Trois jours après la rentrée, Salim n'en finissait pas de courir dans tous les sens. Sauf, évidemment, lorsque Camille était dans les parages. Là, le monde s'arrêtait. À tout le moins, son monde s'arrêtait. Il restait là, figé devant la beauté innocente et le visage rieur de la demoiselle aux yeux violets. Yeux qui ne pouvaient décidément pas être naturels. Peu importait ce qu'elle avait dit, ni pourquoi elle mentait, ils étaient juste trop beaux. Il avait l'impression de plonger dans une aurore boréale à chaque regard échangé. Sans jamais vouloir émerger. Il ne l'aimait pas, non … Enfin, peut-être pas.
