LA pièce était bien trop calme et cela faisait monter l'angoisse de Naruto qui recommençait à transpirer à grosses gouttes. Il avait chaud et sa seule envie en ce moment était de courir hors de cette salle qui représentait son Enfer personnel.
Cela faisait cinq jours. Cinq très longs jours qu'il était revenu ici et par miracle, il n'avait pas encore atteint le fond du gouffre. Il faut dire que le gros dossier Apple sur lequel il travaillait lui demandait toute son attention. Cependant, il réfléchissait toujours à un plan pour prendre des jours de congés le plus tôt possible. Il n'en pouvait déjà plus.
Tourmenté, son regard se posa alors sur sa secrétaire. Après tout, elle était la plus à plaindre dans l'histoire.
Depuis le jour où elle avait franchit la porte de son bureau, Naruto n'avait pas arrêter de se défouler sur elle. Mais avec son caractère calme et refermé, elle avait réussit à répondre à toutes ses exigences.
C'était sûrement pour ça que Konohamaru l'avait engagée.
Après leur rencontre, Naruto l'avait bombardé de tâche pour alléger sa première journée de travail. Sans rien dire, elle était retournée s'asseoir à son bureau suivit de Konohamaru qui lui aussi avait des choses à faire pour le retour de son patron.
Après leur départ, Sasuke et Saï étaient restés et avaient fouillé le bureau et les vêtements de Naruto de fond en comble. Bien entendu, ils étaient tombés sur sa réserve de whisky et sur le paquet de cigarettes qu'il avait mit dans la poche de sa veste. Sans remords, ils l'avaient écrasé devant ses yeux. Serrant les dents et baissant la tête pour ne pas les voir faire, Naruto les avait laissé transporter sa cagette d'alcool loin de sa portée.
Jusqu'à midi, Naruto souffrit du regard perçant des Uchiha sur lui. Heureusement, Saï décida d'aller manger au restaurant afin que leur ami puisse s'aérer. Une fois à l'extérieur, le blond avait poussé un soupire à s'en décoller les poumons. Il eut quand même droit à des félicitations de la part de ses deux meilleurs amis. Le petit accrochage avec Sasuke était déjà oublié.
Malheureusement, à quatorze heures passé de cinq minutes, le téléphone de Naruto avait sonné. Koyuki lui avait demandé de revenir travailler sans faire de détour car Konohamaru devait lui parler.
Les premiers jours dans le processus de reprendre sa vie en main étaient toujours difficile et le blond n'était pas épargné. Cependant malgré plusieurs crises, des montés de colère et des tremblement de rechute, il avait quand même reprit du poil de la bête et Koyuki faisait du bon travail.
Tout ce qu'il ne pouvait pas faire avec ses mains, elle le faisait pour lui, sans se plaindre malgré le très mauvais caractère que son patron prenait en compagnie de ceux qui n'était pas dans la confidence.
Un bruit de gaze ramena Naruto à l'instant présent.
Voyant l'état de nervosité du jeune homme, Koyuki venait d'ouvrir une bouteille de Coca avant de verser le liquide brun dans un grand verre qu'elle avait posé près de sa main gantée.
Sans rien dire, Naruto attrapa le verre et le bu d'un traite avant de se redresser dans son siège.
-Koyuki, t'es sûre qu'cette foutue clim fonctionne ? demanda-t-il pour la cinquième fois.
Assit au bout de la longue et large table de réunion en bois, il attendait que les membres du conseil arrivent. Cependant, il avait beau serrer sa balle, ses muscles ne voulaient clairement pas se détendre.
Debout à coté de lui, son employée leva la tête de son cahier et pour la cinquième fois, elle lui offrit un doux sourire, ne faisant pas attention au ton irrité de son patron.
-Oui, je suis sûre. Il faut juste laisser un peu de temps à l'air de se rafraîchir.
Naruto grommela une réponse sans détacher ses yeux de l'horloge accrochée au mur juste en face de lui. Pour son retour, il avait voulu arriver légèrement en avance mais c'était une grave erreur car chaque seconde qui passait augmentait son stresse.
Enfin, dès que seize heures sonna, la porte s'ouvrit attirant le regard des deux présents vers les nouveaux arrivant. Même si cela faisait des mois qu'ils ne les avaient plus vu, Naruto n'eut aucun mal à reconnaître ses cousins et, vu leur réactions, ce fût pareil de leur coté.
La première qu'il vit fût sa cousine Uzumaki Karin, responsable de la banche Est de l'entreprise Rasengan. Ses impressionnants cheveux roux avaient poussés et Naruto remarqua qu'elle avait changé de lunettes. A coté d'elle se tenait son petit frère, Uzumaki Yahiko, le responsable de la branche Sud. Ses cheveux roux étaient plus courts, vieillissant son visage.
Dès que leur yeux se posèrent sur le blond, leur conversation s'arrêta d'un coup et un éclair de peur tonna dans leur regard avant d'être remplacer par de la surprise. C'était bien la première fois qu'ils voyaient Naruto dans cet état de négligence vestimentaire. Sans échanger un seul mot, les deux Uzumaki observèrent leur patron tout en prenant place sur leur chaises respectives.
Puis la porte s'ouvrit à nouveau et plus de conseillères entrèrent en rigolant mais dès que Naruto entra dans leur champ de vision, elles se raidirent et se dépêchèrent de s'asseoir.
Parmi les trois nouvelles Uzumaki se trouvait Temari, la responsable de la branche Ouest. Par sa grossesse, elle était celle qui avait le plus changé. En plus d'être la seule blonde aux yeux verts de la famille, elle était la plus âgée et la première mère de la génération de cousins.
A coté d'elle, Naruto reconnu facilement les deux jumelles Saara et Fûka qui comme Karin avaient laissé leur cheveux roux pousser jusqu'au milieu de leur dos.
Malgré son masque imperturbable qu'il avait retravaillé devant la glace, Naruto écrasait sa balle avec toute la force que sa main pouvait supporter. Le mouvement était tellement saccadé qu'il pouvait presque entendre ses doigts lui crier d'arrêter cette torture. Il pouvait sentir la douleur de ses lésions se répandre à travers son corps mais grâce à ça, il oubliait les regards interrogatifs que sa famille lui envoyait.
Après les avoir observé sans ciller, le blond remarqua que le seul aspect différent qu'ils affichaient tous à présent était leur attitude de professionnel.
Lorsque Naruto avait créé ce conseil, aucun des présents Uzuamki, lui comprit, n'avait une quelconque expérience pour gérer une entreprise. Hors, maintenant, ils étaient tous habillés par de grandes marques vestimentaires, leurs noms étaient régulièrement écrits dans les journaux et ils étaient considérés avec respect par leur fans.
Et tout ça grâce à qui ? Grâce à Naruto.
Il ne s'attendait pas à recevoir des fleures, il l'avait fait pour le bien être de sa famille tout en profitant lui aussi de ce que l'argent apportait dans la vie de quelqu'un qui n'a pas l'habitude de pouvoir accéder à tous ses besoins. Mais maintenant, en échange de ce qu'il avait fait pour eux, il aurait voulu éviter de donner des explications sur son comportement pendant les derniers mois passés loin de sa famille.
Malheureusement pour lui, l'atmosphère tendue de la pièce lui fit comprendre que la bombe était prête à exploser.
Pendant que les Uzumaki dévisageaient Naruto sans rien dire, ce dernier analysait, de son regard impénétrable, tout les autres employés qui pénetraient la pièce tous surpris et impressionnés par la présence de leur grand patron.
Le dernier à arriver fut Konohamaru, responsable de la branche la plus importante, celle du Nord. Malgré son manque de souffle, signe qu'il avait couru, il fut le seul à sourire à Naruto tout en prenant place. Il faut dire qu'il était le seul à savoir qu'il était revenu.
Une fois qu'il fut assit, la réunion put enfin commencer.
-Bien. Je vois que tout le monde est là... Ne perdons donc pas plus de temps, dit le vise-PDG sans faire attention à la pression qui continuait de monter dans la pièce.
D'abord, il passa en revue la sortie du Rasengan 6. Vu que personne n'intervint, il continua par présenter le début du projet Rasengan 7 puis, bien trop rapidement, il laissa la parole à Naruto. Koyuki fit glisser son résumer devant les yeux de son patron qui se contenta de lire à haute voir la liste des choses qu'il avait modifié pendant ses cinq derniers jours de travail.
Les mains posés sur les accoudoirs pour les cacher des yeux curieux, Naruto fut le premier étonné de la fermeté de son ton. Avait-il toujours parlé ainsi ? De façon si détachée, sans trembler ? C'était presque trop autoritaire pour lui.
Tout comme dans la voiture l'autre jour, son corps était en train de reprendre le contrôle. Il était tellement bien l'huilé que Naruto n'avait pas à réfléchir sur ce qu'il devait faire ou sur ce qu'il devait dire. Les mots sortaient seuls pendant qu'il expliquait pourquoi il avait changé le design de l'appareil ou encore comment rendre la batterie plus durable à l'utilisation.
Malheureusement pour lui, alors qu'il commençait enfin à se sentir un peu plus à l'aise, ses conseillers reprenaient eux aussi peu à peu leurs esprits et maintenant que la surprise de le voir assit là était passée ils voulaient des explications sur son soudain retour.
-Excuse-moi d'interrompre Naruto mais... mais que fais-tu là ? osa enfin Karin.
Le blond se tut et ferma les yeux pour ne pas que le peu de confiance qu'il avait gagné s'effondre d'un coup. Malgré le torrent d'émotions négatives qui le submergeait intérieurement, il souleva ses paupières et posa son regard bleu sur sa cousine.
-Qu'veux-tu dire, Karin ?
Sa voix dure balaya celle de sa cousine. Effrayée d'y être allé trop fort, tout le monde retient sa respiration alors que la rousse baissa les yeux sans demander plus sauf que Temari relança la conversation.
-Je t'interdis de jouer l'innocent avec nous ! le regarda-t-elle avec des yeux menaçants. De quel droit oses-tu revenir comme un cheveu sur la soupe après des mois d'absence et de silence ?!
Tous les regards se posèrent sur Konohamaru qui triturait son stylo de ses doigts. Peut-être qu'il aurait du prévenir l'assemblée de la présence de Naruto malgré le refus du concerné.
-C'n'est pas la faute de Konohamaru, dit Naruto attirant l'attention des autres sur lui. Il m'semble que tout le monde avait voté pour qu'l'on ne parle pas de nos vies privées ici, sur notre lieu de travail.
-Est-ce une raison pour nous garder ta venue secrète ? demanda Fûka plus doucement que la blonde.
-Oui car elle n'change rien au faite que j'suis toujours en charge de cette entreprise.
-Entreprise que tu as voulu familiale, s'imposa timidement Saara. Sauf qu'au premier problème, tu as fuis. Tu sais qu'on est là pour toi.
-Vous savez très bien c'qui c'est passé, dit Naruto entre ses dents. De plus, si vous vouliez tant m'parler, rien vous empêchait de m'téléphoner.
Il eut un silence gênant dans la salle. Cela aida Naruto à se calmer malgré que son rythme sur la balle ne ralentissait pas.
Bien sur que personne n'avait jamais prit la peine de l'appeler ou même de passer voir comment il allait. Comment il faisait son deuil. Comment sa rééducation se passait. Comment il gérait son traumatisme. Mais encore une fois, il n'en avait rien à faire.
A part Sasuke et Saï, il avait arrêté de compter sur les autres depuis longtemps.
-Mmh... Bon et puis... tu es un peu dure Temari car... même si Naruto n'était plus là physiquement, il n'a rien laissé tomber pour nous.
Cette fois-ci, tout les occupants de la pièce regardèrent Yahiko. Naruto fût le premier surpris de son intervention. Etant les seuls garçons Uzumaki, il y avait toujours eu une grande rivalité encore les deux cousins - l'aîné contre le plus benjamin - hors en ce moment même, il le défendait contre leur ribambelle de cousines en présence d'étrangers.
-Cela n'explique pas pourquoi il s'est donné tous les droits avant de disparaître ! reprit Temari en croisant ses bras sur sa poitrine.
N'aimant pas le ton de sa cousine, Naruto fronça les sourcils. Il avait toujours préféré la solitude car il se savait nul pour entretenir des relations humaines, pour créer un lien avec quelqu'un. Voilà pourquoi il se referma comme une huître devant l'envie d'aider de sa famille.
Se sentant sombrer à nouveau, Naruto se leva, refusant de craquer devant eux, devant ces gens qui malgré leur bonne attitude ne pensaient qu'à eux.
-Uzumaki-san ? appela Koyuki.
-Attends Naruto ! s'exclama Konohamaru.
-Où crois-tu aller comme ça ? reprit Temari.
-J'me casse ! hurla Naruto oubliant son langage. J'fais c'que j'veux quand j'veux !
Sous les appels et indignations de son conseil, Naruto ouvrit la porte à la volée et se dirigea vers l'ascenseur pour remonter à son bureau, récupérer ses affaires et partir loin d'ici. Il n'en pouvait vraiment plus.
Il se voyait déjà au volant de sa voiture, roulant vers son appartement pour se cacher une nouvelle fois sous ses couvertures quand il entendit derrière lui un bruit de talons qui résonnait sur le sol lui rappelant qu'il avait maintenant une ombre féminine qui le suivait partout.
Devant l'ascenseur, il appuya violemment sur le bouton plusieurs fois jusqu'à ce que l'appareil ouvre ses portes. Sans se retourner, il pénétra à l'intérieur et inséra sa clé. Pendant ce temps, à coté de lui, Koyuki essayait de ranger les papiers qu'elle avait rapidement récupéré avant de suivre Naruto.
Une fois fait, elle soupira silencieusement avant de jeter un coup d'oeil à son patron. Il ressemblait à un zombie tant son teint était pale. Il flottait presque dans ses vêtements à cause de sa perte de poids. Mais malgré tout ça, elle ne put s'empêcher de rougir.
Si Uzumaki Naruto était devenu PDG de Rasengan aussi jeune, ce n'était pas pour rien. Sa présence, bien que différente d'avant, écrasait tout le monde autour de lui. Voilà pourquoi le conseil avait réagit comme ça. Il s'était sentit menacé, adieu la vie tranquille au bureau car si Naruto était de retour cela voulait dire que quelque chose n'allait pas et que seul lui pouvait le gérer.
Après avoir vu l'heure tardive sur sa montre, Koyuki baissa les yeux et fouilla dans ses plannings.
-Dès huit heures demain matin vous êtes attendu au bureau de Sarutobi-san puis...
-Je suis claqué, coupa Naruto sans jamais la regarder. Tu m'le dira demain.
Ses mains étaient dans les poches de son pantalon mais Koyuki pouvait voir le mouvement de sa main gauche, signe qu'il pressait sa balle. Curieuse, elle avait essayé de lui demander ce qui lui était arrivé mais il l'avait vite remise à sa place, lui rappelant qu'elle n'était que son employée.
-Très bien. Cependant, Uchiha Sasuke-san m'a demandé de lui donné une réponse rapide par rapport à ça, dit-elle en tendant une feuille à Naruto.
Ses yeux bleus tombèrent sur le papier avant de le prendre entre ses doigts. Il soupira sentant sa migraine gagner de plus en plus de force.
-J'avais complètement oublié ça, marmonna-t-il en fixant le carton d'invitation au mariage de Neji. T'façon, j'irai pas.
Il rendit la feuille à sa secrétaire qui le récupéra tout en pinçant ses lèvres.
-C'est que...
L'ascenseur ralentit à ce moment-là et ils sortirent tous deux à l'étage quinze. Pressé de partir, Naruto marchait à grandes enjambées vers son bureau mais Koyuki le suivit jusqu'à l'intérieur, signe qu'elle n'avait pas fini avec lui.
-Ecoutez-moi Uzumaki-san. Uchiha-san ne vous laisse pas le choix.
-Quoi ?! tonna son patron tout en la regardant.
Tremblante, elle avala sa salive. Elle n'aimait pas quand il la regardait comme ça. En général, c'était signe qu'il n'allait pas se laisser faire aussi facilement. Hors, Koyuki n'avait pas de temps à perdre. Il ne pouvait pas partir sans lui avoir donner une réponse.
-Uchiha-san viendra vous cherchez la veille du mariage et il voulait savoir quelle heure vous arrange le mieux mais en aucun cas, il vous demande si oui ou non vous voulez y aller.
Naruto serra les poings. C'étai bien du Sasuke tout craché. Pourquoi Neji l'avait invité déjà ? "A oui, les Uchiha étaient pratiquement de la famille pour les Hyûga. C'est bien ma putain de veine."
Sous le regard surpris de sa secrétaire, il se laissa tomber dans son fauteuil avant de lui donner le dos. Les coudes posés sur ses cuisses, il passa ses mains gantées dans ses cheveux blonds.
A quoi bon protester ? Il n'avait pas d'arguments, Sasuke faisait en sorte qu'il ne puisse pas se défiler et en y pensant fort, ce mariage pouvait être l'équivalant des quelques jours de repos qu'il voulait prendre. De plus, cela laisserai le temps au conseil de digérer son retour.
Naruto soupira bruyamment. Il n'aimait pas les fêtes. Cela signifiait qu'il y avait plein de monde à qui parler, qu'il y avait de quoi boire et un endroit pour fumeurs. Tout ce dont Naruto essayait d'éviter.
-Bon, souffla-t-il en se retournant. Dis à Sasuke que ça sera pas avant dix heures.
-Bien. Et euh... Uzumaki-san... Voulez-vous que je vous accompagne ?
Naruto posa ses yeux bleus sur sa secrétaire tout en réfléchissant. Même si il partait, il allait devoir travailler sur le dossier. Cependant, il ne sera pas pressé par le temps donc, il pourra faire lui-même la majorité des tâches.
-Non, décida-t-il. J'te dirai quoi faire pendant qu'j'serai pas là.
-Bien, nota-t-elle rapidement avant de s'incliner et de quitter le bureau.
Se laissant tomber contre le dossier de son siège, Naruto fixa le plafond avant de froncer les sourcils. "Peut-être que j'devrais appeler Neji au moins pour qu'il sache d'ma bouche que j'viens."
Il soupira une nouvelle fois avant de prendre son Rasengan.
-Appelle Neji.
Il porta le cellulaire à son oreille et entendit les tonalités. L'attente fût tellement longue que Naruto crut qu'un problème était survenu. Il savait que son ami décrochait toujours à la deuxième sonnerie.
Cependant, au moment où la messagerie allait d'enclencher, une voix sur-aiguë s'éleva.
-Allô ? Nata à l'appareil !
Naruto éloigna l'appareil. "Ce n'est clairement pas Neji." pensa-t-il sans faire le rapprochement.
-ALLÔ ?!
-Oui, se racla-t-il la gorge. Pardon mais j'cherche à joindre Neji.
-Oh ! En effet, je ne suis pas du tout lui, rigola-t-elle.
Etonné, Naruto écouta ce son si léger, signe qu'elle ne se forçait pas à rire. Pourtant, d'après lui, il n'y avait rien de drôle. Cette femme, aucun doute au son de sa voix, était étrange.
-Donc, recommença-t-il. J'ai ce numéro noté à son nom dans mes contactes mais j'imagine qu'il a du le changer.
-Oh non, non, pas du tout, s'exclama-t-elle. En faite...
Naruto attendit la suite qui ne vint jamais.
-En faite... ? répéta-t-il.
-Je ne sais pas si je dois vous le dire, chuchota-t-elle tout à coup sans raison. Mais dites moi, vous savez qu'il a déjà une fiancée. Je ne peux pas vous laissez...
-Attendez ! J'ai jamais dit que...
-Ah ! Donc vous ne vouliez pas déclarer votre flamme secrète ?
-Mais non !
Il eut un soupire de l'autre coté de la ligne.
Naruto commençait à en avoir marre. Pourquoi avait-il eut la brillante idée de vouloir appeler son ancien ami ? Il aurait du laisser Koyuki s'en charger. Il savait qu'il ne pouvait pas communiquer correctement avec quelqu'un sans être ennuyé par son interlocuteur mais là, il avait gagné le gros lot.
-Bon, écoutez j'crois que...
-Qui êtes vous ? coupa-t-elle d'un coup.
Naruto laissa sa bouche ouverte, se retenant de penser que cette femme était bien mal élevée. Ou alors tout ça n'était peut-être qu'un jeu pour elle.
-Quoi ?
-Si vous me dites votre nom, je verrai ce que je peux faire pour transmettre la communication à Neji-nii-san.
Naruto serra sa balle. A la façon dont son interlocutrice venait de parler de Neji, il n'y avait plus aucun doute : elle le connaissait très bien. Hors, il ne voulait pas donner son nom. Il n'avait pas confiance en cette inconnue farfelue. "Et si elle vendait cette info aux paparazzis ?"
-Vous savez quoi ? dit-elle le tirant de ses pensées. Je vais me présenter en première, vous aurez moins peur comme ça.
Elle rigola une nouvelle fois alors que Naruto fronça ses sourcils. Non seulement elle était agaçante mais en plus, elle lui faisait perdre son temps. Il n'en avait rien à faire d'elle.
-Ecoutez...
-Enchanté, je suis Hyûga Nata ! Alors ? Qui êtes-vous ?
Au nom Hyûga, Naruto se détendit quelque peu. Il n'était donc pas tomber à l'asile de fou. Cependant, ce n'était pas une raison pour donner son nom. Mais d'un coté il pouvait comprendre la méfiance de cette Nata. Les gens se permettaient tout et n'importe quoi avec certaines célébrités.
-J'suis Naruto, dit-il enfin.
-Naruto-san, je vais vous demander d'attendre quelques minutes, s'il vous plais !
-Quoi ? Mais...
Soudain, une horrible musique agressa son oreille. Elle était tellement forte qu'il éloigna une npuvelle fois son téléphone pour être sur de ne pas plus abîmer son tympan. La mélodie ressemblait fortement à celle que les agences enclenchaient afin de laisser le client en attente. Cela ne plaisait pas du tout à Naruto. "C'est quoi cette merde ?!"
Cependant, parce qu'il avait galéré pour en arriver là, il ne raccrocha pas. Heureusement l'attente ne fut pas longue.
-Allô ? Naruto ?
Enfin la voix de celui qu'il cherchait.
-Hé, Neji.
-J'y crois pas, c'est bien toi. J'ai l'impression que ça fait de années qu'on s'est pas parlé.
-Et t'as de la veine qu'j'ai pas raccroché, grommela Naruto.
-Haha. Désolé pour ma cousine. Comme elle est en vacances je lui ai prêté un de mes téléphones pour ne pas qu'elle se perde si jamais elle se retrouvait seule.
C'était donc ça qu'elle ne pouvait pas lui dire plus tôt.
-Mais dis-moi ce que je peux faire pour toi.
-Je... J't'appelais juste pour... ton mariage. Il m'semble qu'il faut féliciter l'marié ou un truc dans l'genre... C'est la raison d'mon appel. Ah et aussi pour dire qu'je serai là à la cérémonie.
-Et bien merci, Naruto. Ça me touche vraiment venant de toi, dit Neji d'un voix émue. Mais tu sais, j'aurai comprit que tu ne sois pas venu... avec ce qui t'ait arrivé, je...
-N'en parlons pas, Neji. J'ne veux pas plomber l'ambiance.
-Très bien, très bien.
-Alors... ? J'imagine que tu hâtes, demanda Naruto peu sûr de comment relancer la conversation.
-J'ai hâte que ça finisse oui, haha. Je m'écoule sous les choses à faire et être entouré de trois filles vingt-quatre heures sur vingt-quatre c'est épuisant. Je vous attends avec impatience.
Un sentiment de bonheur allégea le coeur de Naruto. Il était heureux pour son ami qui s'était bien mieux relevé que lui après leur séjour commun à l'hôpital.
Maintenant que Neji avait prit les reines de la conversations, les deux jeunes hommes échangèrent quelques banalités avant de se souhaiter une bonne fin de journée.
-Encore merci d'avoir appelé Naruto.
-Y'a pas de quoi...
-Neji-nii-san repasse moi le téléphone ! s'écria au loin la voix sur-aiguë de tout à l'heure dans le combiner du blond.
Naruto fronça les sourcils pendant que Neji réprimandait Nata.
-Je veux dire au revoir à Naruto-san ! C'est la moindre des choses à faire !
Cela fit paniqué le concerné. Elle allait lui faire perdre encore plus de temps qu'au début, il le sentait.
-Désolé Neji, appela-t-il. Mais j'dois y'aller !
Sans attendre de réponse, Naruto raccrocha et jeta presque son téléphone sur son bureau. Décidément les autres le mettaient vraiment mal à l'aise.
Retenant sa respiration, il se jura de ne plus jamais appeler personne.
"Une incompétence en relations humaines est-elle synonyme de diabolisme ?" Inconnu
