Chapitre 3 : L'histoire

Il pénétra dans la salle commune des préfets. Elle était vraiment très jolie, avec des murs clairs et un sol en bois sombre, les meubles soit noirs soit blanc disposés de façon aléatoire au premier abord dans la pièce. Il se félicita encore une fois d'être préfet en chef juste pour cet appartement.

Il releva les yeux et tomba sur sa colocataire, Aliénor, qui sortait de la salle de bain, vêtue en tout et pour tout d'un soutien gorge et d'une serviette drapée autour de sa taille. Il resta bouche bée devant ce corps attirant : un ventre plat, des bras fins où perçaient une musculature fine, des seins bien formés, ronds et blancs, enserrés dans un carcan de dentelle noire qui appelaient la caresse d'une bouche, la douceur d'une morsure ou la tendresse d'une main. Puis, Drago Malefoy fut frappé par l'expression de son visage. En premier lieu, il se rendit compte qu'elle ne le voyait absolument pas, et en second, son visage était extrêmement pâle, ses lèvres pincées, un pli soucieux barrait son front et ses traits semblaient tirés par... la souffrance ?

« Lili ? »

Sa voix masculine transperça le silence de telle façon que ça en devenait dérangeant, elle parut un instant perdue, puis :

« Drago Malefoy ? Je... »

Elle fila jusqu'à sa chambre, soudainement, et il eut le temps d'apercevoir un grand croissant de lune noir dans le bas de son dos, ouvert vers le haut.

« Aliénor, c'est quoi cette marque ? Aliénor ?!? »

Il la suivit jusqu'à sa chambre et la trouva étendue en travers de son lit, le visage plongé dans son oreiller et les épaules agitées. Il s'approcha doucement d'elle et l'effleura de sa main.

« Vas t'en, ne me regardes pas comme ça, je ne suis pas ton jouet, vas t'amuser ailleurs. C'est trop tard, trop compliquer à expliquer, trop dur à supporter...., elle lança ces mots de sa voix hachées.

- Non, expliques-moi, que puis-je faire, tenta-t-il

- Tant qu'il ne sera pas six pieds sous terre, je subirai toujours ça...

- Qui ?

- Mon père », souffla Aliénor.

Elle releva son visage empreint d'un supplice intense. Elle continua :

« Il me cherche, il me cherche... »

Son corps se souleva brusquement à cause de la douleur plus aigüe et elle serra les mâchoires pour retenir ses cris. Elle fut soudain clouée au matelas et les larmes jaillirent ainsi que des gémissements. Il la prit dans ses bras et la berça de longues minutes. Quand, enfin, le tourment se calma, elle expliqua :

« Il y a des choses sur moi qu'il faut taire. Mais je ne peux pas te les cacher car les « crises » sont de plus en plus rapprochées. Albus Dumbledore a eu une fille, son unique enfant, elle s'appelait Elaine, et c'était ma mère. Grâce à elle, le sang de Godric Griffondore coule dans mes veines, c'est une malédiction. Elle fut violée par mon père, Tom Jeudusor, descendant de Salazar Serpentard. Mais il est plus connu sous le nom de Lord Voldemort et malgré ce que tout le monde pense, il lui reste une vie. Il n'a pas été détruit. Je suis l'objet d'une prophétie, à mon plus grand malheur. Il est dis que je peux faire basculer le monde d'un côté ou de l'autre de la limite du bien et du mal. »

Elle reprit sa respiration avant de continuer :

« Je dois détruire mon père, et à cause de cela, j'ai été enchaînée dans un tableau pendant 17 ans, et désormais, j'en suis sortie grâce à deux français : Jules Louve, un devin extrêmement puissant, et sa meilleure amie, Coraline Pigalaud. Ils m'ont aidé parce qu'il est le petit fils de celle qui a dicté la prophétie. Il sait ce qui va se passer.

- Et ta marque ?

- Mon père m'a marqué à mes un an, juste avant que je sois enfermée, de sorte que, dès qu'il me cherche ou que je suis suffisamment près de lui, la douleur me paralysera. C'est sa haine. »

Sous le choc, le jeune homme resta hébété. Elle continua, impitoyable :

« Désormais, je dois te demander de me promettre de ne pas divulguer ces informations, il y va de ma vie. »

Délicatement, il l'attira contre lui et son silence fut la plus vibrante promesse qu'il n'ait jamais faite.

« Restes dormir à mes côtés, je ne peux supporter d'être seule en ce moment »

Il acquiesça, et retira sa chemise et son pantalon.

« Retournes-toi, Drago, s'il te plaît »

Elle était déjà dos à lui, dégrafai son soutien gorge et rejetait la serviette qui lui ceignait la taille, dissimulant ainsi ses longues jambes fuselées. Elle était à quelques pas de lui, vêtue en tout et pour tout d'un boxer de dentelle noire, en train de la narguer, lui semblait-il, de son corps parfait. Sentant un regard brulant sur ses reins, elle se retourna. Il avait les yeux voilés par le désir et elle avança lentement vers lui...

Désolée pour le retard j'ai eu un tas d'ennui avec internet !

J'espère que ça vous plaît^^

Prochain chapitre :

Lemon, amitié grifondorienne et histoire de cœur^^