Déclaration : l'histoire originale et les persos sont à J.K Rowling
Pour le reste, j'en suis l'unique auteur
Chapitre 4 : Home sweet home
Étrange sensation que celle qui vous enveloppe et vous captive, oubliant le fracas des couvercles, le rire des bienheureux, l'échange de salive des retrouvailles et des potins.
Plus un bruit depuis que Dumbledore se soit levé de sa chaise pour contempler de sa haute stature la grande salle qui, dix minutes auparavant, accueillait pour une nouvelle année les élèves de Poudlard.
James commençait à peine à se calmer, fulminant encore contre ce De Lagrange qui l'avait privé pour le reste du voyage de sa précieuse Lily. Celle-ci s'était isolée avec lui pour mieux, selon elle, discuter librement. Puis elle était revenue seule, afin d'exercer son rôle de préfète-en-chef jusqu'à la grande salle.
Après un calme plat, McGonagall apporte sous le regard d'un public curieux le choixpeau magique, puis se recule pour se poster derrière Dumbledore.
- Jeunes gens cette année Poudlard va compter, en-dehors des premiers années, quatre nouveaux élèves en ses murs, à qui j'espère vous ferez bon accueil. Et je vous demanderai de ne pas les presser devant vos nombreuses questions qui, je le sais, ne tarderont pas à tomber. Déclare-t-il d'un air bienveillant.
Des murmures s'élevèrent de part et d'autre, excepté à la table des verts et argents qui, sous leur visage impassible, n'en demeuraient pas moins intrigués.
Les maraudeurs n'avaient qu'une hâte, voir défiler au plus vite les jeunes gnomes pour que puissent apparaître les quatre originaux.
Une fois que la dernière tête blonde soit partie rejoindre sa maison, McGonagall annonça intelligiblement :
- Lucian Douglas
Tous les regards convergèrent vers l'entrée de la salle pour voir se révéler le premier d'entre eux.
Grand, noble, marchant la tête droite jusqu'au tabouret, Lucian laissa traîner sur l'assistance entière ses yeux à la dureté métallique, accentuée par une chevelure noire coiffée à l'arrière, avant que le choixpeau ne lui soit posé.
- SERPENTARD!!
Et les membres de ladite maison crièrent leur joie et s'écartèrent d'office afin de lui faire une place.
- Sebastian Douglas
Le corps élancé et sec, de longs cheveux noirs retenus par un catogan allant de pair avec son regard, il rejoignit fièrement le siège.
- SERDAIGLE!!
Cette fois-ci, la table des rapaces acclamèrent leur nouveau membre.
- Blaise Dickens
Un jeune métis, au port aristocratique et à la marche nonchalante, pénétra à son tour dans la salle, dont ses deux billes bleues roi fascinèrent nombre de ses futurs camarades.
- SERPENTARD!!
Ses élèves frappèrent aussi fort que précédemment, satisfaits encore une fois d'agrandir leur maison de personne à l'apparence digne et à la puissance prometteuse.
- Armand De Lagrange
Les têtes rivées sur lui, il avancait sans se soucier des murmures alentours.
- Il paraît fragile aux côtés des autres.
- Chétif tu veux dire, regarde comme il est taillé, j'ai l'impression que je pourrai lui broyer les doigts rien qu'en lui serrant la main.
- C'est clair on dirait une vraie gonzesse.
S'ils savaient. Bande de crétins.
- T'es jaloux, toi avec ton allure de balourd. Ce De Lagrange me semble au contraire très raffiné, défendit hardemment une autre élève.
Et ça déblatérait de plus belle, les élèves ayant pour la plupart oublié le sens du mot discrétion.
Nos quatre gryffondors, eux, ne l'avaient pas lâché depuis son entrée ainsi que celui de ses amis hypothétiques, et attendaient vivement le verdict du choixpeau.
James et Peter pariaient qu'il finirait bien évidemment à serpentard, Sirius à serdaigle, et contre l'avis général Remus vota pour gryffondor.
Une fois De Lagrange installé, la salle entière retint son souffle pour finalement entendre :
- Gryffondor!!
La tablée entière fit une ovation à leur nouvelle recrue, sous la grimace de trois d'entre eux qui pressentaient déjà quelques bouleversements dans leurs habitudes, voire même dans leur popularité.
- Armand par-ici, s'exclama joyeusement Lily en levant un bras en signe d'approcher.
James voulu lui faire un croche-pied, mécontent de l'attention que lui accordait sa Lily. Mais Armand, en grand connaisseur de coups bas, ne fit que l'esquiver habilement avec en sa faveur un sourire des plus innocent.
Arrivé à destination, Armand s'assoie aux côtés de la jeune fille et salue humblement ses voisins, c'est-à-dire les maraudeurs.
- Bienvenue parmi nous Armand, je suis sûre que tu vas te plaire à Gryffondor! S'exprime la rouquine en lui offrant un sourire adorable.
Sourire qui ne passe pas inaperçu auprès de James, et qui confirme :
- Tout à fait de ton avis Lily, et tu peux compter sur nous pour rendre sa scolarité la plus agréable qui soit, avec un regard hypocrite destiné au jeune Armand.
Celui-ci, pas dupe pour un gallion de la menace sous-entendue, susurre :
- Mais j'en suis persuadé, d'ailleurs d'après Lily les lions sont réputés pour leur accueil chaleureux, un courage à tout épreuve et une solidarité sans limites, alors je crois ne rien craindre en étant dans cette maison, et en compagnie d'autres élèves fidèles à ces principes, précise-t-il à l'encontre des quatre animagi, le sourire de James se fanant progressivement à cette remarque.
Puis Armand se penche vers Sirius qui lui fait face:
- Ne penses-tu pas?
Mais les pensées du brun se dirigent vers une autre direction. Ce mec est doué, il comprend parfaitement la menace dissimulée de James et s'en amuse en nous la retournant, doué et foutument téméraire.
- C'est vrai, mais je préfère te mettre en garde que tous ne suivent pas obligatoirement à la lettre certains de nos principes envers les membres de notre maison, après tout nous sommes humains et donc nos sentiments peuvent parfois prendre le dessus sur les règles. Concède-t-il de manière hautaine.
Armand, sous l'œil surpris des maraudeurs, ricane de cet avertissement et répond à Lily assez fort pour que ces derniers l'entendent :
- Et bien peut-être serait-il sage que ces fauves portent une muselière, ou mieux, rajoute-t-il malicieusement à l'encontre de Sirius, qu'ils soient tenus en laisse.
Alors qu'un froid est jeté sur les quatre compères, Lily qui n'a pas compris le sens caché des mots et se fourvoyant sur l'étrange relation entre ces derniers et le nouveau, félicite la bonne volonté d'intégration du jeune homme, celui-ci se montrant charmant devant la tablée qui n'a rien perdu de l'échange.
Le reste du repas se passe dans une humeur conviviale à laquelle Armand est victime de nombreuses questions de la part principalement de curieuses. Seuls les maraudeurs se tiennent tranquilles, qui désormais ignorent le jeune homme, alors qu'en réalité ils ne perdent pas une miette de la conversation qui se joue auprès d'eux.
« Garde tes amis près de toi, et tes ennemis encore plus. »
.
- Pfffuu quelle journée, déclare Remus en s'affalant sur son lit, j'ai cru que ça ne finirait jamais.
- De quoi ? De Lagrange faisant le joli cœur auprès de ces demoiselles ou ces idiotes lui tournant autour comme si elles n'avaient jamais vu de mâles, rétorque âprement James en se jetant également sur sa couche.
- Dois-je te rappeler que Lily devrait donc logiquement faire partie des idiotes en question puisqu'elle a aussi passé la majorité du temps de la soirée en sa compagnie, lui reproche le lycanthrope.
- Non elle c'est l'exception, tu le sais. Mais pourquoi tu prends la défense de ce minable ? ET POURQUOI UN CINQUIEME LIT A ETE RAJOUTE ? Crie James au bord de l'explosion.
- Primo, je ne le défend pas, je vous rappel juste que VOUS l'avez provoqué avec vos menaces à deux noises alors ne vous plaigniez pas s'il vous renvoie sur les roses, répond Rémus en haussant le ton. Deuxio, ce lit est évidemment pour De Lagrange, si tu prenais le temps de réfléchir au lieu de me sauter à la gorge. Il est normal qu'il soit dorénavant dans notre dortoir.
Sirius qui gardait le silence n'avait pas l'intention d'en rester là, et annonça avec un sourire mauvais :
- Permet-moi de douter Lunard. Quand on voit l'engin qu'est De Lagrange, on se demande s'il ne serait pas mieux chez les filles. J'ai jamais vu un mec aussi peu viril.
- En plus Remus, tu devrais te méfier de lui, dit Peter avec un air sûr de lui, vous aussi vous avez dû remarquer que les deux nouveaux serpentards regardaient souvent dans sa direction, comme pour le surveiller.
- Et ? Questionne le garou avec une incrédulité feinte.
- Lunard, depuis quand des serpentards veillent sur un gryffondor ? Fait mine de s'horrifier James.
- Je pense simplement qu'ils se connaissaient déjà bien avant Poudlard, et le fait d'être dispersé dans une maison différente ne change rien pour eux. Objecta-t-il avec indifférence. Mais qu'est-ce que tu fais Patmol ?!
Durant la conversation, Sirius s'était glissé ni vu ni connu auprès du lit du nouveau et essayait désespéramment d'ouvrir la malle en dessous.
- Nom d'un hippogriffe, j'arrive pas à ouvrir cette fichue malle. C'est vraiment un dur à cuire ce De Lagrange. Il sort alors de sa poche un canif multifonction. Mais il ne sait pas que Sirius Black a plus d'un tour dans son sac, ajouta-t-il excité par le mauvais coup qu'il prépare.
...
- Merci, j'essayerai de m'en rappeler.
Un peu avant cela, quelque part dans une salle du château.
Deux jeunes hommes, aux couleurs des serpentards, patientaient calmement en attendant la venue des deux derniers membres de leur groupe. L'un d'entre eux jeta un assurdiato sur la porte, il est connu que les murs ont des oreilles.
Lorsqu'un gryffondor suivi d'un serdaigle firent irruption dans la salle, chacun s'installa tranquillement dans un des fauteuils, à l'origine de vieilles tables transformées pour l'occasion, et disposés en demi-cercle près d'une cheminée.
Le dénommé Lucian Douglas prit la parole en premier.
- Alors ma chère Grangie, ton intégration auprès des lionceaux n'est pas pour te déplaire, n'est-ce pas? Questionna-t-il avec une moue moqueuse, trahi par un ton protecteur quasi-imperceptible.
- Assurément Drago, je crois leur avoir causé de l'effet, énonce posément une Hermione rêveuse, peut-être trop, qui sait, maintenant ils vont chercher à en savoir plus sur nous.
- Il suffira juste de surveiller nos arrières et de faire en sorte qu'ils apprennent en temps désiré ce que nous voulons bien qu'ils sachent. Déclare avec indolence Blaise Dickens, anciennement Zabini, en faisant apparaître quatre verres et de sous sa cape une petite bouteille de gin pur-glace qu'il réservait pour la réunion.
- Un double pour moi, Blaise, indique Drago en dénouant sa cravate, puis se tournant vers elle une nouvelle fois, souhaites-tu que je resserre les bandes autour de ta poitrine ?
- Merci mais ce ne sera pas utile Drago.
- As-tu pris les précautions nécessaires pour tes affaires? lui adressa Sebastian Douglas, appelé hier encore Theodore Nott, les maraudeurs vont sûrement vouloir fouiller ta malle à la recherche d'indices sur nous, en particulier toi Hermione. Il serait ennuyeux qu'ils découvrent une cape d'invisibilité similaire à celle de James Potter ainsi qu'une carte bis des maraudeurs, ne peut-il s'empêcher d'insister sous les regards amusés des deux autres.
- Ne t'inquiète donc pas pour ça, celui qui pourra la forcer n'est pas encore né, précisa-t-elle lentement, comme s'agissant d'un sujet délicat.
- Je confirme, poursuit Blaise, puisqu'en l'occurrence Weasley sera le premier.
A l'entente du nom, le visage d'Hermione se rembrunit et elle coupe court à la discussion en buvant son gin cul sec.
- Bon je me sauve, je ne vaudrai pas faire attendre mes camarades de chambré. Vous devriez en faire autant, nous prenons les choses en main dès demain et je vous veux frais comme des gardons. Déclara-t-elle d'un ton sans réplique. Puis elle se retira avec un dernier signe de tête qu'ils lui renvoyèrent chacun.
Elle put néanmoins entendre une dernière remarque de Theo avant que la porte ne se referme complètement.
- Blaise ou l'art et la manière de mettre les pieds dans le plat.
Puis elle prit la direction de la tour de Gryffondor en s'autorisant un ou deux raccourcis, sachant les couloirs vides de tout élève.
Une fois à destination, elle monta discrètement les marches pour ne pas se faire surprendre des maraudeurs, et ouvrit avec délicatesse la porte de leur chambre, sa chambre également à partir d'aujourd'hui. Encore une idée saugrenue d'Albus. Comment voulait-il qu'elle puisse agir librement avec eux dans les pattes.
Mais Albus Dumbledore ne décidait jamais rien au hasard, raison de plus pour rester sur ses gardes.
Albus, tes bonbons au citron, tu pourras te les gober tout seul la prochaine fois.
Quelle ne fut pas son plaisir d'entendre parler d'elle, ou de lui, du pareil au même puisqu'Hermione et Armand ne faisaient qu'un. Aucun des garçons ne s'était aperçu de sa présence, une fière habitude qu'elle avait entretenu depuis la guerre et qui l'avait sauvegardé de nombreuses fois.
- En plus Lunard, tu devrais te méfier de lui, vous aussi vous avez dû remarquer que les deux nouveaux serpentards regardaient souvent dans sa direction, comme pour le surveiller. Tiens ce rat infect sait se servir de ses yeux, bon à savoir.
- Et ?
- Lunard, depuis quand des serpentards veillent sur un gryffondor ?
- Je pense simplement qu'ils se connaissaient déjà bien avant Poudlard, et le fait d'être dispersé dans une maison différente ne change rien pour eux. Mais qu'est-ce que tu fais Patmol?!
Bien vu Theo, mais Sirius n'est pas Ron.
- Nom d'un hippogriffe, j'arrive pas à ouvrir cette fichue malle. C'est vraiment un dur à cuire ce De Lagrange. Mais il ne sait pas que Sirius Black a plus d'un tour dans son sac.
...
- Merci, j'essayerai de m'en rappeler, prononce-t-elle d'une voix parfaitement audible. Mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que tu me sois agréable dès ce soir Potter, dit-elle à son encontre en référence à sa menace lors du dîner. Maintenant Black, reprit-elle plus durement, je te conseil fortement de déguerpir de mon espace.
Sirius se releva donc et avança lentement, le corps tendu tel un animal près à l'attaque vers Armand. Il s'arrêta seulement à quelques centimètres de son corps, le dépassant largement par sa taille, le visage baissé sur celui du nouveau pour l'intimider.
Nullement impressionné, un sourire insolent glisse sur les lèvres d'Hermione qui n'est certainement pas décidée à reculer d'un demi-pas, et lève la tête en réponse muette du rapport de force de Sirius.
Encore une fois, téméraire De Lagrange, peu savent me faire front. Cette année risque de se révéler intéressante, et compte sur moi pour te pousser à bout.
Savait-il seulement dans quoi il s'embarquait.
Plus il l'observait, plus une sensation étrange voire malsaine prenait place en lui. Et ça le dérangeait. Faisant abstraction du trouble, il ne bougea pas et enfonça ses prunelles noires dans celles noisettes d'Armand. Il ne scille même pas.
Remus, dont son instinct de lycan lui dictait d'intervenir, les interrompit brusquement.
- C'est bon Sirius! Pas le peine d'essayer de l'effrayer, tu vois bien que ça ne marche pas. Et je te félicite De Lagrange, à part quelques serpentards, rares sont ceux qui lui résistent, expliqua-t-il ravie, sous l'air exagérément outré de Sirius qui ne comprenait pas l'obstination de Remus à vouloir le défendre.
- Armand.
- Pardon ?
- Armand, c'est mon prénom. Continua-t-il simplement.
- Alors appelle-moi Remus, lui proposa-t-il en lui tendant la main devant ses amis totalement ébahis, qu'Hermione serra avec gratitude. Remus au même moment avait eu un infime tremblement, mais passa outre.
Dommage pour lui, tant mieux pour elle, car les sens accrus d'un loup-garou trompent rarement quant à la véritable nature d'un individu.
Peter, qui ne savait plus sur quel pied danser, proposa qu'ils aillent tous se coucher sous les grognements de James et Sirius, les cours débutant le lendemain.
Au moment de fermer les yeux, quatre jeunes gens situés dans des endroits distincts murmurèrent une même prière : « Demain est un autre jour ».
Voilà un nouveau chapitre de fait, je respire enfin, jusqu'au prochain^^.
Les motivations des trois autres voyageurs temporels apparaîtront progressivement, au fur et à mesure des chapitres.
Merci pour vos reviews, dont je prend toujours plaisir à recevoir et à répondre.
Dans le prochain chapitre : les maraudeurs vont en baver^^
A bientôt ;)
