Bon et bien d'abord : BONNE ANNEE A TOUS !
Ensuite… je suis ENFIN allée voir TWILIGHT hier.
Que dire à part que c'est magique que j'ai adoré tout tout tout, que c'est drôle, que Charlie est impayable, que Rob Pattinson est extraordinaire dans son interprétation d'Edward qui est criante de vérité, Jacob de même et notre Jazz a son heure de gloire durant le baseball (qui est ma scène préférée !)
Bref pour toutes celles qui l'ont pas vues… Courrez au ciné le 7 janvier !
Bon alors petites dédicasses :
A mama qui m'a offert une review magnifique.
A Lecholls qui sans le savoir m'a donné de l'inspiration à 3 heures du mat'.
A Tinuviel Ramandu qui me lit, me corrige et peut me dire « mais elle est ou la tête ? ».
A toutes mes lectrices qui m'offrent le plus beau des cadeaux… Etre lue et appréciée, même si je n'utilise pas un des pairings habituels.
A Istehar, pour un certain passage (aller la soutenir dans sa traduction de lesson in release !!!!)
PS : ATTENTION LEMONNNNNN !
Sur ce, bonne lecture !
oOoOoOoOo
Lemondeestunthéâtre, maislapièce estmaldistribuée.
Oscar Wilde.
oOoOoOoOo
Chapitre 3 : Révélation.
Il faisait grand soleil.
C'était une surprise, il faisait beau à Forks.
C'était une mauvaise nouvelle.
Pendant un siècle j'avais aimé le soleil. Désormais je le détestais. Parce qu'à cause de lui, Alice et Edward ne partiraient pas à la chasse. Parce que je ne pourrais pas me vautrer dans les bras de Jasper… Non, mais qu'est ce que je disais moi ? Je débloquais !!! Je ne voulais pas me souvenir de ce que nous avions décidé et qui me frustrait tant. Je ne pouvais plus me trouver à ses côtés.
Ma frustration me secoua l'échine.
Une voix de velours me parvint et des baisers ponctuèrent ses paroles.
-« Bella, qu'est ce que tu as ? Tu es triste, et pâle et malheureuse depuis quelques temps. Tu as changée aussi.
-Que dis tu là Edward ?
-Je te connais mon amour. Qu'est ce qui se passe ?
-Rien.
-Avant tu me l'aurais dit. Avant tu ne me cachais rien. Avant tu n'aurais pas passé le plus clair de ton temps avec Jasper… et Alice. Avant j'étais le centre de ton univers.
-Avant tu me reprochais cette façon d'agir. Et maintenant que je parviens à me passer de toi, tu me le reproches ? Edward, tu vas à la fac, je suis en terminale ! Tu passes le plus clair de ton temps à Seattle, moi à Forks. Tu rentres 3 fois par semaine ! Comment pouvais-tu imaginer que je prendrais la chose ? J'ai du vivre sans toi. Je me suis habituée. Et quand tu es parti, ils étaient là.
-Tu m'en veux ?
-Je souhaite simplement que tu prennes conscience que ce qui arrive n'est pas juste de ma faute ! » Soupirai-je.
Il me détaillait.
Je détestais Edward de me connaitre aussi bien.
Je me détestais de ne pas parvenir à lui avouer l'indicible nouvelle.
Jazz et moi pourtant nous ne nous étions plus approchés sexuellement depuis la fameuse après-midi, presque 6 mois auparavant. Nous faisions attention pour être toujours en compagnie de quelqu'un d'autre pour ne pas succomber de nouveau. Il s'était remis avec Alice, moi avec Edward. Après notre étreinte, nous nous étions embrassés dans les toilettes du lycée, il m'avait caressée un peu, moi de même. Nous nous montrions prudents mais terriblement insatiables de recommencer l'expérience. C'est alors que nous avions passé un pacte pour ne plus jamais nous désirer. Pacte qui s'était avéré vain, puisque je me languissais de lui. Et je savais que c'était réciproque grâce aux regards enflammés que Jasper coulait sur moi.
Mais là j'étais avec Edward, sur Edward. Il venait tout juste de se retirer de moi, ivre de bonheur.
J'avais mal d'être malheureuse.
J'avais mal de l'amour que mon époux me portait.
J'avais mal de savoir que je l'aimais comme une folle mais que je ne parvenais pas à m'enlever Jasper de l'esprit.
Avant la fameuse après-midi, je m'étais dit que si nous succombions à la tentation je me sentirais libérée, que le remord me pousserait à ne plus désirer recommencer. Mais le contraire était advenu. Plus j'y repensais plus j'étais excitée, plus j'avais envie de réitérer l'expérience. Je poussais un soupir qui arracherait une larme à un tigre.
-« Bella, je t'aime. Tu peux tout me dire. Je suis là pour toi, pour le meilleur comme pour le pire. Je peux tout comprendre si tu m'expliques.
-Je ne te mérite pas.
-Ne dis pas d'idioties, petite sotte !
-Tu es si prévenant, si gentil… J'ai tellement de chance de t'avoir dans ma vie.
- Je ne supporterai pas de te perdre. » Conclut t'il en prenant mes lèvres avec fièvre.
Je répondis à son baiser avec la même ferveur, chassant par la même occasion mes doutes et mes pensées embrouillées. Il me fit basculer sur le lit, mordilla mon lobe d'oreille, fourrageant dans mes longs cheveux chocolat. Il dessinait ma mâchoire, mes pommettes et mon cou avec ses lèvres, pressant mon corps à la fois puissant et frêle contre son torse d'ivoire. Il appuya son buste sur le mien, me couvrant toute entière. Je sentis son désir s'ériger et j'en soupirai d'aise. Alors qu'il allait me faire sienne une nouvelle fois, mon portable vibra. J'éclatais de rire en apercevant la mine renfrognée d'Edward. Je l'embrassais fugacement avant d'aller décrocher, prenant bien soin de m'envelopper dans les draps. En effet, Emmett, Rosalie, Jasper et Alice étaient dehors, profitant du bain de soleil. Et notre chambre possédait une magnifique baie vitrée. Ma nudité, mes « frères » et « sœurs », le soleil et la vitre ça ne pouvait pas fonctionner !!!
J'écoutais mon interlocuteur, concentrée. De l'autre côté du fil, Jacob semblait apeuré :
-« Bella il faut que tu viennes tout de suite !
-Qu'est ce qui se passe ? » Demandais-je d'une voix blanche.
-« Je.. ? C'est Nessie.
-Quoi ? » Rugis-je.
-«Putain, je savais pas que t'étais une mère juive en plus d'être complètement dingue et vampire !
-JACOBBBBB !
- Non, ne te mets pas dans des états pareil, c'est juste qu'elle… Enfin c'est compliqué de t'expliquer tout ça par téléphone. Viens nous voir. Je pense que tu ne seras pas déçue de ta visite.
-Okay, j'arrive. » Terminais-je avant de raccrocher, songeuse.
Edward me dévisageait inquiet. Il s'était figé, on aurait dit une statue de marbre. Il ne respirait même plus. Il me questionna :
-« Qui étais-ce ?
-Jake. Apparemment il se passe quelque chose avec Renesmée. Mais ne t'inquiète pas, ça n'est pas grave.
-Pourtant à t'entendre tout à l'heure…
-Tu sais que Jacob n'est pas très doué pour tout ce qui est « maniement des mots » mon amour. Je vais y aller.
-Nous irons faire du base-ball, ils ont prévu qu'il y aurait de l'orage tout à l'heure. Rejoins nous là bas. »
Je venais de m'habiller. Ce qui est pratique avec l'état de vampire c'est qu'on ne perd pas de temps pour des choses aussi futiles.
-« Je n'y manquerais pas. » Murmurais-je en l'embrassant une ultime fois. Il sourit. Je lui adressais un petit signe de la main avant de disparaitre.
Comment aurais-je pu savoir que ça serait la dernière fois que nous échangerions ce regard empli de confiance et d'amour ?
Comment aurais-je pu éviter l'erreur fatale ?
Comment aurais-je pu deviner qu'un destin cruel et joueur me précipiterait à ma perte, entrainant dans mon sillage les vies des membres de ma famille ?
Je m'éloignais pour mon plus grand malheur de la couche conjugale.
La fatalité avait placé ses pions.
Le piège désormais pouvait se refermer.
oOoOoOoOo
Ma voiture allait très vite.
Trop vite pour un chemin aussi sinueux et étroit.
Mais bon j'étais immortelle donc ça n'était pas grave. Par contre, les touristes me dévisageaient comme si j'étais suicidaire. Heureusement que mes vitres étaient teintées !
J'étais heureuse.
Je venais d'apprendre la plus merveilleuse des nouvelles.
J'allais être grand-mère.
Renesmée m'avait accueillie avec un petit tube en plastique, toute excitée. Elle s'était ensuite jetée dans mes bras et m'avait montré ce qui la rendait si heureuse. Je n'en revenais pas. Elle voulait que je sois la première à la savoir.
Elle était si contente. Jacob aussi paraissait aux anges. Ils formaient un si joli couple. Et bientôt ils seraient encore plus bienheureux. Après mon départ, ils se mettraient en route pour le match de baseball fin d'annoncer la nouvelle à toute la famille. Moi je devais me débarbouiller et ranger la voiture. Je leur avais donc donné rendez vous là bas.
Je garais ma voiture entre la Porsche jaune d'Alice, qui était devenue une vraie voiture de collection et la moto de Jasper. Pressée, je pénétrais dans la demeure… et tombais nez à nez avec ledit Jasper. Ou plutôt j'écrasais mon nez contre son torse. Je maugréais en me reculant. Il se contenta d'exploser de rire. Je massais mon pauvre petit morceau de chair et, de mauvaise grâce le questionnais :
-« Qu'est ce que tu fais encore ici ?
-Alice m'a conseillé de rester. Apparemment Carlisle, Emmett, Rosalie et elle veulent prendre leur revanche sur Jake, Nessie, Edward, Esmée et toi. Et ils n'avaient pas besoin d'un « mauvais batteur ».
-Alice n'a pas tout à fait tord. Elle sait ce qu'elle fait après tout ! » Acquiesçais-je tout en tentant de me frayer un chemin pour parvenir à l'escalier et de là à ma chambre. Je tentais de calmer mes sensations folles et mon désir brûlant. J'y parvins un peu trop aisément à mon gout et me retournais, furibonde :
-« ARRETE JASPER ! TU ES EXASPERANT !
-Bee, je suis OBLIGE de faire ça. » Tonna t'il, ne mauvaise humeur.
Je le bousculais. Il me retint par le bras. Je feulai. Il grogna. Nous étions prêts à en venir aux mains pour nous protéger de nos pulsions. Finalement il me lâcha et je me précipitais à l'étage. Malheureuse, je me jetais sur mon lit, m'y recroquevillant. Une douleur fulgurante m'assaillait. J'avais l'impression qu'on venait de m'arracher le cœur. Pire. Que je venais de m'arracher le cœur moi-même. J'avais envie de mourir. Avec mes sens surdéveloppés je l'entendis se poster devant ma chambre. Je ne brisais pas le silence. Alors c'est lui qui commença :
-Ça faisait longtemps que tu ne m'avais pas regardé Bella.
-Ça faisait longtemps en effet. Mais pas assez visiblement.
-Je suis comme toi Bee. Malade. Malade de tromper Alice.
-Techniquement tu ne l'as trompé qu'une seule fois. » Notais-je, lasse.
-« Non. Je la trompe chaque seconde depuis des semaines. Je l'embrasse, je lui fais l'amour, je l'aime… Mais mon esprit est obnubilé par toi, par ta peau, par ton odeur. Tu me rends fou.
-Jasper… ça ne nous mènerait à rien toi, moi, nous.
-Je sais. C'est ce que je me répète depuis tellement longtemps.
-Tu serais prêt à sacrifier l'amour de ta vie pour une partie de jambes en l'air avec moi ?
-Et toi ? Que ferais-tu ? Serais-tu capable de te mettre en danger et plus encore afin de me ramener dans ta couche ? »
Je ne répondis pas.
Nier serait mentir.
Acquiescer me faisait peur.
Je décidais donc de clore mes yeux et de laisser s'échapper l'air de mes poumons afin de remettre un peu d'ordre dans mes idées. Lentement, Jasper me rejoignis et me serra dans ses bras. Il susurra à mon oreille :
-« Alice est une fille bien. Je ne pensais jamais que je serais capable de lui faire du mal. Mais à trop penser au bonheur des autres on oublie le sien. Je suis las de me battre contre moi-même, de réfréner mes pulsions et mes envies. Ca me rend irascible et amer, ce qui la blesse encore plus. Un jour je ne te désirerais plus. Un jour tu te seras tellement gorgée de moi que tu en auras la nausée. Ce jour là alors nous redeviendrons ce que nous étions. Des amis. Et nous retournerons dans le droit chemin, après de nos conjoints respectifs.
-Je ne sais pas Jasper. Je ne sais plus. Je suis perdue. » Hoquetais-je en laissant balloter ma tête contre son torse
Doucement il s'allongea à la place d'Edward, en s'appuyant sur son coude. Je me tournais sur le coté pour lui faire face et il commença à lécher et mordiller mon cou, dessinant de ses lèvres le contour de ma mâchoire. Je l'effleurais doucement du bout de mes doigts, les faisant courir de haut en bas sur son flanc en une douce caresse.
J'en avais tellement envie. Je n'en voulais pas.
Je le désirais. Il me faisait horreur.
C'était mon amant. C'était mon pire ennemi.
C'était une tentation qui risquait de nous perdre tôt ou tard. Et pourtant je continuais à l'apprendre, dans les plus infimes méandres de son corps
-« Mmmmm… » Ronronna Jasper en réponse à mes baisers. Ce son seul fut suffisant pour que mon corps s'enflamme. Je m'arrêtais un instant pour me calmer, je voulais prendre mon temps ce soir, je ne voulais pas laisser notre irrépressible frustration sexuelle nous conduire dans une frénésie.
-« Ça va ? N'arrête pas! Ne pars pas! »Il anticipait déjà que j'allais le rejeter parce que stupide comme j'étais je pensais avant d'agir. Il dut ressentir ma tension mais également une monté de peur m'envahir. Il usa une nouvelle fois de son pouvoir sur moi. Mais pas son pouvoir vampirique, non, celui que lui conférait sa voix grave.
-« Je suis à toi. Pour toi. Je serais toujours là, tant que tu auras besoin de moi » glissa t'il, se qui me fit me raidir. C'était exactement les mots qu'Edward m'avait murmuré à l'hôpital, quand James m'avait mordue. Cependant un baiser de Jasper me détendit aussitôt et je chassais bien vite ce souvenir.
Il commença à embrasser mon cou avec sérieux, léchant et caressant ma clavicule. Doux comme un agneau, il descendit doucement, embrassant ma gorge puis enveloppa délicatement d'un téton à travers le tissu. Je savourais la sensation de ses lèvres sur mon corps, j'avais l'impression qu'il me faisait irradier comme Jacob, moi la vampire. Je gémis et mordis mes lèvres. Il m'adressa un large sourire de général vainqueur (ooopss de soldat !) et, content de lui, il répéta le processus sur le jumeau. Ses doigts dansait sur mon ventre, subtilement traçant leur route jusqu'à dessiner les rondeurs de ma poitrine.
« A la perfection », murmurais-je à son encontre, ébahie que nous nous entendions si bien sur ce point là, avant de souffler une brise fraiche sur les zones de son corps désormais humide. Il commença à musarder sur mes cuisses, mes hanches.
Un léger gémissement s'échappa de mes lèvres.
-« Bee… est ce que je peux enlever mon pantalon… je… ça commence à être inconfortable. »
Je fus prise d'un fou rire à sa demande :
-« Bien sur, Jazz. Et cesses de demander la permission. Tu n'étais pas aussi inquiet la dernière fois et tu te fichais bien de mon assentiment »
Il grimaça mais retira son jean et reprit sa position initiale, ne portant plus que son t-shirt nuit et son boxer avant que je n'ai eu le temps de cligner des yeux. Il me redressa juste un instant afin de pouvoir me retirer doucement mon top haut rouge avant de me reposer sur le dos. Il caressa ma lèvre supérieure longtemps. Il me faisait penser à Pygmalion face à sa statue de bois. L'artisan retouchait le dessin de la ligne d'un sein ou du galbe d'une hanche. L'Aphrodite était son chef d'œuvre. Et dans les bras de Jasper, quand il me couvait de ce regard là, j'avais moi aussi l'impression d'être une œuvre d'art. Patiemment, il exerça une légère pression vers le bas de ma lèvre inférieure. Il se montrait très entreprenant et très sensuel cette fois.
Ca me convenait.
Pire ça me plaisait atrocement.
J'ouvris la bouche et leurs permis d'y pénétrer. La sensation de ses doigts dans ma bouche était indescriptible. C'était juste bon. Voir délicieux. Mes lèvres les ceinturaient, la chaleur, la moiteur n'étaient que pur bonheur. Je me surpris moi même quand je commençais à imprimer un mouvement de va et vient à ma tête, enroulant ma langue autour de mes doigts de la façon la plus érotique qu'on puisse imaginer. En réponse à ce geste, son érection palpita, tendu contre son boxer. Je retins un sourire ironique et narquois. Sa tête tomba en arrière, il ferma les yeux et un doux ronronnement s'éleva de sa poitrine. Quand à moi, j'exultais de l'avoir fait heureux.
C'était sauvage, avilissant peut être mais tellement bon.
Jamais avec Edward je n'avais expérimenté ce genre de chose et je devais avouer que les sensations qui déferlaient en moi me grisaient. Je me courbais et déposais de tendres baisés mouillé le long de son torse.
Il se dégagea ensuite doucement de mon étreinte et fit courir ses doigts sur la courbe de mon sein, le long de son ventre, s'arrêtant pour appuyer des baisers sur mon nombril, ce qui provoqua encore un de mes gémissement. J'en rosis de honte. Je faisais vraiment terriblement de bruit avec lui. C'en était gênant. Jasper, lui, ça ne le dérangeait pas. Au contraire ses prunelles dorées pétillaient comme du champagne en voyant mes réactions à ses tentatives. Il était content de me faire perdre la tête, l'imbécile ! Il mit ses paumes sur mes hanches et dessina le chemin d'un de mes os iliaque. Puis il réitéra l'opération sauf que ses doigts furent remplacés par ses lèvres. Je commençais à caresser son cuir chevelu faisant courir mes doigts dans sa crinière dorée. Je ronronnais de nouveau sous ses doigts.
Je fis basculer mes hanches, tout en me redressant un peu pour parvenir à retirer son t-shirt. Je parcourais son torse, doucement, lentement, le découvrant dans toute sa beauté, me gorgeant de son odeur. On aurait dit un antique, un dieu. Je me souvins d'une merveilleuse statue au Palais Borguese à Rome, Apollon et Daphnée. J'étais tombée amoureuse de ce jeune homme qui courait auprès de sa bien-aimée, si divinement beau. Voilà à quoi ressemblait Jazz à cet instant précis. De son côté, il déboutonna le bas de mon pantalon et entreprit de m'en délester, laissant ses doigts espiègles caresser mes jambes nues le plus possible.
-« Hey !
-Désolée darling, c'était trop tentant ! » Ses yeux se fermèrent, et il se concentra sur le plaisir en lui qu'aussi bien lui que moi générions. Je déposais un léger baisé sur son front, puis un sur chacune de ses paupières. Je baissais ensuite mon front jusqu'à la courbe de son cou et il pencha sa tête sur la mienne.
Nous restâmes ainsi durant de longues minutes, haletant mais heureux. Cette fois ci, nous prenions tout notre temps et nous savions où mener l'autre pour goûter avec lui les méandres du plaisir. Il prit ma main et la plaça à l'intérieur la sienne. Puis dans un mouvement très doux, il parcourut mon corps avec moi. Avec sa rapidité vampirique, je nous avais retourné afin de me retrouver sur le dos en dessous de moi, déposant de rapide baisés tout au long de ma clavicule. Une fois que j'eus retiré son T-shirt définitivement, je le portai a mon visage juste un instant, inspirant profondément avant de le lancer sur le coté et de replacer mes mains sur son torse et sur son dos pour y dessiner chacun de mes muscles, m'amusant à le sentir frémir sous mes doigts. Mon excitation grandissait au fur et à mesure que ses hanches répondaient aux miennes et ondulaient à l'unisson de mon corps.
Longtemps encore nous goutâmes à la peau de l'autre, sans assouvir notre désir. Il se retira quelque peu pour me contempler, caressant mes cheveux avec une infinie tendresse. Je me redressais quelque peu. Je poussais son torse pour lui faire comprendre que je désirais le voir s'étendre sur le dos et il m'obéit de bonne grâce. Je me hissais au dessus de lui, mes jambes de chaque coté des siennes, mon bas ventre effleurant le sien. Je fus en proie à sa chaleur irradiant de son corps et mon désir augmenta une fois de plus. Nous étions désormais recouverts d'un fin linge de soie, qui, combinée à la dureté de nos corps, me permirent de glisser sur lui avec facilité, comme si ça avait été une piste de savon, tandis que j'embrassais et mordillais son oreille.
-« Mmmm… C'est encore meilleur que la dernière fois. »
« Alors imagine ce que sera la prochaine. » Avais-je répondu, mutine en enfouissant mon nez dans ses cheveux.
« Hmmm, je me le demande. ». Médita-t-il en se retournant vers moi puis, avec un sourire machiavélique que je n'aurais pensé voir sur mon Jazz, il titilla une de mes pires zones érogènes : ma nuque.
Rien dans ma très longue vie ne m'avait jamais excité à ce point. Je me cambrais contre lui, un long gémissement s'échappa de mes lèvres. Comme je voulais l'embrasser, sentir sa langue danser avec la mienne. Je pouvais sentir son désir et mon corps se pressait contre son membre érigé, réduisant les frictions entre nous. Consciente que nous étions arrivés à un point de non retour j'appuyais mes hanches contre les siennes, avec une impudeur incroyable.
« Bella » Grogna t'il tandis que je faisais glisser peu à peu son boxer.
-« Qu'est ce qu'il y a ? » répliquais-je le plus innocemment du monde.
Il caressa ma joue et murmura :
-« Je… tiens à toi. »
Cet aveu me coupa le souffle. Puis, heureuse, je terminais de le déshabiller et répondit :
-« Moi aussi. »
Face à face, il me prit dans ses bras et m'allongea. Par instinct j'écartais mes jambes et il s'y faufila dans un délicieux froissement de draps. Ses doigts agrippèrent mes cuisses, puis il se hissa à ma hauteur. Nous nous faisions face désormais, moi allongée, lui en appui sur ses avant bras. Je sentis peu à peu son torse marmoréen peser sur ma cage thoracique. Il arborait encore sa chainette avec sa plaque d'identification de l'armée, et comme à chaque fois qu'il hésitait, je me saisis de l'objet, afin de l'attirer à moi. Nos lèvres se joignirent avec une sensualité à fleur de peau. Entre deux baisers, je lui murmurais tendrement :
-« Jazz je t'appartiens de tout mon être, comme jamais je n'ai appartenu à personne. » Il me dévisagea surpris d'abord avant d'arborer son sourire solaire qui me plaisait tant. Alors, doucement, il imbriqua son corps avec le mien, exerçant de puissantes poussées. Je le reçu avec épanouissement, serrant de mes bras son torse, l'attirant à moi, le griffant presque, accentuant son délicieux mouvement. Il était essoufflé et rouge. Enfin, vampiriquement parlant j'entends. Une nouvelle fois il grogna mon nom. Et une autre. Et une autre encore. Quand à moi, je poussais des soupirs, je m'alanguissais et m'abandonnais.
C'était un instant de grâce et de perfection.
Mais la perfection ne dure qu'un temps.
Et l'instant fut gâché par un invité imprévu.
Un rugissement nous fit sursauter et j'aperçus un éclair roux se jeter sur mon amant. Apeurée et tremblante, je mis quelques instants à m'en remettre. Prêt à attaquer se trouvait Edward. Il crachait et feulait. Ses prunelles sombres lançaient des éclairs. Il me fit peur. Atrocement peur.
-« Je pensais bien que tu voyais quelqu'un d'autre Bella. Mais je n'aurais jamais pensé que ça serait lui ! » Me cracha t'il.
Je ramenais le drap sur mon corps, tentant de masquer ma nudité. Il se fit encore plus cruel :
-« Allons, pas de manière. Je t'ai vu dans cet appareil des milliers de fois et lui quitte ta couche !
-Edward tu es en colère, je comprends mais écoute moi. » Tenta Jasper.
-« Tais-toi, vermine ! » Gronda mon conjoint en lui assenant une claque magistrale. Je poussais un cri de stupeur.
Jazz, ivre de fureur, se jeta sur Edward et commença à le mordre, presque à le déchiqueter. Ils allaient s'entre tuer. Je sortis de ma torpeur et pris mon courage à deux mains. Je me postais entre eux, les mains reposant ainsi sur le torse de chacun.
-« Est-ce que vous êtes devenus fous ? Vous êtes frères ! Vous…
-Il n'est pas de ma famille ! » Beugla Edward en me faisant valser. Je m'écrasais piteusement contre le sol. Jazz s'approcha de moi pour voir si j'allais bien. Son regard ambre croisa le mien et il me murmura :
-« Tout va bien se passer Bee, je te le promets.
-Tu mens ? » Gémis-je.
-« Peut-être un peu. » Sourit-il.
C'est alors qu'Edward se saisit de lui et l'attira loin de moi. Il brailla :
-« Je t'interdis de lui parler ! Je t'interdis de la regarder ! ELLE EST A MOI !
-Je n'appartiens à personne ! » M'écriais-je, presque hystérique. Mais ils ne firent pas attention à moi et le combat à mort commença.
Je criais le plus fort que je pouvais.
J'avais peur.
Devant moi, ils se battaient.
Pour moi.
Mais mon choix était arrêté. Pour lui. Enfin je crois… Non, je ne devais plus croire, il fallait que je décide.
Que je me décide.
Mes pires craintes, mes pires cauchemars venaient de se réaliser.
Tous nos subterfuges s'étaient révélés vains. Nous ne pouvions pas le rouler indéfiniment.
Le cœur glacé, je le regardais se préparer à me défendre. Il se concentrait intensément, masquant ses émotions et ses idées afin que notre ennemi ne nous massacre pas. Inutile d'espérer de l'aide. Les autres jouaient au base-ball dans notre clairière et de toute façon ils n'auraient pas levé le petit doigt en apprenant notre forfait… Saurais-je jamais comment ce combat se terminerait ? Découvrirais-je qui avait gagné, qui avait perdu ? Me laisserait-il en vie assez longtemps pour que je constate ce que mon inconstance avait fait ?
Les chances me parurent bien minces…
Des prunelles onyx que le désir forcené de me voir morte flambaient d'un éclat malsain. Je ne lui connaissais pas ce regard et il me fit peur, vraiment, pour la première fois. Il attendait, comme un lion guette sa proie, que l'attention de mon protecteur faiblisse, l'instant qui marquerait à coup sûr mon trépas, à moi qui autrefois fut son agneau.
Pourquoi, pourquoi est ce qu'on en était arrivé là ? Comment surtout ? Qu'avais-je fais ? Qu'avions nous fait ? J'étais perdue et déboussolée. Ca n'était pas seulement ma vie que je fichais en l'air. C'était celle d'Edward. C'était la sienne à lui. Et celle d'une amie…
Les deux vampires n'étaient plus que des ombres qui se frappaient. Mais tout ceci me semblait irréel comme dans un rêve. Pourtant je devais agir. Mais je restais tétanisée. Comment pourrais-je choisir entre mon créateur et mon cœur ?
Moi j'aimerais pouvoir aimer, aimer les yeux fermés, et pouvoir partager l'amour et l'amitié.
Aimer dans le plaisir sans avoir à choisir.
J'entendis un cri perçant. Ils se retournèrent tous les deux… Et je glissais dans l'inconscience, rongée par ma culpabilité.
Quand je me réveillais, les visages tendus de Jasper et d'Edward m'apparurent. Je me redressais et m'écartais d'eux. Je me faisais horreur. J'avais réussi à déchirer les deux meilleurs amis du monde. Et j'allais faire un choix. Un choix cornélien mais un choix quand même. Je raclais ma gorge, pris ma tête dans mes mains. L'ambiance dans la pièce était tendue mais l'animosité était partie. Nous allions pouvoir régler nos affaire calmement et en adulte. Je soupçonnais Jazz d'y être pour quelque chose.
-« Edward… Je t'aime et je t'aimerais toujours mais…
-Mais ?
-Jasper m'a sauvé. Il m'a sauvé de l'ennui que ton départ m'avait causé. Il a été un ami. Il… J'ai tellement besoin de vous deux. Comment pourrais-je survivre si vous vous écrabouillez ? » Gémis-je.
Edward ne broncha pas. Jasper me prit dans ses bras. Alors, la phrase que je redoutais tant franchit mes lèvres :
-« Il y a longtemps, sous une tente, tu as répondu à une question de Jacob par ces termes : « Si elle te préférais, alors je la laisserai partir. Je ne lui montrerais jamais à quel point cela m'est difficile. »
-C'est vrai ?
-Dirais-tu la même chose désormais ?
-Je pense que oui.
-Alors laisses moi partir avec Jasper. »
Un silence de plombs s'abattit sur nous. Edward ne comprenait pas.
-« Mais tu viens de me dire que…
-Je ne pourrais jamais t'oublier. Je t'aime. Mais je ressens pour Jasper quelque chose qui dépasse l'entendement. Je ne sais pas ce que c'est. Mais ce dont je suis certaine c'est que c'est très fort.
-Tu me quittes ?
-Je m'éloigne. Un jour peu être reviendrai-je, qui sait ? » Répondis-je d'un rire sans joie. Puis, j'allais me blottir dans les bras de Jasper, qui m'y reçut avec toute la douceur dont il était capable. Cette fois ci, mon conjoint s'adressa à son frère :
-« Et que pense tu faire d'Alice ?
-Alice est une fille bien. Je sais que je vais lui faire énormément de peine. Mais si je ne pars pas avec Bella, alors je ferais souffrir Alice pour l'éternité. Avec l'option 1 elle se guérira de moi. Avec l'option 2 elle dépérira. »
Edward hocha la tête, concédant à Jasper qu'il avait sans doute raison. De sa voix de ténor, il déclara :
-« Soit. Partez. Mais ne revenez jamais. »
Il glissa ses doigts sur ma joue, effleura mes lèvres et je pu lire dans ses yeux toute la douleur que cette décision lui causait. Puis il serra la main de Jasper et ajouta, la voix brisée :
-« Prends bien soin d'elle.
-Je n'y manquerais pas. » Assura mon compagnon.
Je regardais Edward.
Edward me dévisageait.
Jasper me prit par la taille.
J'ancrais mon regard dans le sien.
Mon cœur, si j'en avais eu un encore, se serait brisé en mille morceaux à cet instant là. Ainsi le moment tant redouté était arrivé.
Mon choix.
Je fis glisser mon alliance de mon annulaire et la déposait sur l'oreiller immaculé.
Sur ce, sans nous retourner, nous quittâmes Forks.
oOoOoOoOo
POV Edward.
Je les regardais partir puis restais prostré dans le salon. Quand les autres rentrèrent ils me questionnèrent. Réprimant la douleur que j'avais d'en parler, estimant que je leur devais une explication, je leur relatais toute l'histoire.
Comme je m'y attendais, Rosalie hocha la tête, blasée.
Comme je m'y attendais, Emmett resta pantois.
Comme je m'y attendais, Esmée fut dévastée.
Comme je m'y attendais, Carlisle quitta la pièce sans un mot.
Et comme je m'y attendais, Alice s'effondra.
Je la serrais dans mes bras, tandis qu'elle se roulait par terre, qu'elle criait et qu'elle gémissait. Elle était capable de se rendre malade pour cet imbécile de Jasper comme moi je me sentais d'humeur suicidaire à cause de ma si jolie Bella. Durant de longues heures nous restâmes ainsi prostrés. J'appris peu de temps après que sous le choc, Nessie avait perdu son bébé. J'en fus peiné mais sans plus. Par contre ma fille vouait désormais une haine violente à sa mère, au plus grand désespoir de Jacob. Durant des semaines et des mois, Alice et moi nous nous trainâmes comme des épaves. Et puis un beau matin, je redécouvris le petit lutin qui m'avait tant manqué. Le sourire aux lèvres, ma sœur me tendit deux billets d'avions. Je m'en saisis et sourit en voyant la destination.
-« On se remet en chasse ?
-Et on fait main basse. » Compléta t'elle facétieusement.
J'embrassais Alice sur la joue et la pressais contre mon cœur. Elle tenta de s'échapper de mon étreinte en gigotant et riant mais j'étais plus fort. Emmett arriva sur ces entre-faits et éclata d'un rire tonitruant. Ses yeux allaient d'Alice à moi puis de moi à Alice et ainsi de suite. Ils bougeaient tellement vite qu'on aurait dit une machine à essorer. C'en était presque comique. Bon enfant, il m'assena une tape dans le dos avant d'asséner, hilare :
-« Et bien, quelle révélation ! »
