Titre : IMPRINTING
Auteur : Lunaris Dies
Traduction anglaise : b92morgan
Traduction française : lovePEOPLEandCOWBOY
OOO
Ceci est une traduction de la version anglaise, elle-même traduite de la version originale en italien.
OOO
Chapitre 4 : IMPREGNATION
Merlin peut sentir la puanteur du trouble à des kilomètres. C'est un mal plutôt qu'un bien. Il avait été agréablement surpris quand il avait constaté que son brave colocataire, durant presque une semaine tout entière à partir de la soirée fatidique, n'avait pas mentionné l'incident déplaisant à Arthur.
Jusqu'à ce samedi matin, quand la boîte de Pandore s'ouvre…
Et ce qui en sort…
Alors qu'il mange l'un après l'autre les pancakes de Gauvain, son ami lui révèle que durant cette semaine, il a vu Artie plus souvent que d'habitude. Arthur lui a posé un millier de questions tels que « Depuis combien de temps Merlin et toi, vous vivez vous ensemble ? » ou « Qu'a étudié ton colocataire ? » ou « Où travaille-t-il ? » ou « Qu'aime-t-il manger ? »
Plus Gauvain parle de ce qu'il s'est passé, plus la nourriture passe de travers, puisque Merlin est certain que son cœur est en train de battre trop rapidement, proche de la crise cardiaque. Soit c'est l'émotion, soit c'est l'excès de sirop d'érable sur ces satanés pancakes.
Pourquoi Arthur s'intéresse à moi ?...après la manière dont je l'ai traité,…je pensais qu'il me détestait après cette soirée ! Oh seigneur, il ne peut PAS m'aimer ! CERTAINEMENT PAS !
« Non, Merlin ! Je sais à quoi tu penses et NON ! Il ne te déteste pas ! C'est plutôt le contraire ! En fait, il est clair qu'il t'aime ! » Dit Gauvain comme si il avait lu dans l'esprit de Merlin, en affichant un sourire sournois sur son visage.
Tout à coup, le garçon aux cheveux sombres rougit jusqu'en haut de ses oreilles.
« Arrête de dire n'importe quoi, Gauvain. Probablement qu'il recherche des informations sur moi pour mieux préparer sa poupée vaudou, dans laquelle il enfoncera des punaises chaque matin ou pire…si il te demande de lui rapporter une mèche de mes cheveux, dis lui non ! En plus, c'est un Alpha qui a des idées débiles sur les Omegas ! Écoute, je ne penserai jamais à lui de cette façon même dans un million d'années, ni même si c'était le dernier homme sur terre… »
« Bien sûr, Merl ! Parfois, j'oublie à quel point tu es bon pour te mentir à toi-même ! Dois je te rappeler que je t'ai surpris six jours plus tôt avec le nom d'Arthur sur les lèvres et quelque chose de plus conséquent dans les mains ? Alors tu ne le considéreras même pas dans un million d'années ? Merl, je suis sérieux. Arthur n'est pas aussi mauvais que tu le penses…, » dit le brun, à la limite de l'exaspération, ses cheveux en mains.
« Ah non ? Tu as entendu ce qu'il a dit ? Tu étais présent ce soir là, non ? » Siffle Merlin, en frottant ses mains nerveusement.
« Merl, je dois te dire quelque chose à propos d'Arthur et peut-être, qu'après, tu comprendras… »
« Je ne veux pas entendre des excuses stupides pour un Alpha ! Un Alpha est un Alpha et tu le sais…sa nature est comme ça et ce n'est pas une excuse ! » S'autorise à se moquer le brunet, en se levant de sa chaise pour tenter de partir. Cependant, le brun attrape son poignet et le force à se rasseoir.
Il le cale sur la chaise, les yeux dans les yeux, et Merlin pense qu'il n'a jamais vu son ami si foutrement sérieux de sa vie, sauf un fois…avec Will. Donc, il décide qu'il est préférable de l'écouter.
Gauvain révèle à Merlin qu'il a récemment appris quelques détails sur la vie du blond et son enfance, expliquant que son masque de mépris n'est en fait que de la peur. Peur de ce que, en tant qu'Alpha, il pourrait faire à un Omega dans sa phase de domination. Combien leur souffrance est, enfin de compte, similaire.
« Tu ne peux pas le voir ça, Merl ? Tu détestes les Alphas, car tu penses qu'ils sont tous les mêmes et qu'ils sont seulement bon à maltraiter les Omegas, mais Arthur renie sa propre nature d'Alpha de façon à ne blesser personne de ta condition. Comment le juges-tu à présent ? La mort de Will et, pour lui, les croyances du père d'Arthur vous ont tellement changé que vous en avez oublié que la nature vous unissait. Arrête de combattre les Alphas, Merlin. Ton combat est stupide et futile, et il te fera seulement souffrir… »
Le brunet est sans voix. Simplement sans voix. Son esprit est tourmenté et il ne peut pas trouver la paix. Seigneur, mais comment le père d'Arthur a pu lui faire une telle chose, quand il était si jeune…cet homme est un sadique lunatique !
« Et puis, il t'a aussi apporté les petits pains… Ne l'oublie pas ! » Finit Gauvain, totalement satisfait d'avoir semer le trouble dans l'esprit de son ami.
« Ce n'était pas lui, Gauvain ! »
« Et tu penses que c'était qui ? Le fantôme des foccacia ? Il est ÉVIDENT que c'était lui… »
Merlin rougit profondément et pose son menton sur ses mains, comme si il était en train de prier.
Oui. C'était lui. Maintenant, il le sait…et à l'intérieur de lui, il déteste profondément le sentiment de joie qui envahit son cœur et qui est…ABSOLUMENT inapproprié ! Sa partie Omega le trahit une fois de plus. Sa partie Omega lui murmure aux oreilles une profonde complaisance et une joie subtile, découlant du fait d'avoir obtenu l'attention d'un Alpha. Il pose sa main sur son cœur. Sa nature le rend faible.
Même si les explications de Gauvain ont modéré son dégoût pour le blond, le fait est qu'il est toujours un ennemi.
Oui, il est magnifique !
Oui, Merlin l'aime.
Cependant, malheureusement, c'est un Alpha, ce qui correspond à la peine de mort, et la nécrophilie n'est pas pour lui !
Son petit monde a des règles précises et il n'acceptera pas de les changer pour un foutu Alpha, stupide, blond, arrogant, avec le corps d'un dieu, et des yeux bleus comme de la glace et l'odeur bordel, Merlin !
« Je m'en fouts de ce qu'Arthur pense ou de ce qu'il fait. Il ferait mieux de garder ses distances, Gauvain. Tu sais très bien pourquoi. L'océan est plein de poissons et je sais très bien que derrière une apparente innocence et des belles paroles, il y a toujours un piège, et je NE VEUX PAS me faire avoir ! » Dit Merlin, en se levant pour tenter d'être catégorique avec son ami, « S'il te plait, Gauvain…ne concocte rien de bizarre. Et plus que tout, arrête de parler de moi. Ça n'a pas de sens et ça ne doit pas être important pour lui ! Compris ? »
« Bien sûr, Merl. J'ai parfaitement compris… » Répond sérieusement Gauvain.
Comme il en fera bientôt l'expérience, bien évidemment, Gauvain n'a rien compris…
OOO
Le samedi, Merlin se focalise sur sa nouvelle tâche : bannir Arthur Pendragon de sa tête. Le cadeau que lui a apporté le blond la nuit précédente l'a clairement chamboulé, et il ne comprend toujours pas ce que ça veut dire. C'est la première fois de sa vie qu'un Alpha prête attention à lui de la sorte, même si il ne le veut pas. Ou si ? Oh seigneur, que la vie est compliquée !
Au matin, Gauvain lui demande, sans le lui ordonner, de rester libre pour la soirée. Merlin va aller avec lui dans ce que son ami appelle « un endroit surprise ». Le brunet déteste les surprises et en plus, il en a beaucoup trop eu ces 7 derniers jours…mais c'est samedi et il n'a pas de vie sociale lui permettant de refuser l'invitation.
En essayant de donner du sens à ce bordel qu'on appelle la vie, Merlin fait des courses, nettoie la maison, lave et repasse ses vêtements et ceux de Gauvain. Il n'a plus rien à faire en milieu d'après-midi, alors il décide de faire des recherches sur son ordinateur à propos des nouvelles études.
La dynamique Alpha/Omega commence à l'intéresser énormément, surtout depuis qu'il sait que son corps semble réagir bizarrement à chaque fois qu'il y a un certain homme à proximité. Les inhibiteurs, qu'il prend depuis qu'il est ado, semblent avoir leurs effets diminués quand il est à proximité. La faiblesse de ses défenses n'est pas temporaire : les dernières heures après le contact et durant ce temps, ses instincts d'Omega reviennent vivement à la vie.
Il commence ses recherches sur ce qui l'intéresse, sur ce qu'il a déjà largement étudié à l'université, pour voir ce qui pourrait inhiber les effets des médicaments dans son organisme. Il espère de tout son cœur que la réponse à tout ce bordel ne va pas confirmer ses théories.
La réponse à sa question est très bien illustrée dans l'Atlas de la Reproduction et de la Dynamique des Espèces. Là, le docteur C. Goodwing, professeur à l'université, qui est une sommité dans les études sur le comportement Alpha/Omega, argumente que les deux espèces ont des gènes latents récessifs. En de rare occasion, ça permet a un Alpha ou un Omega de reconnaître un partenaire parfaitement compatible dans un but reproducteur et une vie commune, en se soumettant à leur nature.
Le professeur pense qu'il existe pour chaque Alpha une parfaite 'contrepartie' Omega, avec un degré de compatibilité plus élevé que la normal pour certains Alphas. En résumé, un compagnon parfait dont le génome semble être fait spécialement dans le but ultime de s'accoupler avec un sujet bien précis.
Dans de rare dossier d'étude, dans lequel un Alpha et un Omega avec un tel degré de compatibilité lors de la première rencontre, obtiennent une vraie réponse par un niveau élevé de molécule. A partir du premier contact, l'exposition aux phéromones du 'compagnon' déclenche chez l'Alpha et chez l'Omega une surproduction immédiate 'pour être reconnu par l'autre', lui faisant ressentir qu'il est indéniablement le compagnon parfait pour l'union et l'accouplement.
Dés l'instant où l'Alpha et l'Omega, avec un niveau plus élevé de GCS (degré de compatibilité) que la normal, se reconnaissent l'un l'autre, c'est ce qui est appelé Imprégnation dans la Médecine des Espèces. La présence du compagnon idéal est 'imprégné' dans les deux sujets de façon stable et permanente, anticipant en quelque sorte le sentiment d'appartenance caractéristique au futur accouplement. Ce type d'imprégnation est si forte qu'il oblige l'esprit des sujets a régresser vers ses instincts et ses pulsions primitives, typiques de l'espèce à laquelle ils appartiennent.
Ce n'est pas tout. Quand l'imprégnation apparaît, même un bref contact entre les deux parties est suffisant pour que le corps de l'Omega 'se prépare' à accueillir son PBM (parfait compagnon d'accouplement). Dans ce cas, ça s'achève inévitablement par l'accouplement, qui ironiquement ne supprime pas le sentiment d'appartenance de l'Omega envers son Alpha comme il est coutume, mais stabilise l'instinct des deux sujets qui sont déjà relié l'un à l'autre sur le plan génétique, bien avant l'accouplement proprement dit.
L'imprégnation fonctionne comme 'le coup de foudre'. Après que cela soit arrivé, rien n'est plus important que d'être avec le partenaire, le rechercher et le désirer presque obsessivement.
C'est comme tomber amoureux, mais dix fois plus rapidement. Un prolongement de l'un et de l'autre, en réalisant qu'ils peuvent devenir tout pour l'autre : un protecteur, un frère, un ami ou un amant.
Aucun inhibiteurs ne peut lutter contre ça : la forte chimie entre les espèces annule les effets chimiques de l'industrie. Le désir devient un besoin, lequel devient de la domination.
Si il revoit Arthur, il est presque certain, au vue de la réaction hormonale de leurs corps quand ils se sont rencontrés la première fois, que l'imprégnation se fera rapidement, et puis l'accouplement.
La seule chose que Merlin ne désire pas.
En aucun cas.
OOO
Samedi soir.
« Je peux savoir où tu m'emmènes, Gauvain ? »
« Attends et tu verras, mon génie aux grandes oreilles ! »
« Alors nous n'allons pas au Old Bridge pour jouer aux fléchettes ? »
« Je n'ai jamais parlé de fléchettes, Merl ! »
« Alors qu'est-ce que c'est…du sport d'intérieur ? »
« Plus ou moins…allez, entre là ! »
« Il y a un terrain illuminé…mais bon dieu où…c'est un match de football ? Tu m'as emmené voir un match de football ? Oh allez, Gauvain ! Tu sais que je détestes… »
« Merl, tu commences à devenir énervant ! Tais toi. Monte dans les gradins. Mais pas trop haut ! »
« D'accord, mais quand les joueurs arrivent-ils ? »
« Donnent leurs une minute. Le match commence à 21h ! C'est un match amical ! »
« Qui sont les équipes ? »
« Tu verras ! »
« Je m'en fouts du football, Gauvain ! Comment as-tu pu penser que… »
Merlin sent distinctement sa gorge s'arrêter et son souffle se bloquer dans sa poitrine, menaçant de le faire s'étrangler alors que les deux équipes sortent du vestiaire pour entrer sur le terrain.
Celui qui lui a coupé le souffle se tient là sur la pelouse. Il porte un t-shirt en microfibre jaune et vert qui épouse son corps sculpté, le short de l'uniforme dessine parfaitement ses fesses, laissant à découvert ses muscles toniques et ses jambes imberbes, ses mains se relèvent négligemment pour ébouriffer ses cheveux blonds alors qu'il fait rebondir la balle en face de lui dans un mouvement élégant. Sur le bras droit, il porte la bande rouge du capitaine. Il n'y a aucun doute, sur qui il peut être et le garçon aux cheveux noirs sent littéralement son cœur tomber dans son estomac pour commencer à battre de manière incohérente.
Arthur.
La durée du match commence à s'étendre. Plus rien n'a vraiment de sens.
Que ce soit Gauvain qui encourage Peceval (le gardien), ou que ce soit Léon ou les autres Chevaliers qui prennent places sur leurs places dans les gradins un peu plus loin qu'eux, et encore moins le match. Tout semble dénué d'intérêt et pas digne d'attention. Tout sauf lui.
Les gestes athlétiques d'Arthur sont parfaits. Il aime le voir courir à travers le terrain, en faisant rouler les muscles de ses jambes, pour se débarrasser des adversaires, en encourageant son équipe quand ils sont fatigués ou en leurs donnant des directives. Il adore, quand le match s'arrête et que l'Alpha reprend son souffle en plaçant ses mains sur ses hanches parfaites, en rejetant sa tête en arrière pour exposer son cou et que sa pomme d'Adam remonte et descend au rythme de sa respiration.
Il est magnifique. Et encore, il y a mieux. Il arrive à guider les autres, qui ont l'air confiant et prêts à suivre ses instructions, fiers de leur chef. Ce qu'est Arthur. En plus d'être un Alpha, il parvient à inspirer les gens proches de lui, à les capturer de son aura pour les pousser à se perfectionner. Pour lui.
Merlin est toujours perdu dans ses pensées quand l'arbitre marque la fin de la première mi-temps avec un coup de sifflet qui l'émoustille.
Arthur attend Perceval, pour le frapper sur l'épaule et ensemble, ils se dirigent vers le banc avec leur équipe. Ils prennent de l'eau et ils boivent goulûment à la bouteille. Le blond boit si vite que l'eau termine sur son t-shirt, et le mouille. Cependant, il s'en fiche et en réponse, il penche sa tête en arrière et il vide le restant de la bouteille sur sa tête, pour se rafraîchir.
Et puis, il se passe quelque chose.
Percy relève les yeux sur les gradins vers lui et Gauvain ( qui est en train de faire signe bonjour de la main) et il murmure quelque chose à l'oreille d'Arthur, qui essaie immédiatement de trouver Merlin dans les gradins pour le transpercer de ses yeux bleus. Merlin se sent rougir et il baisse le regard. L'expression du blond devient tendue pendant un moment, sa mâchoire se serre. Ensuite, il relève un sourcil presque intrigué, alors que Percy murmure quelque chose d'autre à son oreille et il commence à rire, en se retournant sur le coach qui est en train de donner des instructions.
C'est la première fois depuis la semaine précédente, où il a fauté, que Merlin peut à nouveau regarder Arthur dans les yeux, percevoir à nouveau clairement sa présence. A l'intérieur de lui, une tempête d'émotions prend place. Elles sont difficiles à comprendre.
Étonnement, désir, incertitude, honte, cupidité, curiosité.
Cependant, il n'y a pas de colère.
Pas de haine.
Dans son cœur, il espère que c'est réciproque pour l'autre, qu'il ne le déteste pas pour la façon dont il l'a insulté la première fois.
Puis, il secoue sa tête et il plante son regard sur ses chaussures, en réalisant combien ces espoirs sont stupides.
Il serait préférable qu'Arthur le déteste.
Ce serait plus facile pour l'éloigner de son cœur, où le blond s'est faufilé comme une fine lame. Plus encore, si l'Alpha ne le déteste pas, alors, Merlin devra le détester suffisamment pour deux, car il sait que si il n'est pas assez fort, sa détermination va se distancer, son destin sera inévitablement d'être Accoupler et il perdra définitivement sa liberté.
Il sera soumis dans le cœur et l'esprit.
Et il ne peut pas l'accepter.
Si la première mi-temps semble courte, la seconde passe en un clin d'œil. De temps en temps, le regard que lui lance Arthur du terrain le réchauffe et Merlin choisit de retirer son écharpe et d'ouvrir son anorak, dans l'espoir de ne pas prendre feu, malgré le fait qu'on est en avril et que les températures ne se sont pas adoucies.
Durant le milieu de la seconde mi-temps, la capitaine réserve un regard à Merlin, comme si il lui disait « regarde ce que je vais faire ». Après une seconde, il se jette vers son propre goal, où deux adversaires sont en train d'essayer de semer le gentil Perceval. Avec un dribble parfait, il reprend la balle et il fait le tour du terrain, en se débarrassant de tous ses assaillants. Ensuite, il se place en face du gardien et il lance un boulet de canon dans le coin gauche du goal.
Les gradins explosent dans des hurlements de joie, les Chevaliers lancent leurs mains vers le ciel et à côté de lui, Gauvain l'étouffe d'un gros câlin, en remplissant ses joues de baisers.
Sur le terrain, les coéquipiers d'Arthur se précipitent pour le féliciter, avec des claques bruyantes dans le dos, des compliments et des étreintes. Dés qu'il se libère du tapage de son équipe, le blond recherche à nouveau les yeux de Merlin, et il les trouve immédiatement. Il sourit comme un gosse, en pointant vers lui sa main droite, comme si il disait, « je l'ai fait pour toi ».
Le brunet sourit en réponse et il applaudit, en se sentant submerger par de la fierté qui grandit en lui. Il est fier de savoir qu'Arthur l'a fait pour lui et il est fier de la démonstration de force de son Alpha.
De son Alpha.
Cette pensée fait son chemin à l'intérieur de Merlin comme un vent glaciale qui lui vole sa vie, emportant le sourire et la chaleur dans son cœur. Ce n'est pas seulement son corps, mais aussi son esprit qui a déjà commencé à considérer Arthur comme quelque chose lui appartenant. Comme quelque chose de plus.
Seigneur, ce n'est pas possible. Réfléchis, Merlin, réfléchis…
La réponse à sa question en provenance de son cerveau le frappe comme un coup de poing dans l'estomac.
L'imprégnation n'est pas ce qui va suivre, comme il le pensait.
Elle a déjà eu lieu, le soir de leur rencontre. Quand ses phéromones d'Alpha se sont activées pour l'envelopper et le clamer comme sien.
Elles sont entrées pour graver clairement le nom d'Arthur à l'intérieur de lui, pour le marquer au fer rouge dans son sang, dans sa chair, plus profondément qu'il ne l'espérait ou ne l'aurait jamais voulu.
Essayer de s'éloigner de lui serait incroyablement douloureux et probablement inutile.
Il ne peut pas empêcher ce qu'il s'est déjà passé.
Arthur est déjà à l'intérieur de lui, il a déjà pris place au sommet de son cœur. L'éradiquer serait plus difficile maintenant que tout son être appelle inconsciemment l'autre, en sachant qu'il a trouvé sa partie manquante pour ne faire qu'un tout.
Son esprit et son corps sont déjà en train de changer.
Pour lui.
Pour un Alpha, Seigneur NON ! Tout sauf ça.
Le sifflet de l'arbitre marque la fin du jeu. L'équipe d'Oxford a gagné apparemment. Percy a quitté son poste de gardien et il a rejoint les autres pour aller donner une accolade à Arthur. Même le capitaine de l'équipe adverse s'est rapproché du blond pour lui serrer la main.
Merlin est toujours à moitié perdu dans ses pensées quand le blond et Perceval quittent le terrain pour monter dans les gradins vers leurs amis. Une rangée de personne qui fête l'évènement s'approche de lui pour le féliciter et Merlin sent distinctement un étau se resserrer autour de son estomac.
Les pensées précédentes l'ont profondément troublés et il est effrayé de ce qu'il pourrait se passer en étant à nouveau proche d'Arthur.
Parcequ'il pourrait capituler. Parcequ'il pourrait être blessé.
Il doit partir de là le plus vite possible.
Pourtant, il ne peut s'empêcher de regarder l'avancée lente du blond vers lui. Il sourit à tout le monde chaleureusement. Il sourit à tous, en serrant leurs mains et ensuite il cherche Merlin de ses yeux dans la foule. Il le regarde, comme si il lui disait « J'arrive, attends moi ».
Il doit s'enfuir.
Il doit bouger ses putains de jambes et disparaître, si possible de la face de la terre.
Et puis, quelqu'un arrive et parvient à le faire bouger.
Gauvain est déjà en direction de son petit ami, laissant Merlin seul et Arthur n'est plus qu'à quelques mètres, en train de faire signe de la main à chacun des Chevaliers en léchant ses lèvres à cause de ce qui est sur le point de se passer. Il est en train d'avancer vers le brunet, quand une voix féminine jaillit du chaos autour de lui, en disant
« Enfin…tu ne vas pas me dire bonjour, mon Artie d'amour ? »
Merlin est pétrifié pendant un moment, en observant une une fille élancée et magnifique avec de long cheveux noirs bondir sur Arthur. Arthur est abasourdi pendant un moment et puis il l'étreint en lui retournant son sourire, en la soulevant du sol.
« Gana… Je ne savais pas que tu venais ! » Dit le blond, en tenant toujours sa taille.
« Je ne pouvais pas manquer ça, chéri ! Tu as été fantastique ! Je suis fière de toi ! » Elle murmure à son oreille avec un grand sourire et un regard qui dit tout, en l'embrassant sur la joue.
Quand Arthur, qui sourit toujours, se retourne pour présenter sa sœur à Merlin, il remarque avec un gros désappointement qu'il n'y a plus aucun signe de lui.
Il cherche Gauvain qui est en train d'étreindre Perceval et il lui demande calmement où est Merlin. Quand l'ami hausse les épaules, le visage d'Arthur s'approfondit.
Il lui faut un moment pour faire le point car la lame de l'incertitude le transperce. Il regarde Morgane l'air inquiet et elle lui rend son regard sans comprendre.
« Arthur, quoi… » Commence la fille, avant que son frère ne la libère de son étreinte pour commencer à courir vers la sortie du stade.
Merlin a carrément mal compris.
Il a vu une magnifique femelle Alpha littéralement lui bondir dessus, et Arthur l'a tenait si tendrement, comme il le fait toujours quand il voit sa sœur, sans penser à comment ça aurait pu être perçu par ces yeux bleus qui ne connaissent pas la vérité.
Arthur a été très stupide.
Il était à une enjambée de lui, il était sur le point de l'atteindre, pour lui parler et il n'a pas pensé que son comportement pourrait facilement être mal interprété.
Merlin ne connaît pas Morgane.
Il ne sait pas qu'elle est sa sœur.
Il pense probablement qu'elle est sa partenaire.
Arthur ne sait même pas si le brunet ressent la moitié de l'attirance qu'il a pour lui depuis qu'il l'a vu le samedi précédent, et il ne veut pas manqué de faire savoir à l'autre ses sentiments, ni le rôle de Morgane dans sa vie.
Il doit le rattraper et lui parler.
Peu importe comment.
OOO
Il est en train de partir en courant.
Oui, il est en train de fuir. C'est ce qu'il voulait. C'est ce qu'il devait faire.
Avant de s'en rendre compte, il est en train de courir hors du stade. Il ouvre la grande porte noir par laquelle lui et Gauvain sont entrés presque deux heures auparavant, en se jetant violemment dessus dans la ferme intention de mettre de la distance entre lui et la cause de son tourment.
Arthur a une copine. Seigneur, c'était obligé ! Merlin, tu es tellement stupide !
Quelqu'un comme Arthur ne pouvait mathématiquement pas ne pas en avoir. Tu croyais vraiment que Monsieur JesuisleplusgranddesAlphamâle pourrait vraiment s'intéresser à un Omega squelettique, le dernier dans son genre, sans aucun charme apparent et qui l'a insulté au premier rendez-vous. Certes, ce n'est pas comme si Arthur ne l'avait pas mérité. Il a été un vrai connard. Mais il aurait dû le savoir. Il n'aurait pas dû se faire des idées sur eux deux. Imprégnation ? Je vous en prie ! Seulement une attraction mutuelle, ou le désir de se conquérir rapidement. Elle est vraiment faite pour lui. Elle foutrement magnifique et ils semblent déjà attachés l'un à l'autre. Il ne veut définitivement rien et il le mérite encore moins. Ce qui est pour un mieux, non ? Bien. Vraiment très bien en fait. C'est ce dont il avait besoin pour trancher nettement. En vérité, c'est une bonne chose de les avoir vu ensemble. Et donc, il peut s'en aller. Et donc, il peut tourner la page de quoi ? Il ne ressent rien pour Arthur, si ce n'est une attirance physique stupide et intangible comme le ferait une vierge. Oui, il est presque heureux. En fait, il est très heureux de se sentir si seul et mal. Il est très heureux d'être conscient de ce qu'il ne pourra jamais avoir. Heureux de ne plus ressentir la tentation d'être tenté par un putain d'Alpha ! Il est tellement heureux qu'il pleure une sorte de soulagement. Il est tellement heureux que ces putains de larmes coulent sur ses joues. Des larmes de joies, bien sûr. Alors pourquoi, bordel, ça lui fait si mal ?
Et puis, il y a des bruits de pas derrière lui.
Un main forte et chaude qui l'attrape par le bras.
Quelqu'un qui le retient et l'arrête dans sa course, pour le retenir contre lui.
Le thorax chaud de quelqu'un qui l'enlace, le retient, l'empêchant de s'évader.
Son odeur.
L'odeur de la terre, la pluie, la transpiration, le mâle, l'Alpha.
Sa chaleur.
Ou sa poitrine contre son visage, ses bras forts qui l'enlacent, le souffle rapide et bouillant dans ses cheveux.
Son cœur qui bat à l'unisson du sien. Qui lui parle sans mot.
Sa voix chaleureuse, grave, profonde, apaisante, réconfortante.
« Où t'enfuis tu, Merlin ? »
Mais Merlin n'est pas là.
Son corps est là, mais son esprit est profondément immergé dans l'essence de celui qui est en train de le tenir.
Il commence à s'éloigner mais Arthur ne veut pas le lâcher. Il le tient fermement contre sa poitrine, empêchant un quelconque mouvement. Avec horreur, le brunet réalise qu'il n'y a pas d'autre endroit au monde où il veut vraiment être, si ce n'est ces bras.
Il ne veut pas d'autre odeur sur son corps, si ce n'est celle d'Arthur.
Il n'y a pas d'autre personne par qui Merlin se laisse toucher.
Il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais.
Si ce n'est lui.
Ça lui fait du mal. Tellement de mal. Parceque ça fait mal de vouloir quelque chose, que tu ne peux pas avoir.
Ensuite il réalise qu'il est en train de sangloter et de pleurer contre la poitrine d'Arthur. Pourquoi je ne peux pas arrêter ces larmes ? Pourquoi je suis tellement dévasté ? Pourquoi son corps ne lui obéit pas ? Pourquoi…
L'instant d'après, il sent une main large et chaleureuse positionnée dans ses cheveux, commençant à dessiner des petits cercles sur sa peau. Seigneur, il est tellement gentil, intime, réconfortant. Ça et l'odeur de l'Alpha qui l'enveloppe comme lors de cette première soirée. C'est une revendication et ça le protège comme une couverture dans laquelle il se loverait pour observer des étoiles avant l'aube.
Il s'arrête de pleurer quand il réalise que le nez d'Arthur est fermement planté entre ses cheveux noirs et qu'il est en train de le renifler avec intérêt.
Évidemment, Arthur à besoin de le sentir, aussi.
Merlin reste là. Se faisant réconforté. Se faisant bercer comme si c'était la chose la plus naturel au monde pendant un temps qui ne semble pas se terminer entre eux.
Ça lui demande beaucoup de courage de s'éloigner de cette poitrine.
Ça lui demande encore plus de courage de croiser le regard bleu d'Arthur, qui a permis à Merlin de s'écarter de lui seulement assez pour le regarder, et pas pour autre chose. Il le tient toujours, cerclant sa taille de son bras droit et il ne semble pas vouloir le laisser s'en aller.
Leurs souffles se rencontrent avant leurs regards et Merlin ressent à nouveau la peur s'agripper à son cœur.
Il ne sait pas ce qu'il doit dire.
Il peut seulement le regarder et tout lui dire sans parler, car il sait qu'Arthur est en train de lire en lui, comme ce soir là. Il est en train de fondre sous le regard bleu qui le dénude, pour plonger profondément en lui, intimement, pour déchirer chaque secret et les effriter de sa volonté.
Se sentant lui-même rougir, il essaie timidement de se détourner de lui, mais l'Alpha ne le laisse pas faire.
Seigneur, la sensation du corps fort et solide d'Arthur va rendre fou Merlin.
« Pourquoi tu t'enfuyais ? » Demande Arthur avec une voix douce, profonde et calme.
« Je…il est tard et…je devais partir…maintenant… » dit le brunet avec une voix tremblante, en essayant désespérément de regagner un minimum de self-contrôle.
« Reste. S'il te plait. Je dois te parler. »
Ce n'est pas une requête. C'est un ordre déguisé en requête, mais toujours un ordre et le brunet se fait du mal à ne pas obéir comme un bon Omega.
« Arthur, je ne… » Il commence.
« Écoute moi, Merlin. Je suis désolé pour Samedi dernier. Je ne voulais pas être offensent, mais j'admets que je me suis mal exprimé. Je sais que tu crois en la cause des Omegas et vraiment, je ne… »
« Arrête ça, Arthur. Je suis désolé, également. » Répond le brunet, en posant un doigt sur les lèvres de l'autre pour le faire taire, avant de réaliser qu'en vérité, il est seulement en train de tester la chaleur, la douceur de sa proximité, « Mais maintenant s'il te plait, s'il te plait laisse moi partir. »
« Seulement si tu me dis pourquoi tu pleurais en t'éloignant…de moi ! » Répond le blond avec un ton calme mais sérieux.
« Probablement pour la même raison que tu as déposé des petits pains au milieu de la nuit. » Répond Merlin embarrassé, sans détourner son regard d'Arthur.
Il y a le silence tout autour d'eux, mais le bruit de leur cœur est assourdissant.
Ils connaissent tous les deux la réponse à la question de l'autre, mais les mots semblent disparaître dans un trou noir placé entre le cœur et l'esprit…c'est tellement difficile !
« Pour ma part, c'était une offre de paix Merlin. Une offre peu conventionnelle et je dois l'admettre, à une heure inhabituelle. Pourtant, je suis content de t'avoir donner quelque chose à manger…tu es trop mince et tu le sais. »
« Arthur, je n'ai pas besoin que quelqu'un s'inquiète pour moi ou de ce que je mange,… »
« Ah non ? »
« Non ! »
« Bien, alors. Je m'excuse. Maintenant, explique moi pourquoi tu courrais en pleurant ? »
« Je… » Il ne peut pas parler, sa voix s'étrangle dans sa poitrine alors qu'il rougit violemment jusqu'au somment de ses oreilles considérables, en échouant pour trouver une excuse plausible.
« Dis moi, Merlin. » Continue le blond d'un ton apaisant.
En voyant que le brunet est clairement en difficulté, Arthur sourit tendrement et le serre un peu plus, pour se rapprocher de son oreille et éliminer la distance. Il murmure d'une voix hot et mielleuse « Est-ce que ça a quelque chose à voir avec moi et la magnifique brune, qui m'a embrassé et qui, de toute façon, est ma sœur ? »
Immédiatement une onde de frissons déferle dans son échine, pour remonter dans son cerveau, pour terminer ensuite dans le bas de son ventre. Il commence à haleter alors qu'il sent ses défenses s'évaporer, comme sa salive tandis que les engrenages de son cerveau commencent à fonctionner…
Sœur ?
SŒUR !
Sans blague !
Merlin sent ses yeux se remplir de larmes alors qu'il essaie désespérément de les retenir entre ses longs cils, tandis que son cœur espère et que ses poumons recommencent à respirer, le forçant à inhaler fortement.
Puis, les lèvres d'Arthur se posent, pour se positionner dans le creux du cou de Merlin, qui commence à trembler légèrement dans ses bras. Le blond le ressent et, avec un mouvement tendre, il touche de son nez l'endroit où la glande spéciale de Merlin a déjà commencé à émettre plus de phéromones que d'habitude. Les inhibiteurs ont cessé leur travail. Encore. Plus que ça, son corps est déjà en train de convoiter l'Alpha qui l'entoure. C'est plus fort que lui.
Si il ne se dépêche pas de partir, Arthur découvrira bientôt sa vraie nature, et même si ça devrait l'aider à prendre congé, la voix de son Omega le supplie pour que ça ne se produise pas, en percevant le danger d'être définitivement éloigner de l'Alpha.
Le blond continue de renifler le creux de son cou, en inhalant profondément l'essence contenue, pour mieux ressentir la note douce, dégagée par sa proie. Pourtant si subtile et tellement attirante. Si faible et pourtant si foutrement puissante pour perturber ses sens.
« Il y a quelque chose à propos de toi, Merlin. Je ne peux pas mettre le doigt dessus… » Murmure Arthur. Ses paroles et son souffle chaud sont portées directement par sa langue sous le peau du brunet, qui laisse échapper un gémissement, en sentant distinctement que son corps se réveil, pour se tendre et s'humidifier au contact de son bourreau.
Il ferme ses yeux bleus, encore bordés des larmes, et il penche sa tête, pour offrir son cou en signe de reddition. Il commence à s'abandonner au plaisir, dans la chaleur et dans le besoin purement Omega d'être pris, clamé, possédé et protégé.
A céder.
« Merlin, où étais-tu passé ? » Hurle Gauvain, en sortant par la porte du stade avec Perceval qui le suit. Les Chevaliers sont derrière eux, résolus à parler de la fin du match.
Un seul regard de la part de Merlin est suffisant pour que le brun réalise ce qui est en train de se passer. Il voit le danger qui résulte du fait qu'Arthur est en train de serrer Merlin dans ses bras, en le tenant fermement.
Les yeux de Merlin s'ouvrent abruptement, humide comme toujours. Il regarde son ami, en suppliant silencieusement « Gauvain, sauve moi, sauve moi SAUVE MOI OU IL VA TOUT DECOUVRIR ! JE T'EN PRIE… »
Son ami se précipite à l'exacte moment où Arthur, se voyant découvert, relâche sa poigne sur le corps du brunet, lui permettant de se libérer. Gauvain bondit littéralement sur Merlin, pour le prendre chaleureusement dans ses bras en l'éloignant de l'Alpha.
Tout le corps de Merlin hurle de douleur à cause de la séparation, qui lui vole la chaleur, qui interrompt le contact, trahissant le besoin d'être en contact avec son dominateur.
« Et bien, messieurs. Merci beaucoup pour ce match. Merl et moi, nous devons rentrer tôt, demain c'est le jour du nettoyage. De plus, je suis vraiment fatigué de mon double service au restaurant… » S'exclame Gauvain, en se positionnant entre Arthur et sa proie.
En réponse, le blond courbe ses lèvres et sa mâchoire se tend, pour délivrer le grognement sourd d'un animal dont on a retiré la proie de sa gueule. L'odeur est sans équivoque : Mâle. Alpha. Furieux.
Gauvain recule instinctivement, en protégeant Merlin. En tant que Beta, il sait que c'est dangereux de se placer entre un Alpha et sa proie, mais le brunet est son meilleur ami et, Jésus, il l'aidera à n'importe quel prix.
« Qu'est ce qu'il se passe, Artie ? » Demande Morgane, en arrivant par derrière son frère pour poser un main légère mais ferme et forte sur son biceps.
L'odeur de l'Alpha change tout à coup, en se calmant au contact familier de se sœur.
« Rien, Gana. Je saluais juste un ami qui est venu voir le match contre tout attente… » Répond Artie.
Morgane sourit tendrement et, en dépassant Gauvain toujours en état d'alerte, elle se rapproche furtivement de l'objet de convoitise de son frère.
Elle observe Merlin qui la regarde d'une manière incertaine et perplexe. La fille le remarque et elle sourit gentiment. Elle lève rapidement une main pour la présenter et se présenter. « Je suis Morgane Pendragon. Je suis la sœur d'Arthur. Ravie de te rencontrer, Monsieur… »
« Merlin…Emrys. » Répond le brunet, en serrant sa main avec hésitation.
« Et bien, Merlin Emrys ! C'est un vrai plaisir de te rencontrer. Si mon frère te crée trop d'ennuis, appelle moi et je le remettrai à sa place ! » Finit-elle en souriant largement.
Merlin sourit en retour, visiblement plus décontracté, et puis, il croise à nouveau le regard d'Arthur. Il est en train de sourire, aussi.
« Tu es certain de ne pas vouloir te joindre à nous pour une bière ? » Dit une voix derrière eux.
« Merci, Léon » Répond immédiatement Gauvain « Mais il est vraiment temps pour mon colocataire et moi de rentrer. Bonsoir tout le monde ! Percy, à demain. »
Le brun embrasse le géant sur la joue, en tirant par le bras un Merlin toujours étourdi, pour l'éloigner de la scène du crime.
Même si il s'est détourné de lui, Merlin peut sentir les yeux d'Arthur lui transpercer le dos.
Le combat n'est pas fini.
Il ne fait que commencer.
A suivre…
Ce chapitre m'a donné des papillons dans le ventre. J'avais le souffle court, comme si je vivais ce face à face avec Arthur. Ce chapitre est fabuleux car, grâce au talent de l'auteur, on parvient facilement à se glisser dans la peau de Merlin. Enfin, pour ma part, et vous ?
Sinon, durant le mois de janvier, cette fic aura été lue plus de 1182 fois…et j'ai pas moins de 14 commentaires…Je remercie donc ceux qui ce sont donnés cette peine !
Au fait, je suis désolé pour la lenteur de la traduction mais je suis en plein burn out. Fallait bien que ça arrive ! Entre le boulot, les enfants, les gros problèmes de santé… Bah voilà, je suis en train de toucher le fond. Enfin, je suis une dur à cuire et je sais que je vais surmonter tout ça. Il le faut !
