Il tourna la clé dans la serrure de son appartement et alluma la lumière, ce qui lui fit mal aux yeux. Il tenait à peine debout et les vapeurs de l'alcool lui étaient montées à la tète depuis bien longtemps.
Il n'avait pas réussi à penser à autre chose que sont absence et avait noyé son inquiétude dans un bar dont il était un habitué depuis bien avant le mort de Hugues. Ils venaient souvent parler et boire un verre après le travail il y a de cela une éternité, du moins c'est ce que pensait Roy en cet instant. Il se coucha tout habillé et malgré la boisson qui lui brouillait l'esprit, un malaise grandissait en lui. Et si elle avait mal pris sa lettre, et si c'était à cause de cela qu'elle n'était pas venue ? Que ferait-il si elle ne revenait jamais à ses cotés ? Grace à sa soirée bien arrosée, il finit par s'endormir.
Le lendemain, Riza décida de revenir travaillait, elle ne pouvait décemment pas rester cloitrer chez elle. Elle prit une douche et s'étira longuement, rester au lit toute la veille avait endolori son corps, elle ressentait un besoin intense de bouger. Elle décida d'aller au stand de tir, c'était le meilleur moyen pour elle de déstresser.
Lorsqu'Havoc arriva ce matin là (toujours après ses collègues), tout avait l'air d'aller mieux que la veille, les coups de pistolet de Riza résonnaient comme toujours à cette heure-ci et le colonel était en retard.
Lorsque ce dernier arriva, il ne remarqua pas tout de suite les tirs de sa subordonnée qui « faisaient partis du décor ». Et au vue de sa tête, il n'était pas très bien réveillé (ce qui fit rire les 4 autres militaires du bureau ce matin là dés qu'il tournait le dos). Vers 11h, le colonel s'absenta aux archives pour aller chercher quelques nouveaux « fichus dossiers » à remplir. Ce n'est que lorsqu'il passa devant le stand de tir qu'il reconnut Riza de dos.
Il hésita à aller lui parler, ne savant quoi lui dire. Il n'avait jamais peur avec les femmes pourtant, un simple sourire ou une parole charmante les faisaient toutes succombées. Toutes oui, mais pas elle. Il avait bien essayé de lui sourire et parfois même de la complimenter mais il n'y était jamais réellement arrivé. Peut-être parce que pour la première fois de sa vie, il avait peur d'être rejeter.
Il se décida à entrer. « Il faut que je sache »se dit-il.
Riza absorbée par son tir ne l'entendit pas l'appeler. Elle remarqua sa présence lorsque le colonel lui tapota l'épaule. Le coup partit et elle rata sa cible pour la première fois de la matinée. Elle se retourna surprise et le vit devant elle.
« -Bonjour Lieutenant.
-Colonel. Lui répondit-elle froidement »
« Ça y est, elle m'en veux… » Pensa Roy.
Il y eu un moment de silence, l'atmosphère était lourde et glaciale. Comme si la conversation n'eu pas été assez limitée et le silence pas assez pesant, Roy demanda:
« -Lieutenant, quelle est la raison de votre absence d'hier ? »
Le temps se figea, Riza ne savait pas quoi lui répondre. Elle le regarda dans les yeux mais aucun son ne voulut sortir de sa gorge.
