Oracles
Disclaimer : les personnages ne sont pas à moi, mais je pense que tout le monde le sait. Je peux seulement affirmer la maternité sur ce scénario ce qui est en soit pas mal du tout… je sors.
Nota : Salut à tous! Voici le troisième chapitre, où tout commence à se mettre en place ! Merci pour vos reviews d'encouragement et vos réactions !
« Yo pumpkin head », de la magnifique BO de Cowboy Bebop, Future blues
Voilà, bonne lecture et passez un bon moment.
Chapitre 3
« Yo pumpkin head »,
Sirius
Il rêvait d'une jolie jeune femme blonde. Magnifique. Avec un je-ne-sais-quoi de norvégien. Ou de suédois. Bref, un canon. Et elle lui faisait des choses….
« Patmol ! Debout ! »
Il eu froid. Très froid. Et se réveilla en sursaut. Son traite de frère lui avait balancé de l'eau. Froide. Merde, les rêves érotiques ne devraient jamais, jamais, être interrompus.
« Potter. T'es un demi-homme mort !
-Demi ? Et pourquoi pas entier ? plaisanta le traitre, tout sourire devant lui.
-T'es toujours vierge ! rétorqua Black. Et, les deux autres là, vous aussi, vous allez souffrir !
-Mais voyons, Sirius, il est l'heure d'aller prendre le petit déjeuner ! s'amusa Rémus.
-D'ailleurs, je vais de ce pas réserver nos places ! rajouta Peter, réprimant son sourire. Ne tardez pas !
-Traitres ! accusa Black en pointa du doigts ses camarades. »
Il se leva, prit ses vêtements et alla s'enfermer dans la salle de bain. Les Maraudeurs adoraient faire des blagues, certes, mais surtout, ils adoraient ennuyer Sirius. Surtout le matin. Il se dépêcha d'aller sous l'eau chaude et finit ce que son rêve avait commencé. Ils seront en retard, na ! Bien fait.
Une fois satisfait, et de bonne humeur, il se sécha vite fait avec une serviette et mit en forme ses cheveux avec sa baguette. Oui, sa magnifique chevelure avait un secret. Et personne ne devait le savoir. Il s'habilla, lentement, méticuleusement, pour bien faire patienter ses deux compères. Na !
Une demi-heure plus tard, il sortit et vit Jamesie et Lunard en pleine conversation. Et un sourire entendu. Ah, cela ne signifiait rien de bon.
« Bon, on y va ? On va finir par être en retard, ironisa Black.
-Oh non, Patmol. Il est sept heures. Surprise ! lança Rémus alors qu'il passait le pas de leur porte. »
Flûte. Ces trois…. Misérables l'avait eu. Encore une fois !
« Allez, les filles nous attendent. Sourie, tu vas voir Gloria, plaisanta James en le décoiffant.
-Eh, le look je-saute-du-lit ne fonctionne qu'avec toi, dit Sirius, frappa son meilleur ami dans l'épaule.
-C'est la marque de fabrique des Potter.
-Ça, et épouser des roux.
-Oui, ça aussi »
Sa mère était rousse, sa grand-mère aussi, son arrière-grand-mère également. Seul son oncle avait dérogé à la règle, mais sa fille avait rattrapé le coup. Ouai, la cousine cachée… Sirius avait été tellement surpris lorsqu'ils avaient fait connaissance. Elle était indéniablement une Potter, ils se ressemblaient beaucoup avec James. Mais niveau plaisanterie, elle était bien pire qu'eux.
« Enfin ! T'en mets du temps le matin, Black ! lança Lily, impatiente.
-Les garçons ont besoin de ce temps là, ma chère naïve Lily, pour faire fonctionner la tuyauterie, plaisanta Gloria.
-La quoi ?
-Elle me désespère… Alors, c'était bon ?
-Merveilleux. Mais ça aurait bien meilleur avec toi, ma chère ! lança Sirius en prenant la taille de Cauldwell.
-Tu n'imagines pas à quel point !
-Yerk ! lancèrent James et Lily en même temps.
-On va manger, les obsédés sexuels, baissez d'un ton, conseilla Rémus, en rangeant son sac à dos. »
Même pas drôle. Alors, Sirius bouda. Enfin, deux secondes. Et il reprit son manège avec Gloria, faisant fuir les trois autres Gryffondors.
Ce qu'ils pouvaient être prudes, franchement.
Peter leur fit de grands signes de la main, et reprit son petit-déjeuner. En ce qui concernait la nourriture, Peter était le meilleur. Sa tarte au chocolat valait un restaurant trois baguettes. C'était d'ailleurs son rêve, d'ouvrir un restaurant sorcier.
Sirius regarda son emploi du temps. Métamorphose, Sortilège, Botanique, les créatures velues et visqueuses et potions. Merde, potions.
« Je pensais qu'en prenant le cours d'expérimentation, j'échapperai au vieux Slug ! lança Sirius, pleurant à moitié.
-Et la professeure Wulstan a bien indiqué que les cours de potions étaient obligatoires, contrairement au sien. N'as-tu donc pas écouté ? demanda Lily, en levant les yeux de son thé du matin.
-J'ai absorbé par ses courbes sensuelles ! plaisanta-t-il avec le sourire coquin qui accompagnait chacune de ses pensées graveleuses. Et d'ailleurs, j'ai hâte de vous voir dans ces merveilleuses tenues.
-Moi aussi, Blacky, moi aussi, rajouta Gloria »
Ah, il avait oublié ce détail. Lui aussi sera habillé comme ça. Il va falloir qu'il travaille ses abdos. Non pas qu'il en avait besoin, il était naturellement parfait, mais sait-on jamais.
La journée promettait d'être chiante à mourir.
Il n'avait pas tort.
Septembre passa à une vitesse ! Sirius n'avait même pas pu gouter à la sixième année de Poufsouffle qui lui faisait les yeux doux. Merlin seul sait ce qu'il lui ferait si…
« Blacky, arrêtes tes pensés salaces ! On est dans une bibliothèque, chuchota Gloria.
-Justement. Une bibliothèque en pleine nuit, et ces longues tables qui appellent à…
-Comment peux-tu rendre tout ce que tu vois, ou touche si…
-Sensuel ?
-Dégoutant. »
Black lui tira élégamment la langue avant de reprendre la lecture d'un livre de métamorphose. Gloria se replongea dans la lecture d'un livre de potion. D'un certain Lance Wulstan. Gloria avait maintenant pour objectif Lance et non plus le professeur Swann. Seules quelques irréductibles continuaient de le séduire, mais on voyait bien qu'il n'en n'avait rien à faire. Il passait tout son temps libre avec les professeurs de moins de quarante ans et était particulièrement proche de Galatée.
« Il arrive à rendre les potions sexy ! murmura Gloria, en tortillant une mèche de cheveux autour de son doigt.
-Si ça se trouve, Quinn est sa femme.
-Professeur Wulstan. Pourquoi appelles-tu tous les professeurs de sexe féminin par leur prénom ? C'est sexiste !
-Oui, Monsieur Black, pourquoi ? »
Il se retourna pour tomber sur le regard bleu amusé du professeur Rogers. À ses côtés, la professeur Wulstan, paraissait plus embêtée.
« Parce que, Mesdemoiselles, vous n'avez pas besoin de titre pour imposer votre respect sur moi, charma Sirius avec son plus beau sourire.
-Oh, vilain flatteur ! Quinny, tu as vu, on a le droit à un beau numéro !
-Ne m'appelle pas comme ça, Galatée, répliqua la professeure de potion agacée. Et Monsieur Black devrait savoir que nous sommes des professeurs et que le numéro qu'il vient de nous faire peut nous mettre dans une situation gênante. Sans compter que c'est effectivement sexiste, comme l'a signalé Mademoiselle Cauldwell.
-Merci, Professeur Wulstan.
-Je vous en prie. Allons-y, laissons-les travailler, Galatée, proposa-t-elle.
-Tu es si à cheval sur les règlements. Amuse-toi un peu ! Et je vois que Mademoiselle Cauldwell lit le livre de ton mari ! »
Les élèves se regardèrent surpris. Ainsi, elle était la femme du célèbre maitre ès potion, Lancelot Wulstan.
« Lance n'est pas mon mari, rétorqua-t-elle, arborant un air dégouté.
-Pourtant, il est canon, dit Gloria, sous les approbations du professeur Rodgers.
-Oui. Et tout un autre tas de choses. Je connais tous ses plus sombres secrets et jamais je ne lui sauterai dessus, Galatée. »
En voyant les regards avides de potins, elle se résigna à donner un bout de sa vie en pâture.
« J'ai épousé le vilain petit canard de la famille. Si nous allions chercher le livre que tu voulais, Galatée ?
-Ah. C'est sûr que le beau Lance est au dessus de ta catégorie, ma chère, se moqua-t-elle.
-Voilà, c'est ça, souffla Quinn. Voulez-vous nous aider, Monsieur Black, Mademoiselle Cauldwell ? Nous cherchons un livre.
-On aura des points ? demanda Sirius, toujours aussi expressif.
-Je ne donne pas de points, répliqua la professeur de potion. J'espère vous croire assez adulte pour aider les autres. »
Elle lui fit le sourire qui lui fit peur, le même que lorsqu'elle avait raconté devant toute la classe les vacheries faites à son collègue apprenti.
« Allons-y, n'est-ce pas Gloria ? Que cherchez-vous ?
-Un livre dans la Réserve. Je suppose que quelqu'un comme vous connait bien cet endroit, n'est-ce pas ? demanda la professeure Rodgers. »
Fichue réputation. Bon, d'accord, c'était vrai, mais personne n'avait besoin de le savoir. Alors, il leur montra le chemin jusqu'à la Réserve. Quinn –il pouvait bien les appeler par leurs prénoms dans sa tête, non ?- sortit la clé et ouvrit le lieu inaccessible pour la plupart des élèves.
Sauf les Maraudeurs lors de leur première année. On ne se refaisait pas.
« Nous cherchons le journal de Salazar Serpentard, confia la professeur Wulstran.
-J'ai hâte d'en savoir plus sur eux ! J'ai déjà lu l'Histoire de Poudlard trois fois, s'excita la professeur Rodgers. »
Ma parole, une folle de lecture.
« Et j'ai perdu un pari, donc je dois l'aider. Je me dis que ce n'est pas plus mal, peut être que ça m'intéressera moi aussi, confia Quinn à Gloria.
-Il était reconnu pour être un grand maître des potions, je pense que ça pourrait effectivement vous intéresser, Professeur. »
Gloria aimait bien les potions, et la nouvelle professeure. Tout simplement car elle s'était imposée dans un monde emplis d'homme. Mais Sirius aimait bien plus Galatée, qui était mieux gaulée. Black clamait haut et fort qu'il était un adolescent en pleine possession de ses moyens et il préférait les courbes si voluptueuses de la professeure d'Astronomie au corps plus fin du professeur de potion.
Au bout de trois heures de recherche, très lourdement supervisée par la rigide Quinn, Gloria trouva le journal. La couverture en cuir et le loquet où était entrelacés deux S était remarquablement bien conservés. Il était épais mais malheureusement, fermé par un sortilège.
« Flûte ! s'exclama la professeur Rodgers.
-Demande au Directeur Dumbledore. Je suis sûre qu'il pourra t'aider, conseilla Quinn en s'étirant comme un chat savait le faire. Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai autre chose à faire de mon samedi. Monsieur, Mademoiselle, Galatée.
-Tu vas retrouver ton mari, Quinn ? plaisanta Galatée, légèrement graveleuse. »
En fait, il l'aimait bien, même si elle lisait beaucoup. C'était bien la première fois qu'une professeure faisait une remarque graveleuse à un de ses compères. Et c'était délicieux.
« Oui. Je sais bien que tu es jalouse, mais ce n'est pas ma faute si tu es célibataire et en manque. À plus ! »
Quoique, la benjamine avait aussi du répondant. Rodgers était gênée et essaya de le cacher devant ses élèves, mais Sirius avait l'œil pour ça.
« Vous aussi, vous ignorez avec qui elle est mariée ? demanda Gloria, pleine de compassion pour la professeure d'astronomie.
-Juste qu'elle le voit assez souvent. Et que c'est un Wulstan. C'est une tragédie, mariée à vingt ans…
-Dix-huit, murmura Sirius. »
Les deux femmes le regardèrent étrangement.
« Lorsque Slug… le professeur Slughorn a débarqué dans sa salle de classe, elle a dit qu'elle avait été élue dans la Guilde juste avant d'être une Wulstan. À dix-huit ans.
-T'as de la mémoire pour les détails, Blacky, admira Gloria.
-C'est là que tout compte, ma chère, fit Sirius en aidant sa camarade à se relever. Professeur.
-Sirius, Gloria, merci pour votre aide. Et passez une bonne journée ! »
Rodgers s'en alla avec sa découverte sous le bras. Elle avait réagit bizarrement à la phrase de sa collègue… elle cachait certainement quelque chose. Les mariages sorciers ne paraissaient pas, contrairement aux mariages moldus. Les moldus portaient une bague à l'annulaire gauche pour signifier leur engagement. Les couples sorciers, eux, n'avaient pas cette coutume. Enfin, il était traditionnel d'offrir un bijou aux fiancées mais pas forcément une bague.
« Bon, on rejoint les autres ?
-Volontiers, Blacky. C'était trop bizarre pour moi.
-Tu l'as dit. »
« Bonjour, Oracle ! lança Harry, les cheveux décoiffé et les joues rouges. Tu dormais ?
-Je viens ici lorsque je dors. Donc, techniquement, oui. Désolée, je ne suis pas habituée à avoir des journées aussi longues. Je vois que le Quidditch te remonte le moral !
-Ouaip. Merci ! »
Pour la première depuis leur rencontre, Harry l'enlaça. Elle fut surprise, mais se relâcha, ne voyant qu'il lui faisait confiance.
« De rien.
-Ah, et je ne sais toujours pas qui tu es. Mais je suppose que tu es une Potter, quoique je ne vois pas comment.
-Tu as raison, je suis une Potter.
-Sérieusement ? Comment c'est possible ? Mon père était fils unique…
-Oui.
-Il avait un oncle qui a épousé une Black…
-Oui.
-Ils ont un fils…
-Oui, Oliver.
-Et je ne connais pas mon arbre généalogique.
-Je peux éclairer certains points. Mais tu as presque deviné. Je t'ai dit que mon identité a été cachée pour me protéger. Son mon acte de naissance, il a été marqué que j'étais un Oracle. Ne demande pas pourquoi, ce n'est pas le moment…
-Sirius m'a dit que James avait été très attendu et que ses parents étaient vieux…
-Âgés. Le terme exact est âgé.
-Si tu veux. Donc, tu ne peux pas être ma tante.
-En quelque sorte.
-Je hais les énigmes, marmonna Harry en se prenant la tête dans ses mains. »
L'Oracle sourit et s'installa près de lui, sur le canapé. Il était intelligent, ce petit Harry. Mais il avait de fortes lacunes sur sa famille. Grand-père ne se serait jamais remit de ça : son arrière petit fils qui ignore d'où il venait.
« Tes grands-parents paternels se nommaient William et Tabatha. C'étaient des personnes et des parents extraordinaires…
-C'étaient ? demanda-t-il, les yeux verts brillants.
-Maman est morte en avril et Papa en juillet 77. Non, Voldemort n'y est pour rien, raconta-t-elle. Lorsque Maman est morte, Papa ne s'en ai jamais remis. Il est mort d'une crise cardiaque, mais nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est mort le cœur brisé.
-Maman ? Papa ?
-Oui, ce sont eux qui m'ont élevée. »
Harry la reprit dans ses bras. Elle paraissait si triste et si vulnérable… et il comprenait parfaitement. Il sentait ses cheveux rebiquer sous ses doigts. Ah, la coiffure des Potter…
« Les Oracles ont une vie courte, je pense que tu l'as déjà deviné. Mais il n'y a pas que ça. Pendant la grossesse, la mère devient folle. Et reste folle. Ma mère est devenue folle, et mon père, qui l'adorait, m'a rejetée. Mon Grand-père m'a recueilli et Papa et Maman sont devenus ma famille. Quelques années plus tard, ton père est né. Voilà.
-T'es une Black ?
-À moitié. Et ma mère s'est suicidée juste avant la mort de Papa. Sale année.
-Donc, tu es ma tante ?
-Oui.
-Et pourquoi tu n'as pas voulu de moi ?! »
Harry la regardait avec colère. Elle aurait voulut prendre soin de lui, tout comme elle avait pris soin de son père. Si elle ne l'avait pas fait, cela ne voulait signifier qu'une seule chose.
« Parce que j'étais morte, Harry, trésor. Crois-moi, je me serai battue de toutes mes forces pour t'élever.
-Et ton Grand-père ? Il est mort aussi ? »
L'Oracle baissa les yeux et pleura. Non, il n'était pas mort. Pas encore.
« Ah. Et Viviane, c'est toi ?
-Hein ? Non ! »
Elle paraissait amusée de cette question. Elle sourit tendrement et posa sa main sur la joue de son neveu. Elle voulait qu'il sache qu'il était aimé. Par des morts, certes, mais il était aimé quand même.
Pendant quelques minutes, Harry put voir tout l'amour que sa tante lui portait. Cela lui faisait du bien, de savoir tout ça.
Et puis, tout d'un coup, il put voir son visage. Quelques secondes tout du moins. Elle fut surprise et se concentra pour rétablir son voile d'ombre. Mais Harry l'avait vue. Elle avait seulement un trait de ressemblance avec son père. Mais elle était belle, et gentille, il pouvait voir ça dans son regard clair.
Et elle regardait fixement derrière lui. Harry se retourna et vit une autre personne. Grande, habillée d'une robe de sorcier verte, brodée de noir. C'était un homme, et Potter pouvait voir ses yeux verts, très similaires aux siens, le regarder avec dédain. Son visage était élégant et recouvert d'une légère barbe noire. Ses cheveux noirs étaient courts et bien coiffés. Il devait avoir dans la trentaine.
« Qui êtes-vous ? lança-t-il d'une voix puissante.
-Et vous, qui êtes-vous ? rétorqua sa tante, en se mettant devant lui. »
Harry apprécia cela. Et puis, c'était son endroit à elle. Alors, il resta derrière mais ne lâcha pas du regard le nouvel arrivant. Qui devait être un Oracle, s'il avait bien tout saisis.
« Salazar Serpentard, fondateur de la grande école de magie Poudlard ! Qui es-tu, paysanne ! Et toi, jeunot !
-Paysanne ? répéta la jeune femme avec dédain.
-Jeunot ? dit Harry, n'en croyant pas ses oreilles
-Serpentard ? firent-ils tous les deux. »
Ils se regardèrent, puis fixèrent le nouveau venu. Alternant les deux. Puis…
« Hein ? s'exclamèrent-ils sur le même ton.
-Ma parole, des imbéciles ! se lamenta Serpentard. »
Sirius plaisantait avec Lily sur son attachement de plus en plus grand envers James. Enfin, il riait d'elle, plus exactement. Son faux-frère, de son côté, plaisantait avec Remus et Peter. La Grande Salle, décorée comme tous les ans à Halloween, était bruyante et pleine de vie.
Des hiboux arrivèrent, posant sur les places indiqués par leurs propriétaires les paquets. Des colis de la part des parents, des lettres aussi. Et le journal, seul lien avec l'extérieur. Sirius n'eut le droit à rien, mais il ne s'en inquiétait pas.
James eut le droit à une lettre, surement de son Grand-père, et d'un journal. Tout ceux qui avaient lu les gros titres s'exclamèrent fortement que ce n'était pas possible. Alors, Sirius tendit le cou pour lire.
« Attaque de Gringotts, panique sur le chemin de Traverse !
-Une trentaine de morts, indiqua Potter, les yeux dans le vague. »
Black pouvait entendre les murmures paniqués des élèves et les interrogations à la table des professeurs. Galatée était encore une fois dans le drame, parlant avec Caradoc, qui essayait de parler avec Quinn. De l'autre côté, le professeur Filius Flitwick discutait avec le professeur Swann et le professeur McGonagall. Pourtant, l'auteur regardait de l'autre côté, vers le groupe des jeunes.
Le Directeur Dumbledore arriva, échevelé et demanda le silence dans la salle.
« Les nouvelles que vous venez de recevoir sont malheureusement exactes. Gringotts a été attaqué hier soir. Les combats entre les Mangemorts et les Aurors ont duré peu de temps, mais ont malheureusement fait beaucoup de victimes. La liste ne sera connue que demain, une fois tous les corps identifiés. Je sais bien que vous vous inquiétez pour votre famille, mais vous aurez des nouvelles dès que possible. Je m'en occupe personnellement. Je suspends les cours de l'après midi et vous invite à rejoindre votre salle commune. Les préfets seront présents pour assurer l'ordre. Et que les Préfets-en-chef restent ici, j'ai besoin de leur parler. »
Sirius se leva et conduisit les plus jeunes pleurants dans leur salle commune. James et Lily attendaient les ordres du Directeur. Il n'avait pas vu ce que contenait la lettre de Dunstan mais se dit que c'était encourageant. Les Directeurs des maisons s'assurèrent que tous les élèves étaient bien arrivés à bon port avant de sceller les portes avec un mot de passe spécial et de rejoindre les autres, surement dans le bureau de Dumbledore.
La guerre avait sonnée. Fortement.
Et Sirius ne pouvait pas rester là sans rien faire. Il voulait combattre le dingue de service et ses chiens-chiens. Il voulait aider et sauver les innocents.
Il reprit la lecture du journal.
« Hey, Rémus ! l'interpella-t-il.
-Quoi donc, Patmol ?
-Regarde. Dumbledore a combattu les Mangemorts cette nuit ! »
Effectivement, l'article indiquait que Dumbledore et ses alliés, l'Ordre du phénix, avaient aidé les Aurors à repousser l'attaque des serviteurs des Ténèbres. Le Ministère réprima sévèrement cela, arguant que seul le Ministère et les Aurors étaient aptes à contrer les sorciers noirs. Pourtant, certains témoignages montrèrent que peu importait qui venait les sauver, tant que c'était le cas.
« Tu penses que Dumbledore m'accepterait ? demandait Sirius, en chuchotant.
-Tu débloques mon pauvre, rétorqua Gloria. T'es qu'un gamin !
-Adulte, Gloria, tout comme toi. Nous sommes adultes.
-Mais nous n'avons pas le niveau, pointa Peter.
-Sirius, attends juin avant de prendre ta décision. Ça vaut mieux pour tout le monde, dit Rémus. Ne joue pas les héros. »
Mais Sirius ne voulait pas être héros. Bon, d'accord, un peu.
Il voulait surtout ne pas vivre dans un monde effrayé, comme c'était le cas en ce moment.
Et il était prêt à se battre.
L'Oracle voyait Sirius prendre soin de Harry. Harry bébé, qui essayait de marcher, sous les encouragements de son parrain. Elle observa la pièce et vit que ce n'était pas chez les Potter. Où étaient-ils ?
« Alors, bonhomme, on s'amuse bien avec Parrain Patmol ? demanda Lily, en amenant un gros chien noir en peluche.
-Pamol ! s'exclama Harry en tendant les bras vers la peluche.
-Je te hais, Blacky !
-Je sais ! »
Oui, le doudou de Harry était une grosse peluche. L'Oracle sourit en voyant cela. Typique de Sirius.
« La réunion va commencer. Tu gardes Harry sur tes genoux ?
-Bien sûr ! C'est mon tour !
-C'est mon fils, pas une de tes bimbos !
-Non, lui, il a le droit à mon amour éternel »
Lily sourit et embrassa Sirius. L'Oracle les suivit dans une salle qui croulait sous le monde. Une trentaine de personnes étaient présentes et ils parlaient tous fortement. Albus Dumbledore était en bout de table, attendant le silence. Ce fut Harry qui l'apporta.
« Bubus ! lança l'enfant en tendant les bras vers le si estimé Directeur de Poudlard.
-Je vais définitivement te tuer, Sirius, dit Lily en apportant son fils au chef de l'Ordre du Phénix, sous les rires des membres.
-Voyons, ma chère Lily, il n'a rien fait de mal. Et j'aime bien ce surnom, plaisanta l'honorable sorcier.
-C'est mieux que ton autre surnom, marmonna l'homme à côté de lui »
Ah, son parrain ! Bien sûr qu'il faisait partie de l'Ordre. L'Oracle sourit, surtout en voyant Albus s'asseoir et garder Harry sur ses genoux. James arriva, avec Remus et Peter. Le bébé fit un grand sourire à son père, mais resta sur son trône.
« Bien, mesdames, messieurs, bébé, la séance peut commencer, annonça Albus. Emmeline, des nouvelles de l'épidémie ?
-Non. Le Guilde n'arrive pas à déterminer quelle potion agit comme ça.
-Les frères Wulstan ?
-Ils n'ont pas la tête à ça, Albus, répliqua James. Laissez-les en paix.
-Je sais, James, je sais qu'ils sont en deuil, mais des personnes meurent et ils peuvent aider.
-Ils viennent de perdre la moitié de leur famille, Albus. Slughorn peut aider, non ?
-Malheureusement, il n'a pas le niveau, James. La potion est nouvelle et seul un maître peut la créer, expliqua Emmeline. »
Severus Rogue ne travaillait pas sur une potion comme celle-là. Et la personne qui s'appelait Emmeline avait raison seul un Maitre es potion pouvait créer quelque chose d'aussi destructeur. Pire, un maître de la Guilde. Ça, c'était l'information numéro une et elle n'augurait rien de bon.
La seconde, c'était qu'elle était morte.
L'Oracle savait sa vie courte, mais pas à ce point là.
Yoru : Voilà. Alors, avez-vous un avis sur qui peu bien être l'Oracle? Car elle est à Poudlard... Qui est Viviane ? Et que vient faire un Fondateur dans cette histoire? Comment a-t-il atterrit là?
Le prochain chapitre s'intitulera « I'm the walrus», des Beatles. La plus psychédélique de leur chanson et ma préférée. Et c'est au tour de James.
J'espère que ça vous a plu. Pour que je le sache ? Le bouton juste en dessous… vous y êtes ? Cliquez sur Review this Chapter. Une fenêtre s'ouvre. Deux choix s'offre à vous : s'enregistrer si vous avez un compte, ou juste laisser votre pseudo. Puis, écrire un petit mot. C'est tout et c'est grandement apprécié.
See ya !
