Disclaimer: rien à moi, toujours tout à JKR (la méchante...je me contenterai juste de louer Severus, et je lui ferai pas trop de mal...hum, vous n'y croyez pas? moi non plus)
NdA: je suis à la bourre, pour tout et ça m'énerve...je vais essayer de finir le chapitre 5 mais je ne promets rien, avec un peu de chance, vous l'aurez pour le mois prochain avec un peu de réalisme, vous l'aurez pour le début des vacances (des grandes vacances hein, vous commencez à me connaitre non?)
Pour les reviews, c'est pas que je veux pas vous répondre, c'est juste que c'est pas drôle et j'ai répondu déjà à des gens (mais dpeuis le temps, forcément je ne sai splus à qui TT honte sur moi) bref, je vous adore les gens ça me motive de voir arriver les alertes et bon, comme celui-ci est prêt depuis un bon moment, je vous l'envoie (et je cours me cacher parce que j'ai la sale manie de finir mes chapitres en eau de boudin sur cette fic...)
Bonne lecture et n'attendez pas trop que je poste sous peu sinon vous allez être déçue (bisous à toutes je vous adoooore)
Chapitre 4
Il s'installe au premier banc et je fais apparaître de quoi lui faire recommencer sa potion d'aujourd'hui.
« Coupez finement et régulièrement. Faites chauffer l'eau. Ajoutez les ingrédients dans cet ordre. »
Je lui montre la marche à suivre et pourtant, ce genre de potions est si facile à réaliser que je ne comprends pas comment il est possible de la rater. Je regarde le gosse s'exécuter avec fébrilité. Ses mains tremblent et il manque de se couper par deux fois.
« Faites donc attention Potter ! Vous tromper passe encore mais par pitié, ne vous coupez pas ! »
Il s'est arrêté et j'observe sa nuque. Je peux voir sa carotide battre. Les battements de son cœur se répercutent dans mes oreilles en un bruit hypnotisant.
« -Et si je me coupe en classe ? Vous avez peur de révéler votre petit secret en public ? Peut-être cela vous rappelle-t-il l'ébruitement de la nature de Rémus ? Il serait dommage de vous faire renvoyer pour être un dangereux psychopathe sanguinaire. »
« -Je pensais plutôt à votre mignon petit cul Monsieur Potter. Si vous vous coupez, je ne sais pas si je résisterai à l'envie de vous prendre violemment contre cette table tout en enfonçant mes crocs dans votre épaule… »
Le gosse halète pitoyablement et rougit jusque dans le cou et la nuque.
Délicieux.
Je prends le couteau de ses mains et finis de découper en quelques mouvements habiles les ingrédients nécessaires à cette satanée potion.
Il ajoute les ingrédients dans le bon ordre et dans les bonnes proportions.
Sa potion est réussie et dans les temps qui plus est.
« -C'est bon Potter, cette version remontera vos points de ce matin. Vous pouvez retourner dans votre dortoir. »
« -Est-ce qu'en utilisant l'Occlumencie j'arriverai à bloquer mes pensées ? »
« -En partie. Mais plus vous êtes géographiquement proche de moi, en colère ou endormi et plus j'ai accès à ce que vous cachez. »
« -Donc, je n'ai accès qu'à une partie de vos pensées ? »
« -Bien entendu. Et je ne perçois pas tout ce qui se passe dans votre tête. Vous arrivez inconsciemment à bloquer une partie de vos pensées. »
« -Vous arriveriez à bloquer mes pensées ? »
« -Où voulez-vous exactement en venir Potter ? »
« -Je…m'excuse. Pour votre pensine. Je…Voldemort. Il m'envoie toujours de svisions. »
« -Monsieur Potter. Si vous y aviez mis un peu du vôtre, j'aurai pu vous aider à bloquer vos pensées. De toute façon, il est trop tard. Si le Seigneur Sombre voulait réellement se servir de ce qu'il y a dans votre caboche pleine de courants d'air, croyez-moi, je serai déjà mort ainsi que tout ce que vous pouez appeler amis. »
Il est choqué. Ben tiens. Môssieur n'a pas l'habitude qu'on lui dise ses quatre vérités. Je ne vois pas pourquoi je devrai me priver de ce plaisir.
« -Pourquoi avez-vous fait cela ? »
« -Je vous demande pardon ? »
« -Vous savez très bien de quoi je parle ! »
Un ton plus bas Potter, pitié pour mes tympans…
Il hurle de plus belle…
« Vous n'en avez rien à foutre de moi, je vous emmerde plus qu'autre chose. C'est juste mon cul qui vous intéresse hein ? Et mon sang aussi accessoirement…
Mais vous pouvez toujours courir pour que je vous tende la gorge.
Contentez-vous de vos petits rêves pervers, je ne ferai jamais ça, vous m'entendez ? JAMAIS ! »
Il sort de ma classe en claquant la porte. S'il n'a pas réveillé la moitié du dortoir de ma Maison, tout va bien…
Et finalement, il a bien assisté à mon rêve.
D'où les questions pour pouvoir bloquer les pensées…
Je suis pas dans la merde.
Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps comme ça…
J'ai besoin de vacances. Loin. Longtemps.
Malheureusement, les vacances de décembre n'arriveront que dans un mois et demi.
Je sens que j'en profiterai pour m'exiler.
L'Alaska m'a toujours tenté. Plus d'animaux que d'hommes au m².
Un froid à faire reculer les touristes.
Et un bon prétexte pour partir : on trouve là-bas quelques espèces de mousses très intéressantes indigènes absolument impossible à cultiver ici…
Et avec beaucoup de chance, je croiserai un grizzly affamé qui acceptera de faire de moi son repas.
Sauf que ça hiberne ces trucs.
Fais chier. Saletés de bestioles.
Bon, il y aura toujours moyen que je tombe dans une crevasse enneigée dans laquelle mon corps périra brûlé par le froid. Et ça ressemblera à un accident en plus.
Quelle idée de génie.
Plus qu'un mois et demi de calvaire donc. Et après, fini Potter, Poudlard et Dumby, à moi Lucifer, et les flammes de l'Enfer.
Tant qu'à faire de mourir, autant côtoyer des bombes sexuelles plutôt que des eunuques avec ailes blanches, auréoles et tout le bataclan.
Avant tout cela, je vais devoir partager "ma vie" avec Potter pendant encore exactement 43 jours.
Ô joie.
Pour que mon calvaire soit moins pénible, peut-être devrais-je tenter une…trêve.
Ou du moins, un accord avec lui.
Dans tous les cas de figure, je vais devoir lui parler.
Avoir une longue discussion avec lui.
Finalement, un petit peu de poison, non ? Je pourrai me saouler à mort à l'Absinthe, au sens propre de l'expression qui plus est.
Enfin…J'aurai pu me saouler à mort à l'Absinthe. A une lointaine époque où je n'étais pas encore cette chose abominable que je suis devenu …
Potter a raison, tout est de ma faute.
Même si ça l'arrange bien de m'accabler de tous les maux de son existence…
Comme la mort de son parrain.
Un exemple parmi tant d'autres.
Alors que je n'ai absolument rien à voir avec tout cela. Il est vrai que je n'aurai pas été contre euthanasier ce chien enragé…mais depuis qu'il est mort, c'est moins drôle.
Lupin est encore plus amorphe et régit encore moins à mes remarques et je n'ai plus personne avec qui me battre verbalement.
Potter serait un bon adversaire s'il n'était pas un élève et dans ma tête…
Et s'il achevait son deuil aussi…
Je ferai mieux de me mettre à la préparation de ma potion pour calmer la crise de manque qui ne va pas tarder à surgir.
Ça me permettra d'arrêter de penser…
§§§
Un nouveau jour, une nouvelle vie…
Si seulement ça pouvait être vrai.
Je me lève péniblement et marche jusqu'à la salle de bain.
J'ai une sale tête.
C'est l'un des premiers signes du début de la Soif.
C'est comme si à chaque passage à vide, on mourrait une fois encore.
Caractéristiques de l'anémie tout au début : teint blafard, pertes déséquilibre, amaigrissement, fatigue,…Le corps doit se réadapter du passage de la nourriture vampirique à la nourriture humaine.
Après, les symptômes de l'anémie, on a l'air mort.
Sauf qu'on parle, qu'on respire, et qu'on ne sent pas la charogne.
Après, c'est comme un moldu accro à l'héroïne : la désintoxication par arrêt brutal est plus que dure.
Tout comme eux, on subit le syndrome de sevrage ; sueurs, douleurs aiguës, muscles qui se contractent, anxiété…
A côté, l'Endoloris est presque supportable.
Sauf qu'il n'y a rien à faire pour contrer le sortilège Impardonnable.
Quand je dois me sevrer par contre, j'ai une potion pour faire passer les effets indésirables. J'en prends à peu près trois à quatre fois par jour selon le besoin.
Au bout de quatre jours, le sevrage est terminé. J'ai parfois quelques crampes mais rien de plus violent.
Mais pendant quelques semaines, j'ai du mal à trouver le sommeil et je suis irritable.
Très irritable.
Comme les femmes à certains moments du mois parait-il.
Je préfère ne pas savoir et encore moins m'aventurer sur ce terrain à vrai dire.
La journée va être longue. Surtout si je dois palabrer avec le gosse.
Pourquoi ma vie doit-elle être si compliquée ?
Une fois ma potion bue, je me dirige lentement vers la Grande Salle. Mieux vaut manger le plus souvent possible pour éviter de penser au goût du sang.
Et donc, éviter les repas où l'on sert de la viande rouge.
Le petit-déjeuner est un bon repas. Je me brûle la langue au café, je noie mes toasts de marmelade et je mets du sucre partout.
Le plus de sucre possible.
J'ai l'air d'un diabétique en manque.
Je suis juste un vampire en manque…
Le problème du sucre, c'est que c'est aussi une substance avec laquelle on devient vite dépendant. Preuve en est, la table de Serdaigle est celle qui en consomme le plus.
Evidemment, comme leurs cerveaux tournent à plein régime, il faut de quoi alimenter la machine.
Même si ça tourne parfois à vide…
Potter entre. Il a des cernes jusque sous le menton.
Evidemment, il n'a pas voulu fermer l'œil de la nuit
(A qui la faute ?)
Vous devriez éviter le sarcasme de si bonne heure Potter, ça ne vous réussit pas.
Je me lève. J'ai ma dose de sucre et de Potter pour le moment.
Je ne sors pas par la porte des professeurs, situées derrière notre table mais je passe entre les tables et me dirige vers lui.
« -Monsieur Potter, comme nous n'aurons pas cours ensemble aujourd'hui, je vous informe maintenant que vous êtes attendu dans mon bureau après vos cours de la journée. »
J'entends son ami rouquin lui demander à voix basse s'il sait pourquoi.
« -Aucune idée Ron… »
Sûrement veut-il me baiser ou me sucer.
Je me retourne et le fusille du regard. Le sien est morne et terne. Ça lui indiffère. Il est résigné.
Je sors de cette salle abominable et me réfugie dans ma salle de cours. Il est résigné. Résigné à mourir, à rater, à…à ce que je le prenne de force.
Merlin ! Quel idiot j'ai pu être toutes ces années. Je n'aurai jamais dû éviter ce que je suis. J'aurai pu mieux me contrôler si j'avais eu plus d'expérience dans ma nature vampirique.
Même si je déteste l'avouer, je suis un novice
Réduit à devoir lire des livres pour apprendre ce que je suis vraiment.
Apprendre de la bouche d'Albus comment fonctionnent les rites amoureux de mon espèce…ça me rend dingue.
Je…j'ai besoin de ma potion.
La désaccoutumance est beaucoup plus difficile cette fois-ci.
Je vais devoir revoir les dosages pour la rendre plus efficace ou en augmenter les prises.
Sinon, je vais finir par faire une crise en public…
§§§
La journée passe. Du moins c'est ce que ce semble signifier le va-et-vient incessant d'élèves, l'arrivée de fioles et de parchemins sur mon bureau, la sonneire stridente marquant les changements de groupe…
Je nage en plein brouillard.
Extérieurement, je donne le change. Du moins, je l'espère.
Je ne sais pas comment je vais faire ce soir. Surtout, je ne sais pas ce que je vais lui dire. Il m'a lui-même déjà demandé au suet du flux de nos pensées respectives, il sait aussi depuis le début pour le lien…
Lui en dire plus sur ma condition personnelle ne doit sûrement pas l'intéresser…
Des excuses seraient appropriées à vrai dire… Je pourrai lui expliquer pourquoi j'agis comme un cinglé en sa présence. Lui expliquer que c'est hormonal en quelque sorte.
Dieux, je vais encore me ridiculiser.
§§§
Il est plus doué que je ne le pensais pour bloquer ses pensées.
A part aux cours et aux repas, je ne perçois pratiquement rien. Quelques bribes sans importance de ses cours, des fragments de conversation, des morceaux de souvenirs…Rien de ce qu'il cache. Rien d'important. A ses yeux en tout cas. Je l'entends rire, je l'entends fredonner, je le vois aux cours de l'école moldue. Et bizarrement, j'apprécie ces choses.
Et je me déteste pour les apprécier autant.
Mon esprit est réceptif à tout ce que celui de Potter laisse passer et je n'arrive pas à changer cela. Pourtant, mes pensées sont toutes hermétiquement gardés dans ma tête et je ne laisse volontairement passer que des choses neutres qui feront peut-être office de message subliminal : des recettes de potion.
Il subit en permanence des cours de potions. Des potions guérissantes aux potions d'apparence, des poisons aux antidotes, des plus simples aux plus complexes, des ingrédients aux marche à suivre. Potions, potions, potions…
Je m'étonne d'ailleurs qu'il ne m'ait pas encore fait la remarque. Même moi je ne supporterai pas un tel matraquage permanent. Ou alors le gosse est encore plus doué que je ne le pense et arrive à bloquer ce que je laisse en évidence pour notre connexion.
§§§
La journée se termine enfin. Je m'atèle à la correction des copies du jour tout en sirotant mon thé sucré à l'excès
Le temps fuit lentement et l'heure du souper arrive doucement.
Un elfe vient m'apporter un plateau avec du poulet froid, des pommes de terre rissolées et deux parts du fondant au chocolat du repas d'aujourd'hui.
Je suis nourri aux restes pour le moment. Je dois dire que l'idée de me retrouver devant un rosbif me plait moyennement. Le sang cuit à un goût particulier.
Mais ça reste du sang.
Je grignote légèrement ma viande mais par contre je ne laisse pas une miette de gâteau. Et malgré tout le sucre que mon corps a emmagasiné, je dois reprendre cette satanée potion calmante.
Le goût du sang de ce gosse passera-t-il jamais ?
§§§
Je me retrouve assis dans mon divan un livre à la main à me laisser porter pas les mots et par la chaleur des flammes de la cheminée. Si l'auteur n'avait pas été un écrivain moldu, il aurait fait un très bon Jack l'Eventreur.
Ou un très bon Seigneur Sombre…
Pour écrire quelque chose d'aussi…psychotique que Désolation, il ne faut pas être très sain d'esprit.
Cependant, je lis le livre avec délectation.
Je suis tellement plongé dans ma lecture que je ne me rends pas compte que l'heure défile.
Jusqu'à ce que mon esprit ne soit pris d'assaut par des images sombres, violentes, emplies de colère, de haine et de tristesse.
Je vois Bellatrix, Londubat, Lupin…
Je vois l'Arche.
Et Black.
Black plongeant sans fin vers le voile de l'Eternité.
Bellatrix riant comme l'hystérique qu'elle est. Comme la folle qu'elle est.
J'entends Potter hurler puis plus rien.
Le gosse vient de se réveiller.
Quelle heure est-il ?
Pourquoi dormait-il ?
Pourquoi n'est-il pas venu ?
Où est–il ?
Là, maintenant, vous me détestez hein? mdr bisous les gens à bientôt j'epsère pour la suite
