inconnue. J'en déduis que c'étais le fameux siège de l'ordre. La maison était lugubre, à vrai dire, elle semblait tout à fait s'accorder avec l'humeur de Harry. Je ne savais pas pourquoi il avait voulu venir ici, dans cette maison qui devait lui rappeler tant de mauvais souvenirs. Je lui demandais, et j'appris que cette maison lui appartenait, que même si la maison était terrible, il y était chez lui. Soudain, un petit « Pop » se fit entendre, et un elfe de maison apparut. En reconnaissant Harry, il fut sur le point de défaillir.
-Monsieur est revenu ! Oh ! Monsieur, j'ai eu si peur pour vous. Des méchants amis de Mme Narcissa et de Mme Bellatrix sont venus ici, je me suis caché, monsieur,à Poudlard monsieur, je suis désolé.
-Non, Kreattur, tu as très bien agi. Je suis désolé de ne pas avoir pu revenir plus tôt, lui répondit le brun, doucement. Pourrait tu nous préparer à dîner si cela ne té dérange pas ?
-Oh, bien sur Monsieur !
Et le petit être se précipita vers la cuisine. Je devais prévenir Severus de l'endroit ou je me trouvais, Harry me laissa seul pour lui parler. Une minute plus tard, agenouillé devant l'âtre, je m'entretenais avec lui.
-Comment va-t-il Draco ?
-Mal, mais ça devrait aller maintenant. Je ne reste pas discuter, je voulais juste te dire ou j'étais.
-Bien sur Draco, ça ne me dérange pas. Ce soir du moins, mais après, ça ne dépend pas de moi, tu le sais.
-Oui, on trouverais un moyen, ne t'inquiète pas.
Quelques secondes plus tard, je marchais dans un couloir sombre sans savoir vraiment dans quelle direction aller. Je ne pouvais m'empêcher de me faire le plus silencieux possible, il y'avait quelque chose d'effrayant ici, j'avais l'impression que si je faisais trop de bruit, la maison aller s'apercevoir de ma présence et essayer de me dévorer. Je m'étais imaginé le quartier général de l'ordre d'une tout autre manière. Certains des meilleurs sorciers de ce pays en avaient fait parti, je me représentais un symbole flamboyant de la lutte contre Voldemort. Au lieu de cela, cette maison suintait le désespoir. Finalement, je débouchait sur une grande salle dans laquelle Harry se trouvait, debout devant le fenêtre.
-Tu cherches quelque chose dehors ?
Il ne se retourna pas.
-Hermione, Ron et moi, on a vécu ici pendant des mois l'année dernière, seuls tous les trois. Les mangemorts savaient qu'on étaient ici, et même si ils ne pouvaient pas nous trouver, il y'en avait toujours postés dans cette rue, attendant le moindre de nos erreurs. J'ai juste du mal à réaliser qu'ils se sont envolés pour toujours.
-Ne t'en fais pas, tu es en sécurité maintenant. Plus personne ne viendra t'attaquer.
-Oh, avec la chance qui me caractérise, je ne conterais pas trop là dessus.
Je ne m'aperçus que quand il se retourna qu'il avait essayé de dire cela avec humour. Et en voyant son pauvre petit sourire, je me sentis un peu mieux, parce qu'il se battait, il essayait de reprendre le dessus sur les ténèbres qui l'avaient envahies. D'un geste parfaitement naturel, je lui tendis la main, et tout aussi naturellement, il la prit. Ses doigts étaient glacés, mais en quelques secondes, au contact de ma peau, ils commencèrent à tiédir. Après un moment de silence, il m'entraîna vers la cuisine. Le repas que nous avait préparé Kreattur était délicieux, mais ni Harry ni moi n'avons beaucoup mangé. La seule fois ou Harry rompit le silence qui s'était installé, se fut pour demander comment j'avais fait pour m'en sortir. Comment je n'avais pas fini a Azkaban. Je ne voulais pas parler de cela, mais le ton de Harry ne reflétait en aucun cas du jugement, juste de la curiosité. Finalement, nous sommes montés à l'étage, et nous nous sommes installés dans une petite chambre miteuse, juste sous les toits. J'étais un peu stressé à l'idée de me coucher près de lui, mais finalement, je m'aperçus qu'il n'y avait que deux lits simples dans la pièce. Harry me souffla juste bonne nuit, avant de se coucher, dos à moi.
Je m'allongeai à mon tour, mais trop de choses tournaient dans ma tête pour que je puisse m'endormir. Aujourd'hui, ma vie avait pris un tournant auquel je ne m'étais pas attendu. Cela pouvait déboucher sur quelque chose de plus beau que ce qui m'était destiné à l'origine, mais ce serait aussi plus compliqué. Milles questions se posaient à mon esprit. Harry avait besoin de moi, mais je ne pouvais pas rester avec lui tant que le ministère ne me l'autorisait pas, et je n'étais pas vraiment suffisamment bien vu pour demander une telle faveur. Ensuite, si je parvenais tout de même à rester avec Harry, ou allions nous vivre, et comment allais-je réussir à lui rendre le sourire ?
Sans que je n'en m'en aperçoive, je finis par tomber dans l'inconscience. Mais soudain, je ne sais pas combien de temps plus tard, des éclats de voix me réveillèrent.
-Traître à ton sang ! Misérable sang-mêlé !
Puis la voix se tut aussi brusquement qu'elle avait commencé, si bien que je me demandais si je n'avais pas rêvé. Je tournais la tête vers Harry, mais celui-ci n'était plus là. Je sortis de la chambre, pour voir dans la cage d'escalier que des lumières étaient allumées au rez-de-chaussée. Je descendis l'escalier sur la pointe des pieds. Une vague odeur de brûlé me fit froncer le nez. Je précipitai le pas, un peu inquiet désormais. En bas de l'escalier, une légère fumée vint s'ajouter à l'odeur, une fumée qui venait d'un pan du mur, complètement calciné. Sans comprendre, je continuais d'avancer lentement dans le couloir sombre et je vis passer sous une porte un raie de lumière. Inquiet, j'entrais sans frapper. Et je trouvai Harry, juste assis sur une chaise au beau milieu d'une pièce vide, qui me regardait, un peu surpris de ma brutale intrusion.
-Tu ne dors pas ?
J'essayai de ne pas montrer que j'étais inquiet, je ne voulais pas qu'il se sente infantilisé.
-J'ai assez dormi ces dernières semaines non ?
-Tu as sans doute raison.
Je lui demandais ce qu'il s'était passé dans le couloir en essayant de prendre un ton décontracté.
-Cette demeure était celle de la famille Black. Dans le couloir, il y'avait un tableau de la mère de Sirius, de ta grand-tante. A chaque fois que quelqu'un passait dans le couloir, du temps ou cette maison était le QG de l'ordre, elle lançait des insanités. On n'a jamais réussi à détruire ce tableau.
Je baissai les yeux vers la baguette que Harry tenait à la main, c'était celle qu'il disait ne pas vouloir utiliser. Je ne fis pas de commentaires, Harry était assez grand pour savoir ce qu'il devait faire ou non.
-Tu parles de Sirius Black ?
-Oui. Sirius détestait cette maison. Il aurait été heureux de savoir que ce tableau allait enfin être détruit.
-Et qu'est ce que tu fais là ?
Harry me fit un signe du menton pour désigner le mur qui se trouver dans mon dos. Je ne pus réprimer un frisson en le regardant. Un énorme arbre généalogique y était dessiné. Je connaissait bien ce genre d'arbre, c'était typique des familles fières de leurs sans pur, il y'en avait un semblable au manoir Malfoy. Je m'approchais du mur et vis divers endroit ou les visages des descendant de cette illustre famille étaient brûlés, Sirius, Andromeda, les traîtres à leur sang, ceux qu'on avait renié. Je me souvins qu'il y'avait le même genre de choses sur l'arbre des Malfoy, je me souvins aussi comme j'avais peur, étant petit, de devenir l'un de cas visages calcinés, consumés par la haine de leur famille.
-Sirius détestait cet arbre généalogie, et il était heureux de ne plus être inscrit dessus. Mais je crois qu'il aurait encore préféré que cet arbre disparaisse.
Harry se leva, s'approcha du mur et l'effleura du bout de sa baguette. L'immense arbre s'effaça peu à peu, pour finir par disparaître complètement, aussi simplement que si la famille Black n'avait jamais existé. Harry effleura à nouveau le mur, et sous mes yeux presque émerveillés, se dessina un nouvel arbre, avec des noms bien différents. L'arbre généalogique de l'Ordre du Phoenix se dessinait sous mes yeux. Les Potter, les Black, les Longdubats, les Weasley et bien d'autre s'emmêlaient dans cet arbre, et aucun Malfoy, évidemment… Quand l'arbre se fut entièrement dessiné, Harry effleura le mur pour la troisième fois, et de splendide arabesque dorées vinrent embellir le nom de certaines personnes : Albus Dumbledore, Fred Weasley, Remus Lupin, James et Lily Potter… Les noms de tous ceux qui étaient mort au combat.
Je ne savais pas quoi dire, je me contentai de poser ma main sur l'épaule de Harry.
-Remontons nous coucher Harry.
Lorsque je me réveillai le lendemain matin, je constatai sans surprise que Harry n'était plus dans son lit. Je ne me levai pas immédiatement, les questions que j'avais laissé en suspens en m'endormant le soir précédent continuaient de tourner dans ma tête. Comment allais-je dire à Harry que je devais déjà le quitter, que les choses n'étaient pas aussi simple qu'il le désirait. Comment allais-je réussir à convaincre le ministère de me laisser le voir comme je le souhaitait, sans la surveillance permanente de Severus? J'allais devoir me battre pour Harry, et j'étais prêt à le faire, mais je n'étais pas sur de gagner, et je ne préférais pas songer au cas ou je devrais laisser Harry à nouveau seul. Finalement, je sortis de mon lit, il ne servait à rien de repousser plus les moments difficiles.
Je descendis les escaliers en silence, si bien que quand j'arrivai à la cuisine, Harry ne m'entendit pas arriver. Il était assis devant un bol de café noir, la tête appuyée sur l'une de ses main, le regard dans le vide. Et a cet instant, je le trouvai si beau que cela me coupa le souffle. Un rayon de soleil caressait son visage halé, et faisait scintiller ses magnifiques yeux verts ourlés de longs cils noirs. Son horrible pull informe ne parvenait pas à dissimuler ses belles épaules carrées et... Un toussotement me fit prendre conscience que Harry avait fini par me remarquer. Je relevais les yeux sur son regard interrogateur, manifestement, il ne comprenait pas la façon que j'avais eu de le regarder. Je fus presque énervé qu'une telle perfection aie dû faire abstraction de sa propre personne au point de ne pas comprendre un regard qui devais très manifestement être empli d'amour et de désir. Je finis pas m'approcher de lui et déposer un simple baiser sur ses lèvres avant de m'asseoir à ses cotés et de piocher dans les délicieuses victuailles présente sur la table.
-Tu as bien dormi? me demanda simplement Harry.
-Oui, très bien et toi?
-Mmh.
-Kreattur nous gâte vraiment pour le petit déjeuner, remarquai-je.
-Oui, je crois qu'il s'est un peu laissé emporter, s'amusa-t-il en contemplant la table remplie de nourriture.
Un léger silence suivit notre échange.
-J'ai promis que j'irais voir les Weasley aujourd'hui.
Le ton de sa voix me laissait clairement entendre que j'était compris dans ses plans.
-Harry, soupirais-je.
-Tu n'es pas obligé de venir si tu n'en as pas envie, me coupa-t-il précipitamment, interprétant mal mon soupir.
-Ce n'est pas ça. Mais tu sais que je suis en liberté conditionnelle Harry. Je dois retourner chez Severus. Si le ministère s'aperçoit que je ne suis pas sous sa surveillance, il me jetteront en prison.
Je relevai les yeux vers Harry, un peu effrayé de sa réaction, mais je fus surpris de voir un petit sourire sur son visage.
-J'ai pris la liberté d'envoyer un hibou au ministère ce matin pour demander à ce que tu sois mis sous ma garde personnelle.
-Tu peux faire ça?
-Il semblerait puisqu'ils ont accepté.
Je ne répondis pas, trop surpris pour parler. Et à nouveau, Harry interpréta mal mon attitude.
-Je... J'aurais dû t'en parler avant, je suis désolé. J'ai conscience que tous ça va très vite. Si tu préfère, je peux demander à ce que tu sois remis sous la garde de Severus, ou de qui tu veux d'ailleurs.
-Non, non, Harry. Je suis très heureux que tu aies fait cela. Je... je pensais juste que les choses seraient plus compliquées. C'est vrai que tout va vite entre nous, mais... On est pas vraiment comme les autres, c'est normal que notre histoire soit différente.
Il me regarda en souriant, et à cet instant, il me fus impossible de douter que Harry m'aimait sincèrement, tant son regard faisait écho à ce qu'il ressentait.
-Bien. Dans ma lettre au ministère, j'ai aussi demander à ce qu'on procède à une révision du procès de ta mère.
-Quoi?
-Elle m'a sauvé la vie après tout, et je ne sais pas très bien ce qui lui est arrivé, mais je pense que ça devrait être pris en compte dans sa condamnation.
J'étais plus ému que je n'aurais su le dire à ce moment.
-Merci, merci beaucoup pour ça. Tu sais, ma mère, elle n'a pas toujours fait les bons choix, mais c'est quelqu'un de bien, vraiment.
-Je le crois.
Un nouveau silence vint s'intercaler dans notre conversation.
-Alors, tu viens avec moi chez les Weasley?
-Oui, pourquoi pas...
Il se leva alors:
-Je vais me doucher pendant que tu petit déjeune, comme ça tu pourras y aller ensuite. Et on partira dès que tu seras près.
-Ok.
Harry sortit de la pièce tandis que cette dernière bribe de conversation résonnait à mes oreilles. Je venais de dire à Harry que notre couple était diffèrent des autres, et pourtant, nous venions d'avoir une conversation aussi banale que celle-ci: l'ordre d'utilisation de la salle de bain. A nouveau, je fus effaré de la vitesse à laquelle avançait notre relation, même si, finalement, je commençais enfin à m'habituer au rythme.
Après avoir fini mon petit déjeuner, je montais à la salle de bain. N'entendant rien, je crus que Harry l'avait déjà quitté, et j'entrai sans frapper. Pourtant, Harry était toujours à l'intérieur. Je le découvris debout face au miroir, simplement vêtu d'une petite serviette nouée autour de ses hanches. Quelques gouttes d'eau perlait encore entre ses omoplates. Je déglutis difficilement en arrachant mon regard à cette appel à la luxure pour reporter mon regard sur le visage de Harry qui se reflétait dans le miroir. Il me regardait avec quelque chose que je ne compris pas dans le regard. Comme une espèce de sérieux que je n'avais pas encore vu chez lui. Il arracha son regard du mien, et je le vis passer sa main sur sa poitrine. En regardant mieux, je me rendis compte qu'il caressait une grande cicatrice, tout près de son coeur.
-Je n'ai pas eu le temps de prendre une douche à l'hôpital, je n'avais pas encore vu cette cicatrice.
Je ne sus pas quoi répondre à cela. Totalement défait, je me demandai si c'était cela, de vivre avec Harry Potter: passer sans cesse du bonheur, de la normalité à l'horreur, à la peur, et au malheur. Je m'approchai doucement de lui, et me collant à son dos, l'enlaçai. Il se retourna pour se mettre face à moi. Je m'écartai alors quelque peu afin de caresser à mon tour la cicatrice qu'il avait sur le torse, si près, si près de son coeur. Doucement, Harry pris ma main et la passa sur son front.
-Ici, c'est quand Voldemort a essayé de me tuer quand je n'était encore qu'un enfant.
Il mit ensuite ma main sur une grosse cicatrice qu'il avait sur le bras.
-Ici, le basilic de Voldemort m'a mordu, m'inoculant un poison mortel dans les veines.
Il passât ensuite ma main sur une fine et longue cicatrice qu'il avait sur l'autre bras.
-C'est ici que Pettigrow m'a coupé pour se servir de mon sang afin de faire revivre Voldemort.
Il pris ma main pour la passer sur une fine ligne rouge qu'il arborait sur la main.
-La, C'est Ombrage qui essayait de m'apprendre à ne pas dire de mensonges à propos de Voldemort.
Puis il passât ma main sur son épaule, ou je pus déceler une grosse trace légèrement plus foncée:
-Un reste de brûlure dû a des objets magiques dans la chambre forte des Lestrange.
Et finalement, il reposa ma main sur la grosse cicatrice qu'il arborait si près de son coeur:
-Et à, c'est quand Voldemort m'a tué, le jour de la bataille finale.
Un long silence s'abattit sur la pièce durant lequel Harry me regarda, attendant une quelconque réaction de ma part. Un flot d'émotions m'envahit alors, et comme lorsque j'avais partagé l'âme de Harry, j'eut l'impression d'être trop petit, trop faible pour les supporter. Je venais de prendre conscience d'à quel point Harry pouvait être marqué par la guerre et à quel point il allait être difficile pour lui d'oublier tout cela si Voldemort se manifestait à lui à chaque fois qu'il se regardait dans un miroir. Je ne savais pas comment gérer ça, j'avais l'impression que mes jambes allaient me lâcher. Alors, parce qu'il était le soutien dont j'avais besoin, je passais mes bras autour du cou de Harry pour m'accrocher à lui, posant mon front contre sa poitrine, afin qu'il m'aide à tenir debout. Doucement, Harry serra ses bras autour de moi, cherchant sans aucun doute à me rassurer. Par dessus son épaule, je jetai un coup d'oeil à notre image qui se reflétait dans le miroir, et ce que j'y vit me dégoutta. Pourquoi était-ce Harry qui me réconfortait, pourquoi n'étais-je pas assez fort pour faire ce qu'il fallait, pourquoi n'étais-je pas capable d'être quelqu'un de meilleur pour lui? Pris d'une impulsion soudaine, je fis la seule chose que je me sentais capable de faire, et l'embrassais passionnément, essayant de mettre dans ce baiser tout l'amour que je ressentait pour lui. Harry me rendit mon baiser sans attendre, et l'intensité que l'on partageait à cet instant me faisait tourner la tête. Je n'avais plus seulement envie de l'embrasser, je voulais le toucher, le caresser, et je ne me privai pas pour le faire. Tout en continuant à l'embrasser, je laissai courir mes mains sur son torse musclé, puis sur ses hanches, pour, enfin, arriver à cette petite serviette qui me semblait être encore bien trop pour cacher sa nudité. Mais, à cet instant, Harry pris mes deux poignets, doucement mais fermement, et me repoussa.
-Non, Draco, s'il te plait, souffla t'il d'une voix un peu rauque et essoufflée.
Je m'écartai vivement de lui, piqué à vif par son rejet. Je m'étais laissé emporté par l'intensité de l'instant que nous avions partagé, et pas un seul instant, je ne m'étais imaginé que Harry pouvait ne pas me désirer comme je le désirais. A cette simple pensée, mes yeux me piquèrent comme si j'allais pleurer. Je baissais les yeux en rougissant, essayant de dissimuler ma gêne et ma honte. Harry me regardait sans comprendre mon attitude.
-Draco? m'appela t'il doucement. Qu'y a t'il?
-Rien, répondis-je trop rapidement. Je suis désolé, je me suis emporté, je n'aurais pas dû agir de cette façon sans t'avoir demandé ton avis avant.
Je ne le regardais pas, essayant désespérément de cacher mon embarras. Soudain, je sentis les doigts de Harry se poser sous mon menton afin de me faire le regarder.
-Dis-moi, Draco, m'ordonna t'il doucement.
-Rien, c'est juste que... essayai-je de répondre en ayant beaucoup de mal à garder mon calme.
Il me regarda longuement, essayant d'interpréter ce que je refusais de lui dire. Soudain, une lueur de compréhension illumina le vert de ses yeux. Un petit rire s'échappa du fond de sa gorge, et mon humiliation atteint son apogée.
-Tu... tu as conscience que je ne te repousse pas parce que je ne te désire pas, n'est ce pas?
-Pourquoi, alors? demandais-je trop précipitamment.
-Alors, c'est bien ça? Je crois que tu n'as pas bien conscience de ce que tu représentes pour moi Draco... Ce qu'on vit tous les deux, c'est important pour moi, et quand on couchera ensemble, parce qu'on va coucher ensemble, je veux que ça soit bien. Je n'ai pas envie de faire ça vite fait sur le carrelage de cette sinistre salle de bain, tu comprends? Et ne va surtout pas croire que je n'aie pas envie de toi, parce que...
Et alors qu'il disait ces derniers mots, il se pencha vers moi afin de murmurer à mon oreille:
-Tu n'imagines même pas l'effet que tu peux avoir sur moi...
Je déglutit péniblement, je me demandais si Harry avait bien conscience que cette façon de me parler ne me dissuadait pas du tout de le prendre, là, sur le carrelage de cette sinistre salle de bain! Il se redressa pour se remettre face à moi, et m'offrit un sourire:
-Tu es rassuré?
Je ne répondis pas tout de suite, honteux de ma réaction plus qu'excessive à un geste finalement si romantique.
-Oui, je suis désolé, j'ai un peu exagéré je crois...
-Bon, très bien, c'est oublié. Je vais m'habiller, je t'attends en bas pour partir.
A peine Harry avait-il quitté la pièce que je me jetai sous une bonne douche froide afin de calmer l'excitation qui coulait dans mes veines et qui réchauffait mon sang.
Un quart d'heure plus tard, douché et habillé, je le retrouvai en bas. A la simple idée de la journée qui m'attendait, je ne pus m'empêcher de soupirer, ce qui n'échappa pas à l'ancien Gryffondor. Il me regarda, légèrement inquiet:
-Tu n'es vraiment pas obligé de venir si tu n'en a pas envie tu sais?
Je me sentis un peu coupable d'avoir montré de façon aussi évidente le peu d'enthousiasme qui m'animait à l'idée de passer ma journée avec une meute de Gryffondors.
-Ecoutes, Harry, je veux venir. Tu l'as dit toi-même tout à l'heure, ce qu'il y'a entre nous, c'est important. Ces gens sont tes amis, et ils te sont indispensables, alors, tôt ou tard, il va bien falloir que nous apprenions à nous tolérer.
Harry me sourit, et je lui tendis la main:
-Tu m'emmènes alors?
-Ca te dérange si on passe quelque part d'abord? me demanda t'il en prenant ma main.
Et avant que je n'ai eu le temps de répondre, je me sentis aspiré dans le tourbillon du transplanage.
Une odeur d'océan me saisis dès l'instant ou nous arrivâmes. Je regardais autour de moi: nous nous trouvions en haut d'une falaise escarpée, et l'on pouvait voir l'océan claquer sur la roche. L'endroit était magnifique, la mer, l'herbe verte touffue, et au loin, à l'opposé de la falaise, je voyais une forêt. Après avoir passé plusieurs secondes à combler mes sens de ce paysage, je m'aperçus que Harry n'était plus près de moi. En me retournant, je m'aperçus qu'il était en train de monter une colline qui longeait la falaise, à quelques dizaines de mètres.
-Harry!
Il se retourna vers moi:
-Tu viens? m'appela t'il en me faisant de grands signes.
Me mettant presque à courir, je le rattrapai alors qu'il atteignait le sommet de la colline. Et en contrebas de ce monticule de terre, je vis une chose à laquelle je ne m'attendais pas: Une gigantesque demeure. Harry ne s'était pas arrêté, il descendait maintenant vers l'habitation, et je le suivis sans pouvoir détacher les yeux de cette apparition. Il s'agissait en fait de trois immenses bâtiments, de style colonial, ornés de grandes colonnes qui leur donnaient un air désuet charmant. L'endroit était en ruine, et le lierre qui grimpait le long des colonnes et sortait par les trous du toit donnait à la scène une atmosphère étrange, à la fois mystérieuse et angoissante. Finalement, nous arrivâmes près des grandes bâtisses sans avoir échangé un mot. J'avais envie d'entrer dans une des maisons sans pourtant oser le faire, bien qu'il soit évident que personne n'habitait là. Je m'approchais des bâtiments, curieux de voir ce qu'ils avaient à offrir, et je ne pus m'empêcher de me demander qui avait bien pu habiter là. C'était absolument gigantesque, rien que l'un des bâtiment devaient faire les deux tiers du manoir Malfoy, alors les trois ensemble! On aurait pu loger des dizaines de personnes ici. Emerveillé par l'atmosphère du lieu, je tournai mon regard vers Harry qui me souriait.
-Où sommes nous Harry?
-L'endroit te plait? répondit-il évasivement.
-Je... Oui, cet endroit est magique!
Harry me souriait toujours, et finalement, devant l'interrogation qu'il devait lire dans mes yeux, il m'expliqua:
-L'année dernière, quand Ron, Hermione et moi nous cherchions les Horcruxes, nous avons passé des mois à camper un peu partout en Angleterre afin de ne pas être retrouvés. Nous avons vécu pendant quelques jours dans le bois qu'il y'a un peu plus loin, et en allant me promener une fois, je suis tombé sur cet endroit, et, comme toi, je l'ai trouvé magique. Je me suis dit que si je survivais à cette guerre, j'aimerais que nous venions vivre ici.
Je le regardai un instant, puis regardai la demeure pour en revenir à Harry. Je ne savais pas quoi dire.
-Si l'endroit te plait, bien évidemment, finit-il par ajouter.
-Harry, je...
Mais je me coupais alors que quelque chose me vint à l'esprit. Harry avait dit "nous", pourtant, à l'époque, il ne devait sûrement pas avoir planifier son avenir avec moi.
-Quand tu dis "nous"...
Quand je le vis prendre cette jolie teinte rouge, je sus que qu'il pensait exactement à la même chose que moi.
-...Tu parles de nous et de Hermione et Ron.
-C'est vrai oui.
Je soupirai. Je me souvenais de ce que je disais quand j'étais plus jeune, que Weasley et Granger étaient les toutous de Harry. Je n'avais pas réalisé à ce moment à quel point ces trois là étaient interdépendants.
-Mais ce n'est pas obligé, je ne te forcerai pas à faire quelque chose qu te déplairait Draco. Tu es trop important pour moi.
Je le regardai longuement, je savais qu'en refusant de vivre avec ses amis, je lui demanderais d'abandonner une partie de lui-même, que je le ferais souffrir, et ça, je ne pouvais m'y résoudre.
-Non, cela ne me dérange pas Harry.
Mais il eut une réaction que à laquelle je ne m'attendais pas, dans ses yeux, je pus voir que mes mots l'avaient agacé.
-Ecoute, Draco, tu peux me dire non tu sais? Je peux encaisser que tu me contredises!
Je n'osais lui dire ce que j'avais vraiment sur le coeur. Je savais à quel point il était brisé, je savais que le jour précédent, il avait tout simplement décidé de renoncer à la vie. Pour l'instant, il semblait avoir changé d'avis mais comment savoir si un refus de ma part, une contrariété, une chose infime n'allait pas le faire basculer à nouveau? Il sembla avoir lu tout cela dans mon regard, car il reprit, plus doucement:
-Je sais que... que je ne suis pas vraiment... équilibré, et que je vais devoir me battre pour être normalement heureux, mais je suis là aujourd'hui, et je suis plus fort que tu ne le penses. Hier, je ne voulais plus me battre, mais maintenant, j'ai décidé de lutter, et quand je décide de lutter, je reste debout, Draco. Je t'aime, et je veux vivre pour toi, mais pour le vrai toi. Par pour le petit con arrogant que je connaissais dans le passé, ni pour cette pâle réplique de toi qui n'ose me tenir tête que je vois aujourd'hui.
Je ne savais trop quoi répondre, mais c'était vrai, même brisé, quand Harry décidait de se battre, il restait debout. Alors, je décidais de lui dire ce que je pensais.
-Ecoute, je n'ai pas de réel problème à l'idée de vivre avec tes amis, la vérité, c'est que je ne les connais pas du tout. Je sais que d'une certaine façon, tu as besoin d'eux, et je ne veux pas te priver de leur présence. Mais ce que je sais aussi, c'est qu'il est possible que ça ne marche pas, que nous ne puissions pas nous supporter, tu comprends? Je veux bien essayer, je ne garantis juste pas que ça marchera.
-D'accord, mais est ce que ça te tente d'essayer?
Je ne savais pas trop quoi répondre, j'étais déchiré entre deux sentiments. D'une part, je ne m'étais que trop rendu compte de l'importance du lien qui existait entre le fameux trio, et je dois avouer que je n'avais pas envie de partager Harry. Mais d'un autre coté, moi aussi j'avais envie de cela, j'avais envie de m'imaginer à leur coté, de m'imaginer qu'ils m'acceptaient.
-D'accord, faisons un essai.
A ces mots, Harry s'anima tout d'un coup.
-Bien! Cette maison bien sur, ce sera la notre, c'est la plus belle, commença t'il en faisant de grands gestes. Je pensais que l'on pourrait laisser le lierre courir sur les façades, et ici, sur le coté, on pourrait faire une serre, et ici, un grand jardin...
Je souriais pendant qu'il continuait de me décrire la maison de rêve que nous allions habiter. Je me laissais gagner par son enthousiasme et je me sentais fondre pour cet endroit.
-Et la troisième maison? demandai-je.
-Et bien je pensais que l'on pourrait en faire une maison d'amis. Je pensais que l'on pourrait permettre à tous ceux que l'on connaît, à tous ceux qui on été cassés par cette guerre, de venir passer du temps ici quand ils le souhaiteront.
L'idée était un peu naïve, mais je l'aimais. Un lieu ou tous ceux que la guerre avait piétiné pouvaient venir habiter pour se ressourcer. Je n'avais vraiment pas de raisons de dire non à ce rêve que je commençait à toucher du bout des doigts.
-Ca va te coûter une fortune! dis-je, soulevant ma dernière objection.
-Pas tant que ça, la demeure est en ruine.
Je souriais, se rendait-il bien compte?
-C'est vrai, mais tout de même, c'est loin d'être une cabane!
-Ne t'en fais pas pour ça, je suis largement assez riche...
Cette dernière phrase me rendit curieux, j'avais reçu une éducation qui me poussait à chercher chez les gens qui ferait un bon partenaire économique potentiel. Bien sûr, je savais que Harry avait dû hériter de la fortune de la longue lignée Potter, fortune qui devait être à peu près équivalente avec celle des Malfoy, mais même comme cela, l'achat d'une pareille demeure représentait une sacré somme d'argent!
-Et tu vas payer seul pour nous tous?
-En ce qui te concerne, j'estime que dans la situation actuelle, tout ce qui m'appartient t'appartient aussi, mon argent compris.
J'acquiesçais, c'était réciproque.
-Le plus difficile va être de convaincre Ron et Hermione. Eux n'ont pas les moyens de s'acheter une pareille demeure, et ils vont difficilement accepter que je la leur paye, peu importe combien de fois je leur répéterais que l'argent n'a aucune importance!
Je levais un sourcil dubitatif, me demandant à nouveau si il se rendait bien compte de la somme d'argent dont nous étions en train de parler.
-Quand tu dis riche, c'est riche comment?
Il me jeta un regard amusé:
-Ca t'intéresse hein?
-Que veux-tu, on ne se refait pas. Mais tu n'es pas obligé de répondre.
-Ca ne me dérange pas. Pour faire simple, disons que d'une part, j'ai hérité de la fortune des Potter, comme tu dois t'en douter. Et dans la mesure ou Sirius était le dernier descendant mâle de la famille Black, et qu'il m'a lui même tout légué à son décès, j'ai aussi hérité de la fortune de la famille Black.
Je ne pus m'empêcher d'émettre un sifflement admiratif. Cette dernière donnée changeait tout! J'avais cru Harry légèrement moins riche que moi, mais en réalité, il était facilement trois fois plus riche que moi!
-Et bien on peut dire que tu es un bon parti!
-Que veux tu, c'est ce qui arrive quand tous les gens de ta famille finissent par mourir.
-Oh, Harry, soupirais-je, affligé par mon manque de tact.
-Ca va, mais tu comprends aussi pourquoi cet argent a aussi peu d'importance pour moi, il me vient de gens que j'aurais préféré voir vivre, alors autant que maintenant, il me serve à rendre les gens que j'aime heureux!
Je comprenais, mieux que je ne m'en serais cru capable, il me semblait que déjà, au contact de Harry, je devenais un homme meilleur. Je laissais courir mon regard sur l'extraordinaire battisse, rêvant déjà à ce qu'elle allait devenir.
-On peut dire que tu nous construit une sacré communauté!
-Non, je nous construit une famille, Draco.
-Une famille... répétai-je, rêveur.
Une famille, c'était un joli mot, un mot dont je voulais apprendre la signification, en compagnie de Harry. Ce dernier me prit la main, et sans que je m'y attende, le paysage disparut de sous mes yeux.
Nous étions passés par le village ou se trouvait l'agence immobilière afin de signer l'acte de vente de la maison, Harry était dorénavant un heureux propriétaire. Et maintenant, nous nous tenions devant le portail d'une maison étrange, toute cabossée, une maison dont je m'étais souvent moqué autrefois, mais qui aujourd'hui m'angoissait plus que je ne voulais me l'avouer. Nous étions arrivé au Terrier.
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Le prochain chapitre arrive d'ici deux ou trois jours (si, si, vraiment.)
