Et voilà le quatrième chapitre ! Il est un peu plus court que les précédents. J'espère que ça vous plaira… Bonne lecture !
L'été arriva à grands pas, mais sans la bonne humeur qu'il procurait habituellement à Harry. Le jeune homme était maussade lui et son meilleur ami ne se parlaient plus, et Hermione, qui passait le plus clair de son temps avec lui et Ginny, n'apportait pas non plus la bonne humeur. Ses seuls moments de joie étaient ses visites chez Andromeda, où il voyait son filleul grandir au fil du temps. C'était devenu comme un fils ou, du moins, Harry se représentait l'amour qu'il lui portait comme celui d'un père. Même si le petit ne le reconnaissait pas encore, il était en totale confiance avec Harry.
Ils ne voyaient plus Ron ce dernier disparaissait dans la chambre de George pendant des heures, et personne ne savait ce qu'il s'y passait. Molly avait raconté qu'en essayant d'écouter à la porte, de la farine venant de nulle part lui était tombée dessus. Harry trouvait ça étrange que les deux frères tiennent autant à ne pas être entendus. Il se doutait que quelque chose s'y passait, mais il ne voulait pas intervenir, ayant pour principe de ne plus adresser la parole à Ron.
Malgré ça, l'ambiance de la maison s'était améliorée depuis l'enterrement, comme si tout le monde s'était mis d'accord pour tourner la page en même temps. Molly s'activait toujours autant, Bill, Charlie et Percy venaient plus souvent dîner et Arthur travaillait un peu moins.
Juillet suivi, et rien de nouveau n'arriva, sauf la veille de l'anniversaire de Harry. Lui, Ginny et Hermione discutaient dans le salon comme ils avaient pris l'habitude de le faire après le petit-déjeuner, quand Mrs Weasley entra, un tas de linge propre dans les bras. Elle le déposa sur le canapé et se tourna vers les jeunes adultes :
-Harry, que voudrais-tu pour ton anniversaire demain ? demanda-t-elle.
-Rien de spéciale ! s'exclama Harry. Ne vous donnez aucun mal, un simple dîner en famille suffira !
-Je pense que tu mérites plus, intervint Hermione.
Elle paraissait à la fois amusée et exaspérée par l'attitude d'Harry. Mais ce dernier n'avait pas envie qu'une centaine de personnes viennent seulement le toucher sous prétexte qu'ils lui souhaitaient un joyeux anniversaire.
-Mais je ne veux pas plus ! insista-t-il, déterminé. Les grandes fêtes ne sont pas pour moi ! Les anniversaires que j'ai eus ces six dernières années m'allaient très bien !
Molly se tourna vers Ginny, un sourire en coin :
-Pourrais-tu organiser ça ? Comme ça ce sera ce qu'il aime et à la hauteur de ce qu'il mérite.
-Bonne idée ! C'est d'accord ! s'exclama sa fille, enthousiaste.
Elle allait bondir du canapé pour entamer les préparatifs, mais sa mère lui ordonna de se rassoir :
-J'ai un autre point important à aborder avec vous.
Les trois amis reprirent leur sérieux.
-Que comptez-vous faire pour l'année prochaine ? demanda Mrs Weasley. Si vous voulez suivre une année d'ASPIC, il faudra aider à la rénovation de Poudlard en août.
-Il va rouvrir pour septembre ? s'étonna Harry. Il avait pensé qu'après les dégâts qu'avait subis le château, l'école serait fermée pendant plusieurs mois.
-Si il y a assez de volontaires pour la reconstruction, il y a de grandes chances pour que la rentrée habituelle ait lieu, en effet, répondit Molly. J'ai reçu un courrier de Mc Gonagall hier elle veut les noms des bénévoles et des futurs élèves rapidement. Et même si vous ne poursuivez pas vos études, il serait préférable que vous apportiez quand même votre aide.
-C'est donc elle qui est devenue la directrice ? en déduisit Hermione.
-En effet, confirma Molly. Alors, que comptez-vous faire ? s'impatienta-t-elle.
Elle leur lança un regard sévère, comme pour leur intimer de continuer l'école.
Harry réfléchit. Il est vrai qu'il avait regretté de ne pas avoir pu passer son année d'ASPIC. Mais après ces deux mois passés en la compagnie d'Hermione et Ginny, il ne se voyait pas passer un an sans elles. Il décida de les suivre dans leur choix.
-Je pense que je vais continuer les études et passer mes ASPIC, dit Hermione. C'est important pour avoir un bon travail plus tard.
-Moi, j'y vais si Harry y va, dit Ginny.
-Alors c'est d'accord, déclara-t-il. Et…-il hésitait à poser cette question, mais elle avait une grande importance pour lui, il la laissa échapper-…que fait Ron ?
-Je ne sais pas, je voulais aller lui demander tout de suite, répondit Molly.
Elle reprit ses draps et sortit du salon, laissant ses trois amis seuls.
-Je crois que je vais aller organiser ta fête, dit Ginny à Harry.
Elle l'embrassa et sortit à son tour. Il ne restait qu'Harry et Hermione. Après un moment, la jeune femme rompit le silence qui s'était installé entre eux :
-Tu préfèrerais que Ron continue Poudlard avec nous ou pas ?
Harry réfléchit.
-En vérité, une année sans lui fera un grand vide, mais je ne veux pas qu'il vienne s'il n'arrête pas de nous tomber dessus, Ginny et moi.
Hermione soupira.
-Tu ne penses pas qu'on devrait aller lui parler ? demanda-t-elle.
-Je pense que c'est à lui de le faire, répondit-il. Nous, nous n'avons rien à nous reprocher.
-Tu as peut-être raison…mais il me manque, tu sais.
-Moi aussi, conclut-il.
Le reste de la journée se déroula comme les autres. Le soir, alors qu'il discutait avec Ginny dans la chambre des filles, il lui demanda :
-J'espère que tu ne prépares pas une trop grande fête ?
-Ne t'inquiètes pas, répondit-elle, ce sera en petite comité.
Même s'il n'était pas très convaincu, il décida de lui faire confiance. Après un instant câlin, il redescendit dans sa chambre, et s'endormit assez vite.
Le lendemain matin, il se réveilla en suffoquant. Il était en train d'étouffer, et des cheveux roux lui obscurcissaient la vue. Il leva les mains, pris les épaules de Ginny et l'écarta. Il put enfin aspirer une grande bouffée d'air frais.
-Ça ne va pas de m'embrasser pendant que je dors ? s'écria-t-il. Tu es folle !
-Bon anniversaire, répondit simplement la rouquine.
-Il y a des moyens plus romantiques pour réveiller son amoureux, grogna-t-il quand même.
Il se leva, s'habilla, et suivit Ginny à la cuisine. La journée s'annonçait bien remplie, pensait Harry. Mais lorsqu'il entra, il ne s'attendait pas à voir quelque chose comme ça Hermione était à califourchon sur Ron, lui-même sur une chaise de la cuisine, et l'embrassait fougueusement. Harry ne les avait jamais vus aussi proches en fait, il ne les avait pas vus s'embrasser depuis la bataille de Poudlard, et cette vision lui était assez étrangère.
Soudain, Ginny se rua sur le couple, saisit le poignet d'Hermione et la tira brusquement en arrière.
-Tu m'avais promis ! grogna-t-elle en la trainant jusque dans le salon.
Hermione essaya de se libérer, mais Ginny et elle étaient déjà dans la pièce voisine. Lorsque la porte se referma, une discussion soutenue se fit entendre, mais il était impossible d'en saisir les paroles.
Harry était presque sonné il n'aurait jamais cru que Ginny et Hermione se disputeraient un jour. Se rappelant de la présence de Ron, il se secoua, alla s'assoir et fit voler une assiette de lard jusqu'à lui. Il commença à manger, tout en réfléchissant à ce qui venait de se passer qu'est-ce qu'avait promis Hermione à Ginny ? Apparemment, ça avait un rapport avec Ron. Peut-être que…
-Joyeux anniversaire.
C'était la voie de Ron. Harry sursauta.
-Pardon ? s'exclama-t-il.
Pourquoi Ron lui souhaitait-il un joyeux anniversaire alors qu'ils ne se parlaient plus depuis deux mois ?
-Je t'ai souhaité un joyeux anniversaire ! répéta Ron patiemment.
Harry ne répondit rien. Il ne savait pas s'il devait le remercier on quitter la pièce, mais ce qui était sûr, c'est que ses yeux fixaient Ron et qu'ils ne voulaient plus bouger.
-Ecoute, mon vieux, repris Ron, j'ai compris ce que ça serais de te priver de Ginny. Hermione m'a énormément manquée, je ne pouvais pas me passer d'elle plus longtemps… Toi aussi d'ailleurs ! s'empressa-t-il d'ajouter.
Harry le regarda sévèrement, comme pour lui faire comprendre tout ce qu'il n'avait pas apprécié dans les agissements du rouquin.
-Donc, tu ne nous embêteras plus avec tes histoires de sœur à protéger ?
-Je te promets que tout ça, c'est fini. Je comprends maintenant ce que tu ressens pour Ginny, même si c'est difficile de vous voir ensemble pour moi, avoua Ron. Je voulais aussi m'excuser de t'avoir frappé, et tu m'as rendu ce que je méritais.
Harry se rappela cette soirée où ils s'étaient battus il s'en voulait un peu. Il ne savait pas exactement ce qui l'avait poussé à frapper Ron. Il lui posa cette question.
-Je pense que j'ai peur que tu ne m'oublies au profit de Ginny, répondit le Weasley, gêné. Même si je sais que ce n'est pas vrai, j'avais une boule dans le ventre et j'avais besoin de me vider.
Il avait l'air honteux. Mais Harry n'y fit pas attention il avait remarqué que Ron s'était assagi.
-Depuis quand es-tu aussi psychologue ? s'étonna-t-il.
-Passer ses journées avec George, ça aide, répondit le rouquin. Tu sais, il parle beaucoup, plus qu'on ne le pense. En fait, il a tourné la page en même temps que nous, mais il a peur qu'on pense qu'il n'aimait pas Fred si on le voit trop joyeux.
-Alors, il n'est plus aussi morose qu'avant ? s'extasia Harry.
-Disons qu'il a repris du poil de la bête, dit Ron. Mais il ne fait plus les mêmes blagues. Il essaye, mais il n'y arrive pas, c'est ça le plus dur.
Harry ne sut quoi répondre. Ron était triste et il n'était pas sûr de pouvoir le réconforter comme un ami. Un silence s'installa alors, un silence de plomb, profond, parfait, qui permit à Harry de digérer tout ce qu'il venait d'apprendre George allait mieux, même si il ne serait plus jamais comme avant, et Ron acceptait sa relation avec Ginny.
-Est-ce que mes excuses sont acceptées ? s'enquit le rouquin.
-Bien sûr ! répondit Harry.
Il voulait se lever pour aller taper dans le dos de son meilleur ami, mais la porte s'ouvrit brusquement et il eut à peine le temps d'apercevoir Ginny et Hermione entrer- apparemment elles s'étaient réconciliés- que des lèvres se posaient sur les siennes. La chaise faillit se renverser, et il ne voyait rien d'autre que des cheveux roux. Des bruits confus lui apprirent que Ron était dans la même situation que lui. Mais après tout, ce baiser n'était pas si désagréable, et il l'approfondie. Durant plusieurs instants, les deux couples profitèrent d'un moment de pur bonheur. Mais soudain, la voie de Mrs Weasley les surpris :
-Les enfants, je sais que c'est difficile de résister aux joies qu'apportent les rayons de soleil et les parfums de fleurs, mais des invités vont arriver, et il serait préférable de préparer la maison. En fait, bon anniversaire Harry !
Les quatre têtes se tournèrent les unes vers les autres, gênées. Puis, tout le monde éclata de rire, heureux que tout aille pour le mieux.
J'espère que ce chapitre vous a plu, je ne suis pas sûr d'avoir bien cris. Le prochain devrait arriver bientôt (mais je ne sais pas exactement quand). Dites-moi si vous aimez ou pas, toutes les critiques sont bienvenues ! A bientôt !
