LegMa : Et oui, JOhn galant homme ^^

Anna : et oui, les jeunes et le sexe .. une grande histoire d'amour.

Voila la suite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

***

4 . Premiers contacts

J : « De l'aide ? »

Elizabeth entendit à peine la proposition du jeune homme à coté d'elle : elle tambourinait comme un forçat sur ce fichu casier, maudissant le cadenas récalcitrant. John se sentit de trop et pourtant, il resta là à regarder, un léger sourire sur les lèvres, cette jolie jeune fille dont les boucles brunes s'agitaient vivement sous ses coups.

J : « Tu y arrives ou pas ? »

Elizabeth daigna enfin se tourner vers lui et, dès qu'elle le vit, elle ne pu que fixer ce regard émeraude. Il avait la dégaine des petits merdeux qui s'y croyaient : jean délavé, chemise en jean et perfecto en cuir … agrémentez cela avec une coupe de cheveux plus qu'approximative et vous aviez devant vous le plus grand ringard de la terre.

E : « Oui !! » dit-elle un tantinet agacée.

Puis, dans un énième coup de poing, le cadenas sauta, ouvrant ainsi le casier contenant pour l'instant que du vide … Satisfaite, elle posa ses bouquins, un air de victoire sur le visage, sur une étagère en acier, tandis qu'elle accrochait quelques photos d'elle et Mike datant de l'année dernière.

J : « Je m'appelle John. »

Elizabeth fit claquer alors la porte du casier pour le refermer, elle ferma le tout avec le cadenas, avant de se tourner une seconde vers John :

E : « Tant mieux pour toi ! »

Puis elle tourna les talons … John, légèrement refroidi, ne pu s'empêcher de reluquer l'arrière train de la jeune fille : elle était vraiment très jolie … Mais alors, quel caractère !!!! Si elles étaient toutes comme ça les filles riches, ce n'était pas encore cette année qu'il allait conclure.

Dans un soupir, John tenta alors de déchiffrer l'emploi du temps : tout ce charabia, tous ces étages, ces classes … quand bien même il arriverait à le lire, il ne trouverait jamais la classe adéquate ! Alors qu'il était au milieu du couloir, la sonnerie stridente du début des cours retentit. Chacun s'agita alors, cherchant sa classe … certains s'y rendant avec tout le flegme du premier jour de cours, d'autres couraient pour rejoindre leurs amis déjà en classe.

*** : « Perdu hein ? »

John leva le nez de son papier rose pâle pour porter son attention sur un garçon trapu, châtain clair, tenant dans ses mains des bouquins aux noms assommant comme « Théories de la physique quantique » ou encore « Les lois scientifiques bouleversant nos idées préconçus de la physique » … des noms à rallonge qui parlait autant à John que la carte des vins d'un grand restaurant. Il le jaugea quelques minutes, levant un sourcil : il ne l'avait même pas vu arriver ! D'où il venait d'abord ? Ca devait encore être un de ces matheux aimant se rendre utiles.

J : « Euh … Ouais, je cherche la classe 4F … c'est ou ? »

*** : « Ah la 4F … t'es aussi en Terminale alors ! »

Chouette … et si vraiment John avait du bol, ils tomberaient dans la même classe … quel bonheur ! Ravi de rendre service, le petit trapu l'enjoignit de le suivre, et après quelques couloirs et escaliers …

*** : « Voilà on y est : la 4F ! Les cours de langues qui se font un étage plus bas, et ceux de physique-chimie, un étage plus haut dans les labos … J'y passe assez de temps pour le savoir … »

Comme c'est étonnant, pensa John … Il était amusant en fin de compte ce petit matheux ! John lui serra la main, comme un bon petit homme poli, comme son père le lui avait appris.

*** : « Au fait, je m'appelle Rodney … Rodney McKay, Et toi ? »

J : « Mackay ? T'es irlandais ? »

R : « Oh du coté de ma mère seulement … Je n'ais d'irlandais que le patronyme … Alors et toi ? »

J : « John … John Sheppard. Bon bah merci … A plus ! »

R : « Bah attends ! On est dans la même classe ! »

Bah voyons … Ô joie ! John sourit poliment avant d'entrer dans la salle … La première impression … la première impression devait être la bonne ! Il passa sa main dans ses cheveux, ajusta son col de chemise, essaya de se donner un air « cool » et entra dans la classe. A l'intérieur, un échantillon plus que représentatif du lycée dans sa grandeur et décadence : aux premiers rangs, les petits matheux … évidemment Rodney y trouva une place de choix, fier d'être juste devant le bureau du professeur ; sur le coté gauche, à coté de la vitre, les bohèmes : ceux qui aimaient la nature, les babas cool en somme ; sur le coté droit, près de la sortie donc, les pas trop nuls mais pas des flèches non plus : les pompoms girls et autres joueurs de foot ; au fond, les cancres : ceux qui allaient au lycée parce que leurs parents les y poussaient, ceux qui n'avaient pas assez de bagout pour dealer dans la rue ou pas assez de muscles pour raquetter les plus jeunes, ceux qui ne venaient en cours que pour faire bénéficier leurs parents des aides appropriées, ou encore les petits caïds ; et pour finir, au milieu, ceux qui n'appartenaient à aucun « clan ». C'est là que John trouva une place … entre un joueur de foot au brushing impeccable et une place vide …

*** : « Pardon, excusez-moi, je … »

Une jeune fille à la silhouette fine et frêle, entra haletante dans la classe ; coiffée de deux couettes basses, elle remit derrière son oreille, une mèche s'étant fait la malle durant sa cavalcade. Elle n'avait pas vraiment de style, une fille banale sans grand intérêt et pourtant, les quolibets allaient déjà bon train : « regarde moi cette allure … », « T'as vu ses chaussures ? » … « quelle ringarde ! ». Mais la jeune fille n'en eut cure et s'avança vers la seule place libre : à coté de John.

Elle posa avec précaution ses ouvrages, une pile d'ouvrages, sur la table, ne laissant guère de place pour autre chose. Elle souffla longuement et sourit, heureuse d'être arrivée à bon port. Machinalement, John jeta un œil vers elle : de longues couettes blondes foncées, un T-shirt bleu ciel serré dans un jean. Ce n'est pas qu'elle n'avait pas d'allure, mais seulement qu'elle était banale. Elle avait un beau petit sourire et des yeux marron lui donnant un air mutin … Si elle n'était pas en classe avec lui, John jurerait qu'elle était beaucoup jeune que lui … la coiffure sans doute !

Comme si elle sentait un regard sur elle, la jeune fille, tout sourire et ravie d'engager la conversation, se tourna vers John :

*** : « Salut, je m'appelle Jen. »

J : « 'lu. »

Je : « Euh et toi ? »

J : « John. »

Je : « Enchantée John ! Je te connais pas, t'es nouveau non ? »

J : « Ouais. »

Je : « Ok. »

Ils n'eurent pas l'occasion d'en dire plus car le professeur entra. Un professeur aux allures d'Hitler sur le retour : costume kaki, cravate de même couleur, chaussures impeccablement bien cirées, le peu de cheveux qu'il avait sur le crâne étaient gominés et plaqués dessus. Doté d'un certain embonpoint, il avait une démarche de gros ours et eut bien du mal à enfoncer ses larges fesses sur la chaise. Le cours commença avec plus ou moins d'attention de la part des élèves : certains comme Rodney ou Jen, buvaient littéralement les paroles du prof, tandis que d'autres griffonnaient des petits mots qu'ils faisaient parmi les élèves. John, lui, appréciait moyennement ce cours d'histoire … ça n'avait jamais été sa matière de prédilection. Il préférait les matières dures comme les maths ou la physique ! Jamais Ô grand jamais il ne dirait qu'il aime les maths, sous peine de se voir rencarder au rang des petits boutonneux, matheux et puceaux du lycée … bien sur, pour un des adjectifs c'était la vérité mais ça n'était pas une raison.

2 heures de blabla sur la politique du pays et John commençait déjà à dormir … ça promettait ! Et quand la sonnerie le tira de son coma, ce fut pour être bassiné par autre chose :

R : « T'as quoi comme cours après ? »

Sans vraiment répondre, John jeta un œil sur son emploi du temps : Français. John adorait les langues, alors il était ravi ; Rodney, lui, avait chimie avec une prof d'une beauté incroyable avec des jambes interminables ; bien sur, Rodney affirma que ce qui l'intéressait le plus était le contenu du cours plus que la personne qui le donnait, ce que ne croyait pas une minute John. Ils se séparèrent alors … John parti un étage en dessous, tandis que Rodney parti un étage au dessus.

John, ses quelques bouquins à la main, partit d'un pas lent vers les labos de langues. Les langues étaient la seule matière non dure qu'il aimait et maitrisait. Il trouva la salle, non sans quelques petits soucis, et s'empressa de trouver une place libre … Quelques secondes plus tard, une connaissance entra à son tour : la jeune fille du casier !

John sourit alors : il aurait probablement une seconde chance de faire bonne impression. Elle était vraiment très belle … elle s'installa à deux rangs plus loin de lui, sans même lui jeter un regard … l'avait-elle vu au moins ? Il se redressa tout fier, et avait dans l'intention de se lever pour aller la voir mais il fut bousculée par un mec baraqué, portant une veste de l'équipe des Diablo, l'équipe de foot du lycée.

*** : « Oh désolé. »

Il avait dit cela sans même se retourner … parce que son attention était reportée plus loin, deux rangs plus loin. Il entoura la jeune fille brune de ses bras musclés ; elle se contenta de sursauter de surprise avant de l'embrasser chastement sur les lèvres ; il s'installa à ses cotés. John n'avait pas loupé la scène d'une miette : il n'avait pas non plus loupé le fait que ce musclor avait posé sa main au creux des reins de la jeune fille. Il sourit alors : c'était obligé qu'une fille comme ça ait un mec !

Le cours passa et John n'avait quasiment pas détaché son regard de cette fille, ou plus particulièrement de son dos et de cette main masculine à la naissance de son jean. Qu'est ce qu'il aimerait faire ça lui aussi !!! Non pas avec cette fille, car elle était prise et hors de sa portée, mais avec une fille … il devait bien y avoir une fille ici qui voudrait bien de lui ?!?

Dans chaque collège et lycée fréquentés, il avait toujours trouvé une fille facile qui aimait qu'on la pelote et qui levait facilement sa jupe. Bon ok, ça n'allait jamais plus loin, mais c'était déjà ça de pris ! Et puis là, c'était différent : il était en Terminale … des filles voulant sauter le pas avant leur entrée à l'université ça devait bien exister ??? Et il allait la trouver !!

Après le cours, il ne vit même pas cette jeune fille partir au bras de son bel apollon … Et puis, après tout, ce n'était que le premier jour de cours … Il devait d'abord faire un tour des environs. L'heure du déjeuner serait parfaite pour ça.

Pendant ce temps-là, après quelques détours, Rodney arriva devant le labo, quasiment vide. Alors qu'il s'apprêtait à entrer, on lui tapa sur l'épaule, il se retourna :

*** : « Désolé mais, tu pourrais m'aider ? »