Salut !

On se retrouve pour le chapitre trois ! Un POV de Akashi et croyez moi... vous aller stresser avec lui.

loulia : Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre (plus long) va te plaire ^^

Arthygold : Ouais, Nijimura fait un peu pitié, je suis d'accord (mais c'est loin d'être fini pour lui !). Ah, je suis contente que tu ais souligné le problème du sang ^^ (tout comme tu avais souligné la cicatrice dans TMHB, mais je vais aussi te faire poireauter, héhé ^^). Merci, j'espère qu'il va te plaire !

Bonne lecture !


Chapitre 3 : Quelques heures seulement

2 heures et 56 minutes après l'enlèvement. Il sentit son corps tressaillir, comme si son esprit s'éveillait d'un coup. Mais ses force étaient encore loin d'être revenues. Akashi se sentait lentement sortir de la torpeur. Au loin, du moins, ce qui paraissait loin à son esprit embrumé, le ronronnement d'un moteur. Voiture ? Train ? Avion ? Bateau ? Il ne saurait le dire.

Petit à petit, il sentait qu'il se réveillait. Les souvenirs de son enlèvement revenaient. Ces hommes qui l'avaient piégé, Nijimura qui avait cherché à intervenir, à le sauver. Puis, on avait posé un tissu humide sur son visage et il s'était endormit. Pourquoi avoir prit tant de précautions ? Pourquoi ne pas l'avoir assommé violemment, comme Nijimura ? Y avait-il un but à cet enlèvement ? Vu qu'il avait l'air d'être préparé, Akashi supposait que oui.

Ses mains étaient attachées devant lui. Il était assit sur un siège, relativement confortable. Il y avait des gens qui parlaient, très certainement ceux qui l'avait enlevé. Akashi essaya de capter certains mots, éventuellement un accent spécifique. N'importe quoi qui puisse lui donner une indication sur la situation.

Il fallait qu'il fasse semblant de dormir. Ne prendre aucun risque. Rester calme. Observer. Écouter. Sans exagérer, sa vie était en jeu. S'ils étaient en voiture, il avait peut-être une chance de s'enfuir. Quitte à se blesser. Il n'avait pas peur.

Est-ce qu'on s'inquiétait ? Combien de temps s'était écoulé ? Nijimura allait-il bien ? L'avait-on trouvé ? Avaient-ils compris ?

Les voix semblaient éloignée, mais fortes. Ces hommes riaient et parlaient. Pouvaient-ils le voir de là où ils étaient ?

Akashi bougeât légèrement ses doigts. Il examina les liens qui entouraient ses poignets. Dès qu'il entendait un bruit, une voix trop forte, trop proche, il cessait son inspection. Jamais il n'avait eu aussi peur. Que lui feraient-ils s'il se ratait ? Qu'arriverait-il s'ils remarquaient qu'il ne dormait plus ? Allaient-ils seulement le rendormir ? Mais Akashi aura-t-il une autre occasion ?

Il inspira profondément et se concentra. Ses mains étaient immobilisées par de la corde. Il sentait le nœud. Pouvait-il le défaire ? Pas sûr...

Les hommes semblaient occupés à rire. Personne n'allait le remarquer, n'est-ce pas ? Qui ne tente rien n'a rien, se disait Akashi.

Il examina un peu plus le nœud. Il tira au hasard. Il ne devait pas ouvrir les yeux, cela risquerai de se voir plus facilement que ses doigts qui bougeaient. Surtout dans la position dans laquelle il avait mit ses mains, il était presque caché. Il sentit ses liens se desserrer.

Et maintenant ? Il fit coulisser ses mains avec lenteur. Si on le voyait maintenant, que se passerait-il ? La peur nouait sa gorge.

Il entendit des pas. Mince, quelqu'un venait vers lui. Akashi tentât de paraître naturel mais ses épaules étaient tendues. Il avait si peur et était si stressé qu'il devait se retenir de pleurer.

Les pas se stoppèrent juste à côté de lui. Merde, il était fichu. Deux doigts se posèrent sur son cou.

-Qu'est-ce tu fous ? Entendit-il. On le touche pas, on a dit.

-Je crois qu'il est réveillé.

Non, non ! Que devait-il faire ? Profiter de la proximité de l'homme pour tenter quelque chose ? Mais que pourra-t-il bien faire ? Un gamin de douze ans contre un kidnappeur. Les yeux des autres devaient être braqués sur lui, tenter de délivrer ses mains serai dangereux et prouverai qu'il était bien réveillé.

Akashi inspira un grand coup. Quand il faut y aller... Ce sera sa seule et unique chance. Il devait la saisir, se raccrocher à elle, son dernier espoir.

Il ouvrit les yeux et saisit la main de l'homme avant de tirer vers lui. Sa surprise agissait en sa faveur, l'homme perdit plus facilement l'équilibre. Akashi passa alors la corde autour de son cou et serra.

Les autres hommes réagirent aussitôt, comme il s'y attendait. La vie d'un membre du groupe avait-elle une valeur suffisante ? Il continuât à serrer alors que l'homme se débattait. Akashi à genoux sur le siège, il gardait ses yeux sur le groupe qui venait vers lui.

-Lâches-le, gamin.

Les mains tremblantes, les yeux larmoyants, il prit sur lui et serra la corde. L'homme tentait de se débattre. Mais à chacun de ses gestes, Akashi serrait un peu plus, si bien qu'il finit par se calmer. Son corps séparait Akashi des autres et le protégeait. Son dos était reposé contre la paroi froide, il était coincé entre le siège sur lequel il avait dormit et un autre. Cela ressemblait à l'agencement d'un bus, d'un avion ou d'un bateau. Il ne savait pas encore bien dans quoi il était. Son attention était accaparée par les hommes se tenant devant lui.

-Tu ne sera pas capable de le tuer, relâche-le.

-Tu veux parier ? Osât Akashi, la voix incertaine.

Évidement qu'il ne pouvait pas tuer un homme. Même si dans les situations de crise, on peut presque tout faire. Cet homme qu'il étranglait était sa monnaie d'échange, il ne pouvait pas le tuer aussi facilement.

-Remarque, si tu restes bien sagement dans ton coin jusqu'à ce qu'on arrive à destination, ça ne me dérange pas.

-Dîtes-moi pourquoi vous m'avez emmené.

-On obéit aux ordres. C'est tout.

Étonnement, ces hommes ne semblaient pas chercher à lui faire du mal. Il ne faisait qu'accomplir leur mission. Ils n'étaient que la première épreuve. Akashi frissonna rien qu'à cette pensée.

-Qu'est-ce qu'on va me faire... ?

Il craquait. Les larmes commençaient à rouler sur ses joues. Il s'était promis de ne pas pleurer, de ne pas se montrer minable. Mais qui ne pleurerai pas à sa place ? Il ne savait pas où il était, avec qui et surtout, ce qui l'attendait. Il était terrifié.

-On en sait rien, gamin.

Peut-être une minute s'écoula avant qu'Akashi ne relâche la corde qui entourait le cou de son prisonnier. Celui-ci se releva en vitesse et s'éloignât. La corde avait laissée une vilaine trace rouge.

-Putain, il a du caractère, le gosse !

-Tel père, tel fils, fit l'un des adulte.

Complètement recroquevillé sur le sol, entre les deux sièges, Akashi pleurait. L'homme qui semblait être le chef du groupe tenait un tissu qu'il avait sûrement déjà imbibé de la substance qui avait endormit Akashi quelques heures plus tôt. Probablement du chloroforme. Il semblait hésiter. Si Akashi restait calme, à quoi bon le rendormir ? Celui qui les avait engagé leur avait bien demandé de ne pas abuser de ce genre de choses. Le corps d'Akashi devait être le plus sain possible.

-Tu promets de te tenir tranquille ? Si ce n'est pas le cas, je te rendors.

Il ne pouvait pas renoncer. Même s'il avait relâché l'homme parce qu'il savait qu'il n'avait aucune chance, il ne pouvait renoncer aussi facilement.

Devant l'absence de réponse, il se penchât et agrippa Akashi pour le relever et alors qu'il se débattait de toutes ses forces, il parvint à le bloquer contre son torse et à lui mettre le tissu sur le visage.

Juste avant de s'endormir, Akashi vit le paysage à travers la fenêtre, cette étendue bleue qui défilait. Ah... il n'avait donc aucune chance de s'enfuir depuis le départ...


6 heures et 07 minutes après l'enlèvement. Éclairé. Sombre. Éclairé. Sombre. À travers ses paupières, il ressentait le changement de luminosité. Sombre, puis éclairé, comme si des lampes défilaient au dessus de lui.

Apparemment, il était allongé. Dans son dos se trouvait un matelas. Il entrouvrit les yeux et tentât de comprendre son environnement. Des voix. Des bruits et les lumières au dessus de lui qui défilaient à intervalle régulier. On le déplaçait.

Avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche, il se sentit de nouveau plonger dans le sommeil.


6 heures et 13 minutes après l'enlèvement. C'était la troisième fois qu'il ouvrait les yeux. À chaque fois, un paysage différent, d'abord des rangés de sièges, puis un couloir et maintenant une pièce fade qui sentait mauvais. Il y avait une odeur de désinfectant, d'hôpital. La pièce n'avait aucune fenêtre et le sol était en béton. Comme dans une cave. Une cave... rien que cette idée lui donnait la chair de poule.

Il n'entendait aucun bruit. Il avait l'impression d'être le seul être vivant dans les environs. La pièce n'était éclairée que par une unique ampoule qui pendait du plafond et il y avait une porte sur sa droite. Le sol et les murs étaient gris.

Akashi était allongé sur ce qui semblait être un lit d'hôpital. L'une de ses mains était attachée au rebord du lit, au dessus de sa tête, par une sangle. Il en était de même pour ses deux pieds, retenus de chaque côté du lit. Il n'avait pas d'oreiller, pas de couverture, rien pour lui tenir chaud et il ne tarda pas à grelotter, uniquement vêtu de sa chemise de Teiko et d'une sorte de bas de pyjama.

Il se sentait plus en forme que lors de ses précédents réveils. Il ne lui avait d'ailleurs pas fallut plus d'une minute pour prendre conscience de tout ce qui l'entourait.

Il analysât sa situation. La porte de la pièce était très certainement fermée à clé et pour le moment, il n'arrivait pas à défaire la sangle qui emprisonnait son poignet gauche. Quelle étaient ses chances de s'en tirer ? Et qu'est-ce qu'on allait lui faire maintenant ?

Il se débattit contre les sangles, il voulait essayer de les faire céder. Puis il hurlât.

-Au secours ! À l'aide !

Il fallait qu'on vienne le voir, qu'il voit la tête de ses agresseurs, il fallait qu'on l'entende, qu'on vienne l'aider. Si la police le cherchait, elle devait entendre qu'il était là. On devait le sauver !

Soudainement, la porte de la pièce s'ouvrit. Akashi sursautât. La personne qui entra ne faisait pas partie des hommes qui avaient enlevé Akashi. Le garçon se souvenait su visage de chacun d'entre eux. Pourtant, le visage de l'inconnu lui disait quelque chose. Il l'avait déjà vu quelque part.

-Bonjour, Seijuro-kun.

-Vous êtes qui ?

Il y avait sûrement d'autres questions plus pertinentes que celle-ci dans un pareil moment.

-Ce n'est pas important.

L'inconnu s'assit sur le bord du lit. Il tenait dans sa main une mallette qu'il ouvrit et déposa au niveau des pieds d'Akashi. Il en sortit une petite seringue. Akashi sentit son corps se tendre.

-Ne t'en fait pas, le rassurât l'inconnu, je vais seulement te prendre un peu de sang. Tu as l'habitude, non ?

Ce n'était certainement pas ça le problème. Akashi tentât de le repousser mais l'homme attrapa son bras libre et parvint à l'immobiliser. Il piqua d'un geste précis dans son poignet et prit un peu de sang avant de se retirer.

Il déposa une goutte de sang sur une machine qui tenant dans sa mallette. La machine bipa au bout de quelques secondes et l'homme sourit.

-C'est parfait, ton sang ne contient plus beaucoup de chloroforme.

-Et alors ?

La raison pour laquelle on l'avait emmené ici lui échappait complètement. Cet homme ne ressemblait pas à un fou dangereux et n'avait pas la carrure d'un kidnappeur d'enfant ni d'un psychopathe. Il n'était qu'un sous-fifre. Quelqu'un d'autre tirait sûrement les ficelles de son enlèvement.

-Vous êtes qui ?

-Je t'ai dit que ce n'était pas le plus important.

-Je n'arrêterai pas tant que je n'aurai pas au moins votre nom. Vous êtes qui ?

L'homme soupira.

-Vous êtes qui ?

S'il pouvait lui faire cracher son identité, peut-être pourra-il ensuite obtenir d'autres informations.

-Vous êtes qui ?

Il referma sa mallette et s'en alla vers la porte. Akashi voulait lui demander de ne pas partir, de ne pas le laisser tout seul. Il préférai avoir une présence avec lui, peut-être pas la meilleure, que d'être seul dans cette pièce. Mais l'homme revint quelques minutes plus tard, accompagné de deux autres personnes portant chacune des masques de chirurgies et des blouses d'hôpital. Akashi sentit immédiatement la peur se frayer un chemin dans ses veines. Son corps se tétanisa.

C'était quoi ce bordel ?

Il reconnu sur le chariot que tirait les deux personnes les équipements pour faire des prélèvement de sang, comme Akashi avait pu subir de nombreuses fois dans sa jeunesse. Il se débattait, mais les hommes parvinrent tout de même à immobiliser son bras. Ils se sanglèrent sur le bord du lit et commencèrent à le piquer.

Sur le chariot se trouvait trois pochettes prêtes à être remplies du sang et des plaquettes d'Akashi. Le vice-capitaine de Teiko s'était renseigné après sa visite chez le médecin de Teiko à cause de sa blessure faite à un entraînement, il savait désormais que prendre autant de sang à un enfant pour de la fièvre, voir même sans raison, n'était pas normal. Mais il avait grandit en étant soigné de la sorte, comment pouvait-il savoir que ce n'était pas comme ça que ça se passait ? On lui disait qu'on guérissait la maladie en retirant le sang malade et parfois, il fallait intervenir avant que la maladie ne vienne, c'était de la prévention.

Dans les souvenirs d'Akashi, on ne lui prélevait toujours que deux pochettes de sang, jamais trois. C'était trop. Avec juste deux, il se sentait toujours patraque, alors là...

Sur son autre bras, celui qui était accroché au dessus de sa tête, l'homme à la mallette lui posât une perfusion en intraveineuse.

Quand la deuxième pochette de sang fut remplie, Akashi commençât à se sentir faiblard et nauséeux. L'homme à la mallette le remarqua et lui donna deux morceaux de sucre blanc. Akashi les avala sans rechigner.

-Qui êtes vous ? Continuât-il inlassablement à demander sans obtenir de réponse.

Il voyait l'agacement sur le visage de l'homme. Mais Akashi était doté d'une patience remarquable, surtout dans les situations de crise. Dans la vie courante, beaucoup de choses l'agaçait à une vitesse record, mais il ne le montrait pas. Là, il sentait qu'il pouvait poser sa question sans se lasser pendant encore plusieurs heures.

Ce fût la fatigue qui le fit s'arrêter. Quand la troisième pochette fût pleine, Akashi s'endormit.


Bon, je sais, théoriquement, 3 pochettes pour un prélèvement de sang, c'est beaucoup. Mais bon... vous comprenez assez vite que le bien être d'Akashi et sa santé sont mis de côté par ses ravisseurs.

J'espère que ce chapitre et ce début d'intrigue vous plaît. Je préfère vous le dire : c'est pas de la science fiction, hein. Je veux dire : pas d'expérience bizarres ou ce genre de truc. On a affaire qu'à des humains. Je trouvais qu'il était bien de le préciser vu ce qui s'est passé dans ce chapitre.

PS : parution de TMHB (20) et LJS (3)

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