Spells - Chapitre 4
Hetalia ne m'appartient pas et l'idée de base de cette histoire non plus, il s'agit du manga Ze~ de Shimizu Yuki même si je tourne les choses à ma sauce (comme toujours) C'est donc une sorte de UA Crossover.
FrUK en base, ScotFra en fond avec ici du PruRom, GerLux et SwissAus en bonus.
Spells = sortilèges, ici destructeurs pour correspondre au Kotodama.
Masters = maîtres, le mot était le même.
Dolls = Paper Dolls serait plus exact, vient de Kami au sens papier non Dieu. Dans le contexte Kami signifiait poupée de papier.
Puppeteer = Marionettiste. Le mot était le même à la base.
Blank = Blanc, vide, vierge pour le mot Hakushi, papier blanc.
Une silhouette petite et frêle se glissa près d'une autre, très grande et très carrée, rendant la première encore plus minuscule par comparaison puis cette ombre s'adressa à la seconde d'un ton bas et respectueux.
«Master, ils sont sur notre piste... Ils pourraient finir par nous trouver...»
Le colosse esquissa un sourire puis fini de vider le verre qu'il tenait, le brisant ensuite entre ses doigts sans le moindre effort alors que sa voix basse et froide se faisait entendre «Qu'ils viennent, je les attends...»
Loin de là, Arthur remplissait son devoir envers sa famille en accomplissant la mission qu'on lui avait confié. «Disparaît sans laisser de traces!» lança-t-il à l'intention de l'esprit qui hantait la famille ayant demander leur aide, l'esprit errant du père suçant lentement mais sûrement toute l'énergie vitale des vivants. «Disparaît!» cria-t-il plus fort et cette fois, le revenant nocif disparu, ne laissant aucunes traces comme ordonné par le Master. Il essuya d'un geste las le sang qui coulait sur son visage, provenant des coupures dûes à l'utilisation des Spells. Tuer des vivants étaient dangereux mais se débarrasser des morts n'était pas moins épuisant. Une main connue se posa au bas de son dos, l'aidant à rester droit alors que la femme en larmes le remerciait chaudement de son intervention avant de le payer grassement. A peine furent-ils dehors que Francis lui fit lever le visage afin de l'embrasser, faisant disparaître toutes les blessures et la douleur y étant associée.
«Idiot, t'es pas censé m'embrasser à la vue de tous.
- Il n'y a personne et tu penses que tu serais passé inaperçu ainsi couvert de sang?
- Peut-être mais ne prends pas trop tes aises!
- Cet esprit était fort... Pourquoi ne voulait-il pas partir?
- J'en sais rien, viens on a encore des choses à faire.»
La Doll acquiesça puis une fois tout deux installés dans le véhicule, Francis s'occupa de nettoyer le minois de son Master qui ronchonna tout le long de la procédure avant de finalement repousser les mains de son serviteur pour pouvoir démarrer la voiture et partir pour le prochain lieu de rendez-vous. Les demandes se multipliant de manière exponentielles, Arthur avait été forcé d'accepter que Francis le suive afin de ne pas avoir l'air de sortir d'outre-tombe en fin de journée. Niveau image de marque ça aurait été plus que moyen. L'être de papier ne s'en plaignait pas loin de là, il souriait souvent pour rien et avait la tête dans les nuages. Non pas qu'il aimait que son Master soit blessé plus souvent qu'à l'habituel mais c'était plus agréable de passer la journée ensemble plutôt que d'attendre seul à l'appartement en se faisant un sang d'encre.
«Ce n'est pas normal.
- Quoi?
- Cette agitation n'est pas normale Francis. Les Masters essuient provocation sur provocation et mission sur mission, on va tous finir épuisés à ce rythme. Et vous aussi.
- Les Dolls peuvent être remplacées...
- Votre apparence peut être copiée mais pas votre personnalité. Un nouveau «Francis» ne sera jamais le Francis que j'ai connu et il en va de même pour toutes les autres Dolls.
- C'est la règle du Blank personne ne peut y échapper...
- Comment le Puppeteer a eu l'idée de vous créer pour commencer?
- C'était pour le bien d'une personne chère à son cœur. C'est tout ce que je peux te dire.»
Arthur lui jeta un coup d'oeil circonspect puis se concentra à nouveau sur la route. Aujourd'hui encore la journée allait être longue, épuisante et vraiment très pénible. Sauver une famille était plus reluisant que d'obliger un homme au bord de la faillite à faire couler sa société afin qu'un gros requin puisse l'acheter une bouchée de pain mais il n'avait pas le loisir de choisir ses contrats. Ils payaient, il accomplissait. Quelques mots et l'affaire était dans le sac. Cette condition de Master of Spells était vraiment déprimante mais quoi de plus normal les Spells étaient destructeurs par nature. On ne pouvait rien y faire.
Confortablement enroulé dans son peignoir moelleux, Arthur regardait sa Doll affairée à lui préparer un bon repas comme si des plats alléchants allaient lui faire oublier les horreurs de la journée... Il sourit un peu en songeant que c'était gentil puis grimaça en se rendant compte qu'il se laissait de plus en plus dorloter en ne protestant quasiment plus ou alors juste pour la forme. Francis ne l'avait pas vu, trop obnubilé par le truc qui cuisait à feu doux dans la cocotte-minute. Comme toujours il était paré de son fidèle tablier «I LOVE COOKING» on ne changeait pas les bonnes habitudes après tout. Le Master s'avança silencieusement vers sa Doll puis défit le nœud du tablier ce qui tira une exclamation surprise de la part de l'autre blond sans que ça n'arrête le premier qui éteignit ensuite la gazinière. Francis se tourna vers le maître des lieux avec la claire intention de le réprimander mais l'expression de son visage et la lueur étrange dans les yeux d'émeraude le fit taire. Le joli minois du cadet Kirkland se leva vers le sien et naturellement il se pencha vers lui afin que leurs lèvres s'effleurent avec délicatesse, un contact léger comme les ailes d'un papillon. Etrangement, ça avait le goût d'un premier baiser.
La créature se tourna face à son Master puis l'enlaça gentiment, rapprochant leurs corps avant que leurs lèvres ne se soudent à nouveau. C'était bon. Et ils en voulaient encore. Les bras d'Arthur se nouèrent autour du cou de son vis-à-vis alors que leurs baisers se faisaient moins sages, plus précipités, plus demandeurs. Toujours plus. La bouche de Francis dériva pour aller picorer le cou de son Master qui pencha la tête en soupirant de contentement, lui laissant le loisir de jouer avec sa personne tout à son aise. Ses mains s'agrippèrent à la nuque de la Doll lorsque celle-ci entreprit de lécher, sucer et mordiller sa peau jusqu'à ce qu'elle rougisse, tirant quelques petits halètements de la part de son charmant partenaire. Les mains de Francis ne restèrent pas longtemps inactives puisque elles commencèrent vite à caresser le dos tendrement puis descendirent au creux des reins avant de finalement oser se poser sur les fesses rebondies qui les tentaient tant. Le Master ne se rebella pas contre cette attention préférant réclamer un nouveau baiser alors que sa respiration continuait à s'emballer sous les malicieuses caresses de son compagnon. Les mains joueuses remontèrent sur la taille et dénouèrent habilement la ceinture du peignoire, celle-ci cédant vite sous ses assauts. Arthur chuchota le prénom de l'autre qui se contenta de lui faire un sourire séducteur alors que ses doigts taquins touchaient sa peau nue et encore légèrement humide de la douche.
La température monta d'un cran lorsqu'en plus des doigts parcourant son corps, une bouche gourmande et très, très douée vint se joindre à la partie. Arthur plaqua une main sur sa propre bouche pour retenir des sons gênants alors que Francis s'amusait particulièrement à insister sur tous les points sensibles qu'il parvenait à dénicher. Il adorait pouvoir apprendre ainsi de son compagnon, surtout quand celui-ci était pleinement consentent et conscient. Il frémit d'effroi au souvenir de l'unique fois où il s'était uni à lui, son corps froid, presque sans souffle et sans vie... Il ignorait encore comment il avait réussit à s'en tirer, c'était vraiment passer à un cheveu. Mais l'épiderme sous ses paumes était chaud, réactif et bien vivant. Tout allait bien cette fois alors il était temps de remplacer les mauvais souvenirs par des meilleurs. Le bénéficiaire de ses attouchement laissa entendre un clair gémissement lorsqu'il arriva à un point plus que stratégique, la main non occupée à essayer de garder le silence se posant subitement dans ses cheveux, les doigts s'emmêlanrs aux longues mèches dorées. Cependant il n'y avait aucuns signes de «non» alors Francis continua sur sa lancée, fébrile d'anticipation quand à ce qu'il allait faire. Pas qu'il doutait de ses compétences dans le domaine mais avec Arthur tout rentrait dans le domaine des «premières fois» alors ça revêtait une importance plus large.
Il joua un moment avec les nerfs de son Master, s'amusant à taquiner son désir à travers le sous-vêtement de ses lèvres et de sa langue alors que ses doigts s'étaient subtilement glisser sous le tissu pour aller caresser les trésors qui s'y cachaient. Le regard bleu se leva afin de voir quelle tête faisait le lapin prêt à être dévoré et le cuisinier fut certain que si il avait eu un cœur celui-ci se serait directement arrêter tant la vue qu'offrait Arthur était à couper le souffle.
«Pourquoi tu t'arrêtes?
- Pour te regarder, tu es adorable à croquer.
- Quoi? Bordel si tu t'arrêtes maintenant je vais te- Ahh ~»
La Doll n'avait pas juger utile de le laisser finir de parler et avait repris son activité, passant même un cran au dessus puisque l'encombrant sous-vêtement dégagea enfin le chemin. Francis préférait largement entendre des sons de plaisir provoqués par sa personne plutôt que des remontrances, le choix était vraiment vite fait. Il prit tout son temps, en profitant pour agacer et faire couiner son Master adoré qui au final se retrouvait agrippé à ses épaules tant ses jambes tremblaient, ce foutu serviteur était trop doué pour son bien. Sa voix ne cessait de résonner entre les murs de sa cuisine, couvrant les buits mouillés que la bouche de son partenaire provoquait sur son entrejambes de plus en plus extatique. Arthur ne savait plus depuis combien de temps avait commencé leur jeu, quelques minutes, un quart d'heure? Impossible de savoir mais il sentait sa limite approcher et tenta vainement de repousser sa Doll qui resta plantée à sa place jusqu'au dernier instant.
Arthur lâcha prise et fut réceptionner dans les bras de son vis-à-vis qui l'installa sur une chaise avant d'aller cracher ce qu'il avait en bouche. Peut-être pas très sexy mais même si d'un certains point de vue les Dolls pouvaient ingérer des liquides, ça n'était pas vraiment sa tasse de thé s'il avait la possibilité de choisir. Francis revint vite vers son partenaire qui avait toujours le regard flou et les joues rouges, semblant encore sur son nuage orgasmique. Francis sourit franchement puis posa un tendre baiser sur la bouche rougie de son Master qui le lui rendit avec un temps de retard, son attention se refixant finalement sur lui. Tellement adorable.
«Maudit soit les foutus Masters et leurs déchets!» ruminait Dragomir alors qu'il traînait un nouveau «paquet suspect» afin de le balancer dans la cuve de béton, le faisant ainsi disparaître pour très, très longtemps. Les résidents huppés qui allaient vivre dans cet hôtel de luxe n'étaient pas prêts de savoir qu'ils allaient couler leurs jours et nuit dorés au dessus d'un monceau de cadavres. Il était réellement devenu celui faisant le ménage derrière le bordel que laissait les Masters et en ce moment, il ne manquait pas de travail. Gilbert le suivait mais ne se salissait pas les mains, ça non. Il était trop bien pour ça, bah voyons! Et puis, il se blessait souvent pour un rien mais ne s'en plaignait pas, son Ange pourrait le soigner après si l'envie lui en prenait. Sa Doll agissait selon son unique bon vouloir et même le Puppeteer avait semblé par abandonner la partie, jugeant sans doute qu'il était inutile d'espérer faire changer sa création récalcitrante à moins de la faire Blank ce qui était somme toute, un peu trop radical comme méthode.
Il sursauta quand des mains passèrent subitement sous son t-shirt auparavant collé à sa peau à cause de la sueur, sa peau brûlante frissonnant alors sous les doigts froids. Son cou fut picoré puis mordillé, le faisant soupirer doucement. Ce n'était ni le lieu ni le moment mais Gilbert n'en faisait encore et toujours qu'à sa tête. De toute façon c'était son dernier colis de la nuit, il devait déjà être trois ou quatre heures du matin. Son corps fut plaqué contre le mur froid de la ruelle adjacente, rien de romantique mais il s'en fichait. La silhouette pressée contre lui savait l'exciter et le faire gémir en peu de temps, l'obligeant à réclamer le corps de sa Doll, la voix si particulière de Gilbert chuchotant mille choses dérangeantes mais terriblement sexy à son oreille. C'était toujours trop et pas assez, tellement intense qu'il lui semblait frôler l'arrêt cardiaque chaque fois que l'autre lui faisait brutalement l'amour. Son pantalon et son boxer furent rapidement baissés et il sentit presque de suite l'érection de l'autre frotter entre ses fesses, le faisant haleter et s'agripper au mur, ses ongles raclant la surface dure. Un gémissement s'échappa à nouveau de ses lèvres quand la voix rauque qu'il aimait tant retentit tout près de son oreille, la délicieuse friction ne cessant pas pour autant.
«Dis-moi ce que tu veux Dragomir.
- Gil... Oh, s'il te plaît...
- Il me plaît quoi?
- Donne... Donne toi à moi... Ah ~
- Tu le mérites?
- Oui! Oh oui, Gilbert...»
Il devrait être honteux de réclamer ainsi comme s'il n'était rien de plus qu'une chienne en chaleur mais c'était tellement bon, tellement extraordinaire. Gilbert n'était pas tendre avec lui et il adorait le taquiner au point de le faire craquer mais jamais il ne lui faisait réellement mal. Un cri sortit de sa gorge quand sa Doll fit son chemin en lui et les manifestations de plaisir ne tarirent plus sous les coups de reins de son amant qui l'emmena rapidement au septième ciel. Son seul regret était qu'il n'avait pas pu voir l'extase se peindre sur le visage de son partenaire... Ils se rhabillèrent en silence mais le roumain ne pu échapper à l'exigeant baiser qui le laissa pantelant quelques secondes avant que son cerveau ne se remette en route et qu'il suive l'autre jusqu'à leur voiture et qu'ils ne rentrent à la maison.
Le duo fut surpris de voir la maison aussi remplit en revenant, Roma serrant joyeusement dans ses bras deux jeunes hommes qui ne semblaient pas vraiment ravis de l'attention. Les deux autres larrons patientant à coté non plus d'ailleurs. Gilbert eu une exclamation ravie quand il reconnu les victimes du câlin digne d'un ours de la part de leur créateur et il se joignit à la partie. Ludwig et Roderich étaient venus avec leurs Masters respectifs pour la maintenance semblerait-il. Un grand aux cheveux blonds cachant la moitié de son visage se leva puis tendit aimablement sa main à Dragomir qui la serra par automatisme.
«Bonjour, je m'appelle Hans et je vis avec Ludwig. Lui, c'est Vash et c'est le Master de Roderich. Enchanté de rencontrer le Master de Gilbert, ça nous inquiétait de le savoir seul tout ce temps...
- Parle pour toi! Je me fiche bien de ce qui arrive à cet idiot.
- Ce n'est pas gentil Vash et en plus c'est faux.»
Le roumain tiqua sur la façon de se présenter. Ce Hans n'avait pas dit qu'il était le Master d'une Doll mais qu'il vivait avec elle. Pourquoi? Le Puppeteer s'éloigna avec les deux Dolls afin de pratiquer la maintenance demandée, de façon séparée évidemment, laissant les Masters entre eux. Plus Gilbert. D'ailleurs une autre information vint s'incruster dans l'esprit de Dragomir, ces deux individus avaient été au service de l'ancien Master de son Ange en même temps que lui et forcément, ils savaient qui était cette personne si mystérieuse... Aura-t-il un jours des réponses à ses questions?
Francis laissait Arthur lui masser le dos afin de faire pénétrer la lotion réparatrice, appréciant le contact prolongé des doigts de son partenaire sur sa peau. C'était agréable, apaisant, sécurisant. C'était à lui de protéger son Master, et il le faisait, mais au fond il aimait que l'autre homme lui prodigue de l'affection. Leur relation avançait de plus en plus et il sentait qu'il serait bientôt complètement lié à lui. Ou peut-être était-ce déjà le cas.
«Francis?
- Oui?
- Je me posais une question à propos des Dolls...
- Je peux te répondre, dis-moi tout mon lapin ~
- Arrête avec ça! Je suis sérieux.
- Désolé. Je t'écoutes, dis-moi ce qui te préoccupe.»
Les mains quittèrent sa peau à son grand regret puis Arthur s'assit en tailleur face à lui, tout deux bien installés sur le lit du maître des lieux. Il essuya ses mains sur une petite serviette prévue à cet effet mais continua à la tortiller nerveusement pendant quelques instants avant de relever les yeux, l'émeraude se fichant sans merci dans les iris azurés en vis-à-vis.
«Les Dolls n'ont pas de sang ni de salive ni de sperme. On dit contact de fluides mais il s'agit simplement d'un échange intime au corps à corps en réalité.
- En effet. C'est un constat plus qu'une question.
- Attends j'y viens. Je me demandais... Est-ce que vous pouvez pleurer?
- Oui. En toute sincérité, je pleurerais pour toi si tu ne m'en empêches pas.
- Tu peux t'expliquer?»
Francis s'approcha pour poser un baiser léger sur les lèvres tentantes de son compagnon qui sursauta et l'enlaça étroitement ensuite, ignorant les protestations du concerné. Il laissa quelques secondes de silence puis répondit à voix basse à la question précédemment posée.
«Les Dolls peuvent pleurer mais une seule et unique fois. Les larmes ne couleront qu'à la fin de leur vie. Si on pleure, on meurt. Tu comprends? Je pleurerais pour toi quand tu me quitteras...»
Le cœur d'Arthur battait des records de vitesse alors qu'il s'accrochait presque désespérément à Francis qui venait ni plus ni moins de lui dire qu'il ferait toute sa vie à ses cotés et qu'il ne comptait pas poursuivre son chemin sans lui une fois qu'il sera mort. C'était à la fois triste et exaltant.
Assit sous la tonnelle du grand jardin du manoir familial, Allistor fumait l'un de ses cigares alors que Francis taillait les rosiers, un doux sourire aux lèvres. Il était si beau... Vraiment, sa Doll était absolument magnifique et sa personnalité était agréable. Ca ne le dérangeait pas que son monde tourne autour de lui. Le grand roux se leva puis vint enlacer l'homme de ses pensées qui lui fit un sourire éclatant avant de lui tendre une rose écarlate. Allistor la prit et la fit tourner entre ses doigts quelques instants avant de la ficher dans les cheveux d'or de sa Doll qui rosit un peu. Ca l'amusait de voir sa Doll rougir alors qu'il n'y avait pas de sang dans ses veines. Phénomène étrange mais plaisant. Il connaissait les secrets des Dolls, du moins, connaissait-il leur mode de fonctionnement. Le Master éteignit son cigare puis passa devant l'autre et prit la main délicate dans la sienne, la portant à ses lèvres. L'air gêné de Francis ne fit que s'accentuer, d'autant plus quand il posa sur sa peau claire un sensuel baisemain.
«Francis... J'aimerais que tu pleures pour moi. Le feras-tu?
- Tu sais ce que tu me demandes n'est-ce pas?
- Hm, je suppose que c'est une sorte de demande en mariage entre Master et Doll, qu'en dis-tu?
- Bien sûr idiot! Evidemment que je veux passer ma vie avec toi et toi seul...»
Un baiser langoureux lui fut donné en réponse, les bras de la Doll se nouant naturellement autour du cou de l'homme qui était dévenu le centre de l'univers. Malgré tout Allistor savait qu'au fond de lui, il ne pourrait pas accepter de laisser mourir Francis si ils n'avaient pas réussi à accomplir tout ce qui devait être fait. Que Dieu l'entende et leur donne de la chance afin qu'ils puissent partir ensemble...
Gilbert vint s'affaler, de manière tout à fait géniale évidemment, à coté du dénommé Hans et entreprit de lui faire la conversation. Dragomir serait bien partit prendre une douche si le discours tenu par les deux autres n'avaient pas été aussi captivant.
«Alors, comment tu t'en sors? Vivre avec une Doll quand on est pas un Master ce n'est pas simple.
- Ca va. Ludwig est une personne adorable une fois qu'on le connaît. J'ai de la chance que le Pupeeteer eu accepté de le laisser partir avec moi malgré tout.
- C'est parce qu'il sait qu'on avait pour ordre de ne choisir que les personnes qu'on jugerait digne de nous. Luddy n'aurait jamais voulu d'un autre type que toi.
- Oui... Je ne peux pas utiliser les Spells cependant...
- Mais tu laisses Luddy te soigner si tu te blesses et tu entretiens une vraie relation avec lui. C'est vraiment bien.»
Le jeune homme, ordinaire apparemment, acquiesça avec le sourire puis trempa ses lèvres dans sa tasse de thé avant d'en boire une gorgée. Le roumain fini par aller prendre sa douche, la tête pleine de questions et de théories. Le monde des Masters et des Dolls étaient définitivement emplit de mystères alambiqués. Et l'homme à l'origine de toute cette organisation restait complètement obscur, Roma n'en parlait pas et les trois Dolls ayant servit ce fameux Master non plus. Ce point étant clairement le plus important.
Le Puppeteer, une fois les maintenances terminées, était partit s'enfermer dans sa chambre. Il entendait par moment le raffut provenant d'en bas, Masters et Dolls semblant s'amuser tous ensemble. Ou se crier dessus. Peut-être les deux en même temps. Un sourire se dessina sur son visage aux traits durs et masculins, il aimait savoir que ses créations étaient de plus en plus humaines ce qui comblerait sûrement le souhait de celui qui avait changé sa vie. Sa vie et celle de tant d'autres personnes...
«Ah... Tu te moquerais de moins avec des vannes bien senties si tu m'entendais dire à quel point tu me manquais. Je ne crois pas aux miracles mais ça serait tellement bien si il s'en produisait un...»
Cet homme si étrange qui lui avait sauvé la vie alors qu'il vivait reclu loin de tout. Il lui avait fait la promesse que si il l'aidait à protéger sa famille alors lui et les siens réaliseraient son souhait. Roma soupira, son souhait ne pouvait pas être réalisé sans lui... Enfin, il fallait qu'il mette les choses au point ou plutôt qu'il accélère la fatalité. Il connaissait évidemment tous les Masters puisqu'il fabriquait toutes les Dolls. D'un message il enjoignit tous le monde à venir chez lui pour faire une séance de maintenance générale. Il savait que le Master dangereux finirait par y pointer le bout de son nez, ne serait-ce que pour se fondre dans la masse. Arthur, Lovino, Feliciano, Elizavetta, Dragomir, Vash et tous les autres reçurent ledit message même ceux ayant déjà fait la vérification routinière, y compris le colosse de l'ombre qui sourit en lisant les mots. Le Puppeteer était décidément un homme intelligent. Très bien, il ne serait pas poli de ne pas répondre à l'invitation après tout.
Les relations se développent, des indices sont semés ici et là.
J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes ou de phrases bizarres ^^
Le personnage du Puppeteer sera un peu plus développé dans la suite et quelqu'un risque de disparaître...
