Chapitre 3 : Albus
Bonne année ! Oui j'ai encore le droit de le dire parce que … je trouverais la raison plus tard.
Merci beaucoup à ceux (plutôt celles hein, sérieusement c'est quoi le pourcentage de gars sur ce site ? je suis curieuse) qui lisent, suivent et commentent cette histoire. Ça fait chaud à mon petit cœur d'artichaut.
Désolée du temps que j'ai mis à écrire ce chapitre, mes partiels ont été super prenant et j'ai eu une sorte de blocage: au départ ce chapitre aurait dû être du point de vue de notre James national, mais je n'y arrivais pas alors j'ai préféré écrire du point de vue d'Albus, histoire d'avancer. Bref ce chapitre a été corrigé par Aderkha, que je remercie de tout cœur pour vous épargner ma grammaire … fantaisiste dirais-je.
Voici la réponse au commentaire de Cat Wentworth :
Roooh tu vas me faire rougir. Je suis trop contente que tu aimes bien Jordan, parce que je me marre toute seule à chaque que j'écris de son point de vue, c'est ma thérapie contre la déprime : « imaginer à quelle connerie va penser Jordan ». Pour le côté accueillant de l'orphelinat, j'ai préféré penser que pour Basile et elle, c'est le lieux où ils ont grandi et même si tout n'est jamais tout rose pour des orphelins, ils ont quand même eut des souvenirs heureux (à savoir tout ce que deux sales gosses avec plein d'imagination – et de la magie – peuvent faire subir à une vieille femme, mwahahahaha). Et Jordan n'est pas quelqu'un qui se mêle marcher sur les pieds ou qui se laisse aller à la déprime. Elle sait qu'elle devra en grande majorité se démerder pour avancer dans sa vie.
Pour le style, je sais que ça fait bizarre, mais j'aime bien alterner entre les personnages, ça me permet de voir l'histoire de différent point de vue … ce qui va être très utile. Vraiment.
Si j'arrive à te faire changer d'avis sur le Square Grimmaurd alors je pourrais considérer avoir bien fait passer mes idées (propagande à 100%). L'OS sur l'après-guerre est en cours d'écriture.
Voili voilou je vous laisse donc au bon soin de mon Chaton, j'ai nommé Albus Severus Potter !
Albus se faisait un peu chier. Dans une situation où Scorpius aurait été présent, et où il aurait eu le malheur d'exprimer ses pensées à voix haute, son meilleur ami lui aurait abattu sans ménagement un livre sur le coin du crâne, avec un « Vocabulaire » agacé. Petit aristo va. Mais Scorpius n'était pas là – 1ere cause de l'ennui – et Albus se faisait bel et bien chier comme un rat mort depuis une semaine, coincé dans un égout moldu avec pour seule compagnie un trognon de pomme pourri. La définition même de l'éclate.
Morgane et son père étaient venus manger au Square Grimmaud. Ce qui d'ordinaire donnait un repas agréable pour les adultes comme pour les adolescents. Artémius Jones était un médicomage, que ses parents avaient rencontré après la guerre, il avait été l'interne qui avait suivi le coma de son oncle Fred pendant 2 longues années. Et qui avait donc fréquenté quasi-constamment la famille Weasley, se faisant rapidement adopter comme l'un des leurs. C'était un homme vivant, d'une bonne humeur et possédant une joie de vivre très communicative. Il avait toujours une histoire loufoque à raconter. Pour prouver ce point, Jordan – une de ses amies Griffondor, qui avait pour habitude de donner un surnom à toutes les personnes qu'elle rencontrait – l' avait affublé du titre de Prince de la Bonne Humeur. Oui certain surnoms étaient passablement ridicules mais Dan était plus têtue qu'un hippogriffe.
Sa fille unique Morgane était en 6e année tout comme James, mais avait été répartie à Serpentard. Elle était limite plus bavarde que son père. Enfin non, Morgane avait quelques monologues certes, mais ils servaient généralement à exprimer et faire accepter son point de vue aux autres. Morgane menait son monde à la baguette, sur 10 centimètres de talons, avec un sourire charmeur. Pour l'info, son surnom était Impératrice. Mais la jeune fille était également au courant – il n'avait jamais su comment – de toutes les petites histoires croustillantes sur les élèves de Poudlard et parfois même des plus vieux. Histoires qu'elle ne manquait jamais de faire circuler ou de leur faire partager. Généralement les plus ridicules ou les plus drôles.
Étaient donc réuni, ce soir tous les éléments pour passer une bonne soirée, non ? Eeeeeh ben non. Parce que l'ambiance de la famille Potter était merdique. Mais le merdique de compétition. Et un coup de bouquin mental sur le crâne assorti d'un « vocabulaire » et de la voix de sa cousine préférée qui argumentait à propos « d'arrêter de le frapper sur la tête parce que les neurones qui y restaient allait définitivement s'en aller ». … Il était décidément en manque s'il se créait des minis Rose et Scorpius dans sa tête et pas des gentils, des qui se moquaient de lui en plus. Comme les vrais.
….
Il avait vraiment besoin de changer d'amis.
- Alors dites moi donc mes petits Potter Junior, commença Mr. Jones pour relancer une conversation, avec un sourire taquin qui ne lui disait rien de bon – pas les petites amies s'il te plait Artémius, pas les petites amies –, comment ça se passe vos études ?
Ok c'était définitivement le pire sujet de conversation – les amours mis de côté – que l'on pouvait aborder à cette table à ce moment précis.
Que l'on soit bien clair, Albus n'avait quasiment aucun problème au niveau du travail à Poudlard, être le meilleur ami des deux meilleurs élèves de son année, tirait clairement son état « d'élève moyen un peu feignant le weekend – et la semaine » à plutôt « bon élève ». C'était un peu comme avoir deux profs particuliers rien qu'à lui … finalement il aimait bien Rose et Scorpius … sauf quand ça concernait les Potions et les critiques de son cerveau bien sûr.
James et Lily n'étaient pas non plus de mauvais élèves. Quand la matière ne les intéressait pas, ils faisaient le minimum syndical pour satisfaire les exigences parentales et puis basta.
Mais avec la semaine que la famille Potter venait de passer, Albus voulait juste éviter n'importe quel sujet qui pouvaient amener de fil en aiguille à parler des bêtises de James. Absolument tous. Même le mot « savon » était tabou en présence de ses parents, parce que James – avec Fred, Roxanne et Bobby – avait réussi cette année à rendre savonneux, donc glissant et donc mortellement blessant le sol de la Grande Salle. Peut être pas mortellement au sens strict du terme mais McGonagal n'avait pas du tout apprécié sa glissade sur le fesse de la porte à la table des professeurs. Pas. Du. Tout. Et que leur très estimable directrice faisait peur. Très, très peur. Moins peur qu'une Rose en colère mais quand même. Donc mortel si l'on espérait ne pas passer ses après-midi en retenue. Comme le quatuor l'avait été pendant 2 mois.
Lily – bénie soit sa petite sœur chérie – avait visiblement senti elle aussi qu'il fallait détourner l'attention de James avec le plus de subtilité possible – c'est-à-dire assez pour ne pas se faire pincer par le chef du Bureau des Aurors, leur père. Même si la question n' avait pas été directement posée à leur grand frère, il avait reçu ses résultats de BUSEs ce qui était un point important des études d'un sorcier. Elle prit bien vite la parole avec enthousiasme. Faux enthousiasme. Personne n'aimait l'école. À part Rose et Scorpius … Merlin il était en manque.
- Cette année je vais enfin pouvoir commencer le Soin aux Créatures Magiques ! Si tu savais à quel point je suis excitée, enfin un truc un peu moins mort !
- Tu n'aimes pas le reste des matières ? Demanda le médicomage après une gorgée de vin
- Bah Sortilège et Métamorphose, j'aime bien, maugréa-t-elle paraissant tout de même un peu sceptique, mais franchement entre l'Histoire de la Magie et le Soin aux Créatures Magiques ...
Elle fit semblant de soupeser l'intérêt des deux matières avec ses mains avant de soulever extrêmement haut la main correspondant à la matière enseignée par Hagrid, avec un petit hochement de tête convaincu qui fit les firent tous rigoler – excepté James qui après un coup de pied dans le tibia esquissa tout de même un sourire. Crispé le sourire. Avec un regard noir pour son cadet. Albus lui adressa un regard qui disait « on essaye de te sauver les fesses, t'es prié d'y mettre du tien et plus vite que ça parce que je suis actuellement très paniqué par la situation entre toi et les parents, genre vraiment paniqué et tu ne veux pas que je fasse une crise de panique ». Ou du moins qui voulait dire ça. Il ne saurait jamais si son cher grand frère avait compris la totalité du message mais il fit une grimace dégoûtée avant de glisser à Lily, sa fourchette retournant son morceau de viande :
- Tu peux mettre les Potions avec l'Histoire, Lilou
- Oh Merlin les Potions ! s'exclama la rouquine avec un désespoir théâtral
Le cadet des Potter nota que son géniteur, de sa place du côté des adultes, observait ses enfants, son attitude suintant le scepticisme. Bon visiblement, il fallait qu'ils retravaillent légèrement la subtilité, pour arriver un jour à tromper Harry Potter. Un jour, ils l'auraient.
- Chut, répliqua Morgane avec un air vaguement ennuyé, ne parlez pas de l'Enfer alors qu'on est en vacances, je tiens à préserver mon moral au top.
Albus fit doucement rouler ses épaules, cherchant à évacuer la pression. Merlin qu'il n'aimait pas ce genre de situation → WTF ?. Tout allait bien se passer, se répéta-t-il en boucle, il n'allait pas y avoir de crise familiale ce soir. Tout allait bien se passer. Il fallait juste qu'il trouve un moyen discret d'éloigner James des parents ou de trouver un sujet de conversation sans risque vers lequel se diriger. … D'accord peut être juste éloigner James alors. Ce serait amplement plus simple. Idée, une idée, il lui fallait une idée, idée, viens par là idée merveilleuse qu'on évite la catastrophe.
Sa recherche – absolument pas du tout fructueuse – d'idée fut brusquement interrompue par l'intervention de M. Jones.
- Tes BUSEs se sont si mal passées que ça James ?
…
Oh.
Bordel.
Est ce qu'il le faisait exprès ?! Vu l'air de Lily, elle aurait pu dans d'autres circonstances laisser tomber sa tête dans son assiette. Ou lancer un Chauve-Furie au médicomage – sa sœur avait parfois des réactions assez violentes. Albus se tendit brusquement, un geste qui n'échappa pas à Morgane, qui au vu de la manière dont elle les observait à tour de rôle, décortiquant la situation en essayant d'y trouver un sens.
- Eh bien, commença le futur 6e année en ôtant une poussière imaginaire de la manche de sa chemise, j'ai obtenu un Acceptable en Potions – ce qui est pour moi un exploit – et quelques Optimal et Effort Exceptionnel, donc je suis plutôt satisfait de moi.
- Tu as oublié ton Troll en Divination je crois, fit remarquer leur mère d'un ton pincé
Une illumination. Il avait besoin d'une illumination là tout de suite maintenant. Le visage de Lily pâlit légèrement quand elle jeta un regard à leur grand frère qui s'était brusquement tendu. James n'était pas quelqu'un qui s'énervait vite contrairement à la petite dernière. L'aîné des enfants Potter gardait quasiment en toutes circonstances un calme moqueur face à la colère des gens et plus généralement de leur parents. Si quelqu'un le blessait ou le mettait en colère, il ne le montrait juste pas, gardant un masque de fouteur de trouble doublé d'un séducteur. Sauf que depuis quelques semaines, son frère s'était transformé en boule de nerfs d'1m80. La veille au soir, Albus et Lily l'avaient trouvé en larmes dans sa chambre après une dispute volcanique avec leur père. Et voir James, leur roc, dans cet état leur faisait plus peur que n'importe quelle punition.
- Ce n'est pas comme si quiconque accordait une grande attention à la divination, dit-il sans la moindre once de moquerie qui aurait dû être présente dans la voix d'un James normal.
- Là n'est pas la question James, dit Harry Potter coupant l'élan de sa femme qui allait répondre, si la divination a été mise au programme des BUSEs tu dois la considérer au même titre que le reste
Albus voulait bien croire au Dieu moldu, dont parlait parfois son père où sa tante Mione, si ce dernier lui donnait une preuve de son existence. En lui donnant un miracle par exemple. Il disait ça comme ça hein. Parce qu'actuellement, son état de stress le faisait taper nerveusement ses doigts contre la table. Si Rose était là, elle lui aurait pris fermement la main pour la serrer et l'inciter au calme.
- Quel est l'intérêt d'étudier quelque chose qui intéresse 3 personnes, allez 4 peut être, au monde ? Demanda le jeune homme avec un rictus
- James pour la énième fois, la voix de Ginny monta d'un ton, on s'en moque de ça, ce n'est pas ça le problème et tu le sais parfaitement, tu-
Et le miracle vint. Sous la forme d'une superbe adolescente blonde trop bavarde et avec une fâcheuse tendance à semer des rumeurs, mais il vint. C'était l'essentiel non ?
- Et l'Histoire de la Magie alors ? Demanda soudainement Morgane d'une voix ferme coupant la chique à la journaliste sportive
Tout le monde se tourna vers la blonde qui glissa une de ses mèches soigneusement bouclées derrière son oreille d'un air innocent, complètement décontractée face au fait qu'elle venait d'intervenir dans un début de dispute. Elle regardait James dans l'attente d'une réponse. Albus, lui, était déjà en train de lister tout ce qui lui fallait pour dresser un autel à la gloire de la jeune fille dans sa chambre. À côté de sa fille, Artémius avait la tête de celui qui venait de réaliser sa boulette.
- Comment ça s'est passé pour toi ? ajouta-t-elle
James se secoua, comme se réveillant brusquement.
- J'ai eu un Effort Exceptionnel, et toi ?
- Tout pareil, rit-elle, on peut carrément remercier Théo sur ce coup pas vrai ? Parce que sans elle, on était tous un peu morts hein ! Ah lala qu'est ce que j'aime cette fille, vous auriez dû voir ça, dit-elle à l'attention des adultes, quand elle a lu le devoir de Fred après Noël et que-
Morgane raconta donc de long, en large et en travers la manière dont la camarade de maison de James avait obligé tous les Griffondors de leur année et quelques autres élèves – dont elle-même et son petit-ami Basile – à s'asseoir autour d'une table tous les samedis jusqu'au examens pour les faire réviser. Théodora était après tout la première de sa classe dans cette matière et apparemment son père occupait un poste de professeur d'Histoire dans une université sorcière aux États-Unis. Elle enchaîna avec une description extrêmement détaillée de l'expression de désespoir totale – que la Serpentarde trouvait passablement hilarante soit dit en passant – qu'avait arborée Fred à chaque séance. Sans y avoir l'air, Morgane ne laissa personne en placer une pendant quelques minutes et Albus se jura de la remercier pour son intervention.
- Et vous vous êtes laissés faire ? Demanda Ginny ayant visiblement retrouvé un certain calme. Ça m'étonne de Fred et Bobby, ils ne sont pas du genre à se faire mener par le bout du nez comme ça ?
C'était peu de le dire. Le quatuor James-Fred-Roxanne-Bobby pouvait sans problème prendre comme devise « Tes arguments ont l'air vraiment intéressants mais on en a rien à faire et on va quand même faire ce truc stupidement stupide qui pourrait nous valoir une année de retenue quotidienne ».
La seule qui arrivait un temps soit peu à les stopper dans leurs délires était Théodora. Enfin, généralement, quand ils dépassaient les bornes, elle se contentait de les fixer d'un air menaçant et James et Fred battaient très vite en retraite. Il y avait une histoire de sort jeté lors de leur 3e année et de Fred et James finissant à l'infirmerie pour la semaine. Jordan, la meilleur amie de Théodora, Bobby, Roxanne, ainsi que Morgane et Basile étaient également impliqués dans la choucroute. Choucroute bien mystérieuse puisque personne à part les témoins ne savaient réellement ce qui s'était passé, et Merlin seul savait à quel point ils avaient essayé de savoir les faits. Sans le moindre petit résultat. Quand on leur posait la question, sa cousine et son géant d'ami étaient muets comme des tombes, Théo foudroyait du regard Fred et James, qui se planquaient derrière la première surface disponible, Jordan explosait de rire au souvenir et partait câliner son amie en gloussant des « merci », Basile esquissait un sourire carnassier en leur tapotant la tête comme si ils étaient trop jeunes pour en entendre parler, et quand Morgane voulait finalement leur dire de quoi il en retournait elle se faisait engueuler vertement ( ?vertement?) par les deux guignols et finissait par leur réclamer un service pour son silence. Mystère complet.
- Disons que Théo est une adorable fille avec une patience incroyable et un cœur en or, déclara Morgane avec un immense sourire, mais que quand elle se fâche, l'école au complet est au courant.
- Et se planque, renchérit James avec une grimace qui paraissait aux yeux d'Albus un peu ... torturée
- Nan ça c'est quand Rosie est en colère, dit-il se souvenant avec précision d'une semaine l'année passée où toute âme qui croisait le chemin de la Serdaigle longeait les murs. Les seuls qui se planquent de Théodora, c'est toi et Fred, ajouta-t-il dans un chuchotement narquois
Albus manqua de se mordre la langue en retenant le cri de douleur quand James lui asséna un violent coup de pied dans le tibia. Son cher frère – qu'il commençait à regretter d'aider – eut le culot de croiser les mains sous son menton et de battre des cils d'un air innocent. Morgane essaya de cacher son ricanement dans son verre d'eau tandis que Lily gloussait. L'ambiance était calmée. Un soulagement infini l'envahit. Le jeune homme détestait les conflits plus que tout. Et les disputes familiales encore plus.
Quand il avait été réparti à Serpentard, malgré les paroles rassurantes de son père sur le quai, il n'avait jamais eu aussi peur de sa vie. Peur d'être rejeté par sa famille. Le clin d'oeil complice que lui envoya Rose quand elle se fut assise à la table des Serdaigles, l'avait calmé quelques minutes mais il n'avait pas osé regarder du côté des Griffondors de tout le repas, se forçant à discuter avec ses camarades de maison, avec Scorpius. Il ne voulait pas voir la déception ou le dégout dans les yeux de ses cousins ou pire de son frère. Mais ce jour de peur était également le jour où il avait réalisé que peu importe ce qu'il se passerait, James resterait son frère. Au moment de rejoindre leur dortoirs, le Griffondor en 2e année lui avait sauté sur le dos et au milieu d'une étreinte de fer où sa chevelure fut rudement malmenée et où il arrêta de respirer, James lui glissa à l'oreille « Si quelqu'un te fait chier mon p'tit Serpent, Fred a ses Bombabouses de prêtes, ok ? ». Un « je suis là pour toi » à la James Sirius Potter.
Alors peu importe ce qui tracassait James au point qu'il disparaisse pendant 3 jours, qu'il soit sur les nerfs au point de pleurer de rage ou de détresse. Ses cadets seraient là pour lui. Lily détournerait l'attention pendant qu'Albus trouverait une solution. Mais pour qu'il puisse trouver une vraie solution, il fallait qu'il prenne conscience l'ampleur du problème. Et y avait pas cent mille moyens de savoir. C'est pour cette raison qu'une fois les Jones partis et les enfants Potter montés à l'étage, Albus et Lily coincèrent James dans la salle de bain et verrouillèrent la porte.
- Tu nous explique ce qui se passe ? Demanda la rousse en allant s'adosser contre le panier à linge tandis qu'Albus s'asseyait contre la porte, empêchant toute retraite
James les fixa un moment sans rien dire, il passa une main dans ses cheveux bruns, les ébouriffant encore plus. Le jeune homme finit par soupirer et partit s'asseoir sur la cuvette des toilettes, couvercle rabattu. Quelques instants de silence passèrent encore, James se triturant les mains, craquant ses doigts. Il finit par sortir de sa poche un médaillon qu'Albus avait déjà vu. Au bout d'un fin cordon de cuir se balançait une espèce de grosse pièce de bronze où était gravée une espèce de rune. Il l'avait déjà vue et il était certain que ce n'était pas chez James. Oh Merlin il n'allait pas aimer ce qui allait suivre. Il le sentait gros comme une bouse de dragon.
- J'ai fait une connerie, avoua James en déglutissant difficilement, j'ai fait une énorme connerie avec Théo.
Il n'allait pas aimer. Il pouvait parier dix galions là-dessus.
- Va falloir développer ta « connerie » Jamessie, marmonna Lily
- J'ai couché avec elle, avoua-t-il abruptement
Oh.
- Et elle était pas – il déglutit difficilement – elle était pas consentante
Bordel.
Il n'aimait pas du tout.
Et il allait devoir surveiller son langage parce que Scorpius allait finir par lui briser le crâne.
… Je tiens quand à même à rappeler que cette histoire n'est pas un drame hein … au cas où vous paniqueriez légèrement
Bref. N'hésitez surtout pas une seule microseconde à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensez
Tchüss
Maki-Ariès
