Bonjour, ou bonsoir!

Comme vous l'avez remarqué, nous sommes samedi aujourd'hui, et je poste ce chapitre, respectant ma promesse! C'est un chapitre qui amorce beaucoup de choses dans l'intrigue, et j'avais très hâte de le publier, notamment parce qu'un nouveau personnage important que j'adore (et à qui j'espère rendre justice) est révélé, mais je dois avouer avoir eu de la misère à le compléter, sur le plan de la motivation notamment. Je reçois nombre de mails qui m'informent que telle ou telle personne m'ajoute dans ses alertes pour savoir quand un chapitre sort, ce qui veut dire que vous les attendez surement, ces chapitres! Ce genre d'encouragements fait chaud au cœur, mais je n'ai malheureusement aucune idée de ce que 95% de mes abonnés pensent de l'histoire, alors gardez en tête que les commentaires sont toujours les bienvenus, en bien ou en mal!

Pour votre peine, je réponds au reviews!

À ronald92, Maximilien et benji251, merci! Vos encouragements sont appréciés.

Pour Klaude, je crois que tu vas devoir attendre pour le Dumby manipulateur, je ne l'envisonne pas vraiment comme ça pour ma fic, en espérant que tu ne sois pas trop déçu!

Pour cathy, je dois avouer avoir été mort de rire moi aussi en imaginant Harry en tartan, et je suis aussi anxieux que toi de savoir comment la rencontre va se dérouler! (et j'écris l'histoire, donc c'est peu dire…)

Merci pour vos encouragements, et bonne lecture!

PS : Signalez-moi si vous prenez la peine de lire les commentaires de l'auteur et les réponses au reviews, s'il vous plait. Si ce n'est pas le cas, j'y mettrai fin, mais je trouverais ça assez dommage!

Chapitre 3: Des réunions plus ou moins courtoises

Les dernières semaines s'étaient déroulées à vitesse de reptation d'escargot, et c'était peu dire. Harry avait eu le temps de se morfondre dans l'immobilité du train de sa vie, de faire quelques expériences plus ou moins concluantes avec la magie (il n'avait pas pu espionner Dumbledore, mais réussissait à garder le contact avec quelques uns de ses amis proches, même si ceux-ci ne le savaient pas. Il n'avait pas essayé de revoir Sirius.), de se morfondre, de courir un peu dans le parc pour se garder en forme, de se morfondre, de lire, manger et utiliser tous ces cadeaux d'anniversaire, de se morfondre, de lire le livre sur les traditions écossaises, de se morfondre encore un peu…

Aujourd'hui, cependant, était un jour différent des autres! Aujourd'hui, nous étions le dernier samedi avant la rentrée à Poudlard! L'été avait été incroyablement long, et il n'avait pas pu quitter cette maison de malheur, même si à présent il comprenait pourquoi. Il avait correspondu avec l'ordre et ses amis de manière assidue, donnant un peu de travail à sa chouette qui semblait apprécier son importance toute nouvelle. Cette correspondance l'avait aidé à faire passer le temps, maintenant que les corvées que lui donnaient son oncle et sa tante se résumaient à la préparation du petit déjeuner.

Quelques mois seulement après la mort du seul homme qu'il ait considéré comme de la famille, son moral était encore fragile, mais il allait un peu mieux. Bien sur, il valait mieux ne pas mentionner le nom de Sirius devant lui, mais il survivrait. Le deuil n'avait pas été facile à faire, mais Harry était jeune, occupé et chargé d'une mission de première importance. Il pleurerait les morts une autre fois…

Les pensées d'Harry étaient cependant assez loin de Sirius à cet instant là. Il se leva de son lit, fit une toilette rapide dans la salle de bain, et descendit préparer le déjeuner dans la cuisine. Une fois celui-ci servi, il remonta dans sa chambre… et attendit.

Dumbledore ne venait que le chercher vers midi, comme convenu. Toute à son excitation de sortir de la maison, Harry n'avait pas pensé à ce petit détail. Que faire maintenant? Il ne pouvait pas vraiment s'habiller en tenue d'occasion dès maintenant, il lui restait un bon quatre heures d'attente! Soupirant, Harry repartir en quête d'une occupation nouvelle. Il avait hâte d'y être, à cette « réunion courtoise ».

Sa réflexion dans le miroir n'était pas aussi effarante qu'il ne l'aurait d'abord cru. Les chausses hautes lui donnaient une impression un peu étrange, et la chemise était tout juste classique, rien de nouveau. Le sporran, petit sac qu'il portant à la ceinture, devant lui, était un poids qu'il n'était pas habitué à transporter, mais il s'y ferait. Non, le plus étrange… le plus étrange, c'était le vert.

Le tartan des McLaren voyait y prédominer cette couleur, et même si elle ne s'accordait pas mal avec lui, elle lui donnait un air quelque peu… serpentardesque! Il portait présentement le kilt aux couleurs qui faisaient tiquer son œil, et tentait vainement de savoir comment ajuster son écharpe en tartan, la triturant un peu, tirant dessus, jamais satisfait.

C'est ainsi, se regardant dans le miroir avec une moue dubitative, qu'Harry entendit sonner à la porte d'entrée. Il entendit son oncle maugréer et se diriger d'un pas lourd et résonnant vers ladite porte. Il n'entendit pas ce qui se dit entre son oncle et le visiteur, mais le ton monta rapidement (du coté de son oncle), qui appela bientôt :

« POTTER, DESCEND ICI TOUT DE SUITE! »

Harry, malgré son accoutrement(en espérant que ce soit son professeur venu le chercher, parce que sinon, il aurait quand même l'air fou, mine de rien), sortit de sa chambre et descendit les marches. Il stoppa net devant la vue qui s'offrait à lui, et qui avait semblé choquer l'oncle Vernon, qui à la vue de son neveu grommela de nouveau quelque chose dans sa moustache et se dirigea d'un pas rapide vers le salon.

Dumbledore, dans les même couleurs tirant sur le vert que lui-même, en chausses hautes et kilt écossais (on pouvait voir vaguement entre les deux le plan du métro de Londres lorsqu'il marchait, d'ailleurs), le regardait avec une joie non dissimulée. Il semblait d'excellente humeur, et elle semblait être contagieuse. Harry se prit à sourire lui aussi, et pas de gêne comme il l'aurait cru.

« Parfait Harry, l'image crachée de ton père dans le même habit! »

Harry sourit de plus belle, flatté par le compliment, lui qui avait eu peur d'être ridicule, et rendit le salut à son directeur.

« Il va falloir prendre le magicobus j'en ai bien peur : Fumseck s'est incinéré pas plus tard que hier. Il lui faudra encore au moins une semaine avant de revenir à un niveau de puissance suffisant à la transportation. »

Harry grimaça : il n'avait aucunement envie que les voisins le voient avec un vieillard, tous deux habillés d'une manière aussi atypique dans ce coin de pays. Heureusement, il faisait encore mauvais dehors, et personne ne sortit le bout de son nez dehors dans le court trajet qui les séparaient du bord du trottoir. Dumbledore leva sa baguette dans les airs et dans une détonation assourdissante, le bus mauve magique de trois étages se tenait devant eux.

Deux billets payés plus tard, plusieurs manœuvres hasardeuses (Harry se félicitait de ne pas avoir déjeuné, sachant qu'il y avait un buffet à Pré-au-lard) de la part d'Ernie, le conducteur, et après quelques clients « satisfaits », ils freinaient brusquement une dernière fois et étaient libres de descendre de la machine infernale.

La vue qu'offrait la place publique du village bordant son école laissa Harry sans voix. Partout autour de lui, c'était les couleurs variées des tartans colorés et les éclats de voix sonores qui prédominaient. Le mauvais temps semblait avoir disparu comme par magie (peut-être étais-ce le cas?) et l'espèce de tente géante qui était dressée sur la place semblait avoir pour fonction de protéger du soleil plutôt que de la pluie.

Il était une heure de l'après-midi et le soleil tapait fort en écosse. Harry et le directeur allèrent donc se réfugier sous la grande toile blanche qui leur faisait une ombre dont la fraîcheur était bienvenue. Le vieil homme serra plusieurs mains et fit des présentations. Harry fit de même, même si son nom était connu de tous. Les gens ne semblèrent pas le dévisager autant qu'il ne l'aurait pensé dans un évènement social, mais il n'allait surement pas s'en plaindre. Pour un après-midi, il pouvait être Harry, descendant lointain des McLaren, et c'était tout.

Il resta avec Dumbledore pendant un moment, rencontrant des gens très intéressants aux noms qui ne lui restèrent pas dans la tête. Le nouveau professeur de défense contre les forces du mal lui fut présenté en la personne d'Angus Campbell, un homme assez grand et bien bâti à la chevelure qui commençait à se faire rare. Il avait l'air strict et semblait ne pas trop apprécier le jeune homme, mais cette impression passa rapidement, Dumbledore l'emmenant à présent dans un autre coin de la bâtisse improvisée.

« Ha! Rory! Je voulais te présenter le jeune Monsieur Potter! Harry, voici Rory McGregor, organisateur et maître de cérémonie de cet évènement. C'est aussi le… »

Le directeur fut brutalement interrompu par une voix venant de derrière eux.

« Père! Les McAlpin sont arrivés, ils veulent vous parler. »

Harry connaissait cette voix! Ça expliquerait pourquoi le nom des McGregor lui disait quelque chose. Il se retourna et croisa le regard de bronze d'une jeune fille à peine moins âgée que lui, dans l'année de Ginny à Poudlard si sa mémoire lui servait bien, à Serpentard. Elle le fixait aussi, probablement surprise de le trouver là. Le duel de regards entre membres des maisons adverses fut brisé par le père de la jeune fille, qui voulut les présenter.

« Harry, je te présente ma fille, Ellen, même si je crois que vos chemins ont du se croiser à quelques reprises…. Désolé de ne pas pouvoir rester un peu plus longtemps, mais le vieux McAlpin n'est pas du genre à patienter. » Dit-il en serrant la main du jeune homme, suite à quoi il s'éclipsa rapidement.

Harry ressentait une impression distincte de malaise. McGregor semblait le fixer avec un air condescendant, digne de la Serpentard qu'elle était. Pour ne pas se laisser intimider par le regard couleur de bronze qui le fixait d'une manière détachée déconcertante, il prit un air nonchalant et lui rendit son regard peu amène. Au bout d'un moment d'inconfort camouflé, il se décida à briser le silence.

« McGregor », dit-il simplement, en guise de salutations.

« Potter », répondit-elle de même, sur le ton le plus impersonnel qu'il ait entendu depuis des lustres.

Puis, elle sembla ne plus y tenir et sa langue (de vipère, pensa Harry) fourcha.

« Hé bien Potter, on embrasse le serpentard qui sommeille en nous? », piqua-t-elle avec un sourire moqueur sur ses lèvres fines. Elle aurait pu avoir un air taquin ou provocateur si la pique n'avait pas été lancée sur un air aussi sarcastique et tranchant.

Seulement à ce moment la Harry remarqua quelque chose qu'il avait omis de voir auparavant : Si lui-même était habillé aux couleurs de la maison ennemie, McGregor était mal placée pour parler! En effet, elle était habillée de ce qu'Harry se rappelait, si sa mémoire du livre que lui avait donné Dumbledore était bonne, être un costume d'Aboyne, vêtements traditionnels réservés aux femmes. Un chemisier blanc avec corselet de velours brodé était orné d'un plaid jeté sur l'épaule, une jupe en tartan complétant le tout. Que le costume lui aille plutôt bien (Harry devait bien l'avouer, même s'il était hors de question de le lui dire) n'était pas le point : l'important était que le tartan de la famille McGregor était ROUGE gryffondor! Orné de la broche du lion rampant, rien de moins! Il fut pris d'une irrépressible envie de rire, mais se contenta de répondre avec autant d'hautaineté d'elle :

« Je crois que tu es assez mal placée pour parler McGregor, les couleurs et le symbole que tu portes rendraient Godric fier… », Dit-il fier de sa répartie. Cependant, elle sembla ne même pas s'apercevoir qu'il avait répondu et sourit de plus belle d'un air supérieur qui commençait sérieusement à taper sur les nerfs du jeune homme. La jeune fille se prenait décidément pour une autre, et rien ne semblait l'affecter. Soit, il ne lui ferait pas grâce de sa présence plus longtemps, si elle continuait à en faire fi ainsi. Lui qui n'avait tenté que d'être poli, non mais sérieusement!

Dumbledore, qui avait assisté à la petite conversation et semblait en rire dans sa cape, mit sa main sur l'épaule d'Harry et le conduisit vers un autre groupe qui parlait dans un coin près du buffet ou tous se servaient. Le vieux directeur adressa la parole à la jeune McGregor en s'éloignant :

« Je suis heureux de vous revoir ici Miss McGregor, et j'ai hâte d'assister aux chants et danses plus tard, votre mère ne dit que du bien au sujet de vos talents dans ces domaines! »

L'éloge sembla faire rosir très légèrement la peau du visage de la jeune fille, mais aussitôt Harry le pensa-t-il que cela lui passa, et il crut que c'était un effet de son imagination. Ne s'attardant pas auprès de la jeune fille dont le comportement lui était franchement désagréable, il suivit son directeur et s'amusa, parla et mangea avec toutes sortes de gens pendant les heures qui suivirent.

Le soir était tombé, la température encore douce par-dessus le petit village. Tout le monde s'était entassé sous l'estrade ou trônait à présent une estrade faite de bois. La voix du patriarche McGregor tonna sous le chapiteau, forte et claire :

« Bonsoir à tous! J'espère que vous vous êtes tous amusés cet après-midi. Je voulais vous remercier d'être venus en si grand nombre, tous autant que vous êtes. Mais ne vous laissez pas distraire par mon petit discours, que je ferai bref. Au programme : Des chants, de la musique et des danses. Cette année, j'ai l'honneur de vous présenter ma propre fille qui a été choisie pour la chanson d'ouverture. Viens ici Ellie, s'il-te-plait! »

La jeune fille monta sur l'estrade par le coté, visiblement très peu gênée par les cris d'encouragement enthousiastes qui fusaient dans la salle. À peine salua-t-elle son auditoire d'un mouvement discret et sec de la tête. Quel pavoisement, tout de même, ne put s'empêcher de penser Harry. Surement n'avait-il lui-même jamais réagi comme cela sous l'attention démesurée qui lui avait été donnée à quelques occasions dans sa courte vie. Une petite leçon d'humilité ne ferait pas de mal à la serpentard, mais après tout, ils étaient réputés pour ignorer la signification du terme…

Harry sortit de ses pensées pour river son attention sur la jeune fille, à présent seule sur l'estrade, enchantée avec un sortilège de sonorité accrue pour quiconque se trouvait sur elle, pour les besoins du spectacle.

La jeune cinquième année (en tout cas, qui allait entrer en 5ème année) s'éclaircit discrètement la gorge et prit une inspiration profonde. Mais au lieu de sa voix, on en entendit une autre, paniquée, venue de l'extérieur de la grande tente.

« MANGEMORTS! »

Puis, les multiples entrées de la tente furent investies par des hommes et des femmes encagoulés, baguettes à la main, qui lançaient des sorts de toutes les couleurs, mais plus souvent verts, sur les gens immobiles et entassés.

Harry ne fit ni une ni deux, et tira sa baguette de son Sporran, son kilt n'ayant pas de poches pouvant la contenir. Il savait qu'il n'avait techniquement pas le droit de faire de la magie en dehors de l'année scolaire, mais le Directeur était avec lui, et il s'agissait d'une situation de vie ou de mort, le ministère comprendrait.

En parlant du directeur, celui-ci avait de même tiré sa baguette, comme plusieurs personnes dans la salle, et était passé devant Harry, que les mangemorts avaient vu. Quatre d'entre eux lancèrent des sorts sur lui, donc deux sorts de mort, et le vieil homme prouva encore une fois sa ressource en érigeant devant lui un pilier de roche sorti de la terre elle-même. La pierre explosa et envoya des fragments partout autour, causant une certaine confusion. Le puissant sorcier ne laissa pas le calme s'installer et fit mine de fouetter ses quatre adversaires avec sa baguette. Les pauvres sorciers qui n'avaient décidément aucune chance tombèrent au sol, assommés pour leur peine.

Partout autour d'eux, la bataille faisait rage. Des sortilèges, charmes et enchantements de tous genres fusaient pour attaquer, protéger ou abuser les sens. Dumbledore ligota deux hommes ensembles et en endormit un autre sur place, rééquilibrant les forces qui semblaient auparavant à l'avantage de l'ennemi. Harry était très impressionné par tant de magie déployée pour battre de multiples adversaires, et ne remarqua que du coin de l'œil un mangemort qui visait le dos du vieil homme qui faisait un carnage dans leurs rangs.

« Avada… » Semblait-il être en train de dire. Le cerveau d'Harry sortit de son inactivité causée par la surprise et il fit la première chose qui lui passa par la tête : Comme au ralenti, son sort d'expulsion frappa la table, fort, très fort. Cette dernière fut projetée sur l'homme qui terminait son incantation. L'éclair vert de magie noire frappa le bois qui prit feu, mais continua sa route, trop rapide pour s'arrêter, pour frapper rudement l'homme qui avait précédemment en joue son mentor.

Harry était choqué par ce qu'il venait de faire. L'homme s'en sortirait surement, probablement juste assommer pour son compte, mais la violence employée avait peut-être été excessive : un simple sort de silence aurait suffit. Tant pis pour lui, il avait fait ce qu'il devait faire, et le sourire en coin du vieil homme le confortait dans son opinion.

L'attaque surprise, même si elle avait fait tomber beaucoup de victimes au début, avait pris un tout autre tournant à présent, le directeur de la prestigieuse école ayant éliminé à lui seul la majeure partie des forces adverses. Les mangemorts, voyant cela, semblèrent changer de plan brusquement. Ils visèrent non pas les gens, mais la structure du bâtiment improvisé sous lequel ils se tenaient. Les poutres craquèrent, le bois brula, et la tente s'affaissa sur eux tous dans un bruit d'enfer. Les mangemorts transplanèrent, laissant leurs blessés en arrière.

Harry courut vers la sortie qu'il croyait la plus proche, à droite de l'estrade qui n'en était plus vraiment une. Quelque chose capta son attention à sa gauche : la jeune McGregor, visiblement sous un sortilège quelconque qui réduisait sa vitesse, rampait à moitié vers la sortie. La toile au dessus d'eux craqua sous le trop plein de pression des lourdes poutres qui s'abattaient, et celle qui était derrière l'estrade tomba.

Harry réagit encore une fois par instinct. Surement Hermione aurait-elle parlé de « propension à sauver les gens », mais c'est sans réfléchir qu'il la poussa hors du chemin de la poutre et de l'estrade qui s'écroulaient. Il ressentit une douleur atroce dans toute sa jambe droite, comme un doloris qui n'aurait ciblé que cette partie de son corps, et perdit sa baguette. Dos au sol, le visage vers le plafond déchiré de la tente, il pouvait voir les débris qui tomberaient sur lui dans les prochaines secondes, l'ensevelissant pour de bon sous les décombres.

Dans un spasme de douleur, il tourna la tête vers la gauche. La dernière chose qu'il vit fut l'air hébété sur son visage, et la peur. Ainsi, la miss pouvait ressentir autre chose que du mépris, pensa-t-il avec une certaine dose de satisfaction.

Puis les débris tombèrent, et la douleur cessa. Il faisait noir.