Série : Viewfinder
Genre : Romance/Drame/YAOI
Pairing : Asami Ryûichi/Takaba Akihito
Disclaimer : Les personnages ainsi que l'histoire originale ne m'appartiennent pas même si j'aimerais bien. Par contre, ceux n'ayant pas été créés par Ayano Yamane m'appartiennent et croyez moi ils vont le regretter (mouhahahaha).
Commentaire : Voici le 4ème chapitre de ma fics. J'espère qu'il vous plaira autant que les autres (en espérant que les autres vous aient plu). Désolée pour la longue attente entre ce chapitre et le dernier mais les exams passent malheureusement avant ^^
Chapitre 4 : Ultime retour à la normale
La pièce était tout de blanc vêtue puisque les murs ainsi que le sol étaient couleur de la pureté. De fins rayons de soleil essayaient de se frayer tant bien que mal un passage dans cette pièce sans vie apparente. L'atmosphère était lourde et odorante. L'odeur du sang et des antiseptiques rendait l'air peu renouvelé de la pièce étouffant pour toutes les personnes qui y rentraient. Il n'y avait guère que le personnel hospitalier qui ne se plaignait pas et qui paraissait même ne rien remarquer. La chambre d'hôpital était plongée dans un silence de mort, silence qui n'était interrompu que par les « bip » incessants du moniteur qui rappelait à tout le monde que le patient était encore en vie.
Cela faisait déjà plus d'un mois qu'Akihito était allongé sur ce lit d'hôpital, recouvert de bandages. Cette immobilisation forcée commençait réellement à lui peser et il ne rêvait que de sortir enfin de cet hôpital de malheur et de prendre l'air. Son moral était en berne et ce n'est pas le peu de visite qui arrangeait cet état d'esprit. Etant dans service des grands brûlés, les visites étaient strictement réglementées et il n'y avait que les infirmières et les médecins qui lui rendaient visite depuis près de deux semaines. Sa tristesse grandissait quand il songeait au fait qu'Asami n'était toujours pas venu le voir depuis son hospitalisation. Bien sûr, celui-ci avait été avec lui au moment du transfert vers l'hôpital juste après l'explosion du ryôkan mais depuis, il n'avait plus donné aucunes nouvelles. De plus, Akihito voulait savoir comment allait la petite Sayuri qu'il avait essayé de sauver au péril de sa vie. Il ne savait même pas si elle était encore en vie.
C'est donc avec une grande surprise et une encore plus grande émotion qu'il vît la petite fille entrer dans sa chambre. Elle avait l'air d'aller très bien si ce n'est qu'elle avait des bandages aux bras et à la tête. La petite Sayuri hésitait à rentrer et à s'approcher d'Akihito. Le jeune homme, voyant l'hésitation qui traduisait le malaise de la petite fille, ouvrit ses bras afin d'y accueillir la petite demoiselle, accompagnant son geste d'un grand sourire très chaleureux. Voyant cela, Sayuri se précipita vers Akihito en pleurant à chaudes larmes et alla plaquer son minuscule visage contre le torse musclé et encore meurtri du jeune photographe. Le jeune homme émis un petit cri de douleur suite à l'impact un peu brutal. Le petite fille s'écarta aussitôt et regarda Akihito avec de grands yeux inquiets. Le jeune photographe ne pût résister au petit visage adorable de l'enfant et la serra un peu plus fort contre lui refoulant au loin la douleur qui le tenaillait. C'est à cet instant qu'un homme d'une grande stature et habillé sombrement fît son apparition dans l'encadrement de la porte. Il resta silencieux pendant quelques instants, regardant ce spectacle touchant mais qui lui tapait sur le système. N'en pouvant plus, il décida de briser ce silence.
Ça y est, tu as décidé de te réveiller. C'est pas trop tôt.
Asami ? Qu'est-ce que tu fais là ? Nan, c'est pas ce que je voulais dire… Ce que je veux dire c'est que … je ne m'attendais à ce que tu viennes me voir. Même si je l'espérais, fit-il à voix basse pour que personne ne l'entende.
Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas rester longtemps. Je n'ai pas que ça à faire que de rester au chevet d'un gamin qui n'arrête pas de s'attirer des ennuis et qui ensuite me les refile. En plus, cette chambre empeste comme pas deux. C'est vraiment très difficile à supporter.
Oh pardon votre seigneurie, riposta Akihito. Je suis désolé de vous importuner de la sorte avec mes ennuis et de heurter votre petit nez sensible avec l'odeur de cette chambre. Mais je te ferais remarquer que je ne t'ai pas demandé de venir me voir alors arrête de tout me foutre sur le dos. Mais tu sais, le plus simple c'est encore que tu arrêtes de venir me voir. Non, mieux encore, qu'on arrête tout simplement de se côtoyer. On sera gagnant tous les deux car tu oublies trop vite que si j'ai tant d'ennuis en ce moment c'est parce que je te connais et que tout le monde m'utilise pour te nuire. Alors tu seras gentil d'arrêter de jouer les martyrs.
Akihito reprenait peu à peu son souffle après avoir débité tout ce qu'il avait à dire sans s'arrêter. Les deux hommes se regardaient fixement, droit dans les yeux, sans rien ajouter à cela. L'atmosphère pesante de la chambre devenait presque électrique. La petite Sayuri avait suivi cet échange verbal avec beaucoup d'intérêt même si elle n'avait absolument rien compris de ce qu'ils avaient raconté. Cependant, comme pour beaucoup de personne, Asami la captivait. Elle ne pouvait s'arrêter de le regarder. Elle se sépara d'Akihito pour s'approcher lentement d'Asami. Le jeune photographe paniqua un peu et essaya de la retenir mais la douleur le stoppa net dans son action. Asami, quant à lui, regarda fixement la petite demoiselle s'approcher de lui, sans dire un mot ni faire un geste. Elle s'arrêta aux pieds du yakuza et leva la tête pour regarder le visage du trentenaire. Asami ne la regardait même pas, il ne fixait que Akihito qui redoutait ce qui allait se passer. Sayuri tira alors sur le pantalon hors de prix d'Asami pour qu'il daigne la regarder. L'homme d'affaire baissa alors son regard glacial vers la petite fille. L'animosité de l'homme envers l'enfant était palpable. Toutefois, celle-ci n'en fût pas le moins du monde impressionnée et lui décocha un de ces sourires à faire fondre le plus antipathique des hommes.
Quand je serais plus grande, je me marierais avec toi. Comme ça, on vivra tous les trois ensembles. Tu es d'accord, papa ?, demanda la petite fille en se retournant vers Akihito.
Euh… Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée Sayuri, hésita le photographe. Et puis Asami est beaucoup trop vieux pour toi. Quand tu auras l'âge de te marier, il sera déjà en âge d'être grand-père.
De toute façon, je ne suis pas très porté sur la gente féminine. Elle ne cause que des ennuis. Et celui que me fera devenir un lolicon n'est pas encore né, asséna Asami tout en fixant la petite fille d'un regard encore plus glacial. Et arrête de l'appeler « papa » alors qu'il ne l'est pas, ça m'énerve au plus haut point. Donc, en résumé, je préfèrerais mourir plutôt que de t'épouser et Akihito n'est pas ton père.
Nan mais ça va pas de lui parler comme ça, espèce de salaud. Je t'interdis de lui dire des horreurs de ce genre. Et ne lui apprend pas des mots pervers comme lolicon. C'est encore une toute petite fille et je ferais tout pour la protéger jusqu'à ce qu'on ait retrouvé des personnes de sa famille, râla le jeune homme.
Et bien tu devras la protéger un sacré bout de temps alors parce qu'elle n'a plus de famille. Du moins, je n'en ai pas trouvé. Il va donc de soit que tu vas l'emmener dans une institution pour qu'elle puisse être adoptée quand tu sortiras de l'hôpital. Ainsi tout rentrera dans l'ordre et on n'en parlera plus.
Akihito fût choqué par cette nouvelle. Il regarda aussitôt le visage la petite Sayuri sur lequel on pouvait voir de petites larmes couler. Cette vision attrista énormément le jeune blessé qui ne savait plus trop ce qu'il fallait faire. Tout était vide dans son esprit comme si l'on avait appuyé sur la touche « reset » de son cerveau. C'est à ce moment qu'une infirmière fît son entrée. Le moment de faire les soins d'Akihito était venu. Elle demanda donc poliment à Asami et Sayuri de bien vouloir quitter la pièce et de revenir plus tard s'ils le désiraient. La porte se referma sur les deux visiteurs qui restèrent l'un à côté de l'autre sans rien dire.
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Trois mois passèrent depuis cette visite d'Asami et il était temps pour Akihito de quitter l'hôpital. Il était en pleine forme et heureux de sortir. Même le froid qui régnait à l'extérieur n'entachait pas son moral. Pendant ces trois longs mois, la petite Sayuri était venu le voir quasiment tous les jours. Il avait donc appris qu'elle avait été recueillie provisoirement par Kô jusqu'à ce qu'il sorte de l'hôpital et que la protection de l'enfance les avait contacté. Ce dernier point n'avait guère enchanté Akihito mais il se dit que finalement c'était assez normal vu que la petite n'avait plus de famille. Il fallait absolument qu'il trouve une solution et rapidement, pour le bien de Sayuri. Emmitouflé dans son gros manteau, Akihito alla rejoindre Kô et Sayuri qui attendaient au portail d'entrée de l'hôpital. Les retrouvailles furent si joyeuses que le jeune photographe ne remarqua même pas la grosse berline noire qui était stationnée non loin de là dont la vitre arrière laissait apparaître la silhouette d'un homme en train de fumer qui les regardait sans relâche depuis l'arrivée du jeune convalescent.
Le petit groupe arriva enfin devant l'appartement d'Akihito. Celui-ci était extrêmement heureux d'être de retour chez lui. Il est vrai que son logement n'avait rien de luxueux, c'était même le contraire, mais c'était chez lui et rien au monde ne valait cela. En ouvrant la porte il fût surpris de voir que tout avait été organisé dans l'optique d'une fête. Une énorme banderole était suspendue au milieu de la pièce avec écrit dessus « Bon retour » en grosses lettres. Elle était ornée de magnifiques petits cœurs plus ou moins bien dessinés qui persuadèrent Akihito qu'ils avaient été faits par le petite fille. Il contempla alors le reste de la pièce tout en avançant plus en avant. Des dizaines de fleurs en papier étaient scotchées aux murs, une table préparée pour recevoir un festin trônait au beau milieu de la pièce encerclée par trois chaises. Cette fête allait être minimaliste mais sûrement très chaleureuse car passée entre amis. Le jeune homme était persuadé que même le froid qui régnait dans la pièce n'allait pas la gâcher.
Merci beaucoup pour ça. Je suis très touché, dit Akihito en se retournant vers son ami et la petite.
On aurait voulu faire plus mais faut dire que ton appart' n'est vraiment pas très grand. J'me demande encore comment on a réussi à mettre cette table ici, répondit Kô. En plus, t'as dû le remarquer, ton chauffage a rendu l'âme. Va falloir penser à en racheter un parce que tu vas y rester si tu passes tout l'hiver sans chauffage. On est déjà au mois de novembre donc le froid va se faire de plus en plus perçant.
Ne t'inquiète pas je vais me débrouiller, le rassura le photographe. C'est pas tout ça mais on la commence quand cette petite fête ?
En entendant cela, la petite Sayuri devînt excitée comme une puce. Cette bonne humeur fût très communicative. Elle le fût tellement que la fête se termina vers trois heure du mat' laissant une petite fille endormie sur le canapé depuis déjà plusieurs heures et deux pochetrons proches du coma éthylique affalés par terre. C'est donc avec une sacrée gueule de bois qu'Akihito se réveilla quelques heures plus tard à cause du soleil qui lui faisait de l'œil à travers les rideaux à moitié fermés. Kô était, quant à lui, encore en train de dormir par terre tout en émettant des ronflements qui auraient sans doute réussi à réveiller un mort. Akihito chercha alors la petite orpheline du regard et il la retrouva assise sagement sur le canapé en train de regarder un anime à la TV.
Bonjour ma petite Sayuri, tu as bien dormi ?, demanda un Akihito encore dans le coaltar.
Oui mais vous faites trop de bruit quand vous dormez. J'ai du mal à entendre la TV, répondit la petite fille complètement absorbée par son anime.
Ah… Euh… Désolé…, bégaya le jeune homme un peu gêné. Je vais aller prendre une bonne douche pour me réveiller. Tu restes sagement ici jusqu'à ce que j'en sorte et surtout tu n'ouvres pas la porte aux personnes que tu ne connais pas. Par contre, si tu veux, tu peux embêter Kô. Il sera très content d'être réveillé par une petite fille aussi mignonne que toi. Ça risque d'être assez marrant si elle le fait vraiment, pouffa t'il intérieurement.
Une demi-heure plus tard, c'est un Akihito qui avait manifestement bien décuvé qui entra dans le salon d'où aucun bruit ne sortait. Sayuri n'était plus sur le canapé, la TV était éteinte et Kô ne ronflait plus par terre. Il ne restait de lui que la petite tâche humide laissée par sa bave sur la moquette. L'atmosphère était glaciale et ce n'était pas à cause du manque de chauffage. Il y avait quelque chose qui l'inquiétait mais il ne voyait pas quoi. Il était chez lui donc logiquement rien ne devrait l'inquiéter et pourtant quand il tourna la tête en direction de l'entrée il vît deux yeux dorés et perçants le regarder fixement. Il était là. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu que son cœur faillit s'arrêter net en le voyant. Son visiteur s'approcha de lui d'un pas lent mais assuré et se retrouva en face de lui presqu'aussitôt.
Alors comme ça la morveuse est encore ici. Ce serait bien que tu la vire rapidement de là, commença Asami très froidement.
Tu sais que la plupart des gens disent bonjour avant de commencer une conversation ? Enfin bon, c'est pas maintenant que tu vas changer, souffla le jeune homme. Et puis, j'pourrais savoir pourquoi tu détestes autant Sayuri ? Elle est tellement mignonne. Je ne comprends vraiment pas.
Que tu ne comprennes pas ça ne m'étonnes pas vraiment mais sache que tu m'appartiens et que je ne te laisserais pas t'enfuir ou t'éloigner de moi.
Encore cette rengaine ! Tu sais, depuis le temps j'ai commencé à bien imprimer le principe alors c'est pas la peine de le répéter tout le temps. Et puis je ne vois pas le rapport avec Sayuri.
Ne cherche pas à comprendre et vire la d'ici. Je ne veux plus la voir avec toi. C'est bien compris ?
Tu vas arrêter de me dire ce que je dois faire, oui ? Je ne virerais pas Sayuri d'ici. C'est bien compris ?
D'habitude Asami aimait bien quand son amant lui tenait tête. Il trouva que cela pimentait un peu plus le jeu et que la chasse en devenait encore plus stimulante. Mais là, il voyait d'un très mauvais œil cette rébellion.
Tu sais quoi, ce que tu viens de me dire m'a permis de trouver une solution concernant Sayuri, repris calmement Akihito. Tu m'as bien dit qu'elle n'avait plus de famille, c'est bien ça ?
C'est exact, répondit le yakuza sans trop savoir à quoi s'attendre.
Et bien c'est réglé alors. Sayuri pourra légitimement m'appeler papa puisque je vais l'adopter, conclua fièrement le jeune photographe.
C'est une idée complètement stupide Akihito, répondit Asami. Tu crois vraiment pouvoir accueillir une petite fille dans un taudis pareil ? Tu n'as même plus de chauffage. Arrête de divaguer et va la mettre dans un orphelinat. Ce sera mieux pour toi, pour elle et pour moi.
Comment ça « mieux pour toi » ? Nan mais j'y crois pas, tu te prend pour qui, sale yakuza pervers, pensa le jeune homme. Akihito ainsi perdu dans ses pensées ne remarqua pas que le yakuza pervers en question s'était rapproché encore plus de lui. Asami pris le menton du photographe entre deux de ses doigts et le leva pour qu'il puisse lui faire face. C'est alors qu'il introduisît sa langue dans la cavité buccale d'Akihito sans la moindre vergogne. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés ainsi, l'un contre l'autre, enlacés. Leur baiser se fît de plus en plus intense démontrant ainsi qu'ils étaient prêts à laisser libre cours à leurs désirs sexuels si longtemps refoulés.
Akihito… Je n'accepterais aucun refus de ta part. Je me suis abstenu beaucoup trop longtemps pour faire preuve de clémence à ce sujet, prévînt le yakuza.
Tu n'as pas à t'en faire pour cela car je n'ai pas l'intention de refuser quoi que ce soit, répondit une Akihito haletant de désir.
Une énorme fièvre sexuelle les consuma pendant plusieurs heures jusqu'à ce qu'ils s'endorment l'un à côté de l'autre, ivres de plaisir.
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[Pendant ce temps, chez le glacier du coin]
Alors, elle est bonne ta glace ma petite Sayuri ?, demanda Kô, assis en face de la petite fille.
Elle est délicieuse. Merci tonton Kô, répondit joyeusement l'enfant. Mais j'aurais aimé que papa vienne avec nous.
Il ne pouvait pas puisqu'un ami à lui est venu lui rendre visite.
C'est pas un ami à papa, c'est mon fiancé. Tu sais, à l'hôpital, ils n'ont pas arrêté de se crier dessus.
Ah bon ? Et bien, ça ne va pas être rigolo tous les jours quand vous vivrez tous les trois ensembles, fît Kô amusé par la candeur de la petite fille.
Bah moi je les aime tous les deux donc ils seront bien obligés de s'aimer, répondit avec un grand sourire plein de glace la petite Sayuri qui ne se doutait pas le moins du monde de ce qui se passait au même moment dans l'appartement de son cher papa.
~~~~ Fin du chapitre 4 ~~~~
Et voila c'est fini pour ce chapitre. Il était plus calme que les précédents mais ne vous y habituez pas, ça va pas durer ^^ (j'suis une grosse adepte des histoires tordues et sanglantes XD)
J'espère qu'il vous a plu et que vous me laisserez une petite review pour me le dire (vous pouvez aussi me dire que vous ne l'avez pas aimé ^^).
J'vous donne rendez-vous au prochain chapitre qui n'arrivera malheureusement pas tout de suite T_T
