Coucou tout le monde ! Pour me faire pardonner de mon très grand retard du précédent chapitre, je vous poste le nouveau chapitre ^^
J'espère qu'il vous plaira autant que j'ai aimé l'écrire, je me suis vraiment amusé et j'ai bien rit !
Voilà je vous laisse le découvrir bonne lecture à vous !
Chapitre 3 :
Allongée sur le ventre au travers de mon lit, une sucette à la main (parfum vanille-fraise), je feuillette les imposants livres de magie posés négligemment sur mon drap bleu. Je souffle en tournant une énième page d'un vieux livre poussiéreux et finis par le fermer d'un coup sec. Je relis la couverture : « Les sortilèges de défense... ».
Je ne sais pas pourquoi mais ce manuel ne me dit vraiment rien et m'ennuie déjà... Pourtant la défense est une chose de vraiment important dans la magie sans elle, c'est la mort assurée...
J'attrape un nouveau livre, encore plus vieux que le précédent. Même si les couvertures ne sont pas en carton épais tout déchiré comme sur les vieux grimoires de grand-mères, la couverture ne semble pas toute jeune et parait même avoir fait la guerre : les coins sont plus ou moins cornés, la couverture de plastique est déchirée à certains endroits et j'ai même l'impression que, faute d'avoir été déchirée, celle-ci a été mangé...
Le livre en lui-même semble vieux et usé : il sent la poussière et me fait tousser, le bout des pages et légèrement tâché de marron clair, comme s'il avait été plongé dans le café, et certaines lettres ont subi le rituel du coloriage en rouge...
Je m'arrête pour le moment sur mon analyse et lis le titre du manuel : « La magie de guérison... »
Déjà un peu plus (voir même beaucoup plus) intéressée par ce manuel que par le précédent, je m'empresse de l'ouvrir et me dirige vers le sommaire. Faisant glisser mon index sur la page plastifiée de mon livre, je lis un à un chaque titre des différents chapitres que je vais pouvoir aborder au cours de l'année jusqu'à ce que je butte sur l'un d'entre eux : « Chapitre 6 : La guérison à travers la magie aquatique... ». Vivement intriguée, je me rends immédiatement à la page en question et enfourne ma sucette vanille-fraise dans ma bouche, (Humm, ce mélange de vanille et de fraise... doux et acidulé en même temps...), rien que là j'en bave déjà, « Grosse vache ! ».
Il est 18h25 et, alors que je mange ma seconde sucette vanille-fraise, mon téléphone se mets à sonner et à vibrer dans un bruit qui me fait sursauter. Je me redresse alors dans mon lit et tends le bras pour l'attraper et je me rallonge en fixant l'écran de l'appareil. Tout mon corps se tétanise lorsque je vois le nom de mon interlocuteur s'afficher sur l'écran de mon téléphone : « Monsieur Grey » ...
Ça y est, mon cœur s'emballe à cent à l'heure, mes jambes deviennent complètement flagada et se mettent à trembler (même si je suis allongée dans mon lit), tandis que je me redresse afin de m'assoir. Je respire un bon coup pour tenter de contrôler les battements qui martèlent dans ma poitrine et glisse le doigt vers la droite pour décrocher et répond tout en essayant de ne pas bégayer et faire déraper ma voix...
- Allo ?
Au téléphone, la voix de Grey ne semble pas la même : elle paraît plus hachurée et coupée comme s'il était essoufflé. Finalement, je l'entends souffler et inspirer un grand coup et je comprends qu'il est bel et bien essoufflé : il doit certainement courir...
- Juvia ? Je viens de quitter l'entrainement, je suis en route depuis quelques minutes déjà mais... sa voix se coupe quelques secondes et il reprend, j'ai l'impression de m'être trompé de chemin.
Sa voix se termine dans un rire gêné. Je ris à mon tour et poursuis.
- Tu t'es perdu alors que tu vis dans cette ville depuis toujours ?! Tu n'es vraiment pas doué toi !
Un son étrange me parvient aux oreilles et j'en conclus qu'il vient de pousser bruyamment la langue.
- Je me rends... J'ai un sens de l'orientation aussi élevé que zéro... Tu pourrais m'aider ?
Je soupir et finis par accepter. Je ne sais absolument pas comment je compte l'aider à retrouver son chemin puisque je ne vie ici que depuis deux semaines... Il finit par m'expliquer l'endroit où il se trouve en me donnant une adresse et en décrivant le lieu... J'en déduis qu'il se trouve dans le parc principal de la ville et qu'il est donc complètement à l'opposé de l'endroit dans lequel je vie... « Il est beau mais qu'est-ce qu'il est con alors ! », je ne peux m'empêcher de sourire sous la remarque de ma conscience : pas faux...
J'arrive enfin à l'endroit décrit par Grey : bon je l'avoue, je ne l'ai pas trouvé toute seule puisque je me suis aidée du GPS intégré à mon téléphone, seul appareil électronique dont je suis capable d'utiliser à 100%...
J'aperçois Grey assis sur le rebord de la fontaine du parc, s'amusant à geler son eau afin de créer des sculptures toutes plus belles les unes des autres. Je m'avance vers lui en lui faisant un geste de la main et il se lève m'apercevant. Il me fait un sourire gêné : il doit vraiment avoir honte de s'être perdu dans sa ville natale...
- Désolé de t'avoir fait venir, l'orientation et moi ça fait deux... il se frotte nerveusement l'arrière de la tête et baisse honteusement la tête : il est vraiment craquant comme cela.
- Au moins ça m'aura fait visiter la ville.
Je lui souris pour lui indiquer que ça ne me dérange pas du tout, au contraire, j'aurai pu au moins passer plus de temps avec lui... bizarrement ma conscience ne relève pas...
Nous nous mettons en route et cette fois-ci je n'ai pas besoin de mon GPS puisque j'ai entièrement mémorisé le trajet : je vais pouvoir revenir dans ce par ce par ce parc et, qui sais, peut-être accompagné de Grey...
Tandis que nous discutons de tout et de rien, nous arrivons devant le manoir. Alors Grey semble surpris et siffle d'admiration.
- Alors comme ça c'est tes parents qui ont racheté le vieux manoir abandonné de la ville ?! Je ne m'attendais pas à ça. Il rit embarrassé.
- Oui enfin pas MES parents mais seulement ma mère. Il me fixe et ne paraît pas me comprendre, alors j'explique, mon père nous a quitté il y a deux ans, d'une crise cardiaque...
Je ne parle pas d'avantage ne voulant pas rouvrir le trou béant dans ma poitrine. Le silence s'installe pendant quelques secondes qui me parurent durer des heures j'ai toujours eu le don de gâcher l'ambiance... Mais Grey toussote légèrement et rompt ce silence de plomb.
- Ho... je suis navré Juvia... sa voix est basse mais pour autant, elle est très chaleureuse et me réchauffe un peu le cœur.
- Ce n'est pas grave, tu ne pouvais pas savoir...
Sur ce, nous entrons dans le manoir et maman nous fonce dessus me faisant oublier quelque peu mon état d'âme. Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder et de rester trop longtemps avec elle : un regard ou une seule phrase lui suffirait pour comprendre que ça ne va pas...
Je fais alors très rapidement les présentations et nous montons. Maman nous a proposé des cookies mais j'ai refusé même si à l'annonce du mot cookie mon ventre a gargouillé, faisant rire mon invité... de toute façon, connaissant ma mère, elle va pointer le bout de son nez pour nous apporter de quoi grignoter dans l'unique but de surveiller sa fille chérie, « ça va les chevilles ?! », tient, je la croyais oublié celle-là.
Assis sur mon lit, j'essaie d'allumer la machine infernale posée négligemment sur mes genoux. Grey, lui, est resté debout en plein milieu de ma chambre et observe, d'un œil amusé, la décoration de ma chambre. S'il me fait une seule remarque sur ma décoration, je l'étrangle : ma conscience acquièse en tapant bruyamment son poing fermé dans sa main.
Il se décide à attraper une petite poupée blanche en chiffon en forme de petit fantôme : c'était les poupées que mon père m'apprenait à coudre avec ma mère et j'y tient comme à la prunelle de mes yeux. Il caresse gentiment le tissu de la poupée en souriant et la tend vers moi.
- Je ne pensais pas que tu aurais encore des poupées mais bizarrement ça ne m'étonne pas du tout : tu es plutôt du genre... il semble chercher ses mots, « décalée ».
« Décalée » ? Vraiment ? Je ne sais pas s'il s'agit d'un compliment du style « tu me plait car tu ne ressembles pas aux autres filles » ou plutôt une insulte du genre « tu es vraiment une fille bizarre, de quelle planète viens-tu ? ». Enfin bref, je préfère la première proposition...
Je le prends sèchement la poupée des mains et le fusille du regard. Il secoue les mains devant lui prêt à se justifier.
- Il ne fallait pas le prendre mal, je trouve ça plutôt mignon !
Ses joues se colorent d'un rouge légèrement rosé très discret tandis que moi je vire immédiatement au rouge écrevisse. Je me sens vraiment mal à l'aise et je ne sais plus où me mettre. Je me mets à me dodeliner d'une jambe à l'autre.
- J'y tiens beaucoup, à cette poupée.
Je dépose la poupée de chiffon sur mon oreiller bleu pastel et me reconcentre sur l'ordinateur qui me demande maintenant de me connecter, ok, ce n'est pas gagné... j'essaie de taper mon nom et prénom sur le clavier et parviens à trouver les touches sans trop galérer. Il me faut ensuite taper le mot de passe choisi cette après-midi mais malheur, au moment où je tape sur les touche du clavier, les lettres s'efface de l'écran et sont remplacées par de minuscules petites étoiles ! J'ai dû faire une bêtise...
Grey qui observe toujours ma chambre se tourne alors vers moi.
- Ta chambre te ressemble vraiment... Ho ?! il remarque que je suis bloquée sur le mot de passe et s'avance vers le lit. Tu ne te souviens plus de ton mot de passe ?! Tu ne dois pas avoir beaucoup de mémoire vu que tu l'as créé aujourd'hui...
- Non, ce n'est pas ça le problème... Je n'ose pas lui révéler ma bêtise de peur qu'il ne se moque de moi, mais il faut bien que je le fasse... Le problème c'est que les lettres sont immédiatement remplacées par des petites étoiles, tu crois que j'ai fait bêtise ?
Il me fixe longuement, sourcil haussé et yeux écarquillés... le temps passe et il continue de me fixer comme cela. Sont sourcil gauche se met à tressauter tout comme les coins de sa bouche... il finit par exploser de rire et je me sens vraiment nulle. Je rougis de plus belle et baisse le visage essayant de me faire plus petite que jamais. Il doit percevoir mon malaise et se calme même s'il a visiblement du mal à se retenir de rigoler.
- C'est normal que les lettres soient remplacées par des étoiles c'est pour éviter que les autres ne voient ton mot de passe. Tu peux continuer à taper ton mot de passe, ensuite tu valide avec la touche « entrée », il me désigne la touche « entrée » en la pointant de son index, et tu pourras te connecter...
Maintenant qu'il m'a expliqué ça je me sens encore plus niaise que d'habitude, je sens que je ne vais vraiment pas aimer ce fichu ordinateur...
Au final, c'est lui qui me connecte à ma session, je lui ai donc donné mon mot de passe car je me fiche bien de savoir s'il peut oui ou non se connecter à mon ordinateur après tout je n'ai rien à cacher et puis il va souvent y accéder car je ne suis pas douée du tout...
Il m'explique encore deux, trois petits trucs importants et me laisse ouvrir un traitement de texte afin de m'entraîner à recopier le cours. Nous commençons par l'espagnol afin que Grey puisse lui aussi travailler, après tout il est bien venu pour cela aussi, « Oui bien sûr, sauf s'il est tombé sous ton incroyable charme, mais puisse que tu n'en as pas tu ne risques rien ! », je me retiens de rougir pour ne pas attirer l'attention de mon « professeur ».
Il commence à se faire tard, dehors il fait sombre et le temps s'est rafraîchi, chose que me fait le plus grand bien. Grey décolle le nez de l'ordinateur en entendant maman nous appeler pour venir manger. Il consulter alors sa montre et cris de stupéfaction en constatant qu'il est presque 19h30.
- Zut je n'ai pas vu l'heure, ma mère va me tuer...
- C'est de ma faute, je n'ai pas non plus fait attention à l'heure.
Il referme brusquement l'ordinateur, en me signifiant qu'il se mets juste en veille et que, justement, le travail effectué ne peut pas être perdu car il ne s'éteint pas, et se dirige vers la porte de ma chambre. Je le suis silencieusement jusque dans les escaliers et nous descendons tout les deux comme deux enfants bien éduqués.
Maman nous attendait en bas des escaliers, lorsqu'elle vit l'expression pressée de Grey elle le stoppa net.
- J'espère que tu ne comptes pas nous quitter, il est hors de question que tu partes à cette heure-ci le ventre vide. En plus j'ai préparé un plat de lasagne au saumon et aux courgettes, et s'il y en a pour deux il y en aura largement assez pour trois...
Je fixe Grey en haussant les épaules.
- Désolée mais tu n'arriveras jamais à la raisonner, c'est perdu d'avance.
On se mets à rire tous les deux et nous nous mettons à table. Pour le coup je remercie maman qui me permets de partager un bon repas avec lui...
Dès que j'aperçois le plat de lasagne fumant à peine sorti du four je sens un nœud se former dans mon estomac et je me rends compte que je suis affamée (maman ne nous a finalement pas apporter de gâteaux et c'est tant mieux, elle ne nous a pas dérangé). Je me mets à produire des gargouillements dignes de ceux d'un ogre et Grey pouffe de rire derrière sa main pour cacher son fou rire. Il ne lui faut pas de temps pour que son ventre accompagne le mien lorsque la bonne odeur du repas de ma mère lui arrive aux narines. Cette fois-ci c'est à mon tour de me marrer.
J'ai envie de me jeter sur le plat mais maman je rappelle à l'ordre et me désignant Grey qui me sourit tendrement. Je rougis de plus belle en m'excusant et le sers le premier pour me rattraper. Je peux ensuite me servir : ma mère est assez grande pour se servir elle-même et puis, de toute façon, j'ai tellement faim que je ne veux plus attendre pour attaquer mon assiette pleine de pâtes.
Je n'aurais jamais cru que Grey était comme moi au niveau de la nourriture, nous mangeons tout deux comme des ogres et maman doit mettre sa main devant sa bouche pour cacher son sourire. A en juger par sa tête, elle doit très certainement nous trouver adorable... Nous avons à nous deux mangé presque tout le plat. D'habitude, maman mange comme un petit oiseau et j'en laisse suffisamment assez pour nous deux pour le lendemain. Mais ce soir, pas de pitié, mon estomac d'abord.
Nous nous affalons tous les deux presque en même temps dans le fond de notre chaise en posant les mains sur notre ventre : à en juger la tête que fait Grey, il ne regrette pas d'être resté dîner. Il consulte de nouveau sa montre et écarquille les yeux : il est bientôt 21h. Il commence à se lever de sa chaise mais ma mère, en se penchant au-dessus de la table, pose sa main sur son avant-bras et lui sourit tendrement.
- Tu vas bien rester pour le dessert, je suis sûre qu'il te reste une petite place pour des cookies framboise noix de macadamia.
Il fait non de la tête, se lève et s'incline respectueusement en face de maman.
- J'aimerai beaucoup mais je ne peux vraiment pas. Le temps que je rentre et retrouve mon chemin, ma mère va m'arracher la tête ! Il se gratte encore une fois l'arrière de la tête, signe de sa honte pour son manque d'orientation.
- Très bien je m'incline, je te laisse partir. Juvia va te raccompagner.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Je me lève et range ma chaise puis suit Grey jusqu'à porte d'entrée. Pour l'instant il ne s'est pas perdu et à su retrouver le chemin de la sortie « peut-être par ce qu'il ne veut pas rester plus longtemps avec toi », me taquine ma conscience. Je ne pense pas que ce soit ça la raison, mais rien que le fait d'y penser me fait déprimer.
La gifle de l'air frai me surprend et me fait frissonner de la tête aux pieds. Je me frotte vigoureusement les bras afin de me réchauffer un peu et je les resserre contre ma poitrine. Grey, lui, a l'air d'apprécier les températures basses, logique pour un mage de glace. Il se tourne vers moi et me fixe. Je me sens rougir, ce qui me réchauffe quelque peu. Je le vois sourire et il me un signe de la main... ça y est, il va partir et rentrer chez lui.
- Tu ferais bien de vite retourner chez toi, je ne voudrai pas que tu tombes malade...
Son sourire se fait plus doux, il ne se moque pas et ne semble pas très à l'aise. Il semble légèrement gêné de la situation, il est peut-être timide qui-sais ?
Je lui souris tendrement, Grey se fait du souci pour moi alors que cela ne fait que quelques heures que je le connais, il ne veut pas je tombe malade, c'est tellement adorable ; si je le pouvais, je pense que mes yeux se transformeraient directement en cœur... je lui fais, à mon tour, un petit signe de main et lui souhaite une bonne nuit. M'appétant à rentrer, je m'arrête sur le perron et me tourne vers lui pour le voir une dernière fois, « mais merde ! Tu vas le revoir demain matin en cours ! », je me fais de nouveau réprimander par ma conscience qui fronce les sourcils et me fusillant du regard, « mais qui ma fichu une gamine pareille ! », je l'ignore car tout ce qui m'importe pour le moment c'est le doux profil de Grey au clair de lune. Les mains dans les poches, il a le visage légèrement penché en arrière, les yeux fermés et un doux sourire paisible collé aux lèvres. Il tourne alors le regard vers moi et je rougis en le voyant s'éloigner de chez moi.
Bientôt, je ne le vois presque plus.
Bientôt, ce n'est plus qu'un petit point sombre noyé au milieu de l'obscurité de la nuit.
Bientôt, je n'ai qu'une hâte... le revoir demain matin...
Voilà, j'espère vraiment qu'il vous aura plus !
Pour ce qui est du chapitre suivant je ne promets d'être aussi rapide que pour celui-ci, j'ai encore quelques petits doutes pour la tournure que vont prendre les événements... Il faut encore que je réfléchisse...
Sur ce, passez une bonne journée ! Gros bisous à vous !
