Affaire tordue
Voilà le quatrième chapitre qui arrive tôt et qui est très long par rapport aux autres.
J'arrive encore à me passer du nom de mon second personnage mais il devrait bientôt apparaître. Peut-être dans le prochain chapitre.
Merci pour les reviews et Félicitations à celle qui a trouvé (la première) qui était le compagnon de Tony: ... Luka.G! Merci Miss de suivre ma fic. Et plein d'autres remerciements à tous ceux/celles qui m'ont lu, encore plus à ceux/celles qui ont laissé une review.
J'espère que ce chapitre vous plaira, bonne lecture!
Message de dernière minute: Désolée pour ceux qui trouveront que je prend trop de liberté avec la réalité, ou que mes personnages sont OOC. J'adapte quelque peu (Hum hum) les éléments pour qu'ils suivent mon histoire. Si les incohérences vous gènes et que vous ne pouvez les ignorer... Et bien je vous dit: A une autre fois, sur une prochaine fic éventuellement!
Chapitre 4:
Tony fut le dernier à arriver dans le laboratoire du NCIS et Gibbs lui asséna une petite tape sur l'arrière du crâne pour son retard, après avoir préalablement récupéré son café.
- En retard Dinozzo.
- Désolé patron. Je pensais vraiment pouvoir profiter d'une matinée tranquille. Ziva m'a dit qu'Abby avait trouvé du nouveau sur notre précédente affaire, c'est vrai ?
Tony regarda la scientifique, dont les vêtements gothiques détonaient au milieu des appareils de précisions, et attendit qu'elle commence les explications. Ce qu'elle fit avec son entrain habituel.
- Oui, oui Tony! Je m'explique! En fait il ne s'agit pas de nouvelles infos mais plutôt d'une absence d'infos. Voyez-vous, nous possédons tous une identité nationale qui est accessible aux forces de l'ordre dans le cadre d'une enquête. Il est certes difficile d'avoir accès à toutes les identités du monde mais cela reste du domaine du possible lors d'une enquête de haute importance. Lorsque nous cherchons un suspect, nous entrons des données morphologiques, voir une empreinte digitale, et nous lançons la recherche dans un champ précis si possible. Ainsi nous ne perdons pas de temps à éplucher les dossiers un par un et la comparaison est bien plus précise…
- Abrèges Abby !
- Mais Gibbs, c'est important à savoir pour la suite.
- Abby…
- Bien, d'accord. J'ai tenté de lancer une reconnaissance faciale de l'homme en noir qui parlait à notre meurtrier.
- L'homme en robe ?
Ziva avait été surprise par l'accoutrement de cet inconnu et cela semblait lui être resté en tête. Sa remarque fit sourire Abby, qui poursuivie son discours.
- Oui Ziva, « L'homme en robe ». Donc ce curieux personnage a, tout comme pour Ziva, attiré mon attention. J'ai lancé la recherche dès que j'ai eu fini de visionner les différentes vidéos ramenées par Tony et Tim. Et devinez quoi ? Cet homme n'existe dans aucune base de données.
- Comment ça ? Tu as eu accès à toutes les identités du monde ?
- Disons que j'ai légèrement empreinté les données mondiales des services secrets…
- Abby…
- Quoi ? Si je n'avais pas fait ça nous n'aurions jamais découvert que cet homme n'existait pas. Du moins civilement parlant. C'est quand même une information intéressante Gibbs.
- Elle a raison patron. C'est vraiment étrange…
La remarque de MacGee trouvait son écho dans la tête de tous les agents présents, et Tony ne pouvait s'empêcher de détailler l'inconnu. Son accoutrement étrange lui était familier et il ne pouvait se sortir l'idée de la tête selon laquelle il devrait peut-être en informer son compagnon. Il détailla plus attentivement l'homme et fronça les sourcils lorsqu'il prit conscience que ce dernier ne se souciait absolument pas des caméras. Abby avait même réussi à obtenir un gros plan de son visage. Cela le confortait dans sa première idée : cet homme était un sorcier. Avisant l'aspect de ce nouveau sujet d'enquête, Tony remarqua sa peau pâle, ses traits tirés, ses cernes et ses cheveux bruns gras. La robe noire était de facture grossière et les manches longues recouvraient une partie de ses mains. Un souvenir d'une ancienne discussion avec son amant lui revînt en tête à cette vision. Elle avait eu lieu deux ans auparavant mais il s'en souvenait encore avec précision.
« Ils étaient tout deux assis devant la cheminée, enlacés sur le canapé. Les flammes s'élevaient joyeusement dans l'âtre, projetant des ombres teintées de jaunes, oranges et rouges sur toutes les surfaces à proximités, y compris leur corps. Les yeux de son compagnon fixaient la danse envoutante du feu. Il semblait ailleurs, perdu dans ses pensées.
Tony passa une main hésitante dans les mèches brunes du jeune homme et déposa un baiser dans son cou pour attirer son attention. Il n'aimait pas lorsque son ami se perdait ainsi dans ses réflexions, il en ressortait trop souvent malheureux ou hanté par un quelconque souvenir. Tony savait qu'il avait vécu de sombres années durant son enfance et ce jusqu'à la fin de son adolescence, mais il le laissait se dévoiler à son rythme. Il avait fallu trois années pour qu'il lui révèle son plus gros secret et qu'ils se mettent « officiellement » ensemble. Officiel pour eux du moins; personne d'autre n'était au courant. Et depuis six ans qu'ils se connaissaient dont trois de vie commune, ils avaient, semble-t-il, réussi à préserver leur intimité. Son amant était célèbre après tout.
Son regard rencontra deux prunelles vertes interrogatrices et il sourit doucement. Il adorait les yeux de son compagnon. Bon. Il avouait volontiers qu'il adorait chaque partie du jeune homme, mais ses yeux étaient la première chose qu'il avait aperçu de lui. Il était en admiration devant leur couleur singulière. Son amant lui avait expliqué que leur teinte était comparée au sort de mort dans son monde et Tony ne pouvait s'empêchait de frissonner à cette pensée.
Revenant à sa préoccupation initiale, il dessina l'un des contours de la mâchoire du jeune homme et y fit courir ses lèvres avant de laisser échapper sa question.
- Tu veux m'en parler ?
Les yeux verts le fixèrent un instant, de la même manière qu'ils avaient fixé le feu quelques secondes plus tôt. Puis un petit éclair illumina les pupilles émeraudes et un sourire pâle étira ses lèvres avant qu'il ne se décide à ouvrir la bouche.
- Tu sais que je t'aime ?
- Tu ne le dis jamais assez. Moi aussi je t'aime.
- Je sais.
Tony savoura la chaleur née de ces trois mots. Puis il resserra sa prise sur son amant, se préparant à entendre l'un des nombreux récits obscurs qui composaient la vie du jeune homme.
- La guerre est une chose horrible. On blesse et on est blessé quoi que l'on fasse, quels que soient nos choix… J'ai été blessé de nombreuses fois, et mon corps en porte encore certaines marques. De même que mon esprit… Cependant j'ai aussi donné mon lot de cicatrices. La plupart des personnes qui les portaient sont mortes désormais, mais d'autres rôdent en liberté, aux frontières de ma vie. Elles font partie des choses qui me poussent à garder notre relation aussi secrète… Un jour, lors d'une attaque, j'ai perdu l'un de mes amis sous les sorts de torture d'un groupe ennemi. J'ai perdu le contrôle et j'ai moi-même torturé ces hommes avant de les abandonnés baignant dans leur sang. Tout ceux qui m'accompagnaient étaient plus ou moins blessés, voir morts, et nous avons cru que nos ennemis avaient succombé à mes sorts. Nous n'avions pas tout à fait tord. Seulement trois ont survécu. J'ai retrouvé l'un d'eux aujourd'hui.
Tony avait écouté le récit sans l'interrompre, laissant les souvenirs se dérouler et s'exorciser par cette confession. Il n'était pas surpris par la perte de contrôle mentionnée, son compagnon était parfois impulsif lorsqu'il s'agissait de protéger ceux qu'il aimait. Perdre un être cher aussi violemment causait bien souvent ce genre de débordement. La magie ne faisait que rendre les dégâts plus importants. Des deux côtés.
Tony passa une main réconfortante dans les cheveux bruns, serrant contre lui le corps fin secoué de frissons. Il savait déjà comment s'était finie la rencontre.
- J'ai terminé ce que j'avais commencé.
L'agent du NCIS enfouit sa tête dans le cou de son compagnon et celui-ci posa son front contre son épaule. Tony savait qu'il s'en voulait d'une certaine façon, il n'était pas un tueur.
- Tu as fait ce qu'il fallait.
Ces mots étaient banals mais le corps dans ses bras se relaxa légèrement.
- Ne t'inquiètes pas. Personnes ne penseras à venir te chercher aux Etats-Unis alors que tu t'affiches régulièrement dans les journaux du Londres sorcier comme l'auror le plus populaire.
Cette remarque lui valu un petit rire. Le jeune homme détestait sa célébrité. Même après avoir accompli son rôle lors de la guerre, et malgré les quinze années passées, les journaux sorciers continuaient de le citer à la moindre occasion. Tony prenait d'ailleurs un certain plaisir à lire les articles mentionnant l'auror lorsque celui-ci ramenait son courrier (Il préférait se faire livrer à son adresse londonienne pour plus de sécurité, bien qu'il lui ait dit que les hiboux postaux n'étaient pas tracés. "Vigilance constante" comme il aimait le répéter avec un sourire aux lèvres.).
Le sorcier se redressa dans les bras de Tony et ils se regardèrent un moment dans les yeux, laissant un silence apaisant s'installer. Puis le regard vert se fit sérieux.
- C'était le moins dangereux des trois.
L'agent du NCIS ne put empêcher une vive inquiétude de le saisir. Il avait aperçu deux nouvelles blessures sur le torse de son amant alors qu'il refaisait ses bandages dans la salle de bain plus tôt dans la soirée. Les deux entailles étaient profondes et l'écoulement de sang n'était stoppé que par l'action du liquide transparent contenu dans l'une des fioles que son ami transportait partout avec lui, ainsi que par une bande serrée dont la couleur blanche tranchait violemment avec le grain de peau légèrement hâlé du sorcier.
- Il s'appelait John Vorsag. Un sang-mêlé issu d'une famille russe réputée pour sa pratique des arts sombres. Les deux autres se nomment Walden Macnair et Antonin Dolohov; ils sont tout les deux bruns, portent sûrement des robes noires et possèdent le teint pâle et usé des prisonniers d'Askaban. Bien que Dolohov soit un peu plus petit que Macnair, sa carrure est plus imposante. De plus l'un de mes amis a crevé l'oeil droit de Macnair lors de la bataille du Ministère et je lui ai pris sa jambe gauche, Dolohov a reçu plusieurs sorts de découpe pendant la bataille finale mais je lui ai laissé de profondes marques sur toute la face gauche de son visage et une brûlure au bras droit. D'un point de vue mental, Walden Macnair est un ancien bourreau du Ministère de la Magie anglais, il est puissant mais peut intelligent et je le soupçonne de suivre les ordres de Dolohov. Celui-ci est un mangemort réputé pour ses pratiques moldus lors des séances de tortures; il aime utiliser des lames plutôt que des sorts. Ils sont tout deux issus de familles secondaires à l'influence faible mais fidèles au Seigneur des Ténèbres depuis son ascension. Ils sont d'importants piliers de la lutte contre la Lumière depuis la mort de leur maître et leur survie donne une volonté certaine aux partisans des ténèbres encore en activité.
Tony avait mémorisé toutes les informations données par son compagnon, elles pourraient peut-être lui être utiles. Il ne pensait pas que ces hommes débarqueraient à Washington mais il préférait connaître ses ennemis.
- J'espère les coincer rapidement, pour la communauté sorcière comme pour moi. Qui sait ce qu'ils pourraient faire s'ils venaient à apprendre où je me trouve.
- Les sorciers anglais n'ont pas l'air de se soucier des communautés étrangères à l'Europe. Ils semblent très renfermés sur eux-même. Je ne pense pas que ces mangemorts en fuite s'intéressent un jour aux Etats-Unis.
Cette remarque lui valu un regard dur de son compagnon et une réplique acide.
- Ne les sous-estimes pas Tony.
Son amant s'inquiétait. L'agent du NCIS lui passa une main dans les cheveux et l'embrassa rapidement sur les lèvres, montrant qu'il prenait la menace au sérieux malgré sa réflexion précédente.
- Bien chef, j'ouvrirai l'oeil alors. De toute façon ils ne peuvent pas entrer dans la maison puisque tu l'as protégé toi-même. Et d'après ce que tu m'as dit, il n'existe pas de sorcier égalant ta puissance magique.
- J'espère les attraper avant que tu n'ais l'occasion de te soucier de ce genre de choses.
Le grommellement du sorcier fit rire Tony, mais l'inquiétude se fit plus présente: son amant allait encore se mettre ne danger."
L'agent du NCIS reporta son regard sur la photo affiché à l'écran et, prenant la souris, agrandit le visage de l'homme.
Son amant avait eu la peau de Macnair l'année passée mais cela n'avait fait qu'accentuer sa vigilance. Il avait même ajouté une barrière sur les bureaux du NCIS. C'était une faible protection apparemment, elle ne lui prenait pas trop d'énergie, mais elle pourrait le prévenir d'une attaque. Et bien qu'il ne l'avouerait jamais, Tony s'était senti rassuré.
Une fois la dépixelisation de l'agrandissement terminé, il détailla attentivement la face gauche de l'homme, cherchant une quelconque trace des informations données par son compagnon.
Là! Il y avait bien des traits légèrement brillant sur la peau pâle. Cette découverte lui fit cogner le bureau de son poing, inconscient des regards qui le suivaient depuis qu'il s'était approché de l'écran.
- Merde!
Son éclat provoqua un sursaut général, excepté chez Gibbs qui regardait son agent avec curiosité. Abby sortie de sa stupeur et s'avança vers l'italien, posant une main hésitante sur son bras crispé.
- Tony? Que se passe-t-il?
La question de la scientifique rappela brusquement à Tony sa position et il jeta un regard circulaire sur la pièce avant de s'arrêter sur la gothique.
- Regardes si tu arrives à trouver un certain Antonin Dolohov dans la base de données des anglais. Cherches dans les dossiers des services secrets.
Son ton était rapide et ses gestes, saccadés. Il lâcha un juron supplémentaire et sorti son portable, appuyant sur une unique touche avant de le porter à son oreille. Il écouta la composition du numéro préenregistré, passa une main dans ses cheveux courts, et suivi les mouvements d'Abby alors qu'elle effectuait sa recherche.
Le labo était silencieux, hormis les cliquètements du clavier et la tonalité de l'appel passé par l'italien. Le sentiment d'anxiété de Tony saturait l'atmosphère.
Si bien qu'ils entendirent tous le claquement brusque qui marqua la prise de l'appel et la voix grave qui répondit.
- Tony? Il y a un problème? Je serai sûrement en retard ce soir. Apparemment le monde ne s'arrête pas de tourner lorsque je suis mission de terrain et mon bureau n'est même plus visible sous toutes les piles de paperasses. Tous une bande d'incapable! Draco a lancé l'idée de poser des vacances... Je ne sais même pas si ça suffira, j'ai toute une vie de repos à rattraper. Et puis j'ai vraiment peur que le monde s'écroule en mon absence... Tony? T'es là?
Toutes les personnes présentes dans le laboratoire avait pu observer le visage rempli d'inquiétude de l'italien se détendre lentement au fil des paroles de son interlocuteur, et un petit sourire étirer ses lèvres alors que son regard s'adoucissait. Le ton interrogateur des derniers mots lui fit cependant reprendre un air sérieux.
- Je suis là. Désolé.
Tony poussa un long soupire et se lança, il ne pouvait plus reculer.
- J'ai retrouvé Dolohov.
Et voilà! Tadaa! LOL!
J'ai beaucoup aimé ce chapitre, bien que ma tablette ait fait des siennes (ENCORE) et qu'elle m'ait fait perdre (ENCORE) une partie du chapitre que j'ai du réécrire sans le feeling de la première fois. Mais le résultat est plutôt pas mal, bien que certaines phrases me fassent grincer des dents.
Dites moi toutes vos pensées sur ce long chapitre (*mouvements hypnotiques*) et encore merci de m'avoir lu!
A la prochaine!
