Voilà le nouveau chapitre. n'hésitez pas à me dire ce que vous en penser et à m'apporter vos critiques. vous vous rendrez vite compte que House et Melinda ne finiront pas ensemble de ci tot. je vais les torturer un peu avant de leur faire plaisir... En espérant que ce nouveau chapitre vous plaira... Bonne lecture !!

L


La première faiblesse

Vendredi 5 septembre – 10h10

Melinda avait passé toute la nuit à travailler sur la nouvelle plainte dont House était l'objet. Elle en était à son 7ème café et son travail touchait à sa fin, puisqu'il ne lui restait plus qu'à collecter une petite information auprès du diagnosticien et elle aurait bouclé le dossier Skill.

Elle était plutôt fière d'elle. Elle s'était vraiment démenée pour trouver tous les arguments qui pourraient éviter à House d'avoir à retourner au tribunal. Pour dire les choses comme elles le sont, elle avait hâte d'aller le voir pour lui présenter son travail.

Mais il était déjà 10h10 et House n'était toujours pas arrivé. Inquiète, elle décida d'aller demander à Foreman s'il travaillait aujourd'hui. Cependant, elle n'eut pas à le faire, puisqu'elle vit House passer devant son bureau. Elle sortit donc et se rendit dans le sien…

House de son côté n'avait pas bien dormi non plus. Il avait passé la nuit à repenser à sa réaction au tribunal. Il s'en voulait de s'être comporté en gamin et était persuadé que Melinda penserait qu'il avait un faible pour elle. Alors que ce n'était pas le cas. Il n'y avait pas réellement réfléchi, mais il l'avait décrété. Il entendait donc, ce matin, lui prouver qu'il ne lui portait aucune affection.

Ainsi, quand elle entra dans son bureau, leurs comportements respectifs furent assez inattendus…

M : House, bonjour.

H : … (Elle n'y prêta pas attention).

M : Je voulais vous poser une question à propos de…

H : Mais vous allez me lâcher !! Vous pensez vraiment que vos histoires de plainte m'intéressent ?! Je suis médecin et vos problèmes d'avocate, je m'en contrebalance. Alors, vous faites votre boulot et vous me lâchez la grappe. Faites comme si j'étais pas là et allez vous faire voir ailleurs.

Melinda était choquée. Elle ne s'attendait pas à un tel mépris. Du coup, forte des sept cafés qu'elle avait bu, de la fatigue qu'elle avait accumulé ses trois derniers jours, et accablée par la réaction de celui pour qui elle avait travaillé comme une forcenée, elle lança violement à travers la pièce le dossier qu'elle tenait dans ses mains. Celui-ci vint s'écraser contre la vitre en face, faisant tomber et cassant au passage un des bibelots que House avait entreposé sur son étagère.

Elle sortit en furie, tremblant d'énervement. Décidemment, ce médecin passerait son temps à la mettre en boule.

House quant à lui était estomaqué de sa réaction. Il ne comprit d'ailleurs pas pourquoi elle s'était comportée de la sorte. Il avait toujours été méprisant avec tout le monde, mais c'était la première fois que quelqu'un semblait lui tenir tête. Il se dit tout de même qu'il y avait peut être été un peu fort, notamment en dénigrant son travail. Mais, de toute façon, c'était fait. Il n'était pas le genre d'homme à avoir des regrets.

Quand Melinda entra dans son bureau, elle avait une boule dans la gorge. Cependant, elle essaya de relativiser (bien qu'elle en fût incapable). Elle se dit qu'après tout, si House avait décidé qu'elle devait le laisser tranquille, c'est ce qu'elle ferait. Ainsi, elle n'allait plus se démener pour lui, peu importe ce qu'il lui en coûtera. Peu importe les heures de boulot en plus qu'elle devrait abattre pour réussir à résoudre ses cas sans les informations qui lui étaient nécessaires. Peu importe les confrontations catastrophiques de House devant les jurés. Oui, peu importe les difficultés qu'elle allait devoir rencontrer. Elle décidait de faire sa vie sans lui.

Elle se rassit donc à son bureau et tenta de faire le vide dans sa tête. Ce n'est que vers 11h30 que Cuddy frappa à la porte de son bureau. Melinda la fit entrer, contente de voir quelqu'un qui n'allait pas la faire sortir de ses gonds.

C : Bonjour Melinda. Alors, comment se passe cette première semaine ?

M : Plutôt bien, je vous remercie. Nous avons gagné le procès hier.

C : Oui, je suis au courant. Félicitations. Ecoutez, j'espère que vous n'allez pas mal le prendre mais,… avez-vous eu le temps de travailler sur la plainte de Mme Skill ? Parce que, à ce que Stacy, enfin Maître Warner, m'avait expliqué, il est possible de ne pas passer au tribunal lorsqu'on en est à ce stade de la procédure.

Melinda lui sourit. Elle était plutôt impressionnée de l'attention que Cuddy portait à son travail.

M : En effet, c'est exact. Et oui, ce dossier est terminé. Il est dans le bureau du Dr House.

C : Ah oui ? Mais, le courrier est arrivé hier… (comprenant) Vous avez travaillé toute la nuit ?!

M : Eh bien… Je sais que la rapidité est importante dans ce genre de dossier. Il ne manque plus que la signature de House… Que je n'irais pas lui réclamer.

Cuddy était étonnée. House aurait-il réussi, en si peu de temps, à ce mettre la nouvelle avocate à dos ? Pourtant, elle avait gagné son procès, elle s'était battue pour lui, elle a bossé pour l'affaire Skill toute la nuit, …

C : Que s'est-il passé ?

M : Il m'a demandé de ne plus l'importuner. Et c'est exactement ce que je vais faire.

C : Mais…

M : Ecoutez, je ne voudrais pas vous manquer de respect, mais ma décision est prise. Toute l'activité juridique de cet hôpital ne tourne pas autour du Dr House, et je vous promets que mon travail ne s'en ressentira pas.

C : Très bien. Je vous laisse travailler alors.

Melinda lui sourit à nouveau et se replongea dans le pavé qu'elle était en train de lire.

Cuddy sortit et débarqua dans le bureau voisin.

C : House, vous êtes vraiment… (Elle se coupa, stupéfaite) Que s'est-il passé ici ?

La doyenne venait de s'apercevoir du désordre qui régnait dans le bureau de Gregory House. Des bouts de verre jonchaient sur le sol (ndla : le bibelot cassé) et des feuilles étaient étalées partout. House n'avait pas pris la peine de ramasser quoique ce soit.

H : Votre taré de nouvelle recrue a balancé son dossier à travers la pièce.

C : Le dossier Skill ? demanda Cuddy étonnée.

H : Comment voulez-vous que je le sache ? Vous croyez que j'ai réussi à lire pendant qu'il me passait devant les yeux ? J'ai du l'éviter, vous devriez être heureuse de voir que je n'ai rien…

C : Pourquoi a-t-elle lancé ce dossier ?

House prit un air sérieux :

H : Entre nous… Je pense qu'elle a un problème… psychologique, je veux dire… en dehors de tous les autres problèmes qu'elle doit avoir…

C : House ! Elle a travaillé toute la nuit sur ce dossier. Je ne comprends pas sa réaction. Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

H : Comment ça, elle a travaillé toute la nuit ? (Là, tout à coup, il se sentait con.)

C : Ce dossier est arrivé hier, pendant que vous étiez au tribunal. Elle a donc passé la nuit à travailler, pour vous évitez de repasser devant le juge. Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

H : … De sortir. (Cuddy le regardait avec énervement). Je lui ai dit de me lâcher la grappe.

C : Et c'est tout ?

H : Oui… Enfin, vous me connaissez… On dit que j'ai un sale caractère…

Cuddy comprit qu'il l'avait blessée.

C : House, allez vous excusez.

H : Sûrement pas.

C : Oh que si. Pour une fois qu'une personne n'arrive pas ici avec des préjugés sur vous, vous faites tout pour qu'elle vous déteste. Pourtant, elle est vraiment très douée et nous avons de la chance qu'elle ait accepté de travailler ici malgré le fait que vous y travaillez aussi. Vous avez été grossier, vous irez vous excusez.

Et elle sortit sur ces mots, sans laisser le temps à House de contester sa décision.

Il s'en voulait un peu. Il y avait été fort, c'était maintenant certain. En même temps, elle ne lui avait pas dit qu'elle avait travaillé toute la nuit ! C'est de sa faute à elle aussi. Quelle idée de travailler autant, on dirait Cameron. Pourquoi faut-il que toutes les belles femmes travaillent comme des folles ?

House n'avait pas l'intention de s'excuser ; il avait beaucoup trop de fierté pour ça. Melinda était une bonnefemme, et comme toutes les bonnefemmes, ça allait lui passer.

Mais Melinda ne changea pas son attitude. Jour après jour, elle croisait House et se retenait pour le pas le regarder. House, de son côté, devenait de plus en plus impatient. Il était étonné par le comportement intangible et impassible de Melinda. Il essayait de faire quelques blagues quant elle était dans la même pièce, mais elle l'ignorait littéralement. Il était d'autant plus énervé qu'elle discutait beaucoup avec Wilson et tous les autres.

Au bout d'un moment, il se décida à aller lui parler. Il savait qu'elle était dans son bureau, il entendait la musique qu'elle écoutait trop fort. Il se posta donc devant la porte et frappa. Elle mit sa musique en pause et invita à entrer celui qu'elle ne voyait pas. House s'attendait à la voir assise à son bureau, en face de la porte, mais elle s'était installée sur la table basse au milieu des canapés, entourée de bouquins de droit et de dossiers marqués de post-it de toutes les couleurs. En voyant que c'était lui, elle remit la musique et détourna son regard, le laissant planté là. Il cria par-dessus le bruit :

H : J'étais venu pour m'excuser, mais apparemment, ce n'est pas nécessaire…

Il tourna donc les talons, mais elle remit pause, le forçant ainsi à lui parler de nouveau.

H : Je… je suis désolé de la façon dont je me suis comporté. Je n'aurais pas du vous parler sur ce ton.

M : En effet. Mais ça avait le mérite d'être clair.

H : Alors, oubliez ce que j'ai dit. Et sachez que je suis très impressionné par votre travail.

Il avait l'air sincère, mais Melinda attendit un moment avant de lui répondre. Elle était consciente de l'effort qu'il venait de faire. Il avait ravalé sa fierté pour venir la voir et lui présenter ses excuses. Mais en même temps, il l'avait vraiment blessée. Il lui avait fait de la peine. Elle ne comprenait pas pourquoi ça l'avait touché autant, mais le fait était là. Malgré tout, elle s'entendit lui répondre :

M : J'accepte vos excuses Dr House. Mais je dois vous dire que votre comportement est parfaitement grossier. Vous êtes imbu de votre personne et c'est insupportable. Je me demande même comment James vous supporte…

H : Eh bien merci.

M : Je vous en prie. Nous sommes quittes.

Elle lui sourit.

Il était rassuré.

Il se dirigea en toute hâte dans le bureau de Wilson, pour lui raconter comment Melinda avait fini par lui reparler… Cependant, il ignorait que James avait beaucoup parlé avec Melinda et était tout à fait d'accord avec l'ignorance dont elle faisait preuve. Il l'encourageait même à ne pas flancher. Alors quand House débarqua tout sourire dans son bureau, il écouta d'une oreille amusé le récit inventé que House lui débitait (House le baratinait, en racontant que Melinda avait fait le premier pas). Il aurait pu lui dire qu'il savait tout, qu'il savait que son meilleur ami lui racontait n'importe quoi. Mais, il ne voulait pas braquer House, car il avait parié avec Cuddy que Melinda et lui finiraient ensemble. Et s'il braquait House, il était certain que cela n'arriverait jamais…