Merci à vous deux, ça fait vraiment plaisir^^Je pense vous avoir répondu par message privée et si non...Et bien je suis vraiment une bille sur ce site --'(mais j'apprends !! Et je rerépondrais mais sur la fafic cette fois ).

Pour rappel, Irène/Destinée est une mutante présente dans le comic et le dessin animé dont le pouvoir est de prédire l'avenir (oui je m'inspire de tout et n'importe quoi du moment que ça s'appelle X-Men).

La suite donc...Toujours pas de point de vue privilégié, ici on suit les jeunes mutants de Xavier et concernant ce dernier, rappellez-vous la fin de X3^^ Jade et Mike sont issus de mon cerveau tordu...

Enjoy, j'espère vraiment que ça vous plaira (moi, je trouve que c'est le bordel mais dans ma tête c'est très clair pourtant éternelle insatisfaite)!!

CHAPITRE DEUX

3 semaines plus tard…

« Robert Drake, est-ce que tu écoutes le cours ?

Visiblement non puisque le jeune homme cligna plusieurs fois des yeux avant de se redresser sur sa chaise.

- Désolé professeur, murmura-t-il d'un air contrit.

Ororo l'excusa d'un vague sourire et poursuivit la leçon. Depuis le retour de Charles dans son nouveau corps, l'école avait rouvert et accueilli de nombreux nouveaux mutants, notamment grâce au soutien de Hank et Logan, qui étaient restés pour encadrer ces derniers. Le président Wilson avait démissionné de ses fonctions depuis l'épisode d'Alcatraz qui fut à peu près aussi retentissant que l'affaire Watergate. Son remplaçant, le vice-président Stewart, menait les débats d'une main de fer en attendant l'organisation de nouvelles élections et surtout de régler la question « mutant ». Depuis, Hank s'occupait de gérer les affaires extérieures avec la même délicatesse qui le caractérisait. Le Professeurs Xavier préconisait la prudence et la discrétion en attendant l'arrivée sur scène du nouveau Président. Ororo jeta un rapide coup d'œil à l'horloge et tapa dans ses mains pour signifier la fin du cours, observant avec une note d'attendrissement ses élèves quitter la classe. La jeune femme fit un signe à Bobby, l'enjoignant à rester :

- Je te trouve discret depuis quelques temps. Y-a-t'il quelque chose dont tu veuilles me faire part ?

Les joues d'Iceberg prirent une jolie teinte rosée et ses yeux bleus se rivèrent sur le sol :

- Bobby ? insista gentiment Ororo.

- C'est Malicia, soupira l'interpellé. Depuis qu'elle a perdu son pouvoir, je crois qu'elle étouffe ici. Elle s'est toujours empêchée d'aller vers les autres et j'ai l'impression qu'elle reste ici pour moi ou pour Logan mais je ne la sens pas heureuse. Je ne suis pas sûr qu'elle se sente à sa place entourée de mutants.

Tornade lui adressa un sourire rassurant :

- Tu ne penses pas qu'elle reste ici tout simplement parce que c'est sa maison ? Elle t'aime, elle nous aime et elle se sent en sécurité ici.

Devant le visage dubitatif de son élève, elle rajouta :

- Je lui parlerais, ne t'en fais pas.

- Je sais que vous n'approuvez pas ce qu'elle a fait concernant l'antidote mais…

- Je n'ai pas à juger, le coupa Tornade. Malicia avait un pouvoir très lourd à porter même si je regrette qu'elle se soit considérée comme étant atteinte d'une malédiction. Comment se porte votre couple d'ailleurs ? acheva-t'elle avec une sourire malicieux.

Bobby bredouilla un vague « supertoutvabienmercidedemander » et s'éloigna le feu aux joues. Ororo ne put s'empêcher de rire devant la timidité de son élève et rassembla ses affaires avant de sortir de la pièce. Elle se heurta à Logan, son éternel cigare à la bouche, et l'apostropha joyeusement :

- Je pense à organiser une nouvelle sortie en plein air, petits et grands conviés ! Nous en avons tous besoin.

- Sans moi, bougonna l'homme.

- Ce n'était pas une question et ça te fera pas de mal de sortir !

Encore une fois, seul un grognement lui parvint. Même si Logan restait impassible, la mort de Jean l'avait changé à jamais. Ororo avait entendu certains élèves dire qu'il se réveillait la nuit en hurlant le nom de la mutante et lorsqu'elle le croisait, la jeune femme pouvait ressentir toute la peine qui envahissait son être, ses yeux gris criant sa douleur.

« Seul le temps effacera sa tristesse »

« Professeur… »

La belle mutante se retourna et, comme à chaque fois, mit plusieurs secondes à le reconnaître. Charles habitait dorénavant un corps plus jeune, plus musclé et surtout valide. Les yeux qui la scrutaient étaient désormais verts et les cheveux bruns en bataille retombaient nonchalamment sur son front. Pourtant, il émanait de ce corps trentenaire une sorte de sagesse seulement conférée aux personnes qui ont vécus. Toujours aussi mal-à-l'aise malgré l'heureuse renontre, Ororo confessa :

- Le voir souffrir ainsi m'attriste.

- Nous avons tous perdu une amie ce jour-là.

La voix était toujours aussi douce et empreinte de chaleur, ce qui la réconforta. Elle lui adressa un sourire de remerciement et le vit se diriger vers les quartiers réservées à certains étudiants :

- Où allez-vous ?

- J'ai senti que quelqu'un avait besoin de notre aide Ororo. Veux-tu m'accompagner ?

La concernée acquiesça et le suivit de bonne grâce jusqu'à une chambre que la mutante reconnut aussitôt :

- Est-ce une bonne idée de rentrer aussi « nombreux » ?

- Et bien je compte sur toi pour garder ton sang-froid, c'est sans doute pour cela que je n'ai pas fait appel à Logan, sourit le professeur.

Dès qu'ils posèrent un pied dans la pièce, l'agencement quelque peu spécial de l'endroit les frappa. La chambre était littéralement sans dessus dessous. Les tableaux déchirés jonchaient le sol, des vêtements étaient éparpillés sur le sol et un carreau avait été brisé. Lorsqu'ils s'approchèrent, contemplant les dégâts, un vague gémissement retentit. L'appel mental de Xavier répondit :

« Calme-toi, Jade, ce n'est que nous. »

- Je sais, répondit une voix sanglotante.

Le regard de Tornade se promena sur les murs qui semblaient avoir subi le même sort que les différents tableaux :

- Je ne voulais pas…

Une silhouette pâle et malingre émergea d'un coin du mur et se releva péniblement. Devant eux se tenait Jade. Une habituée de l'institut même si elle ne restait pas souvent. Ororo ne put s'empêcher de ressentir une profonde tristesse à la vue de l'adolescente décharnée qui se tenait devant elle. De longs cheveux noirs abîmés encadraient ses yeux d'un bleu profond. Ces derniers renvoyaient une souffrance perpétuelle et ne dit-on pas que les yeux sont le reflet de l'âme ? Une chemise blanche et tâchée pour unique vêtement, la jeune fille avait le regard fixé sur le sol, triturant les bords de son vêtement trop grand pour elle. Xavier s'approcha et lui saisit le menton afin que leurs regards puissent se croiser.

- Que s'est-il passé Jade ? Pourquoi ne nous as-tu pas prévenu ? Notre porte t'est toujours ouverte, tu le sais.

La jeune fille hocha la tête et effaça d'un revers de main les sillons de larme qui parsemaient ses joues :

- Je pensais que je pouvais parvenir à le contrôler. Je voulais y arriver…

- Nous t'avions dit que cela prendrait du temps, la sermonna doucement Ororo. Ton pouvoir est éreintant et il est actif de jour comme de nuit.

- Vous êtes fâchées, dit craintivement la jeune fille. Vous êtes inquiète parce que…Vous pensiez que ce genre de crise n'arriverait plus ?

Devant le regard insistant de Xavier et le tremblement grandissant de la jeune élève, Tornade inspira pour se calmer et offrit à cette dernière un sourire rassurant :

- Je ne suis pas fâchée mais j'ai peur pour toi. Tu vas te rendre à l'infirmerie pour ce soir le temps que nous remettions ta chambre en ordre.

- Et demain, toi et moi aurons une petite séance avec Cérébro, ajouta Xavier.

Jade acquiesça et le suivit en tremblant. Lorsque Tornade la vit manquer de s'écrouler à la vue d'un groupes d'élève qui s'approchait, elle soupira. Deux ans déjà que Jade atterrissait ici lorsque que son frère ne pouvait plus s'occuper d'elle et il n'y avait pas l'ombre d'une amélioration. Oh bien sûr, après deux tentatives auto-destructrices, ils avaient fini par comprendre qu'il fallait lui donner une chambre bien plus éloignée des autres élèves mais en voyant l'état de la pièce, la mutante se dit qu'ils devaient passer à la vitesse supérieure avec elle, sans quoi ça allait mal finir. Le souvenir fugace du Phénix lui traversa l'esprit avant qu'elle ne le chasse d'un coup de tête. Non, il ne laisserait plus un autre mutant se faire consumer par ses pouvoirs mais ils auraient du travail : Jade n'était pas la seule élève de cette école à ne plus pouvoir contrôler son pouvoir. Ororo sortit de la pièce et avisa Mike, un jeune garçon doté de la capacité de duplication, pour lui demander de remettre en ordre la chance en échange d'un couvre-feu plus tardif. Au départ réticent, le garçon finit par accepter et siffla d'un air enjoué en voyant l'état du chantier.

****

Logan observait Marie du coin de l'œil. La jeune fille tenait la main de Bobby Drake et s'amusait avec une de ses boucles. Son visage rayonnant le remplissait de bonheur même si son cœur et son esprit était ailleurs depuis quelques temps. Il était ravi que la disparition de son pouvoir permette à la jeune mutante d'avoir la vie dont elle avait toujours rêvée et ne comprenait pas pourquoi Tornade lui avait assené d'aller voir sa protégée. Il attendit que Bobby se lève et rejoignit discrètement Marie qui l'accueillit avec un sourire enjoué :

- Salut Logan !

- Salut Gamine !

Il s'installa près d'elle et l'observa à la dérobée le dévorer des yeux. La fascination et l'affection que Marie avait pour lui l'amusait. Cette dernière se renfrogna devant son air moqueur :

- Qu'y-a-t-il ? se méfia Logan.

- C'est toi qu'y-a-t-il, le singea la mutante. Tu ne t'assoies jamais à côté de moi et tu restes rarement aussi longtemps à l'institut. Je vais bien, tu sais ?

- Ororo n'en est pas si sûre.

- Le professeur Munroe, n'a pas à s'en faire, je…

La jeune fille fronça les sourcils :

- Bobby lui a parlé ?

Sentant que la conversation allait mal tourner, Logan se défendit vigoureusement :

- Oh là, j'en sais rien moi. Pourquoi est-ce qu'il se serait plaint ? Votre relation s'est améliorée depuis non ?

- Oui, bien sûr. Mais on s'est disputé hier. J'ai voulu sortir de l'institut et Bobby m'a dit que c'était bien trop dangereux pour moi puisque je n'avais plus de pouvoir.

Elle observa son ami à la dérobée et sembla déçue lorsque ce dernier tira une nouvelle bouffée de son cigare.

- Tu es d'accord…

- Tu n'as plus ton pouvoir Malicia. Tu n'es même plus Malicia tu es Marie. Ta situation est ambiguë, tu es fichée comme une mutante mais tu n'as plus ton pouvoir pour te protéger. Si tu sors, là dehors, tu es plus en danger que n'importe qui.

Il se frappa mentalement dès la fin de sa phrase en notant que le visage de la jeune fille s'était empourpré :

- Alors je suis condamnée ? Même sans cette foutue malédiction, je ne peux plus me rendre nulle part ? Mais alors à quoi bon tout ce que j'ai fait ?

- Marie…

Mais l'interpellée se leva brusquement et s'enfuit en courant, sous le regard réprobateur de Hank qui arrivait :

- Qu'as-tu encore fait Logan ?

- Pourquoi encore ? grommela le mutant qui sentait sa mauvaise humeur revenir au galop. Elle voulait sortir, j'ai dit non, point, fin de la discussion ! Et je suis sa baby-sitter !

- Non, je te croyais son ami mais j'ai dû me tromper, se moqua le mutant.

Logan se leva et voulut s'éloigner mais Hank le rappela :

- Charles veut nous voir !

- Je me casse !

- Logan, c'est important. Le vice-président est en ligne.

Il poussa un juron avant de faire demi-tour et suivit Le Fauve de mauvaise grâce. Qu'est-ce qu'on leur voulait encore ? On leur avait conseillé de rester cloîtrés à l'institut car l'armée ne cessait de traquer les mutants de la Confrérie dans chaque ville du pays. A la demande de l'ancien Président, l'école avait été placée sous protection mais Logan se doutait qu'au dehors, la situation était loin d'être rose. Même d'ici, il pouvait sentir l'odeur du sang et il savait que certains mutants se cachaient dans le parc qui bordait leur domaine, espérant ainsi échapper aux soldats. Malheureusement pour eux et malgré l'aide de Xavier, ils finissaient la plupart du temps dans les laboratoires du gouvernement.

Logan pénétra dans le bureau et se figea devant l'air grave qu'abhorrait Tornade. Une telle tête de la part du prof, ça ne l'étonnait pas vraiment mais la mine sombre de son amie n'augurait rien de bon.

- Quoi ?

Charles plongea son regard vert dans le sien et la voix d'un homme provenant du haut-parleur du téléphone retentit :

- Professeur Xavier, avez-vous entendu ?

- Très bien Mr le Vice-Président. Nous allons en discuter entre nous, si vous le permettez, et nous vous donnerons notre réponse au plus vite.

- Parfait.

Le Professeur appuya sur le bouton et dévisagea Logan qui aboya :

- De quoi on doit discuter ?

Il n'arrivait pas à admettre que cet homme, valide, plus jeune, et si physiquement différent de l'ancien, était Charles. Se faire scruter ainsi le mettait toujours aussi mal-à-l'aise et à n'en pas douter au vu de son attitude, Tornade pensait la même chose. Même un mois après, le Professeur Xavier n'avait eu de cesse de se faire reconnaître auprès des enseignants comme des élèves mais cela s'avérait vraiment difficile.

« Nous avons des problèmes plus grave que ma réintégration au sein de l'école Logan »

En revanche, il n'avait rien perdu de ses mauvaises manières.

- Le Sénat a adopté une loi aujourd'hui, reprit Charles à haute voix. Une loi qui concerne les mutants.

Chacun de ses interlocuteurs se figea sur place :

- Ils comptent créer un fichier informatique international recensant chaque mutant, identité, domicile, affiliation et pouvoirs. De même, afin d'éviter tout débordement, ils souhaitent créer des centres comme notre école dans chaque Etat. Chaque mutant sera prié de s'y rendre et ils trouveront là-bas un encadrement spécifique pour chacun de leur pouvoir. Notre école ferait partie de ces centres…

Un lourd silence accompagna la déclaration avant que Tornade et Logan ne protestent avec virulence :

- C'est une honte, il s'agit d'abolir le droit à la vie privée des mutants et rien d'autre !

- Ils veulent créer des laboratoires légalement reconnus pas des écoles comme la nôtre, Charles !

Ce dernier leva les mains en signe d'apaisement et se tourna vers Hank pour le consulter :

- Et toi, Hank, qu'en penses-tu ?

Le concerné soupira avant de croiser ses puissants bras sur sa poitrine :

- Je suis bien évidemment d'accord avec Ororo et Logan. Il s'agit avant tout d'une mesure préventive contre les mutants. Ils ahinilent ainsi notre doit à la vie privée et espèrent contrôler chacun de nos mouvements. De plus, le fait que les centres aient un caractère obligatoire diffère bien évidemment de nos méthodes de recrutement.

- D'accord avec la boule de poil, affirma Logan. Ils vont venir chercher chaque mutant, arme au poing, et la situation va empirer ! On doit protester !

- Que croient-ils ? ajouta Ororo. Qu'en nous désignant comme le centre pour mutant légal de notre Etat, nous allons accepter cette loi ?

- Mais, poursuivit Hank, nous devons aussi penser à notre propre établissement, aux jeunes mutants qui s'y trouvent et ont besoin de nous, et à ceux qui comptent nous rejoindre. Nous opposer au gouvernement signifie que nous passerons nous aussi au statut de hors-la-loi. Nous ne pouvons nous le permettre, nous avons promis à chaque élève de les protéger.

Il soutint les regards accusateurs de ses deux acolytes et assena :

- Vous savez que c'est vrai. En nous mettant dans les bonnes grâces du gouvernement, nous augmentons les chances de faire avancer notre cause. Et Magnéto et la Confrérie ne sont plus là pour souligner la dangerosité des mutants.

- Mais d 'autres prendront leurs places, maugréa Logan.

Il se retint d'ajouter qu'en entendant des propositions pareils de la part des humains, il se pourrait bien que Wolverine en fasse partie mais devant le raclement de gorge de Charles, il sut que sa mauvaise blague n'avait pas lieu d'être.

- Les jeunes veulent sortir, professeur. Nous ne pourrons les garder éternellement alors que le danger rôde dehors.

Charles soupira devant l'ultimatum et s'assit. Même si son corps était jeune, le souci qui l'habitait semblait venir d'une personne si âgée qu'à nouveau, Logan se sentit mal-à-l'aise face à ce paradoxe.

- Hank, tu vas retourner au Sénat et faire parvenir nos doléances à ces messieurs. Essaye bien de leur faire comprendre notre situation. Pendant ce temps, nous nous préparerons…

- A quoi ?

- Au pire, Logan. Au pire.

Il s'apprêtait à demander ce que le professeur entendait par là lorsqu'un hurlement retentit.

- Marie…

****

La jeune mutante s'effondra au sol, une main plaquée sur sa bouche et l'autre enserrant le drap qui cachait sa nudité. Ses yeux quittèrent le corps qui se tordait de souffrance sur le parquet pour se poser sur les professeurs et les élèves massés devant sa porte. Elle éclata en sanglot dans les bras de Logan et balbutia :

- Mes pouvoirs sont revenus…

Tornade et le professeur Xavier se précipitèrent pour calmer Bobby qui haletait dangereusement tandis que Hank se chargeait de disperser les élèves curieux. Ce dernier entendit distinctement les pensées de Xavier qui avertissait chaque responsable :

« Si Malicia est de retour, nul doute que nous ne tarderons pas à avoir des nouvelles de la Confrérie… »