Hey !
Me revoilà ! Oui je sais, j'ai été affreusement longue et je m'en excuse platement ! Mais je suis en vacances et je vais en profiter un maximum ! Je ne suis pas très fière de ce chapitre, j'espère que vous l'apprécierez quand même !

Je tenais simplement à préciser que dans le chapitre précédent, lors du dossier de Kidd j'ai écris « 3A » alors qu'il est en « 1A » ce qui est nettement différent !

Réponses aux reviews anonymes ! Au faite, si vous pouviez vous choisir un petit nom ça m'arrangerais parce que du coup je me retrouve avec tout plein de Guest, ce qui n'est pas très pratique.

Anonymus : Ravis que cela te plaise toujours autant, c'est vrai que je me suis bien amusée avec la crise d'angoisse ! Law continuera d'être « adorable » dans les chapitres suivant. En espérant que tu apprécieras ce chapitre, pleins de bisous à toi aussi !

Guest : Voilà la suite !

Flappy : Je suis vraiment contente que tu aime Kidd encore plus, moi je l'adore déjà teeeeellement ! Au départ je voulais faire un père ivrogne qui les avait abandonnés et une mère absente à cause du travail mais j'ai trouvé l'idée du bar plus sympa ! Même si je risque d'avoir très souvent du retard, je n'arrêterais jamais cette fanfiction, elle me tient beaucoup trop à cœur ! Merci pour les musiques, je connaissais les trois quart et j'ai été ravie d'en découvrir quelques-uns ! En espérant que ce nouveau chapitre va te plaire !

Guest : Je redoublerais de vigilance en relisant mes chapitres, merci de m'avoir prévenu ! Alors, « Je n'ai jamais » est un jeu à boire très courant dans mes fêtes. Une personne va dire quelque chose qu'elle n'a jamais faite comme par exemple : Je n'ai jamais vu la Tour Eiffel en vrai. Toute les personne l'ayant déjà vu en vrai sont obligé de boire ! J'espère que j'ai été assez compréhensible dans mon explication..
Je suis ravie de voir que tu partage ma vision de Kidd :3 En général, quand j'écris sur Kidd je le fais nettement plus violent et sadique mais c'est dans l'univers de One Piece. Là c'est un lycéen en plus et je ne voulais pas en faire un monstre alors voilà.. Je me demande bien à quelle maladie tu pense pour Law ! Je me suis tellement trituré le cerveau pour la trouver et fais le plus de recherche possible pour que ce soit plausible !
Un Jamming c'est une super idée ! J'y penserais pour la prochaine fête de l'histoire ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira !

Je remercie également naidja52200, Mijou4, Emo.16 et Jude Lust !

Bonne lecture les loulous !


Samedi 27 Septembre

Le klaxon raisonna jusqu'à ma fenêtre, j'attrapais aussitôt mes chaussures au passage et dévalais les escaliers quatre à quatre. J'ouvris un peu brusquement la porte en m'écriant haut et fort.

-J'y vais !

Je n'attendis aucune réponse avant de la claquer et de monter dans la voiture de Shanks. On se salua comme d'habitude, j'enfilais mes chaussures alors qu'on démarrait puis mis ma ceinture. On échangea quelques banalités avant d'arriver aux rangés de garages, s'arrêtant devant le bon numéro. Je l'aidais à faire coulisser le portail métallique qui crissa désagréablement. Ces gestes c'étaient installés dans ma routine du samedi après-midi sans que je ne m'en rende vraiment compte. On retira la bâche et on installa les outils. J'ouvris le capot et me mis au travail, c'était un rituel agréable qui me vidais l'esprit et me faisais oublier ma longue semaine.

Plongé dans mon bricolage, je ne fus cependant pas surpris que mon parrain entame la conversation, on était surtout là pour ça à la base. Mais le sujet abordé ne me plus pas vraiment.

-Comment ça se passe avec.. Law c'est ça ?

Je poussais un profond soupire en me redressant légèrement afin de pouvoir appuyer mes coudes contre le rebord. Je fixais le visage mi-intéressé mi-amusé du plus vieux et roulais des yeux. Replongeant dans mon travail sans plus me soucier de ce comportement immature. Je savais parfaitement qu'il avait fait exprès d'accentuer le prénom de cet abruti à barbichette.

-Trafalgar m'emmerde, je cherche encore le meilleur moyen de le tuer sans être suspecté de meurtre. Claquais-je presque méchamment.

J'entendis le ricanement moqueur de l'alcoolique, perdant ma concentration un bref instant, je fis déraper la clé à molette qui vint bousiller mes doigts. Poussant un cri de douleur, je secouais énergiquement ma main dans l'espoir de faire partir les élancements lancinants et insupportables, mais qu'on se le dise, ça n'a jamais marché. Je grommelais quelques insultes à l'égard cet enfoiré d'adulte irresponsable qui me déconcentrais toujours au mauvais moment. Retournant à la table pour échanger la vieille pièce que j'étais parvenu à détacher contre une neuve, je revenais auprès de la voiture pour la remplacer.

-Kidd.

Je soupirais une fois de plus, mon agacement se faisant clairement sentir. J'attrapais le torchon qu'on me lançait pour essuyer mes mains pleines de cambouis. Shanks reprit la pièce et l'échangea contre une bouteille de bière, ma marque préférée en plus. Je montais à bord de la voiture, m'installant sur le siège en cuire abîmé qui souleva un nuage de poussière, c'était l'heure des discussions sérieuses. Elles n'étaient pas toujours à mon goût mais je dois admettre que ça avait le mérite d'apaiser mes pensées bourdonnantes. Le Roux était capable de calme et sérieux quand il le voulait. L'aîné me rejoignit, lui aussi bière en main, et sans surprise il fut le premier à briser le silence qui c'était imposé et étiré.

-Tu n'bois pas un peu trop pour ton âge ?

-Tu ne devais pas arrêter l'alcool ? Répliquais-je du tac-au-tac.

Il m'ébouriffa les cheveux en rigolant alors que je protestais avec force, essayant d'arranger le désastre grâce au rétroviseur. Comme pour confirmer mes dires, il but deux grandes gorgées avant d'embrayer sur un autre sujet.

-Tu as essayé de lui parler normalement à ce garçon ?

-Quoi ?! J'risque pas de me donner cette peine ! Ce mec est pire qu'énervant !, Voyant son regard suspicieux, j'ajoutais. J'te jure !

Je baissais la tête, fixant sans trop les voir mes mains qui tenais fermement la bouteille et faisait tanguer le liquide à cause des légers tremblements qui les agitaient. J'hésitais et mon parrain en était parfaitement conscient. Cependant je savais qu'il ne me forcerait à rien et j'en étais plus qu'heureux même si je fini tout de même par avouer à mi voix.

-Son anniversaire est le 6 Octobre, la semaine prochaine. Et, euh.. J'aimerai..

Le reste de ma phrase resta bloquée au fond de ma gorge, formant une boule de dignité qui ne comptait pas s'échapper de sitôt. Je la ravalais avec une grimace amère, ma fierté en aurait pris un coup si j'avais entièrement exposé mon envie.

-Lui offrir un cadeau ? Proposa Shanks même s'il savait qu'il avait visé juste.

J'hochais brièvement la tête, toujours inapte à répondre. La boule se loge dans mon estomac avec contentement, tel un chat qui ronronne sous les caresses. Je gigotais sur mon siège, mal à l'aise, n'osant plus boire une seule gorgée de peur de la recracher. Je jouais avec ma bouteille à moitié vide pour occuper mes mains, le silence reprenant ses droits. Mais il n'était ni lourd ni agréable, il était simplement là. Mon parrain fini par intervenir de nouveau, commençant à parler tout en sortant de la voiture pour aller chercher une autre bière.

-Et tu as une idée de ce que tu vas lui offrir ?

Je glissais sur le siège, la tête penchée en arrière, me décidant à finir ma boisson d'une traite. J'installai mes pied au-dessus de la boîte à gant, mes semelles touchant le par brise. Je laissais le goulot contre mes lèvres bien que ma bouteille soit vide, plongé dans mes pensées. La discussion me paraissait soudainement surréaliste. J'étais censée détester Trafalgar, le mépriser et d'autres trucs du genre, mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne suis pas complètement borné. Je suis lucide, ce gosse de riche m'attire comme un aimant. Au fond je sais que le problème est là, l'interdit et l'inaccessibilité que je n'ai pas envie de franchir pour une fois.

Ma mésaventure avec Kaku me revient à l'esprit et je ne pu retenir une grimace, on ne touche pas à plus puissant que soit sans en subir les conséquences. Je jeta un œil à mon bandage qui devrait disparaître d'ici samedi prochain. Je fermais les yeux en soupirant, plaçant mon coude sur la portière, laissant mon avant bras se balancer dans le vide, tenant la canette du bout des doigts.

Pourtant je ne suis pas le genre de gars qui se dégonfle facilement pour si peu mais dès que je me retrouve devant ce fichu terminal, je perds mes moyens et je lui crache des insultes au lieu de le draguer comme je le voudrais. Tout nous sépare, il a deux ans de plus que moi, traîne avec l'élite du lycée qui est impossible à approcher et sa famille est sans doute l'une des plus riche du pays. Alors je suis réaliste, si je venais à lui demander de sortir avec moi, je me prendrais le râteau du siècle. Il me rirait au nez et se ficherais de moi. Plus j'y pense et plus sa me fait bouillir le sang de fureur, mon visage se renfrogne et mon cœur me fait mal.

Je rouvre les yeux, tombant sur une canette pleine et laisse tomber la mienne qui fit un bruit aiguë désagréable. J'ouvre la nouvelle en buvant plusieurs grandes rasades. Je fini enfin par répondre à Shanks qui n'avait pas interrompu le court de ma pensée.

-J'en sais rien.

Je n'ai pas assez d'argent pour lui offrir quoi que ce soit digne de ce nom. Le Roux hausse les épaules, déclarant la fin de la discussion alors qu'il partit mettre un peu de musique tandis que je me remettais au travail avec un plaisir non dissimulé. Jump de Van Haley raisonnait dans le garage et je souris avec amusement en entendant le plus vieux chantonner pendant qu'il notait les avancements de notre remise à neuf. A 23h, Shanks me laissa devant le bar avant de déguerpir dans un dernier klaxon. Je saluais Bellamy qui était déjà saoul et me dirigea vers un groupe de d'ivrogne qui m'accueillit à bras ouvert en poussant des cris enthousiastes. Ma mère m'ébouriffa distraitement les cheveux au passage alors qu'elle ramenait de quoi les déshydrater. Je restais quelques heures à écouter les derniers potins, certains me faisant rire et je me promis de répéter les mésaventures d'Hiluluk à Killer et Bonney, c'était à mourir de rire.

Je fini par monter me coucher, l'assemblée me souhaitant un bonne nuit général. Je me glissa dans la salle de bain, jetant mes habits dans le bac à linge. Je fis tourner le robinet, une gerbe d'eau glacé dégoulinant sur mon corps. Les parents n'ont pas pu payer la facture le mois dernier et ils nous ont coupé l'eau chaude. Je ne m'en plains pas, ce n'est pas comme si c'était la première fois que ça arrivait. Après quoi, je m'étalai sur mon lit dans un gémissement bienheureux. J'enfilais un short ample par-dessus mon boxer mais je me dispensais de t-shirt, il faisait encore trop chaud.

Mon portable poussa un petit bruit pour me prévenir que je venais de recevoir un message. Je tâtonnais l'espace près de moi, finissant par le trouver et le porta à la hauteur de mes yeux. C'était Killer qui me rappelait du rendez-vous de demain chez Heat pour étudier avec les autres. Je me mis à rire tout seul en constatant à quel point mon meilleur ami me connaissait sur le bout des doigts. Je ne me serais pas souvenu que j'avais quelque chose de prévu s'il ne m'avait pas fait une piqûre de rappel.

Mais mon sourire s'effaça alors que mon cœur se serrait. Malgré toute la confiance que je lui portais, je ne lui avais pas parlé de mon soudain intérêt pour Law et la culpabilité m'écrasa les poumons, m'obligeant à prendre une grande inspiration. C'était décidé, je profiterais de l'excuse des révisions pour lui en parler.


Dimanche 28 Septembre

Je descendis du train avec soulagement, me faufilant parmi la foule pour quitter le lieu de rassemblement. Sac à l'épaule, je marchais à grands pas dans les rues dégradées, je pourrais faire ce chemin les yeux fermés au vu du nombre de fois que je l'avais emprunté. J'ouvris la porte de la petite maison en décomposition, la claquant derrière moi pour faire savoir ma présence. Personne ne verrouillait la porte dans le quartier, de toute façon il n'y avait rien d'intéressant à voler. Retirant mes chaussures et les laissant avec les autres déjà présente et éparpiller devant l'entrée, je me laissais guider par les bavardages du groupe, atterrissant dans le salon.

Bonney dormait paisiblement, installée entre les jambes de Drake, son dos contre son torse et sa tête au creux de son épaule. Je jetais mon sac dans un coin, rejoignant le cercle et me mêlais à la conversation comme si j'y participais depuis le début. Sans les cris et les gesticulations de Jewerly, l'ambiance était calme et apaisante. Mais ça ne pouvait pas durer indéfiniment, la seule fille du groupe venait de se réveillait et s'écria qu'il fallait se mettre au travail.

Killer m'aida patiemment en géographie alors que je confondais des capitales pourtant célèbres, je me mélangeais dans les dates historiques et fini par insulter Hitler qui s'amusait à me compliquer la vie à cause de tous ces mots allemands imprononçables. Vint le tour de Miss Chieuse qui se moquait ouvertement de moi à cause de mon accent.

Je parvenais à obtenir tout juste la moyenne en anglais mais l'espagnol était un pur désastre et elle se régalait de mon niveau plus bas que terre. Les deux terminales du groupe faisait Allemand et Heat avait fait Italien alors que j'avais suivit mes deux meilleurs ami dans cette langue incompréhensible qu'est l'espagnol. Mais malgré le fait que les trois autres n'y connaissaient rien, ils riaient de mon accent à couper au couteau et de mes bafouillements maladroit. Je parvins néanmoins à rendre la monnaie de sa pièce à Bonney lorsqu'on s'attaqua aux maths. Même Basil ne commenta pas de son habituel sarcasme. J'étais dans mon élément et ils le savaient, écoutant religieusement mes explications.

En fin d'après-midi, je me dévouais pour préparer le goûter, emportant Killer avec moi qui ne protesta pas, ayant certainement comprit mes intentions. Je farfouillais dans les meubles pour dénicher un plateau alors que le blond sortait de quoi préparer un festin. Au bout de quelques minutes, le silence fut brisé par mon compagnon de toujours.

-Alors quel est le problème Kidd ?

Je me frottais nerveusement la nuque, je recommençais à tartiner les tranches de brioches de nutella, cherchant mes mots. J'haussais les épaules, à quoi bon me triturer le cerveau alors que je n'avais qu'à déballer ce que j'avais sur le cœur s'en avoir à l'enrober d'argument.

-J'suis attiré par Law.

Ses épaules furent secouer de spasmes avant que son rire ne raisonne dans la pièce, il se tenait le ventre sans pouvoir s'arrêter. Je grommelais et faisais une moue vexée de sa réaction. De mon point de vu il n'y avait rien drôle et je n'aimais vraiment pas qu'on se foute de moi. Il fini par se calmer, quelques hoquets franchissant ses lèvres, passant sa main sous ses cheveux blond, certainement pour s'essuyer les yeux. Killer entoura mes épaules de son bras, me tirant la joue de sa main libre.

-C'que t'es bête, je l'avais déjà deviné depuis longtemps. T'es comme un frère Kidd, j'te connais par cœur.

Je me dégageais brusquement, me sentant mortifié par cette révélation. Evidement qu'il l'avait comprit, où est-ce que j'avais la tête ? Je soupirais en levant les yeux au ciel devant ma propre connerie. Je lui donnais un coup à l'épaule et on se sourit avant d'apporter le goûter sous les réclamations de Jewerly.


Mercredi 1 octobre

Je m'étais enfin décidé de la manière dont je donnerais mon cadeau à Law. Elle était lâche et sans intérêt pour moi mais après mûre réflexion c'était la meilleure. Je le mettrais dans son casier. Le seul problème c'est qu'il fallait que je connaisse son code pour pouvoir y mettre mon présent. C'est là qu'Hawkins m'a parlé de ce gars en 2C qui pouvait nous fournir tout ce qu'on voulait, y comprit un code de casier. Il m'a écrit son nom sur un bout de papier et c'est d'un pas conquérant que je me dirige vers sa classe. Bien que je sois en seconde, cela n'empêche pas les élèves plus vieux que moi de s'écarter sur mon passage et je ne peux retenir un sourire mi- fier mi-carnassier à cette constatation. Arrivé à destination, j'ouvris la porte sans plus de cérémonie et entrais dans la salle. Tout le monde discutait et rigolais puisqu'on était à l'intercours. Je pris une grande inspiration et m'écriais d'une voix puissante et vibrante de menaces.

-Qui est Usopp ?

Ne voulant pas m'énerver, un groupe de peureuses me montra une table du doigt où un métis au long nez faisait visiblement affaire avec un autre élève. Je me dirigeais vers lui à grande foulée mais une main puissante se plaqua contre mon torse pour arrêter ma course. J'haussais les sourcils et relevais la tête pour me retrouver face à un gars aussi grand que moi, des cheveux vert coupé court et une cicatrice barrant son œil. J'avançais et sa pression augmenta, me disant clairement de ne pas faire un pas de plus.

-Tu attends ton tour. Claqua-t-il.

Sa voix était rauque et profonde et cela me donna un doux frisson aux creux des reins. Je croisais les bras pour lui montrer combien j'étais déterminé et qu'il ne m'intimidait pas le moins du monde. Cependant j'obéis même si j'étais loin d'avoir apprécier l'autorité dont il avait fait preuve. Je pu le détailler plus encore et remarquait des boucles d'oreilles dorées accroché à son lobe gauche. Sa chemise d'uniforme était trop serrée et moulait à merveille sa musculature. Je me léchais nerveusement les lèvres alors que mon bas ventre commençait à chauffer. Je trouvais la salle de classe suffocante et je pris une grande goulée d'air le plus discrètement possible. C'est là que je le reconnu, Roronoa Zoro. C'était le pire ennemi de Sanji qui était le petit frère de Basil. Je souris moqueusement, ennemi était un bien grand mot vu à quel point la tension sexuelle était palpable entre ses deux là. Je poussais un soupire de frustration, c'est pas demain la veille que je me le ferais celui-là.

L'élève remercia long nez et parti. Lorsqu'il croisa mon regard il baissa aussitôt la tête et pressa le pas. Je plissais les yeux avant que cela me revienne. C'était le gamin aux cheveux rose que j'avais croisé au bureau du CPE, Co-quelque chose. Cola ? Coby ? J'haussais les épaules, je m'en fichais pas mal en faite. Je m'affalais sur la chaise face à Usopp, prenant mes aises alors que le visage du première se décomposait.

-J'vais avoir besoin de ton aide p'tit génie. Ricanais-je moqueusement.

-Qu-qu'est-ce que je peux faire p-pour toi ? Bégaya-t-il alors que je le voyais déglutir avec difficulté.

Ça en était jouissif de contempler la peur que l'on pouvait provoquer chez les gens, j'en avais des frissons de plaisir et j'aurais adoré gémir de satisfaction chaque fois que je les voyais partir la queue entre les jambes, les yeux rivés sur le sol. Je revenais sur terre, effaçant mon sourire sadique pour quelque chose de plus avenant.

-Tu pourrais m'avoir le code de casier de Trafagar Law ?

-B-bien sur. Tu le veux pour quand ?

-Lundi à la première heure.

-C-ça peut se faire.

-Parfait. Combien j'te dois l'pleurnichard ? Demandais-je en me penchant mine de rien, le surplombant de toute ma stature et je fus surpris de voir que cela le terrorisait d'avantage alors que pourtant son garde du corps était plus musclé que moi.

-R-rien du tout ! J'te le fais gratuitement !

J'haussais les sourcils avant d'hocher la tête, me levant avec nonchalance et plongeant mes mains dans les poches. Je fis un signe du menton à Zoro qui me le rendit sommairement avant de quitter la salle. Je levais les bras pour m'étirer en baillant aux corneilles. Une bonne chose de faite. Je n'avais plus qu'à peaufiner mes croquis pour créer quelque chose d'à peu près correct à ce crétin de barbichette. En regardant au dehors par les grandes fenêtres qui bordaient le couloir, je le vis aussitôt. Il traversait la cours en compagnie de ses deux acolytes à casquette. Mon cœur se serra avant de repartir à un rythme effréné. Je pinçais les lèvres et détournais le regard, furieux contre moi-même de réagir de manière si.. fille pré-pubère.


Lundi 6 Octobre

J'étais en retard. Pas que ça change grand-chose mais aujourd'hui était un jour où je me devais d'être à l'heure en cours. Jamais je n'aurais cru penser ça un jour mais Usopp devait me donner le code de Law et je devais me faufiler jusqu'à son casier pour mettre mon cadeau. J'attrapais ce dernier sur mon bureau, le fourrant dans mon sac. Je descendis les marches quatre à quatre, mes parents dormaient encore. Entrant dans la cuisine, je bus mon jus d'orange au goulot et prit une pomme avant de sortir en trombe. Je courrais au plus vite, les habits de travers et les cheveux dans tous les sens. Je sautais dans le TER juste à temps, c'était le dernier qui aurait pu m'amener pile à l'heure. Les autres devaient déjà être au lycée.

La bande à Bartolomeo était regroupée autour de leur leader, riant comme personne. Je me souvins alors que Law n'était pas le seul à être né un 6 Octobre. Je me frayais un chemin parmi les collégiens pour souhaiter un joyeux anniversaire au vert qui me sourit avec enthousiasme. Ils descendirent avant moi et je me retrouvais enfin seul dans le calme plat du wagon. J'arrangeais mes cheveux au mieux et remontais les manches de ma chemise, remettant mes boutons dans le bon ordre. Je pus enfin posé pied à terre, je ne pris pas le temps de rêvasser et me mêlais à la foule des étudiants qui rentrait dans l'établissement pile au moment de la sonnerie. Je reconnu aussitôt la touffe brune et frisé que se trimbalait le métis.

-Hey Usopp !

Il se figea et se retourna avec un sourire quelque peu crispé. Je n'y prêtais aucune attention, espérant pour qu'il ait ce que je lui avais demandé. Les gens autour de lui s'écartèrent, mis à par Zoro qui restait impassible. Le brun fouilla dans sa sacoche avant de ressortir un minuscule bout de papier froissé où était inscrits quatre chiffres. Je ne pris pas la peine de le remercier, hochant simplement la tête avant de me précipiter à grands pas vers la rangé de casier. Je sentis mon cœur s'accélérer alors que mes jambes ralentir l'allure en remarquant que Law était déjà sur les lieux et qu'il prenait son livre pour son premier cours. J'attendis d'être sur qu'il ne soit pas en vu avant de me rapprocher de la boite de ferraille. J'eus du mal à déchiffrer l'écriture brouillonne d'Usopp mais le cadenas céda et je pu ouvrir la porte. Je pris le petit cadeau enfoui dans mon sac et le jeta dans le casier avant de le refermer un peu trop brusquement à cause de ma nervosité.

Killer fut étonner de me voir arriver avant le professeur et j'haussais les épaules même si le regard que s'échangèrent le blond et Jewerly en disait long. Je m'installais au fond près de la fenêtre comme à mon habitude. Bonney semblait d'excellente humeur et bavassait sur le parfait amour qu'elle filait avec X Drake ou encore à quel point elle adorait ses nièces. Je soupirais en regardant au dehors, partager entre l'ennui et l'angoisse. Le croquis du cadeau de Law était partout sur mes cahiers. Il avait l'apparence d'un gouvernail avec une espèce de smiley en son centre qui souriait de toutes ses dents. Un porte clé que j'avais fabriqué moi-même avec les moyens du bord. Le matériel de Shanks avait bien aidé et mon parrain ne cessait de se désoler du fait que je veuille devenir mécanicien. Ça m'avait énervé et je lui avais gueulé que s'il avait une meilleure idée j'étais preneur mais qu'en attendant je n'avais pas que ça à faire que d'entendre ses jérémiades et que s'il continuait c'était « mon poing dans ta gueule ». Il avait rigolé et m'avait laissé travailler tranquillement.


On fut parmi les derniers à sortir à cause d'une heure de colle. On passa à nos casiers déposer nos affaires. En sortant je vis Trafalgar et ses deux amis. Mon cœur battit plus vite alors que l'on se rapprochait d'eux, ça commençait à devenir une habitude. On se croisa sans qu'il ne me voie mais je restais choqué alors que je constatais que mon porte clé était accroché à son sac. J'eus un sourire niais que remarquèrent aussitôt mes deux meilleurs amis et m'interrogèrent avec empressement sur le pourquoi de ma bonne humeur. Je ne lâchais pas le morceau, le cœur gonflé de bonheur.


Review ? :3