Disclaimer: Dois-je vous rappeler que notre Reine a inventé ces merveilleux personnages et je ne fais pas partie de ce processus?
Voici la suite, que je n'ai pas posté dimanche comme je l'avais promis... Frappez-moi, je vous en donne le droit. Je pensais avoir un autre type d'autobus pour mon retour de vacances dans ma ville natale et il était définitivement trop confiné pour que je puisse écrire la fin. J'étais déçue. BREF. Voici la suite et j'espère qu'elle vous plaira. :)
Hermione entra en trombe dans le bureau de Dumbledore, posant la paume de ses mains sur le bois foncé, un air presque dément luisant au creux de la prunelle de ses yeux.
« Juste deux jours que je suis à Poudlard à vivre ma nouvelle existence et déjà, tout est gâché. Bravo, Albus! »
Un petit sourire s'esquissa à la mention du prénom.
« Quel est le problème, Miss Granger?
-Comme si vous ne le saviez pas. Neville Londubat est mon problème. »
Le directeur eut un petit rire presque mignon, mais la Née-Moldue n'était pas d'humeur à rire. Elle prit place sur la chaise faisant face à celle de Dumbledore et s'appliqua à tourner une boucle brune autour de son annuaire.
« Je pensais que la vie de Monsieur Potter et Monsieur Weasley vous était importante, glissa le vieil homme doucement.
-Bien entendu que je les veux vivants, s'écria-t-elle. Ils me manquent... »
Sa voix avait craqué légèrement et pour contrer le malaise qui croissait au creux de son estomac, elle leva davantage le menton. Pleurer devant ce grand savant ne faisait pas partie de son idée du courage. Quoique Dumbledore devait avoir vu bien pire qu'une jeune femme s'effondrer en larmes sur son bureau... Elle ne laissa aucun résidus émotif paraître, gardant toujours la tête haute.
« Ils me manquent terriblement, mais les ragots que j'ai entendu ne me plaisent pas du tout. Comment est-ce possible que Neville Londubat ait sauvé leur vie en leur parlant de l'importance de l'immobilité devant la «plante constrictor»? Comment est-ce possible qu'il soit leur nouveau meilleur ami? Comment est-ce possible qu'on parle de lui comme de...
-Neville est un héros, Miss Granger. Il a toujours été passionné par la botanique et ses qualités à ce niveau sont bien plus mises en lumière dorénavant.
-Je... J'imagine que c'est mieux ainsi.
-Ce n'est pas une question de mieux ou de moins bon. C'est la réalité à présent. Il faudra vous forger une vie bien à vous, des rêves et des réussites. »
Curieusement, ces mots ne firent aucun bien à la plaie qui lui semblait fatale en plein milieu de son cœur. Il était impossible que Neville Rappel-tout Londubat ait pris sa place... Les morceaux ne s'emboîtaient pas. C'est la lèvre tremblante qu'elle remercia le directeur pour son temps et sortir, prenant la direction du dortoir pour réfléchir.
Aujourd'hui était une journée incroyablement étrange. Hermione Granger manqua son premier cours à Poudlard et fit perdre à sa maison des points, et cela sans user de bravoure illégale.
Étrange.
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Elle reçut un regard brûlant de Gilderoy Lockhart et sut qu'elle allait recevoir une nouvelle horriblement gluante de bons sentiments. Le blond se leva, jetant sa cape avec prestance derrière son épaule, puis lorsqu'il revint au point qu'il fixait, il envoya des baisers soufflés à toute demoiselle le regardant. Quelques soupirs enfiévrés, des reniflements dédaigneux masculins. Hermione vit du coin de l'oeil qu'Olivier venait tout juste de lever les yeux au ciel, fronçant à peine ses narines.
Adorable. Non, reviens sur Terre. Oh, qu'il est beau quand il place la fourchette entre ses canines pour mieux mastiquer les pommes de terre... Oh.
« Miss Granger. Il m'a été annoncé que vous aviez manqué ma classe, fit Lockhart d'un ton chantant.
-Quoi? s'étrangla Percy, la langue sortie dans un élan dramatique effroyable.
-Cela ne peut continuer, bien entendu il y aura punition. Vous serez en retenue, avec moi, à 7 heures ce soir.
-Ça ne peut être Hermione, il doit y avoir une autre Miss Granger, poursuivit Percy en jetant un regard bref sur l'ensemble de la salle. Je vais trouver la coupable pour vous, Professeur Lockhart.
-Ce ne sera pas nécessaire, Monsieur Weasley. Il n'y a qu'une Hermione Granger, une seule et unique. »
Si ce ne fut de son besoin vital de ne pas avoir l'air ridicule de nouveau devant le capitaine de l'équipe de Quidditch, la sorcière aurait probablement recraché sa bouchée de tourte au saumon. Avoir su que le titre de bimbo de Beaux-Bâtons entraînerait de telles conséquences, elle s'y serait fortement opposée.
Lockhart la darda d'un regard lubrique et s'éloigna, marchant tel un roi d'une contrée d'hommes stupides. Dès qu'il fut de nouveau à la table des professeurs, le Préfet de Gryffondor se retourna vers elle, les sourcils froncés.
« Ma petite vélane, il ne faut plus jamais faire cela. Professeur Lockhart est un maniaque de la gente féminine... Qui sait ce que sa retenue pourrait véritablement être...
-Lors de ma retenue, il m'a fait retirer ma cape et l'a brûlé sous mes yeux... Il se léchait les lèvres, est entré en transe et s'est mis à danser autour de moi en hurlant des noms de sorcières posant sur le Sorcier Mâle Hebdo, fit Alicia d'un ton chevrotant.
-Je le savais! hurla Percy en se levant, délaissant derrière lui une assiette encore pleine.
-Il est d'un ridicule... pouffa la jolie joueuse de Quidditch en regardant Olivier, qui se tordait le ventre de rire.
-Mon frère est un idiot, il va devenir fou un jour. »
À ces mots, une version miniature d'un rouquin dont elle avait été amoureuse s'empara de l'assiette de son aîné. Il posa rapidement un regard sur la Née-Moldue, fit un sourire gêné et retourna à son occupation première, à savoir une conversation fascinante avec Neville Londubat. Le même Neville qui n'avait plus rien du petit enfant délaissé. Il avait un petit fan-club, moins grand que celui auquel avait droit Harry, mais tout de même! Elle n'avait jamais eu de regards impressionnés à son égard, jamais.
Puis, une voix détona. Nouant ses intestins et lui donnant quelques sueurs froides, étrangement délicieuses.
« Harry, oublie pas la pratique demain 16h! »
Olivier. Elle se permit un petit mouvement de la tête pour pouvoir mieux l'observer. Il avait une jolie bouche... finement dessinée. Hermione ne l'avait jamais remarqué auparavant, pas à Poudlard. Le sorcier avait une beauté délicate, rare. Des sourcils assez foncés contre sa peau claire qui n'attrapait jamais le soleil. Un regard franc, un sourire un peu malicieux et une passion incommensurable pour le Quidditch. Un trait qu'ils avaient en commun.
Pas le Quidditch, mais la passion. Jamais elle n'oublierait les livres, leur parfum qui enivrait son cerveau. Une nouvelle lecture la faisait trembler et augmentait les battements de son cœur.
Dommage qu'ils ne se parlent pas. Pourtant, Percy collait toujours aux basques d'Hermione et tous deux étaient amis. Ils avaient de longues conversations autour de l'âtre. Peut-être devrait-elle se joindre à eux après la fin du souper... Puis, un nuage noir lui traversa l'esprit. Sa retenue.
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Elle était assise aux côtés du professeur blond, attendant qu'il commence officiellement la retenue. Il ne cessait de reporter le début du marathon des signatures d'autographe, ce qui eut le don d'enrager la Née-Moldue.
« Ça ne saurait tarder Miss Granger. Et puis, quand on est en bonne compagnie, le temps file sous nos doigts, n'est-ce pas? »
Son sourire sirupeux eut le don de l'ennuyer davantage. La brunette posa sa tête contre le bureau, inspirant et expirant en vitesse pour passer le temps. Puis on cogna à la porte. Lockhart soupira et se rendit pour ouvrir. Des pas glissèrent dans la classe, une chaise fut tirée, un fessier posé sur celle-ci et un étudiant se joignit à la retenue. La sorcière n'en avait rien à faire et ne lèverait la tête qu'à la mention du début officiel de la corvée.
« J'espère que ton somme est plaisant, petite française.
-Je ne suis pas petite et encore moins fran... elle coupa sa propre phrase, perdant usage de son riche vocabulaire en réalisant que la personne se moquant d'elle était définitivement plus grand que sa petite silhouette.
-Bon, suffit. Monsieur Dubois, vous allez me copier une centaine de fois «Je ne ferai pas un tour de balai trop proche de la fenêtre des dortoirs.», tandis que moi et Miss Granger s'occuperont de répondre à mon très large groupe d'admiratrices. Et admirateurs, car je ne discrimine pas les hommes me trouvant séduisant. »
À nouveau, un regard au ciel et un froncement des narines à peine perceptible. Un tic qui le rendait unique. Hermione se trouva romantique à en vomir. Elle commença à recopier la signature du professeur, le cœur se débattant si fort qu'elle le sentait même faire trembler ses mains. La brunette jetait parfois de petits coups d'œils en direction du sorcier . Même concentré à la tâche, il ne perdait pas ce petit air qui faisait de lui un un chef d'équipe honorable.
Au même instant, il leva la tête pour soupirer et croisa son regard. Un duel qui dura quelques secondes, car il était mauvais perdant et ne pouvait perdre le moindre défi. Elle baissa la tête, rosissant des pieds à la tête. Un rire délicat dansa au-travers de la pièce. Un rire qui illumina le visage d'Hermione.
Lockhart gâcha le moment en raclant sa gorge violemment. Il tapota l'épaule de la Née-Moldue en souriant faussement.
« Il y a encore des centaines de lettres en manque d'autographe, très chère. Hop hop hop! »
Il allait poursuivre son monologue égocentrique, mais fut interrompu par l'arrivée impromptue de McGonagall qui ouvrit la porte de la salle de classe fortement. Elle avait le visage froid, pour ne pas montrer son inquiétude. Aussitôt, un terriblement pressentiment enserra la gorge d'Hermione.
« Professeur Lockhart, nous aimerions votre avis sur un incident d'une importance capitale.
-Mais bien sûr! Je crois que Miss Granger et Monsieur Dubois sauront attendre mon retour, alors que je serai en importante mission. Je vous offrirai tout mon savoir. »
La directrice de maison eut un pincement infime des lèvres, démontrant tout son dégoût à l'anglaise, puis elle tourna le dos aux deux étudiants. Gilderoy sortit en se déhanchant.
Hermione se doutait de la nouvelle qui se répandrait d'ici peu. Elle se doutait des conséquences de l'événement et aussi des horreurs qui se trameraient sous peu. La sorcière aimé être à la place d'Olivier présentement, la tête levée en sa direction, un sourire presque arrogant sur les lèvres, une phrase en suspend dans les airs, encore le seul amour du Quidditch dans l'âme et aucune inquiétude. Elle aimerait ne pas savoir ce que McGonagall avait vu. Elle aimerait ne pas revoir le sang, mêlé à l'eau.
Mais ces souvenirs ne s'effaceraient jamais.
Le rire tonitruant du capitaine de l'équipe de Quidditch éclata dans la salle, une minime rougeur parcourant les joues du séduisant jeune homme.
« C'est très gênant parler de ça, mais Percy m'a dit qu'il allait te demander de sortir avec lui. Je pensais partager la bonne nouvelle, même s'il me l'a formellement interdit. »
Elle feignit un sourire joyeux, mais son âme ne fit que s'enfoncer. Bonne nouvelle? Sortir avec Percy Weasley? Olivier Dubois ne vivait pas sur la même planète qu'elle.
OH MALHEUR, je suis cruelle et je ne ferai pas de cette année un monde merveilleux de calinours. Oupsi. Pour ça, il faut lire mes drabbles, eheh, qui s'en viennent sous peu. J'adore l'amour romantique grandiose et quétaine comme tout, mais aussi quand c'est compliqué. Alors bon, j'espère que personne n'a envie de m'étrangler. Si c'est le cas, prenez un petit numéro, haha. La suite sous peu! :)
