Le rêve qu'avait fait Athalia lui resta dans la tête pendant longtemps, elle ne cessait de réfléchir à ce que cela pouvait signifier. Un rêve de ce genre ne pouvait pas sortir uniquement de son imaginaire inconscient. Il y avait quelque chose de caché derrière.
Mise à part ce rêve qui occupait ses pensées la plupart du temps, il y avait aussi les premiers cours. La première semaine passa plus rapidement que prévu. Le cours de métamorphose la passionna car il lui faisait penser à son rêve. Le professeur McGonagall s'avéra être particulièrement sévère mais un très bon professeur. Il y eu aussi le cours de potion avec le professeur Rogue. Celui-ci montra dès le premier cours une certaine haine envers Harry. Ce qui énerva particulièrement Athalia durant son cours était que Rogue s'était servit d'elle pour ridiculiser Harry, et au passage, Athalia elle-même. Harry était assis entre Ron et Athalia. Quand le professeur arriva, il remarqua tout de suite Harry qui chuchotait à l'oreille d'Athalia.
- Je vois que notre célébrité à déjà une admiratrice… dit Rogue de sa voix trainante.
Harry piqua un fard en s'éloignant d'Athalia et celle-ci fusilla le prof de son regard marron. Mais ce fut la seule intervention de Rogue envers Athalia. Rogue se focalisa entièrement sur Harry, l'assénant de questions sur les potions et le ridiculisant encore plus, pendant qu'Hermione levait la main aussi vite qu'un boulet de canon pour montrer qu'elle savait.
Après ce cours, Harry, Athalia et Ron se rendirent chez Hagrid. Celui-ci leur servit un thé en discutant de Poudlard, mais surtout du fameux professeur Rogue. Ils discutèrent aussi de la nouvelle du moment, le cambriolage à Gringotts.
- Hagrid, le coffre qui a été fracturé, c'est celui où tu es allés récupérer le petit paquet, tu te souviens ? dit Harry
- Oui je m'en souviens.
- Donc le cambriolage à Gringotts a eu lieu le jour où vous y êtes allés ? Ca c'est vraiment étrange… Dit Athalia.
- De toute façon, j'avais vidé ce coffre, maintenant, l'objet en question est en lieu sur et je ne dois pas vous en parler. Déclara Hagrid.
- Mais Hagrid … supplia Harry
- Chut ! Je n'en parlerais plus.
Le lundi suivant, les élèves de Gryffondor et Serpentard partagèrent le même horaire de cours de vol sur balai, ce qui frustra Harry qui ne supportait absolument pas Drago Malefoy.
- Harry, personne ne supporte Malefoy, dit Athalia.
- C'est supposé me rassurer ?
- Non, mais juste te faire comprendre que le problème ne vient pas de toi, mais de lui. Drago est la plus horrible fouine qui n'a jamais existé, dit-elle.
- Je ne sais pas si ca me rassure …
- Tu savais que Malefoy se vante non-stop d'être un grand joueur de Quidditch ? dit Ron.
- J'ai hâte de voir ca… dit Athalia d'un air sadique.
Les trois rigolèrent ensemble et se dirigèrent vers la Grande Salle pour y prendre le petit déjeuner. Hermione ne cessait de leurs parler du livre « Le Quidditch à travers les âges » et de se plaindre de ne pas pouvoir apprendre à manier un balai dans un livre. Neville, lui, ne cessait de répéter qu'il avait encore plus de soucis à se faire.
- C'est à peine si je tiens debout au sol, alors comment voulez-vous que je vole sur un balai ?! s'exclamait-il sans cesse avec les mains sur le visage.
- Dis-toi que tu n'auras pas à tenir debout mais juste assis… lui répondit Athalia.
La garçon se redressa et lui sourit.
- Eh ! Mais c'est vrai ca ! dit-il tout content.
Le courrier du matin arriva et comme à l'habitude, Harry ne recevait rien, ce qui attristait Athalia. Elle voyait que Malefoy, au contraire, recevait chaque jour des lettres et colis de bonbons qu'il ouvrait avec jubilation.
- Moi non plus je ne reçois rien Harry, dis-toi que tu n'es pas le seul. Essaya-t-elle de le rassurer.
- Je crois franchement Athalia que tu n'es vraiment pas douée pour rassurer les gens, ou moi du moins, dit-il en regardant Neville qui souriait en mangeant.
- On ne peut pas être parfait voyons.
Au même moment, un hibou apporta à Neville un paquet de sa grand-mère. Il ouvrit fébrilement le paquet et montra avec joua une boule de verre de la taille d'une grosse bille remplie de fumée.
- C'est un Rapeltout ! expliqua-t-il. Ca sert à se souvenir de ce qu'on a oublié de faire. Ma grand-mère me l'a envoyé parce qu'elle trouve que je suis étourdi. Regardez, il suffit de la tenir dans sa main, comme ça et si on a oublié quelque chose, elle devient rouge.
Il fronça les sourcils en regarda la boule, la fumée était devenue écarlate alors il essaya de se rappeler ce qu'il avait pu oublier. Mais au même moment, Drago passa derrière lui et prit le Rapeltout des mains de Neville. Harry et Ron se levèrent d'un bond mais ils ne firent rien en voyant le professeur McGonagall accourir dans leur direction.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle.
- Je crois que Drago a besoin d'un Rapeltout pour se souvenir de ne pas voler les affaires des autres, répondit Athalia.
Drago lui jeta un regard noir.
- Professeur, c'est Malefoy, il m'a pris mon Rapeltout, gémit Neville.
Drago fit une grimace et laissa retomber la boule de verre sur la table.
- C'était juste pour jeter un coup d'œil, dit-il avant de repartir en compagnie de Crabbe et Goyle.
- Il pourrait être le fils d'Hermès … dit Athalia.
- Qui est Hermès ? demanda Ron
- Un dieu mythologique, celui du voyage et des voleurs.
- Ah, d'accord, là je comprends.
Le cours de vol sur balai commença l'après midi même dans le parc. Une vingtaine de balais étaient soigneusement alignés sur le sol. Madame Bibine, le professeur qui enseignait la matière, arriva bientôt. Elle avait des cheveux courts et gris, et des yeux jaunes comme ceux d'un faucon.
- Alors, qu'est ce que vous attendez ? aboya-t-elle. Mettez-vous chacun devant un balai. Allez, dépêchez-vous !
Athalia se plaça face à un balai qui était vieux et en très mauvais état. Elle pensa tout de suite que ce cours n'allait pas être une réussite pour tous.
- Tendez la main droite au-dessus du balai, ordonna Madame Bibine, et dites : «Debout ! ».
- Debout ! crièrent les élèves à l'unisson.
Tout le monde essayait en vain de faire lever le balai sauf Harry qui réussit du premier coup.
- Joli ! Dit Athalia
- Merci, répondit Harry.
- Debout ! ordonna Athalia.
Elle essaya deux fois mais le balai ne bougeait pas du sol. Puis elle vit le balai de Ron se lever pour l'assommer en plein visage. L'effet fut le rire de tous les élèves et le rougissement de Ron. Athalia retenta une nouvelle fois et le balai lui sauta dans la main. Elle était la deuxième à avoir réussit et elle était ravie d'elle-même.
Madame Bibine leur montra ensuite comment enfourcher le manche sans glisser puis comment tenir le balai. Athalia l'entendit corriger Malefoy car celui-ci tenait très mal son balai. Harry et Ron se mirent tout de suite à sourire de satisfaction. Athalia, elle, avait presque pitié de lui.
- Et maintenant, dit le professeur, à mon coup de sifflet, vous donnez un coup de pied par terre pour vous lancer. Frappez fort. Vous tiendrez vos balais bien droits, vous vous élèverez d'un ou deux mètres et vous reviendrez immédiatement au sol en vous penchant légèrement en avant. Attention au coup de sifflet. Trois, deux….
Neville qui était tellement nerveux était déjà dans les airs.
- Redescends mon garçon ! ordonna-t-elle.
- Je ne peux pas ! Hurla-t-il pendant qu'il s'élevait dans les airs comme un bouchon de champagne.
Neville était déjà à trois mètres, et il continua jusqu'à six mètre. Athalia vit son visage se décomposer tandis qu'il regardait le sol s'éloigner. Il hurlait, puis il eut un haut-le-corps, glissa de son balai et… Heurta le sol dans un bruit sourd et un horrible craquement. Neville se retrouvait face contre terre, le nez dans le gazon. Son balai, lui, disparut dans la forêt interdite.
Madame Bibine était penchez sur Neville, le teint aussi pâle que lui.
- Poignet cassé, murmura-t-elle. Allez, viens mon garçon, lève-toi, ce n'est pas grave.
Elle se tourna vers les élèves.
- Personne ne bouge pendant que j'emmène ce garçon à l'infirmerie, dit-elle. Et vous laissez les balais par terre, sinon, je vous garantis que vous ne resterez pas longtemps à Poudlard.
Dès qu'ils furent partis, Malefoy explosa de rire.
- Vous avez vu sa tête à ce mollasson ? s'exclama-t-il.
Les Serpentard éclatèrent de rire.
- Tais-toi, Malefoy, lança sèchement Parvati Patil.
- Tu prends la défense de Londubat, Parvati ? s'exclama Pansy Parkinson, une fille de Serpentard au visage dur. Je ne savais pas que tu aimais les gros pleurnichards.
- Je ne savais pas que tu aimais les fouines, Parkinson, dit Athalia.
- Attendez… je rêve ou la fille qui n'a même pas de nom de famille vient de me parler ?
Athalia se sentit bouillir de rage, elle s'élança sur Parkinson et son poing partit plus vite qu'elle ne le voulait pour s'écraser sur sa joue. Pansy se retrouvait avec une joue rouge et sa main la tenant, le visage choqué.
- Je te jure que si tu ouvres encore fois la bouche, ce ne sera pas un mon poing dans ta face mais mon pied qui t'écrase, grogna Athalia. Je ne supporte pas qu'on parle de ma famille.
Pansy ne dit rien et s'éloigna vers d'autres filles de sa maison pour se plaindre et pester contre Athalia.
- Joli coup, dit Harry.
Elle aperçut que Drago la fixait puis celui-ci regarda au sol.
- Regardez ! s'écria-t-il.
Il ramassa une boule sur le sol, celle qu'avait perdu Neville en tombant du ciel.
- C'est ce truc idiot que sa grand-mère lui a envoyé, dit-il en montrant le Rapeltout qui étincelait dans sa main.
- Donne-moi ca, Malefoy, dit Harry calmement.
- Je vais le laisser quelque part pour que ce pauvre Neville puisse le retrouver. Au sommet d'un arbre, par exemple.
- Donne ça ! s'écria Harry.
Malefoy enfourcha son balai et regarda d'un air de défi Harry, puis il s'élança dans les airs.
- Si tu y tiens, Potter, viens le chercher, dit-il.
Harry prit son balai, l'enfourcha et s'élança à son tour. Hermione pesta contre eux, elle avait peur qu'ils leurs attirent des ennuis. Ainsi commença une poursuite contre Malefoy. Celui-ci lança le Rapeltout dans les airs et Harry fonça aussi vite qu'il pouvait pour récupérer la boule en plein vol. Athalia fut stupéfaite de voir ça, Harry avait réussi à rattraper l'objet. Il redescendit au sol et tout le monde l'acclamait. Mais une voix retentit.
- Harry Potter !
Le professeur McGonagall courait vers lui.
- Jamais depuis que je suis à Poudlard… Comment avez-vous pu oser.. ? Vous auriez pu vous rompre le cou…
- Ce n'est pas sa faute, professeur, intervint Ron, c'est Malefoy qui…
- Taisez-vous, Wealsey. Venez avec moi, Potter.
Elle repartit, suivit d'Harry. Athalia commença à s'imaginer le pire. Poudlard sans Harry Potter ? Impossible. Ron et elle attendirent son retour ensemble.
Quand l'heure du dîner arriva, Harry les rejoignit à la table.
- Le professeur McGonagall me veut dans l'équipe de Quidditch, comme attrapeur, dit Harry en s'asseyant. Je ne vais pas être renvoyé !
- Tu plaisantes ou quoi ? s'exclama Ron. Mais les première année ne jouent jamais… Tu vas être le plus jeune joueur depuis… Tu vas être le plus jeune joueur depuis…
- Un siècle, acheva Harry. C'est Dubois, le capitaine de l'équipe, qui me l'a dit. Je commence l'entraînement la semaine prochaine, mais ne le dit à personne. Dubois tient à garder le secret.
Fred et George qui venaient d'entrer dans la salle se précipitèrent vers Harry.
- Bravo, dit George à voix basse. Dubois nous a raconté. Nous aussi on est dans l'équipe, comme batteurs.
- Cette année, on gagne la coupe, c'est sûr, dit Fred. On n'avait plus jamais gagné depuis le départ de Charlie, mais cette fois, on a une équipe formidable. Tu dois être vraiment très bon, Dubois en sautait de joie.
- Il faut qu'on y aille, dit George. Il parait que Lee Jordan a trouvé un nouveau passage secret pour sortir de l'école.
- Je parie que c'est celui qui se trouve derrière la statue de Gregory le Hautain. On l'avait déjà repéré dès la première semaine. A tout à l'heure.
Les deux jumeaux s'en allèrent et Malefoy apparut, accompagné comme à son habitude de Crabbe et Goyle.
- Alors c'est ton dernier repas, Potter ? Quand est-ce que tu retournes chez les Moldus ?
- J'en connais un qui va être surpris la semaine prochaine… murmura Athalia.
- Tu faisais moi le fier quand tu n'avais pas tes petits copains avec toi, répliqua Harry.
- Je te prends quand tu veux, dit Malefoy, vexé. Cette nuit si ça te convient. Duel de sorciers. Baguettes magiques uniquement, pas de contact physique. Qu'est ce qu'il y a ? Tu ne sais pas ce que c'est un duel de sorciers ?
- Bien sûr que si ! intervint Ron, et je veux bien être son second. Et toi, qui tu prends comme second ?
- Crabbe, dit-il. A minuit d'accord ? On se retrouve dans la salle des trophées, elle n'est jamais fermée. Au fait, Athalia, tu viendras ?
Athalia avala difficilement ce qu'elle avait dans la bouche.
- Te voir te ridiculiser ? Je ne manquerais ça pour rien au monde, répondit-elle.
Il ne répondit rien et lui lança un regard noir. Celui-ci repartit avec ses amis en lançant un dernier regard plein de haine à Athalia qui lui sourit méchamment.
- Qu'est ce que c'est un duel de sorciers ? Et qu'est-ce que tu entends par second ? demanda en panique Harry.
- Le second est là pour prendre ta place si tu es tué, répondit Ron d'un ton dégagé. Mais on ne meurt que dans les vrais duels, avec de vrais sorciers.
- Et on est quoi nous ? Des sorciers en plastique tu vas me dire ? dit Athalia.
- Ce que je veux dire, c'est que tout ce qu'ils arriveront à faire, Malefoy et lui, c'est à s'envoyer des étincelles. Ils ne s'y connaissent pas suffisamment en magie pour se faire du mal.
- Et si rien ne se passe quand j'agiterai ma baguette ?
- Jette-la par terre et donne un coup de poing sur le nez de Malefoy, ca fait du bien en plus, répondit Athalia.
- Exactement, approuva Ron en souriant.
- Excusez-moi, dit une voix.
Harry, Ron & Athalia relevèrent la tête et virent Hermione Granger.
- On ne peut pas diner en paix ! grommela Ron.
- J'ai entendu ce que vous vous disiez avec Malefoy. Il n'est pas question que vous vous promeniez la nuit dans le château. Vous avez pensé aux points que vous ferez perdre aux Gryffondor si jamais vous êtes pris ? Et vous serez forcément pris. C'est vraiment très égoïste de votre part.
- Et ca ne te regarde vraiment pas, ajouta Harry.
- En fait, d'un point de vue… Si, ajouta Athalia avec gêne.
- Mais on s'en fiche, dit Ron.
- Je crois que oui, dit Athalia.
Le soir même, Athalia attendait seule allongée dans son lit que ce soit l'heure. Son cerveau tournait à plein régime. Les pensées s'accumulaient dans sa tête, le duel à minuit, le rêve qu'elle avait fait, et sa possible signification. Elle y voyait maintenant un rapport avec sa personnalité… L'instinct de survie. Elle n'avait pas d'instinct de survie, comme si il lui était impossible de mourir, ou comme si la mort ne lui faisait pas peur. Elle s'interrogeait beaucoup sur sa nature. Elle ne savait toujours pas ce qu'elle était exactement et cela la troublait fortement. Elle se demandait si le professeur Dumbledore savait quelque chose, lui, sur l'identité de sa mère. Elle se jura de lui en parler plus tard. Quand l'heure arriva, elle se leva et sortit du dortoir. Elle arriva dans la salle commune et trouva Harry et Ron qui l'attendaient. Ils avaient presque atteint le trou qui permettait de sortir qu'une voix s'éleva derrière eux.
- Je n'arrive pas à croire que vous puissiez faire une chose pareille.
La lueur d'une lampe tremblota, Hermione Granger apparut, vêtue de sa robe de chambre rose et les sourcils foncés.
- Mais retourne te coucher, toi ! lança Ron avec fureur.
- J'ai failli tout raconter à ton frère, répliqua-t-elle. Percy est préfet, il pourrait empêcher ça.
- Venez, dit Harry à Ron et Athalia.
Il fit pivoter le portrait de la grosse dame et passa par le trou, suivit de Ron, puis Athalia. Hermione, qui était une fille entêtée, ne lâcha pas l'affaire et les suivit.
- Vous vous en fichez de Gryffondor ? Vous ne pensez qu'à vous-mêmes ? Je ne veux pas que ce soit Serpentard qui gagne la coupe et que vous nous fassiez perdre tous les points que j'ai gagnés avec MaGonagall.
- Va-t'en, lâcha Ron à bout de nerf.
- Très bien, mais je vous aurai prévenus. Demain, quand vous serez dans le train parce qu'on vous aura renvoyés, vous vous souviendrez de ce que je vous ai dit. Vous êtes vraiment des…
Mais ils ne surent pas ce qu'ils étaient car en voulant faire à nouveau pivoter le portrait de la grosse dame, Hermione s'aperçut que la toile était vide.
- Qu'est ce que je vais faire maintenant ? dit-elle d'une petite voix aigüe.
- Ca te regarde, répondit Ron. Nous, il faut qu'on y aille, sinon on va être en retard.
- Je viens avec vous ! dit-elle avant qu'ils n'aient atteint le bout du couloir.
- Certainement pas !
Au final, ils étaient maintenant quatre, Harry, Ron, Athalia et … Hermione. Ron ne cessait de pester contre elle pendant tout le chemin jusqu'à la salle des trophées. Quand ils y arrivèrent, Malefoy et Crabbe n'étaient pas encore arrivés.
- Il est en retard. Peut être qu'il s'est dégonflé, murmura Ron.
- Je pense que c'est un piège… chuchota Athalia.
Au même moment, un bruit les fit sursauter.
- Cherche ma belle, cherche bien, ils doivent se cacher dans un coin.
C'était Rusard qui parlait à Miss Teigne, sont chat. Le visage de Ron se décomposa, tout comme celui d'Hermione qui répéta que c'était leurs fautes. Athalia lui fit signe de se taire et ils se dirigèrent tous dans des passages de la pièce pour parvenir à la sortie sans se faire repérer.
- On file ! cria-t-il.
Ils se mirent tous à courir et finirent par sortir. Ils continuèrent de courir dans les couloirs, se dirigeant vers d'autres couloirs, d'autres portes. Puis ils arrivèrent devant une porte qui ne voulait pas s'ouvrir.
- On est fichus, gémit Ron. C'est la fin pour nous !
- Pousse-toi, grogna Hermione. Alohomora !
Un déclic, puis la porte pivota sur ses gonds. Tous les quatre se précipitèrent à l'intérieur et la porte se referma derrière eux. Harry, Ron et Hermione écoutaient contre la porte pendant qu'Athalia se retourna. Et ce qu'elle vu fut un cauchemar… Un énorme chien noir à TROIS têtes. Elle secoua Ron, Harry et Hermione qui se retournèrent et commencèrent à trembler. Elle regarda les pieds de la bête qui se trouvaient sur une trappe. La bête cachait ou gardait quelque chose, mais quoi ? Elle recula, se heurtant à Harry qui avait réussit à ouvrir la porte. Ils reculèrent tous et se sortir aussi vite que possible de la pièce puis refermèrent la porte.
Le chemin du retour vers leur dortoir fut silencieux et personne n'osa ouvrir la bouche même pour respirer. Ils arrivèrent en face du tableau puis entrèrent dans la salle commune. Enfin, Ron ouvrit la bouche.
- Mais qu'est-ce qui leur prend de garder un truc pareil dans une école ? dit-il. S'il y a un chien au monde qui a besoin d'exercice, c'est bien celui-là !
- Ca vous arrive de vous servir de vos yeux ? lança Hermione. Vous n'avez pas vu sur quoi il était ?
- Il était par terre non ? répond Harry.
- Non, une trappe, dit Athalia qui avait enfin retrouvé sa voix. Il était sur une trappe, bon sang…
- Désolé mais je n'ai pas regardé ses pattes, j'avais suffisamment à voir avec ses têtes, répondit Harry.
- Je pense qu'on l'a mis là pour garder quelque chose, c'est évident, dit Hermione.
- Je pense aussi, dit Athalia.
- J'espère que vous êtes contents de vous. On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés. Et maintenant, si ça ne vous dérange pas, je vais me coucher.
Ron la regarda bouche bée.
- Non, ca ne nous dérange pas ! dit-il. On dirait vraiment que c'est nous qui l'avons obligée à venir !
- Tu sais quoi ? Je pense qu'elle aurait besoin de revoir l'ordre de ses priorités. Je préfère être renvoyé plutôt que de mourir, personnellement.
- Je suis d'accord avec toi, Athalia… dit Harry.
- Bon, les garçons… Je vous laisse, moi je monte me coucher. Vous faites ce que vous voulez tant que vous ne risquez plus votre vie.
- Dormir, dit Ron.
Elle monta l'escalier et alla directement enfiler sa chemise de nuit puis se glisser dans son lit.
- Bonne nuit Hermione, dit-elle.
- Bonne nuit, murmura Hermione.
- Cerbère… murmura Athalia.
- Quoi ? Dit Hermione en se redressant d'un coup.
- Ce chien, il s'appelle Cerbère, le gardien des enfers dans la mythologie grecque.
- Je crois que tu es passionnée par la mythologie grecque, n'est-ce pas ?
- Totalement raison…
Quelques minutes suffirent pour qu'elle s'endorme.
