Titre: If there's any hope...

Rating: M, qu'est-ce que vous croyez bande de sales gosses :)?

Pairing: Newtmas, there will be back...

Disclaimer: Tous les droits appartiennent à James Dashner, je ne fais que reprendre son œuvre. Oui, j'l'ai mauvaise xD.

Note de l'auteur: Salut, vous allez bien? ... Vous ne pouvez pas me répondre, muhaha! Moi ça va, je raconte un petit peu ma vie, vuuala vuala :3. J'ai mon bac la semaine prochaine, bientôt la fin de l'année!

Sur ceux, je vous laisse découvrir ce chapitre quatre, bonne lecture les mâchicoulis!


Chapitre 4:

-"Tu ne m'as rien dit!

- Tommy je n'ai pas... Tu crois que c'est... Hey Thomas, regarde moi, c'est...

- Les interrogatoires... Putain je ne le crois pas!

- J'ai fait ce que j'ai pu, vraiment...

- Je vais lui crever sa sale face de rat à cette enflure!

- Ecoute, j'ai...

- Tu as résisté?

- Bien sûr que oui, qu'est-ce que tu crois?!

- Je ne sais pas Newt... j'en sais rien, d'accord?"


-"Hey...Hey! Lèves-toi."

Newt fronça les sourcils, appréciant peu d'être tiré du sommeil ainsi. Il papillonna des yeux puis ouvrit prudemment les paupières pour lutter contre la lumière soudaine.

-"Lèves-toi je te dis. C'est la fin du voyage."

L'adolescent tourna brusquement la tête pour apercevoir Joe, à demi-penché sur lui et secouant son épaule sans douceur. Il était vraisemblablement accompagné de sa bonne humeur habituelle.

-"Ne me fais pas perdre mon temps toi, on va atterrir." Le prévint-il avant de repartir dans l'allée.

Newt pris une grande inspiration et se redressa en baillant. Ce sommeil n'avait pas été réparateur, il avait l'impression d'avoir fermé les yeux il y a quelques secondes à peine.

Il lui suffit d'un simple coup d'œil aux alentours pour que tout lui revienne en pleine face. Chemises rouges. Fondus. WICKED.

Si c'était la fin du voyage pour eux alors dehors devait sûrement les attendre Janson et son sourire suffisant collé au visage. Une boule brûlante se forma dans la gorge de Newt à l'idée de descendre de cet endroit pour retourner parmi les filets de l'organisation. Finalement, tout le ramenait toujours là-bas, c'était une issue fatale.

Une fois libéré de la barre métallique mais les poings toujours liés, l'adolescent se releva lentement, la mort dans l'âme, et suivit les autres fondus sous les regards attentifs des chemises rouges. Cela faisait tellement longtemps que leurs armes étaient pointées sur les infectés que le Blocard se demanda si elles n'étaient pas intégrées à leurs bras.

Un fois sortie du vaisseau, Newt dû plisser les yeux face au Soleil qui lui agressait les rétines, se reflétant dans les nombreuses fenêtres brisées d'un immense bâtiment miteux. La chaleur était accablante et les murs grisonnants semblaient fondre. La taille de cette ruine était absolument impressionnante, tant en hauteur qu'en largeur.

Une chose fût sûre: ils ne se rendaient pas au WICKED.

Perdu dans sa contemplation, Newt sursauta lorsqu'on le poussa dans le dos pour avancer. Les chemises rouges les menaient à l'entrée de ce gigantesque hôtel.

-"Encore une caravane?!" S'écria un garde qui campait devant les portes.

-"Que veux-tu? Il y en a partout de ces cochonneries-là!" Renchérit Daren en faisant stopper le convoi de malades.

Crâne Chauve et le garde devaient hurler pour couvrir la cacophonie que produisaient les fondus. L'adolescent tenta de suivre leur conversation.

-"Combien pour ceux-là? Une bonne quarantaine." Demanda Daren en s'essuyant le nez sur sa manche.

L'autre râla, visiblement fatigué.

-"Tu sais bien que je ne m'occupes de ça. Le boss fait les prix et il te paye, point.

-"Fais pas ta pute bon sang! Le boss n'est qu'un escroc! En revanche toi, tu es plutôt du genre plein les fouilles avec ton salaire d'Imune. Qu'est-ce que ça te coûteras, hein?

- Mon salaire d'Imune, justement!" S'énerva l'homme. "Tu crois peut-être que des gens débarquent ici avec une carte pleine à craquer de tune tous les quatre matins? Maintenant dégagez, je suis juste là pour garder la porte moi."

Et il s'éloigna, terminant l'échange. Daren jura sur "ces connards d'Imunes" qui "de toute façon ne pensent qu'à leurs cul" avant de faire signe à ses soldats d'un geste rageur d'escorter les fondus à l'intérieur de l'enceinte du bâtiment.

Newt profita de la proximité d'un garde pour l'interroger, car il devait bien avouer qu'il était complétement perdu.

-"Heu..." Commença-t-il, hésitant.

-"Boucle là le fondu, j'ai déjà mal à la tête rien qu'en te regardant." Répliqua la chemise rouge.

L'adolescent haussa un sourcil dubitatif. Ça commençait bien...

-"Vous avez peut-être la Braise." Le provoqua Newt sur le ton de la conversation.

Le soldat le fusilla du regard, tournant la tête vers lui à s'en rompre le cou. Newt lui offrit un sourire tout à fait faux, semblable à une grimace.

-"Fait très attention à ce que tu dis-toi." Le prévins l'homme, la vois grondante.

Le blond l'ignora.

-"Où sommes nous? Pourquoi vous nous avez amené dans ce taudis?" Demanda-t-il.

L'autre s'esclaffa, comme si la question de Newt était la chose la plus drôle qu'il n'ait jamais entendu. Il fît semblant d'essuyer une larme aux coins de ses yeux (franchement ce mec était timbré) et reporta son attention sur le Blocard après avoir stoppé son affreux rire de hyène.

-"C'est votre place ici. On réunit les infectés comme toi dans des endroits comme celui-ci pour éviter de propager la maladie."

L'adolescent, pourtant rempli de toutes sortes d'interrogations, ne trouva pas le courage de continuer à poser des questions après les paroles de la chemise rouge. Il reporta plutôt son attention sur le bâtiment.

Il était sale, les rares fenêtres qui n'étaient pas brisées ne permettaient même pas de voir à l'intérieur tant elles étaient crasseuses et les structures étaient dans un état de délabrement avancé. Il allait vraiment vivre ses derniers jours dans cet endroit?

-"Sale vie." Pensa Newt, désemparé.

Le convoi franchi enfin les portes qui menaient à l'intérieur et les épaules du plus jeune s'affaissèrent d'avantage.

L'intérieur était dans un bien pire état que le dehors. Des détritus jonchaient chaque allées, le sol, les murs et même le plafond étaient noir de poussière ou d'une saleté indescriptible, conférant à l'environnement un aspect lugubre.

En y regardant de plus près, cela ressemblait à un immense centre commercial délaissé. Sauf que les vitrines des restaurants, boutiques et autres salles de loisirs qu'on pouvait apercevoir étaient en miettes, remplacées par de larges planches clouées aux parois ou bien de grillages entassées pèle-mêle.

Un endroit charmant en somme.

Newt tourna la tête sur sa gauche, prêt à interroger le garde à la chemise rouge de nouveau mais celui-ci avait disparût. Confus, le blond se retourna, le cherchant du regard.

Il l'aperçut au loin, revenant sur ses pas avec les autres membres du groupe de Daren en direction de leurs vaisseaux. Le relais avait été passé aux gardes de ce lieu.

Newt fixa les chemises rouges encore un instant. Il ne parvenait pas à les trouvez antipathiques malgré tout cela. Ils les plaignaient plutôt. Il y avait difficilement pire comme boulot que celui d'être confronté chaque jour à la folie de ce monde dévasté.

Il les regarda monter dans le berg miniature, reconnaissant Joe à sa posture bien droite et rigide, balançant son lanceur de droite à gauche avec fierté.

Bon, il les plaignait tous, sauf lui. Il le détestait.

L'adolescent haussa les épaules et regarda devant lui, quittant les chemises rouges pour tomber sur leurs "nouveaux amis." Ils paraissaient bien moins sur d'eux et certains étaient complètement exténués. En revanche, ils étaient tout aussi bien armés que leurs gardiens précédents.

-"Bienvenue à l'Hôtel des Fondus." Cria l'un. "Suivez-moi."

Puis il se retourna pour accéder à une petite table où traînaient de nombreux papiers, sans faire attention à la foule de fondus derrière lui.


C'était un recensement. Chaque fondu devait donner son nom pour qu'un soldat le note sur un bout de papier. Et la tâche s'annonçait bien trop compliquée pour ce qu'elle était vraiment. La plupart des malades étaient bien trop plongés dans leur folie pour pouvoir donner un nom.

Newt fût étonné devant l'organisation de cette ruine colossale, bien qu'il doute fort qu'un simple nom écrit au crayon sur une feuille froissée soit réellement utile.

La fille avançait plutôt vite étant donné que la plupart des fondus étaient marqués d'une simple croix pour cause d'absence de réponse. Newt se contentait de contempler un peu plus l'endroit en silence, résigné.

Heureusement que la Braise progressait soit-disant vite, il ne se voyait pas rester entre ces murs plus longtemps. L'histoire d'une ou deux semaines peut-être? Cela lui fit mal de penser ainsi mais il n'eut pas le temps de se pencher d'avantage sur le sujet.

Il se tenait désormais devant le registre.

-"Prénom et nom." Demanda l'homme en charge du recensement d'une voix automatique et fatiguée.

-"Heu...Newt."

L'adulte releva le nez de sa feuille et fixa le Blocard.

-"Je t'ai demandé ton prénom, pas un pseudonyme qui te fait triper." Dit-il, visiblement agacé.

-"Et je viens de vous le dire, c'est Newt!" Répliqua l'adolescent, piqué à vif.

L'homme ouvrit de grands yeux, surpris, et griffonna ces quatre lettres sur le papier.

-"Il y a de ces tarés, je vous jure." Marmonna-t-il. "Nom de famille?"

-"C'est...C'est Newt tout court." Répondit le blond, embarrassé de se souvenir que même son identité était une imposture.

-"Très bien Newt-tout-court, avance. Au suivant." Capitula l'homme en traçant une croix après son prénom. Il ne chercha pas à en savoir d'avantage.

Le blond fût presque éjecté par le fondu suivant et se rattrapa de justesse. Un peu plus loin le sol était recouvert d'un liquide poisseux, comme de l'essence ou...de l'urine. Newt fronça le nez, prenant soin de ne pas glisser.

Devant l'attendait deux nouveaux hommes armées. Le Blocard avait cette désagréable impression d'être un pack d'eau qui défilait sur un tapis roulant. L'homme à droite lui fit signe d'approcher.

-"Il y a des jeunes quand même." Dit ce même homme à son collègue tandis qu'il enlevait les menottes de Newt à l'aide d'une grosse pince.

-"La dernière fois j'ai vu une femme avec son marmot dans les bras. Il ne savait pas encore parler, tu y crois ça?

- Ouais. Même en étant Imune je ne ferais pas de gosses, je ne veux pas qu'ils grandissent dans ce monde." Répondit l'autre, ignorant totalement l'adolescent.

Puis ils croisèrent les bras et se fixèrent un petit moment, incrédules. Le plus grand des deux tourna la tête vers Newt.

-"Tu comptes dormir ici gamin? Circule."

Le blond hocha la tête et passa entre les deux gardes. Tout lui paraissait bizarre ici. Tout semblait trop...normal. Or, avec des centaines, voire des milliers, de malades enfermés parmi ces murs, Newt s'attendait à beaucoup plus d'autorité. C'était comme si les gardiens étaient débordés et avaient cessés de se battre depuis bien longtemps.

C'était sûrement le cas.

L'adolescent continua son chemin, s'attendant à d'autres étapes de sécurité. Mais rien.

Plus rien ne l'attendait après la suppression des menottes. Seul un long couloir sombre et pollué se dressait devant lui. D'autres fondus s'entassaient çà et là, aussi perdus que lui, attendant la suite.

Mais rien.

Personne ne les accueillait. Personne ne les surveillait. Personne ne leurs parlait. Ils les lâchaient dans l'hôtel sans autres explications.

Newt se retourna, tentant de comprendre ce qu'il se passait.

L'homme du registre traçait ses croix. Les deux collègues discutaient entre eux. Les fondus avançaient.

Un seul garde se tenait à l'écart, arme à la main, scrutant la file d'infectés. Un seul garde pour cinquante fondus.

Newt sentit son cœur remonter dans sa gorge. Ce n'était pas un bon endroit. Il expira pour se redonner contenance et se remit à observer le couloir.

La lumière était si tamisée qu'on en voyait à peine le fond. Mais malgré cela, on devinait facilement que des êtres humains se cachaient parmi les ordures, aux coins des murs, derrière les portes. Des êtres humains ou ce qu'il en restait. Était-il supposé avancer?

C'est à ce moment qu'il remarqua que tous les fondus étaient désormais silencieux. Comme si la mort rôdait dans cette enclave.

Certains d'entre eux, les plus téméraires, avançaient à tâtons dans ce couloir et se faisaient happer par l'obscurité.

Newt regarda un homme allongé à même le sol, défoncé au bliss et souriant idiotement.

Il ne resterait pas ici comme eux. Newt serra les poings, prit une grande bouffée d'air pur et s'enfonça dans le couloir.


L'odeur était nauséabonde et l'adolescent ne pouvait se débarrasser de cette grimace de dégoût qu'il portait sur le visage. Il avait parcouru trente mètres à peine mais ses yeux s'étaient déjà habitués à l'obscurité. Il scrutait chaque cloison, essayant de regarder derrière les planches pour prévenir le danger, se retournait pour surveiller les autres fondus, avançait et recommençait. Il progressait lentement mais prudemment.

Tout ça lui paraissait interminable, le fond du couloir n'était toujours pas visible. Il avait l'impression d'avoir observé déjà une centaine d'abris de fortune et heureusement pour lui, aucun fondu n'en étaient sorti pour faire attention à lui.

L'angoisse lui tenaillait le ventre, elle était présente dans chacun de ses muscles. Il fallait à tout prix qu'il reste discret. S'il ne faisait pas de vagues, peut-être pourrait-il éviter les ennuis.

C'est précisément ce moment que choisit un homme mince, couvert de saletés, pour passer en courant au milieu du couloir. Il criait à qui voulait l'entendre qu'il avait des scarabées dans les veines, provoquant un bruit monstre dans le petit espace du couloir.

Newt s'arrêta net, tétanisé. L'homme détaillait si vite qu'en moins de deux secondes il avait déjà disparût dans le noir. Seul le son de ses pas se répercutait au loin, en écho.

Puis vint le silence. Le Blocard hésitait même à respirer, au cas où la moindre respiration déclencherait un éboulement.

Il restait au milieu de ce couloir désert, l'ouïe hyper sensible à chaque son. Au bout d'une minute interminable, Newt sursauta. Quelque chose avait attiré son attention.

Quelque chose bougeait entre les sacs poubelles. Une femme.

Le plus jeune ne l'avait même pas remarqué, elle était tellement sale qu'elle semblait aussi décomposée que les ordures. Newt la fixait avec de grands yeux anxieux, attendant la suite avec une énorme appréhension.

La fondue s'étira comme un chat et tourna le regard vers le Blocard. Elle finit par lui sourire tristement et passa la porte la plus proche d'elle.

Newt entendit le verrou rouillé glisser sur la porte. L'instant d'après un carton obstruait la fenêtre, sans doute pour la protéger ou se cacher du regard des autres.

L'adolescent déglutit difficilement. La tension était encore montée d'un cran, Newt n'y tenait plus, ses muscles étaient douloureusement tendus. Il avait les mains moites, il fallait qu'il bouge, maintenant. Mais ses jambes refusaient de s'activer.

Enfin, le blond entendit un grincement derrière lui. Son sang ne fit qu'un tour, il fit enfin volte-face, le cœur au bord des lèvres.

Un fondu venait de sortir d'un abri de fortune. Il était grand, massif, la peau foncée. Ses cheveux coiffée en brosse, d'une façon soigneuse, contrastait avec ses vêtements usés, délavés et par endroit, déchirés. Il avait de nombreuses plaies sur le corps et du sang séché sur le t-shirt qu'il portait. Était-ce seulement le sien? Le fondu observa les alentours jusqu'à poser ses yeux sur Newt. Il lui sourit dangereusement, découvrant ses dents pourries.

-"Des petits nouveaux." Souffla-t-il en se frottant les mains.

Et Newt fit la seule chose qu'il désirait faire depuis une dizaine de minutes. Ses muscles s'enclenchèrent, son corps pivota et il s'enfuit en courant vers le fond du couloir.


Observer, tomber, se relever. Recommencer. Il tenait à mettre le plus de distance possible entre lui et cette montagne de muscles, quitte à s'enfoncer au plus profond de ce bâtiment terrifiant.

Sa patte-folle le faisait souffrir à mesure qu'il parcourait les couloirs noircit de ce gigantesque hôtel de mort. Depuis son "accident" la blessure s'était refermée et la cicatrisation s'était relativement bien passée mais l'os s'était mal remis, provoquant un boitillement disgracieux et une douleur lancinante lorsque Newt forçait trop. Et en ce moment, dieu seul sait à quel point il avait besoin de repos, son moral ainsi que sa forme physique en pâtissaient grandement.

Tandis qu'il essayait tant bien que mal d'éviter les détritus en gardant un rythme de course régulier, l'adolescent commença à entendre du bruit.

D'abord ce ne fût qu'un sifflement. Puis plus il avançait, plus ce léger son se transformait en total vacarme. Le couloir s'éclaircissait comme si il débouchait sur quelque chose. Quelque chose de plus vaste et exposé.

Newt haletait, sa jambe était parcourue de picotements désagréables, comme si il courait depuis des heures. Que devait-il faire? Il n'était en sécurité nul par dans cet endroit.

Finalement il n'eut pas à y réfléchir plus longtemps. Son pied dérapa sur un vieux sac plastique humide jonchant le sol alors qu'il était lancé à pleine vitesse et il s'étala de tout son long dans un hoquet de surprise. Le haut de son corps heurta durement le sol, lui coupant le souffle par la même occasion. Lorsque l'air pût enfin rentrer dans ses poumons il se positionna sur le dos, analysant le couloir.

Personne.

Maintenant qu'il y pensait, les fondus semblaient totalement absents depuis un moment déjà. Comme si plus personne n'occupait les abris. Ils devaient être ailleurs dans cet immense bâtiment. Newt se releva précipitamment, le cœur toujours battant à tout rompre dans sa poitrine. Il regarda l'autre côté du couloir, devant lui.

Tout paraissait lumineux, le couloir s'élargissait de plus en plus et touchait à sa fin. Il était au bout.

Le Blocard pesa le pour et le contre. Il n'avait aucune idée de ce qu'il se trouvait au-delà de ce couloir et s'y aventurer serait s'exposer à de nombreux risques. Mais à bien y réfléchir, chaque centimètre carré de cet hôtel était risqué alors autant bouger non? Newt trépigna encore un peu sur place avant de finalement prendre sa décision. Il voulait savoir.

Le blond déglutit et, poussé par sa curiosité, avança prudemment.

Le lieu suivant était vraiment lumineux. Newt distingua des puits de lumière au plafond qui inondaient la pièce de soleil. Il plissa un peu les yeux, passant difficilement de l'obscurité à la lumière aussi rapidement, et sorti définitivement du couloir.

Lorsqu'il les rouvrit complètement sa mâchoire se décrocha.

Il s'était totalement trompé; ce n'était pas une simple grande salle, c'était un hall gigantesque!

Peut-être même le centre de cet hôtel de fous. Le couloir menait sur un balcon qui lui offrait un impressionnant panorama. L'endroit décrivait un large cercle qui semblait s'étendre sur un kilomètre. Les nombreuses boutiques et vitrines s'étalaient sur tous les murs mais étaient en piteux état. En revanche on pouvait voir quelques plantes vertes, étonnamment en bonne santé, dans des pots prévus à cet effet dans les grandes allés. Et le plafond n'en était pas un, mais s'avérait être un vitre géante soutenus par des poutrelles en acier, plongeant le lieu dans un lumière intense et une chaleur suffocante.

Newt avait raison, il y avait bien une partie commerciale dans cet hôtel. Lui se trouvait au premier étage et en bas...

Et bien...Bonne nouvelle, il avait retrouvé tous les fondus qui s'époumonaient au rez-de-chaussée dans une masse informe de contaminés. D'où le bruit.

Mauvaise nouvelle...

-"Salut!

- Haaaaa!" Cria le blondinet, faisant un bond.

Cela provenait de sa droite et il prit grand soin de vivement s'en éloigner avant de regarder qui avait prononcé ce mot.

Un fondu. Un fondu se trouvait à côté de lui. Il était jeune et riait à gorge déployée, se moquant ouvertement de sa réaction.

Il possédait de long cheveux châtains qui descendaient jusqu'en bas de sa nuque et ses vêtements étaient déjà usés. Le malade devait avoir environ dix-huit ou dix-neuf ans et pourtant, une large cicatrice lui barrait déjà le visage, descendant de sa tempe à sa joue d'un trait droit et vif. Il semblait encore en bon état physiquement cependant. Enfin, pour un fondu.

-"Et bien alors le zombie, tu es cardiaque?" Ricana-t-il.

Newt ne répondit pas. Ce garçon n'avait pas l'air méchant mais avec un individu atteint de Braise, rien n'était prévisible. Il préféra gagner un peu de temps afin d'analyser un peu plus la situation.

-"Comment est-ce que tu m'as appelé?" Demanda Newt, le souffle court, tendu.

L'autre entreprit de s'échauffer l'épaule en lui répondant, décrivant de grands cercles avec son bras.

-"Quoi, le zombie?" Dit-il. "Ne le prends pas mal, tout le monde ici ressemble à un mort-vivant, moi le premier." Dit-il en désignant sa cicatrise de l'index.

Newt se contenta de continuer à l'observer. Ce garçon lui faisait une étrange impression.

Le Blocard était perdu et commençait doucement à céder à la panique. S'il rassemblait tous les éléments, le tableau n'était pas terrible: il était seul, malade et totalement tétanisé par la peur que lui inspirait cet endroit. Il allait passer pour un pauvre gamin apeuré mais il ne pouvait s'empêcher de penser à cela: il voulait rentrer chez lui.

Pas qu'il ait un réel "chez soi" mais au moins auprès de ses amis...

Même si c'était pour prendre le risque de les blesser?

Rhaaaa! Il allait sérieusement mourir d'angoisse. Que. Devait-il. Faire?!

-"Tu as perdu ta langue?" Demanda la voix du jeune fondu.

-"Hein?" S'exclama Newt, revenant peu à peu à la réalité. "Non."

Le blond se mordit brièvement la langue avant de reprendre, pesant chacun de ses mots.

-"Qu'est-ce que tu me veux?" Dit-il lentement, calmement.

L'autre rit de plus bel, ce même rire tonitruant qui s'élevait facilement dans l'air.

-"Je veux te manger!"

Newt déglutit. Le fondu se tenait le ventre désormais tant il gloussait.

-"Mais détends toi!" Finit-il par râler. "C'était une blague."

Pas de réactions, le Blocard avait déjà du mal à respirer alors rire...Surtout à ce genre de blague qui lui bouffait les nerfs. Il avait l'impression de ne pas avoir rit depuis des années en fait.

-"Bon, je vois le genre... Je ne suis pas encore au bout du rouleau, ne t'inquiète pas. Tu vois?" Continua-t-il en remontant ses manches. "Pas de plaques rouges, ok? Et mon cerveau tourne encore plus ou moins bien." Il eut un petit sourire et lui tendit la main. "Je suis Baal."

Le blond regarda sa main mais n'amorça aucun mouvement pour la serrer.

-"Newt." Lâcha-t-il.

-"Ha, c'est bizarre." Lança le dénommé Baal en toute franchise, laissant retomber son bras le long de son corps.

Le Blocard serra les dents. C'était quoi le...

-"Mais c'est quoi votre problème avec mon prénom, bordel?" Bougonna Newt, de plus en plus agacé par cela.

Baal écarquilla les yeux.

-"Ho, c'est ton vrai prénom?" Dit-il en le pointant du doigt, perplexe. "Pardon, je croyais que c'était encore un pseudonyme ou quelque chose du genre."

Le Blocard haussa un sourcil.

-"Je ne m'appelle pas vraiment Baal tu sais."

Newt hocha la tête.

Evidemment, vu la situation des fondus ici, il était compréhensible que certains aient envie de recommencer une vie plus joyeuse avant de mourir. Et cela devait passer par un nouveau prénom pour certains. C'était un détail pour la plupart mais quelque chose de tellement important pour ceux qui n'avaient plus rien.

Avant que le blond n'ait eu le temps d'y réfléchir plus longtemps, Baal avait déjà repris la parole. Ce mec était une vraie pipelette.

-"Tu veux que je te face visiter Newtie?" Dit-il.

Le concerné passa outre le surnom ridicule et tourna son regard par-dessus la balustrade. En bas, c'était un vrai asile d'aliénés. Cela criait, se battait, riait dans tous les sens, formant une vague humaine plus que bruyante. Se laisser guider là-dedans par un parfait inconnu un peu étrange? Très peu pour lui.

-"Heu...Non merci, je vais simplement... Je dois rejoindre mon groupe un peu plus loin." Improvisa le blond, désireux de repartir à la recherche d'une cachette un tant soit peu éloignée de tous malades.

Seulement pour perdre la tête tranquillement, après il irait sûrement compléter la horde d'infectés en bas. Qu'importe, il ne se rendrait compte de presque rien de toute façon...

Un mal de crâne recommençait à se pointer derrière les yeux de l'adolescent. Désormais il n'arrivait plus à faire la différence entre la fatigue, la confusion ou son statut de malade lorsque cela lui prenait. Il secoua doucement la tête pour chasser la désagréable sensation.

Néanmoins il parvint à entendre la voix de son interlocuteur au travers de la ruche qui avait élu domicile dans ses oreilles. Le monde était trouble.

-"Alors nous allons trouver ton groupe ensemble." Dit Baal.

Newt tourna la tête pour regarder le fondu de nouveau. Sa réponse ne l'avait visiblement pas satisfait, le Blocard l'avait deviné à la voix menaçante qu'il venait d'entendre. Mais rien ne valait le visage tout à fait différent qu'adoptait le résident. Les grands yeux rieurs avaient laissés place à deux orbes sombres qui le transperçait de toutes parts. Ses lèvres, auparavant retroussées en un sourire, tombaient mollement sur ses joues. La mâchoire crispée, Baal n'avait aucunement envie de lui laisser le choix.

Le blond soutint le regard, ses dents mordant voracement l'intérieur de sa joue. Il semblait calme mais en réalité, l'adolescent n'en menait pas large. Tout l'effrayait ici, jamais son cœur n'avait eu un rythme aussi irrégulié. Après de longues secondes de guerre mentale, Newt expira discrètement et écarta les lèvres.

-"D'accord." Lâcha-t-il dans un murmure, le cœur menaçant d'exploser.

-"Cool." Souffla Baal d'une voix éteinte. "Suis-moi."

Peu désireux de le contrarié, le Second mit un pied devant l'autre. Ou plutôt il essaya.

Sans quitter le fondu des yeux, qui commençait progressivement à s'éloigner, Newt réitéra son geste. Il contracta les muscles de ses jambes et les poussa en avant. Encore. Et encore.

Mais rien à faire, ses pieds refusait de bouger. Ses jambes, tétanisées, ne le portait pas. Il ne pouvait que trembler sous l'effort insupportable qu'il faisait subir à sa masse musculaire.

Était-il si terrorisé? De par le fait de devoir obéir à Baal? Certainement. Il avait un mauvais pressentiment concernant le contaminé. Mais pas seulement.

Se trouver dans cet endroit et savoir qu'il y resterait lui donnait envie de vomir ses tripes. Il avait d'abord pensé que c'était la meilleur des solutions.

Il n'avait jamais eu aussi tort.


-Naitia

Je tiens à dire que la coupure de ce chapitre ne devait absolument pas s'opérée ici mais sinon s'aurait été beaucoup trop long. Donc désolée de la fin plutôt brusque mais il va falloir prendre son mal en patience xD! Malgré tout, après l'avoir relu, je trouve qu'il ne se passe pas grand chose...qu'en pensez-vous? Je vous rappelle que vous pouvez venir jetez un coup d'œil à ma page Facebook etc...c'est toujours pas interdit, et merci à ceux qui l'on déjà fait :)!

A la semaine prochaine pour la suite des supers aventures des supers tocards! Bisous.