Beaucoup craquaient, pleuraient et généralement les plus forts battaient les plus faibles comme pour s'amuser, fuir cet univers ennuyant. Ce que j'ignorais, c'était que l'IPPJ était également une école où je me devais de suivre les cours tous les jours 4h. Il y avait également une bibliothèque et la psychiatre, sachant que j'aimais lire des livres m'en donnait à chaque fois que j'allais la voir.
Je ne choisissais pas ce que je lisais mais un jour je suis tombé sur un bouquin d'art martiaux. Stupide me suis-je dit mais très vite, au fil de ma lecture, le sujet a commencé me passionner et je passais mes nuits à dévorer les nombreuses pages des bouquins. J'aimais bien et plusieurs fois je me suis surpris a essayer les mouvements dans ma cellule, à l'abri du regard de tous. C'était distrayant, c'en était presqu'amusant! Ainsi, je réclamais après les avoir rendu la semaine suivante, d'autres livres sur les arts martiaux ce qui sembla ravir Karin, notre psychiatre au centre. Elle m'énervait au début avec sa manière de dire qu'elle nous comprenait mais j'ai réalisé qu'elle voulait juste nous aider, nous pauvres imbéciles qui nous étions trompés de chemin. Je l'ai alors compris, je me suis découvert une nouvelle alliée dans cet univers de cinglés.
Durant les promenades, j'en profitais pour augmenter mon endurance, ma force, mes réflexes et cela sous le regard étonné de Sasori, le gardien qui était censé ne surveiller que moi, mon gardien personnel si vous préférez.
