Notre âme est éternelle mais notre corps n'est qu'éphémère.
Storybrooke 01/12/XXXX
« Chère Emma, chaque jour qui passe, chaque heure, chaque minute me rapproche du moment de nos retrouvailles. Si tu lisais ces mots tu me dirais que je me dois d'être réaliste et moi je te répondrais « garde espoir ». Aucun obstacle ne m'est désormais infranchissable, et pour cause je sais que tu es en vie quelque part sur cette terre. Je sais que toujours je te retrouverais dans cette vie comme dans les autres, et même si je m'inquiète des conséquences de nos retrouvailles elles m'importe peu car je te veux dans mes bras. Le temps qui tente de nous séparer paradoxalement me rapproche de toi. Alors que je luttais pour ne pas céder à l'envie de toi, aujourd'hui je rêve d'une vie dans tes bras et des moyens dont je dispose pour y arriver, malgré ceux que je dois protéger, malgré mes reponsabilités.
J'ai une famille à charge à laquelle je dois penser. Je n'abandonne jamais ceux que j'aime et je t'aime mon Amour. Vis, je te le demande, aime, construis un couple je serais heureuse de ton bonheur. Et si tu m'aimes toujours le jour de notre rencontre, si le touché de mes doigts entrelacés aux tiens te rassure, réchauffe ton cœur alors choisis moi mon Aimée, prend le risque de me suivre comme je prend le risque d'être ton ombre.
Je t'aime Emma, mon Emma.
Je t'embrasse ma Douce et tendre Emma.
Regina
P. S. : Une nouvelle journée loin de toi s'achève une journée pendant laquelle ton image n'a pas quitté mon esprit et malgré les risques je n'ai pas pu résister au besoin de te téléphoner, à la nécessité d'entendre ta voix. Je veux être dans tes bras plus que de raison, bien plus encore que lorsque nous nous parlions. Pardon de te faire souffrir, mais il semble que ce soit le prix de ma liberté. Je t'aime ma Douce, encore et toujours. »
Régina posa le stylo et plia la lettre avant de la glisser dans une enveloppe et de l'enfermer dans le tiroir qui contenait déjà une bonne cinquantaine d'autres courrier tous destiné à « Emma mon Amour ».
- Te décideras-tu un jour à lui envoyer ces lettres ?
- J'ai ensorcelé toutes ces lettres, s'il m'arrive quoique ce soit Emma les recevra toutes.
- Je te trouves injuste Mère, c'est toi qui devrait tout lui dire, elle ne devrait rien apprendre par ces missives.
- Tu ne sais pas dans quelle douleur je vis depuis que les souvenirs de mes vies précédentes me sont revenue en mémoire. Je me souviens encore de son regard rempli d'amour tandis que mon poignard s'enfonçait jusqu'à la garde dans son cœur.
- Que feras-tu lorsque Emma se souviendra elle aussi ?
- Elle ne se souviendra de rien, j'ai enfermée sa mémoire avec la mienne, tant que je ne la lui rend pas elle ne court aucun danger.
- Mère, tu n'as pas…
- Cela suffit Fenrir, plus un mot.
- Mère ce sortilège…
- Dragon tais-toi.
Les yeux de Régina brillait d'un étrange éclat doré. Bien qu'elle n'aimait pas user de ce pouvoir contre le dragon, Régina n'hésita pas. Elle ne voulait pas que Fenrir lui rappelle combien ce sortilège pouvait être dangereux. Le dragon se contenta de sourire sans rancœur, il comprenait pourquoi Régina lui demandait de se taire. Il attendrait patiemment qu'elle lève le sortilège pour parler à nouveau.
Storybrooke, 01/12/XXXX
« Bonjour Emma, bonjour mon Aimée, même si depuis que je t'ai abandonnée aucun de mes jours n'est bons. Hâte de pourvoir te voir, hâte que tu réalises que je ne suis jamais loin de toi alors que je fais tout pour que tu crois que je suis loin de cette ville. Je te le redis, je te quitte pour mieux te retrouver. Attend-moi mon Aimée, laisse-moi le droit d'être égoïste de te demander de m'attendre. Aie confiance en nous si tu n'as plus confiance en moi. Ce matin je me suis blottie dans tes bras, mais tu m'as repoussée, tu étais, tu es fâchée pourtant tu es mon refuge, garde espoir, je ne suis pas une illusion. Au rsique de me répéter, je t'aime. Mon amour est imparfait mais il est fort. Pardon pour mes non vérités, pardon de m'éloigner mais je n'ai pas d'autre choix à l'heure actuelle, surtout si ce que je sais est vrai alors notre relation deviendra de plus en plus agitée, mais je m'en moque. Pour le moment ma priorité est de te mettre à l'abri. On me dit que toi tu me veux du mal et que je dois te fuir car dans toutes nos vies nous n'avons cessé de nous détruire et de vouloir détruire les autres. J'avoue que quand je vois ce que je traverse et ce que je te fais endurer je comprend pourquoi je détruirais le monde sans l'once d'un remord. Ma colère est incontrôlable. Je m'en veux, j'en veux à ces ombres du passé qui me conseillent, mais si il faut en passer par là pour vivre une vie simple et normale avec Henry et toi alors j'accepte d'en payer le prix. Hélas pour moi, je te fais aussi payer le prix de mon choix. Je ne peux vivre sans toi et mon cerveau s'agite pour trouver le moyen de te prouver que je n'ai absolument pas lâchée ta main. Toutes ces lettres en seront une preuve que j'espère pouvoir te remettre en main propre.
Je t'aime, je t'embrasse.
Régina. »
Toujours ce même rituel, Régina posa le stylo, plia la feuille avant de la mettre dans une enveloppe sur laquelle elle avait écrit « Emma, mon Amour » et la mit dans le tiroir avec les autres lettres.
- Les as-tu vu aujourd'hui ? demanda Fenrir avec tendresse
- Oui Enfant je les ai vu.
- Comment vont-ils ?
- Ils souffrent mais le cache. J'ai aussi vu le Mage qui les surveillait, dit Régina
- Et qu'as-tu fait ? demanda Fenrir
- Rien, je lui ai juste envoyé une boule de feu pour le prévenir de ma présence. Il sait à quoi il doit s'en tenir, j'espère juste qu'il ne sera pas assez fou pour tenter de kidnapper Henry.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- S'il touche un seul cheveux d'Henry je réveille l'âme d'Emma même si pour cela je dois mourir.
- Mère…
- J'ai bien réfléchit à tout ce que tu m'as dit Fenrir, je réveillerais mon âme sœur, délivrerais Henry et si Emma réclame vengeance pour son meurtre passé alors j'accepterais sans lutter sa punition.
- Vas-tu aller lui parler ?
- Non Fenrir, tant que je peux faire croire au Mage qu'aucun chantage n'a de prise sur moi je ne parlerais pas à Emma.
