Salut ! :)
Ohlalala désolée j'ai trop de retard encore ! ^^'
Merci en tout cas à IceQueen38, Vladimirette (voilà tu as ta réponse, je la continue haha) et lolahg pour vos commentaires, ça m'a vraiment motivée à poster la suite ! xD J'aime bien cette histoire, mais c'est la plus difficile pour moi à écrire. J'espère que vous aimerez quand même la suite.
Bonne lecture !
Chapitre 4 : Le Rendez-vous
Une demi-heure plus tard, me voilà assise en face du directeur de Poufsouffle, un vieil homme bedonnant à l'air étrangement joyeux.
-Mise en désordre de la bibliothèque hein ? il sourit.
Son contentement permanent me stresse beaucoup, si vous voulez tout savoir. Qui sait si en réalité il n'est pas machiavélique ? Ou si ce n'est pas un pédophile ? C'est pour ça que j'ai arrêté la botanique. Et aussi, parce que je n'aime pas le jardinage - oui, excusez-moi, ce n'est rien d'autre que du jardinage. Ils ont besoin de personnes pour s'occuper de leurs plantes gratuitement, alors ils nous balancent quelques informations et nous font trimer pendant tout le cours. Merci, très peu pour moi.
-Ce n'était pas moi, c'était Lestrange, je réponds machinalement.
Je n'ai pas mauvaise conscience puisque, de toute façon, il n'a pas voulu m'inviter au bal. Le grognement que produit Mr Beery est trop énigmatique pour que je puisse en conclure quoique ce soit.
-Bon, on va dire quelques heures de retenue, qu'en pensez-vous ?
-C'est un petit peu sévère, si je puis me permettre, je dis.
J'arrive toujours à le faire changer d'avis. Il marque un temps d'arrêt et m'observe. Je pense que c'est gagné, mais il secoue la tête.
-Je regrette, miss, mais c'est le règlement. Vous avez abîmé beaucoup de livres de valeur.
-Mais, monsieur…
-Sortez à présent.
Très bien…
oOo
-Hé Samson !
Je lève la tête, sans me lever du rebord de la fenêtre. Avery me fixe. Je le fixe en retour. Au bout d'un moment, ça devient gênant.
-'Very-chou ! Comment ça va ?
Je me rends compte que ce n'est pas moi qu'il regarde mais le carnet de croquis posé sur ma table. On peut y voir un tas de corps décapités au milieu d'une mare de sang. Oui bon, j'ai quelques pulsions meurtrières, ces temps-ci. L'art est un exutoire comme un autre.
Avery finit par se ressaisir.
-Rends-moi le livre que t'as pris, l'autre fois.
-Quel livre ?
-Sortilèges avancés pour sorciers avertis.
Décidément tout le monde veut ce livre !
-Écoute, si tu veux m'inviter au bal, tu peux me le dire. Pas besoin de m'espionner afin de trouver un prétexte pour m'aborder.
J'ai toujours été tolérante envers mes admirateurs. Comme par exemple avec… Mon chien. Je n'hésite pas à lui renvoyer la balle quand il me la propose, je sais que ma petite attention lui fait plaisir.
-Arrête de raconter des conneries, Samson, et donne-moi ce foutu livre.
-Je l'ai rendu ce matin.
Il me scrute du regard, évaluant mon taux de franchise. Évidemment, je mens.
-Si tu me mens, Samson, tu vas le regretter.
-Je crois que quelqu'un d'autre l'a emprunté… Potter je crois ? Tu devrais aller lui demander.
Mouhahaha je suis vraiment quelqu'un de machiavélique. Avery devient tout rouge et part sans dire au revoir. Je parierais mon porte-plume koala que ça va partir en sucette.
En conséquence, il faut que j'aille voir ça.
A peine cinq minutes plus tard, Avery et Potter se font face. Le binoclard, bien que plus petit qu'Avery, ne se laisse pas démonter.
-Tu sais lire, Avery ? Première nouvelle !
Et voilà. Fin de la conversation. Le Serpentard mugit et lui envoie un sortilège que Potter esquive avant de répliquer. Je me dis qu'il est temps de partir. On ne sait jamais ce qu'Avery pourrait faire pour passer sa colère. La dernière fois, il m'a enfermée dans un placard. C'était « pour mon bien », évidemment, mais quand même.
oOo
A midi, je retourne dans notre salle commune et décide de feuilleter un peu ce fameux livre. Il apparaît que des dizaines de sortilèges sont listés et expliqués avec précision.
Fluere : Pour voir ses ennemis se vider de leur sang dans d'atroces souffrances.
-Ils ont des sortilèges un peu trop radicaux dans ce livre, je commente.
Samuel ne m'écoute pas, penché sur son devoir de potions.
Frangere : Brise. Pour les os de vos opposants, utilisez : Ossa frangere (très efficace).
Par Merlin, ce livre est fait pour les psychopathes ! Pas étonnant qu'Avery soit versé dedans ! Quand à Lestrange, il a dû se tromper de livre, le pauvre ! Je referme l'épais grimoire.
Je sais ce qu'il me reste à faire. Je saisis mon exemplaire des Plantes aquatiques d'Europe du Nord.
-Diffindo.
La couverture du livre se découpe de l'ouvrage. Je réitère l'opération pour Sortilèges avancés pour sorciers avertis. Ensuite, je recolle la couverture du livre de sort avec les feuilles de botaniques. Les autres risquent d'avoir une sacré surprise !
Je pars ensuite rendre le livre à la bibliothèque. Dans les couloirs, je serre frénétiquement le livre contre moi. Commettre des délits m'angoisse toujours un peu.
A mon arrivée, l'immense pièce semble vide, à l'exception de la bibliothécaire. Tout le monde a mieux à faire qu'étudier, qu'est-ce que vous croyez ?
Je m'avance vers elle :
-Bonjour, euh… Ce serait pour rendre un livre.
A bien y réfléchir, je ne l'avais même pas emprunté légalement et aucun sort antivol ne s'était déclenché… Bizarre, non ?
La sorcière me prend le livre et l'examine derrière ses lunettes rectangulaires.
-Ce livre ne fait pas partie de notre bibliothèque, Miss.
Quoi ?
-Mais je l'ai trouvé dans un rayon…
-Et vous l'avez pris sans autorisation ?
Oups.
Je fais mine de regarder à nouveau le livre.
-Ah mais non, excusez-moi ! Je me suis trompée de livre ! Celui-là est à mon grand-oncle Alfie !
Je m'esclaffe mais ses yeux impitoyables continuent à me scruter.
-Votre famille est entièrement moldue si je ne m'abuse, Miss Samson?
Oui, elle connaît toute ma vie.
-Non mais et alors ? Depuis quand les moldus n'ont pas le droit de lire un livre sur la magie, hein ? C'est de la discrimination, ça Madame !
Elle pâlit :
-Non, mais attendez...
-De la discrimination, tout à fait ! Vous voulez que je vous fasse un procès ? Quand je pense qu'encore de nos jours, certains sorciers se sentent supérieurs aux moldus ! Mais dans quel monde vit-on, je vous le demande ? Tout ça parce qu'il n'a pas eu la chance de naître avec des pouvoirs, il n'a pas le droit de lire ? C'est incroyable, tout de même !
La bibliothécaire lève les yeux au ciel :
-C'est bon, allez-vous en, Miss.
-Non, je ne m'en irai pas avant d'avoir réparé cette injustice ! Je ne vais pas laisser passer ça, Madame, c'est un scandale ! Je vais écrire à La Gazette et ils…
On me traîne de force à l'extérieur. C'est Samuel.
-Pourquoi tu m'as interrompue en plein monologue révolutionnaire ?
Il hausse les épaules.
-C'est l'heure d'aller dîner alors je suis passé te chercher.
-Sérieusement ?
Je voudrais être en colère contre lui mais le fait qu'il ait pensé à moi me touche sincèrement.
oOo
-Deux fois par semaine ? je répète. Mais pendant combien de temps ?
-Un mois, déclare Mr Beery.
Il me regarde avec sa bonhomie habituelle, inconscient du fait qu'il me condamne à une vie d'ennui mortel. Ce n'est pas que je n'aime pas la bibliothèque, bien sûr, mais devoir la nettoyer, la ranger et la surveiller pendant que Mrs Montgomery prend ses petites vacances Merlin sait où, ça me reste un peu en travers de la gorge.
Sérieusement ? Moi surveiller la bibliothèque ? Ils me prennent pour qui ?
Le professeur de Botanique me tend un parchemin avec mes horaires.
Mardi soir de 17h30 à 20h
Vendredi soir de 17h à 20h30
Je soupire. J'espère au moins que passer autant de temps dans un environnement studieux va augmenter mes notes. Peut-être pourrais-je capter les ondes d'intelligence qui se dégagent de cette pièce ?
-Mr Lestrange vous aidera, bien sûr.
Quoi ? Je cligne des yeux. Mon professeur semble sérieux. Cela me fait donc… Attendez le temps que je calcule.
Six heures par semaine avec Lestrange !
Vous vous rendez compte ! C'EST MAGNIFIQUE ! LA CHANCE EST ENFIN DE MON CÔTÉ ! Il faut que je raconte ça à Mia ! OH MY GOD. Dès demain, je suis assurée de voir et de parler à Rabastan deux fois par semaine pendant un mois !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Mais qu'est-ce que je vais lui dire ? Comment je dois m'habiller ? Comment s'habillent les sang-purs ? Quelle est sa couleur préférée ? Sa matière préférée ? Son joueur de Quidditch préféré ? Je ne sais rien sur lui, en fin de compte !
-Tout va bien, Miss ?
Je m'immobilise, regarde le professeur. C'est alors que je me rends compte que je m'étais levée et que j'étais en pleine danse Hawaïenne. Très bizarre, c'est vrai.
-Euh pardon, professeur. Oui, tout va bien. Je peux y aller ?
Il me dit que oui et je sors en hurlant dans le couloir. En fait, je cours en criant tout le long du trajet jusqu'à ma salle commune.
Dès que je suis entrée j'aperçois Mia assise dans un fauteuil en train de faire la sieste :
-MIA ! DEVINE QUOI ? C'EST LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE !
Tout le monde me regarde tandis que je cours et que je la secoue comme un prunier. Je consens enfin à me calmer et me contente de lui mettre des claques jusqu'à ce qu'elle se réveille pour de bon.
-C'est bon, je t'écoute, lâche-moi !
-Okay, okay.
J'ai un peu du mal à la lâcher parce que je suis encore sous le choc de la nouvelle. Samuel entre soudain dans mon champ de vision et…
Noir.
Quand j'ouvre les yeux, je suis allongée et la grosse tête de Samuel apparaît.
-Ça va, tu t'es calmée ?
-Tu m'as frappée ? je lui reproche.
-Tu allais recommencer avec la danse Hawaïenne, intervient Mia avec un air entendu.
Ah. S'ils savaient que je l'avais fait devant le professeur Beery.
Oh ! Lestrange !
Je me redresse, prête à bondir sur mes pieds alors que tout me revient en mémoire.
-Vous ne devinez jamais !
On me tend un inhalateur.
Okay.
Je suis calme.
-Je dois surveiller la bibliothèque six heures par semaine !
Samuel et Mia me regardent comme si j'étais folle. Je jette un coup d'œil autour de moi. Personne.
-Mais pas seule ! Avec Rabastan Lestrange !
Mia saute de joie, applaudit et Samuel hausse les épaules.
-Cool.
-Samuel, ne sois pas jaloux s'il te plaît. J'ai plus de chance que toi dans ma vie amoureuse, c'est tout.
Il se met à rire et part. Samuel ne comprend rien à rien. Heureusement Mia est là. Et elle va m'aider.
oOo
-Vous êtes en avance, Miss. Votre permanence ne commence qu'à dix-sept heures trente.
Je regarde ma montre. Seize heures. Ah oui. Je ne peux pas lui dire que c'est pour ne rater aucune seconde en compagnie de Lestrange. J'ai même séché un cours pour venir. Du coup j'essaie de papoter avec la bibliothécaire, mais elle n'est pas très bavarde. Je crois que j'en suis à mon chien quand dix-sept heures trente sonne – oui, j'ai mis une alarme.
-Je vous ai déjà parlé de mon chien ? Il s'appelle Alfie. Comme mon grand-oncle, mon oncle et mon cousin. En fait tous les membres masculins de la famille du côte de ma mère s'appellent Alfie. Je sais ça peut paraître étrange, mais en réalité c'est très pratique. Par exemple, quand c'est l'heure du repas, il suffit de…
Je m'arrête. Et voilà. Il est là. Enfin.
Rabastan arrive et éclipse tout ce qu'il y a autour.
-Il est le soleil et nous les planètes gravitant autour, je soupire.
Mrs Montgomery me lance un coup d'oeil perplexe. Le menton dans la main, je le regarde arriver d'un air rêveur. Si ça se trouve, tout ce que je vis en ce moment n'est qu'un rêve, alors autant en profiter.
-Ah Mr Lestrange, vous voilà.
Ensuite, elle nous explique le système de classements de la bibliothèque et des emprunts de livres, mais je n'écoute pas, me concentrant sur le profil de Lestrange. Il est aussi beau de côté que de profil. Port de tête altier, mâchoire carrée, nez droit.
Au bout d'un moment, Mrs Montgomery s'en va, me laissant en tête à tête avec Lestrange. Ce dernier va s'asseoir à la place de la bibliothécaire dans le confortable siège rembourré.
Le seul siège.
Mon euphorie retombe un peu. Il me regarde avec un sourire, faisant tourner sa baguette entre ses doigts. Je manque de défaillir devant ses lèvres fines laissant voir des dents parfaites et blanches.
-Bon Samson et si tu me rendais ce livre ?
-Tu te rappelles de mon nom ? je remarque, ébahie.
-Non.
Il montre le badge "Callie SAMSON" accroché à mon pull. Ah oui. Je l'ai mis en me disant qu'à force de le voir tout le temps, il se souviendrait de mon nom.
-Sinon, tu rentres pour les vacances de Noël ?
-Donne-moi ce livre.
-Quel livre ?
-Celui que tu as pris la dernière fois !
Je m'approche de lui et baisse la voix pour que personne ne m'entende.
-D'ailleurs justement, à propos de ce livre. Il faut qu'on parle, Lestrange.
Je fais une pause alors qu'il hausse un sourcil.
-Je pense que ce n'est pas vraiment un livre recommandable. Je veux dire, je ne sais pas qui te l'a conseillé, mais vraiment…
-Donne-moi juste ce livre… Samson.
-Tu ne veux toujours pas reparler du bal de Février ? je tente.
On ne sait jamais après tout. Il faut toujours tenter sa chance, hein.
-Non, il dit.
Sans prévenir, il agite sa baguette et mon sac de cours m'échappe des mains pour s'envoler jusqu'à lui.
-Hé mes affaires !
Il balance tout le contenu sur la table c'est-à-dire livres, plumes, parchemins, oreiller, arc et flèches (oui bon, on ne sait jamais hein), massue (c'est pour lutter contre le racket dans les couloirs), parfum, chocolat, ballons de baudruche, bonnet de laine.
Évidemment, il trouve le livre. Enfin, il croit le trouver, vu que c'est en fait un exemplaire des Plantes aquatiques d'Europe du nord. Mouhahaha je suis vraiment trop rusée.
Je récupère mon sac et range mes affaires sous les yeux ébahis de Lestrange. Heureusement pour moi, il range son livre sans l'ouvrir. Lorsqu'il a fini, il lève les yeux vers moi. Je le regarde. Il me regarde. En fait, on n'a rien à faire.
-Sinon, les études, ça se passe comment ? je reprends.
Il me lance un léger sourire supérieur :
-Très bien. Mieux que toi, apparemment.
Il désigne mon devoir de Potions que j'ai oublié sur la table. On y voit un gros D en haut du parchemin, D comme "Désolant".
-Non mais je ne voulais pas reprendre cette matière, je me justifie. On m'a obligée. En fait, Mr Beery a trouvé que je n'avais pas assez de matières cette année, et comme le professeur Slughorn acceptait ceux qui ont eu Effort Exceptionnel dans sa classe, il a proposé à mes parents de me faire suivre le cours cette année. Or à la rentrée, mes parents ne m'avaient toujours rien dit. Tu devines bien ma surprise quand j'ai appris ça. Alors évidemment, j'ai envoyé un hibou à mes parents pour négocier mais comme tu peux le deviner...
Lestrange a sorti un parchemin et une plume. Je crois qu'il n'écoute pas mon histoire. Dans le doute, je continue. Raconter sa vie à Rabastan Lestrange est quand même une opportunité exceptionnelle.
-Comme tu peux le deviner, ils n'ont pas voulu revenir sur leur décision. Ils m'ont dit que ça pourrait servir si jamais je suis empoisonnée un jour, ou si j'ai besoin d'empoisonner quelqu'un… Or , je ne sais pas vraiment encore ce que je veux faire, donc je ne me ferme pas de porte. Ministre de la magie pourrait être un poste intéressant et là, des compétences en empoisonnement et en antidotes pourraient être utiles. Enfin bon, j'ai accepté à condition que…
-Excusez-moi, m'interrompt une fille de deuxième année. J'aimerais emprunter un livre.
Avec Rabastan, on se regarde, indécis. Il glisse un coup d'oeil au blason ornant la poitrine de la fille. Un aigle sur fond bleu.
-Je ne parle pas aux Serdaigles, occupe-toi d'elle, me dit Rabastan.
-Mais c'est de la discrimination, j'observe, déçue.
Il hausse les épaules et continue son devoir. Je capitule et prends le livre de la fille.
-A rendre dans trois semaines, je l'informe lorsqu'elle repart.
En fait, il s'avère que Rabastan refuse de parler aux Serdaigles, aux Gryffondors et aux Poufsouffles c'est-à-dire aux trois quarts de la population poudlardienne. Ce qui fait que la majeure partie du temps, c'est moi qui m'occupe de renseigner les élèves.
-Mais pourquoi tu me parles alors si je suis de Poufsouffle ? je demande à Rabastan, lorsque nous rangeons la bibliothèque à la fermeture.
Il soupire.
-C'est toi qui me parle, Samson.
-Ah, tu viens encore de me parler !
-Non, je t'ai répondu.
-C'est la même chose, non ? je remarque.
-Non. Si je viens te voir de mon propre chef et que j'entame une conversation avec toi, là je te parle vraiment.
Je réfléchis, tout en rangeant les dernières chaises sous les tables de travail.
-Donc, tu es en train de sous-entendre que tu n'entameras jamais une conversation avec moi…
-Voilà, c'est ça ! me sourit méchamment Rabastan.
-Mais par contre, si je viens moi-même entamer une conversation, tu me répondras ?
Il jure, je souris. C'est incroyable ! Si on m'avait dit un jour que je pourrais parler aussi longtemps avec l'élu de mon cœur…
Il a fallu moins d'une journée à Rabastan pour se contredire. Le lendemain, alors que je me dirige vers la Grande Salle, il m'attrape par le bras.
Contact physique !
Aïe. Un peu douloureux, quand même.
-Qu'est-ce que tu as fait du livre ? il siffle, furieux.
Mais je n'en crois pas mes yeux.
-Rabastan, tu es en train d'entamer une conversation avec moi ou je rêve ?
Il me foudroie du regard.
-Le livre.
-Ah, tu as apprécié la lecture ? Parce que personnellement je n'ai pas continué la Botanique alors…
-Qu'est-ce que tu as fait du reste du livre, Samson. Dis-le moi ou ça va vraiment mal tourner pour toi.
Il me fait presque peur tant la rage émane de lui. Tout ça pour un livre. Rabastan a vraiment l'air d'être un intello finalement.
-Je ne l'ai pas sur moi, je dis. Je n'ai qu'à te l'amener… Vendredi ?
-Non, ce soir. Après le dîner, rendez-vous aux cachots.
Lestrange vient de me donner un rendez-vous ! Vous y croyez vous ?
Voilà. ^^ La suite dans deux semaines maximum !
