Je sais, je sais j'ai du retaard... Mais j'ai récemment eu un coup de cœur pour Mentalist, cette série est vraiment génial et… Ouais, enfin, vous vous en fichez x)
Donc voilà le nouveau chapitre de WayOfLife, en espérant qu'il vous plaira.
Bonne lecture =)
CHAPITRE 4 Bleed It Out
-Camille ! Ou sont les serviettes ?
-Dans le placard, …
Mais la voix étouffée du coroner ne leur parvint plus, masquée par les rires de Parker et la conversation de Brennan et Michelle. L'anthropologue avait parlé pour la première fois avec la fille de Cam' environ deux semaines avant le dîner de l'équipe, et depuis, elles s'appréciaient et ne rataient pas une occasion de se parler. Michelle se révélait être une adolescente très vive d'esprit et Brennan aimait sa façon de réfléchir. Camille arriva dans son salon et ne pu réprimer un sourire ; Parker riait sur les genoux de son père qui se trouvait à côté de Brennan sur la causeuse, alors que Michelle était assise sur le tapis en face d'elle, s'adossant à la table basse, les jambes croisées. Quel beau portrait ils faisaient… Booth et Parker habitaient chez elle depuis que le corps de Miller avait été trouvé, Seeley trouvant que son appartement laissait trop d'opportunités à un éventuel tueur et puis, elle aimait avoir sa maison remplie de monde. Le Dr Brennan s'était jointe à eux pour la soirée, à la plus grande joie de Michelle. Cela avait profondément étonné Camille que sa fille apprécie Brennan, elle qui était si terre-à-terre alors que Michelle vivait plutôt au dessus du sol, sans pour autant trop s'en éloigner. Mais leurs conversations étaient toujours très sérieuses et Michelle en sortait toujours des étoiles plein les yeux, des promesses de futurs dans la tête.
-A table ! les prévint Camille lorsque le bip du four lui parvint aux oreilles
Parker fut le premier assis, tenant dans une main sa fourchette et dans l'autre son couteau, le sourire jusqu'aux oreilles. Booth s'assit à côté de lui, lui ébouriffant les cheveux au passage. Brennan ne pu masquer son sourire en voyant cette scène, Booth aimait réellement son fils, personne ne pouvait en douter. Comment peut-il encore se demander s'il est un bon père ? Michelle alla aider Camille à porter la salade et les légumes. Lorsque tout le monde fut installé, la conversation débuta d'elle-même. Brennan, à la gauche de Booth et à la droite de Michelle, continua la discussion qu'elle entretenait avec la jeune fille quelques minutes plus tôt. Camille parlait avec Booth et Parker du séjour de ce dernier chez son père. Tout le repas se déroula bien, chacun plaisantant, racontant une anecdote ou un souvenir. Quand la dernière miette de tarte aux pommes fut avalée, Brennan aida Camille à faire la vaisselle, alors que Michelle accompagnait Parker se laver les dents.
Booth se laissa mollement tomber dans le canapé, complètement épuisé. Cette affaire le tracassait… Tout semblait signifier que ce corps était un avertissement. L'homme travaillait depuis plus de six mois à l'école de Parker et la terre du jardin de Rebecca dans sa bouche… Comme pour me dire qu'il sait tout, qu'il peut m'atteindre comme il le veut, pensa l'ex sniper en passant ses bras derrière sa tête en lâchant un soupir, lui qui pensait avoir vécu le pire avec son opération du cerveau, il se trompait fortement. Il ferma les yeux pour essayer de se concentrer, ou du moins, de penser à autre chose. Mais cette affaire l'obsédait. Il avait peur de ne pas réussir à arrêter le coupable parce que son esprit lui jouait des tours… Quelque chose semblait lui échapper, quelque chose de primordial. Mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus… Il ouvrit brusquement les yeux en sentant le canapé s'affaisser à côté de lui mais se détendit lorsqu'il se rendit compte que ce n'était que Brennan. Elle se passa une main dans les cheveux en fermant les yeux, l'air exténuée.
-Ca va Bones ?
-Oui, oui, mais ce dîner m'a épuisée !
-Sans oublier cette enquête, ajouta Booth malgré lui.
Brennan se retourna et le dévisagea, elle avait senti le ton que Booth avait employé, et en le regardant bien elle remarqua sa petite ride entre les deux yeux. Il était inquiet.
-Booth, commença t'elle, il ne faut pas vous inquiéter, Parker est en sécurité ici, et je suis sûre que nous trouverons rapidement qui à tué Miller…
-Ce n'est pas ça Bones, réplica t'il, j'ai l'impression… Enfin, qu'il y a un conflit dans ma tête, comme si quelque part, la solution de cette affaire était évidente mais que… Qu'une partie de moi ne la connaissait pas, alors que l'autre…
Il laissa sa phrase en suspens mais Brennan avait très bien comprit de quoi parlait son collègue. Elle prit une grande inspiration, elle n'était pas douée pour la psychologie, mais elle savait que ce qu'elle allait dire risquait de toucher son collègue et d'être important pour lui, pour retrouver sa confiance passée, elle devait donc choisir ses mots.
-Booth, vous vous rappelez, quand vous vous êtes réveillé après votre opération ?
-Et que je ne me rappelais plus de vous… ? Oui.
-Vous savez qui je suis ?
-Bien sur, répondit Booth, en fronçant les sourcils, ne comprenant pas ou voulait en venir sa collègue.
-Vous savez ou est le Jefferson ?
-Oui, mais-…
-Vous savez tirer avec une arme, vous savez conduire votre voiture…
-Oui, mais Bones !
-Ce que j'essaye de vous dire, reprit l'anthropologue, c'est que vous êtes Seeley Booth. Et que vous n'avez pas changé suite à cette opération. Vous êtes toujours le même, mais il faut que vous vous laissiez le temps.
-Le temps, nous ne l'avons pas Bones.
-Bien sur que si. Une fois que ce tueur aura été arrêté, et il le sera, croyez-moi, une autre affaire prendra le relai et une autre, et encore une autre. Vous douterez peut-être encore mais pas moi. Je sais qui vous êtes, Booth, et je sais ce que vous valez. Vous arrêterez cet assassin, je le sais. Comme d'habitude.
Booth fixa Brennan, un peu ébranlé.
-Vous savez que j'ai raison, ajouta t'elle.
Il ne répondit pas. Avait-elle raison ? Etait-il capable de retourner à ses enquêtes avec une partie du cerveau qui lui faisait ressentir de fausses choses ? Qui risquait de les précipiter dans le mur, Brennan et lui ? Il ne savait pas quoi penser, et c'était justement ça qui l'effrayait. Avant, il aurait réussi à surmonter la boule d'angoisse qui nouait son estomac, il serait allé au-delà de ce stupide malaise qu'il ressentait devant chaque décision à prendre. Mais maintenant, il n'y arrivait pas. Il fut tiré de ses pensées par la sonnerie de son téléphone. Il répondit, mécaniquement.
-Booth.
Son visage se figea au fur et à mesure de la conversation. Brennan se redressa dans la causeuse et attendit que l'agent raccroche.
-Booth… ? demanda t'elle
-Un nouveau corps. Trouvé non loin de l'Institut.
[…]
-Femme, la quarantaine… Je dirais que, selon sa structure faciale, elle devait être asiatique…
Wendel enfila rapidement sa blouse et se précipita aux côtés du Dr Brennan, sachant qu'elle détestait faire les premières constatations sans son élève.
-Que pouvez-vous nous dire ? demanda Camille qui était rentrée au Jefferson un peu après Booth et Brennan pour avoir attendu un agent du FBI qui devait venir pour veiller sur Parker.
-La victime semble avoir été tué d'une balle dans la tempe, déclara Wendel, et… Elle a de la terre introduite dans la trachée.
-Hodgins ! appela Cam' en le voyant accourir vers la passerelle, Maeva se tenant derrière lui.
Le pathologiste grimpa rapidement les marches et attrapa le bocal que lui tendait Wendel, se hâtant vers sa salle pour pouvoir faire les analyses nécessaires. Il manqua de foncer dans Angela qui arrivait, une feuille à la main. Elle l'a tendit à Brennan qui remarqua au passage les cernes de son amie et son teint pâle… Il fallait qu'elle trouve un moment pour lui parler au milieu de cette affaire, la santé d'Angela en dépendait vraiment.
-Merci Ange'…
Elle jeta un coup d'œil sur le dessin et l'abandonna rapidement aux mains de son coéquipier, retournant vers le corps en décomposition. Wendel avait terminé les divers prélèvements et elle se pencha vers le cadavre. Camille enfila une paire de gants en latex, s'apprêtant à rejoindre Brennan et la stagiaire quand le portrait d'Angela l'interpella. Elle se précipita sur Booth et lui arracha la feuille des mains.
-C'est pas vrai…
-Quoi ? demandèrent en même temps Booth et Brennan
-C'est Mlle Collins, le professeur de grec de Michelle…
[…]
-Vous êtes sûr ? Merci Mr Fernandez.
Booth raccrocha et se retourna vers les fouines.
-Le gardien du cimetière à été vérifier l'état des lieux.
-Et… ?
-Il a bien remarqué que la tombe du père de Michelle avait été vandalisée ; enfin, de la terre a été prélevée autour de l'emplacement de la tombe… Fernandez nous envoi un échantillon.
-D'après le taux de pourriture dans le sol, la terre trouvée dans la gorge de Jennifer Collins se trouvait à proximité d'un ou plusieurs corps en décomposition, un cimetière serait l'endroit idéal pour trouver ce taux, expliqua brièvement Hodgins.
-Donc, il s'agit d'un tueur en série, se hasarda Booth
-Pas de conclusions hâtives, le réprimanda Brennan en roulant des yeux, Sweets arrive dans une demi-heure, il a eu un problème avec sa voiture…
L'ex-snipper soupira et lâcha une réplique acerbe à propos du psychologue. Camille raccrocha son mobile et revint vers l'équipe.
-Seeley… Je suis désolée mais…
-Cam', tu peux rentrer…
-Merci.
Et le coroner fila vers la sortie, en se retenant de courir et en se tordant les mains. Booth la regarda partir et soupira. Il comprenait l'angoisse qui devait tordre l'estomac du légiste, l'angoisse maternelle, l'angoisse d'un parent. L'agent sursauta en sentant une main se poser sur son épaule, mais il se détendit aussitôt sous la pression qu'exerçait cette main.
-Booth…
Il posa sa main sur celle de Brennan et répondit à sa pression. Seul le bruit que faisait Hodgins en pianotant sur son clavier rompait le silence. La tension semblait redescendre, peu à peu, l'angoisse de se sentir épiés, observés les quittait un par un. Booth se retourna et esquissa un sourire.
-Booth, répéta Brennan, ne le lâchant pas du regard
-Ca va Bones, ça va… Je me disais juste que… Enfin, je sais ce que ressent Cam'… Bones, nous sommes traqués, le but de cette personne est de nous faire peur, de nous faire nous sentir épiés… Le premier corps avait un double rapport avec mon fils, avec son école et avec la terre de chez Rebecca… Et maintenant, la prof' de grec de Michelle, avec dans la gorge de la terre provenant du cimetière ou se repose son père… Mais ce que je ne comprends pas, c'est cette terre… Ce tueur semble nous envoyer un message, le problème, c'est que, tant que nous ne l'interprèterons pas, il continuera à tuer en se rapprochant toujours un peu plus de nos familles.
[…]
Angela resta un moment assise dans son bureau, immobile, fixant l'écran de son ordinateur. Elle s'était faite à l'idée de voir Hodgins avec Maeva… En plus, elle devait l'avouer, la jeune femme était adorable. A chaque fois qu'elles se croisaient, Maeva lui adressait un sourire, pas un sourire de pétasse, un sourire franc, un peu timide, aimable… Elle était gentille. Et c'était ça qui peinait le plus Angela ; Hodgins avait trouvé une femme merveilleuse, avec qui il pourrait passer une vie superbe… Sauf que cette fille, ce n'était pas elle. Elle avait raté sa chance, elle était partie, elle l'avait abandonné. A ses dépens. Elle soupira et attrapa son carton à dessins, l'esprit ailleurs. Elle jeta un rapide coup d'œil sur son bureau, cherchant un crayon. Quand elle eut enfin trouvé ce qu'elle cherchait, elle traça vivement des traits, laissant son esprit vagabonder. Elle était avant tout une artiste, et elle avait tendance à l'oublier depuis qu'elle travaillait avec Brennan… Mais, maintenant plus que tout, elle avait besoin de s'évader, s'évader dans son monde qu'elle avait délaissé depuis un moment.
Elle n'entendit pas la porte de son bureau s'ouvrir et ne sentit pas le regard qui pesait sur ses épaules. Elle dessinait. Il n'y avait plus qu'elle, elle et l'art. Depuis Roxie, elle avait quelque peu délaissé son côté créatif, n'utilisant ses talents que pour redonner un visage aux morts…
Angela ne releva la tête que lorsqu'elle eut la sensation que son œuvre était achevée. Aux yeux d'une autre personne, son dessin aurait pu paraitre incomplet. Mais son sixième sens d'artiste lui indiquait quand s'arrêter, lui indiquait quoi faire, dommage que ce ne soit valable que pour son art, et pas pour sa vie… Elle abandonna son crayon et regarda un moment son travail.
-C'est très beau, lâcha une voix dans la pièce.
Angela sursauta et se redressa brusquement, cherchant l'origine de la voix. Son cœur manqua un battement lorsqu'elle se rendit compte que la personne qui l'observait était Maeva. Elle lui souriait timidement, tenant maladroitement son sac. Elle semblait un peu fatiguée, Angela jeta un coup d'œil sur le moniteur de son ordinateur ; il était près d'une heure du matin. Elle ne savait pas combien de temps elle avait dessiné ni depuis combien de temps la jeune femme l'observait. Ses yeux gris la fixaient et, étrangement, apaisaient Angela. Cette fille était tellement… Innocente, si simple au milieu de cet Institut dans lequel planait la menace du tueur en série. L'artiste n'arrivait tout simplement pas à la détester, pas à agir comme l'ex petite amie jalouse.
-Je suis désolée si je vous dérange… nota timidement Maeva en baissant les yeux, ses cheveux châtains masquant une partie de son visage.
-Oh non, au contraire, je comprends que vous aillez chercher un endroit pour… Enfin, avec ce nouveau corps…
Angela leva le bras en direction de l'endroit ou Brennan et les autres fouines tournaient toujours autour du corps, prélevant chaque indice, relevant chaque chose qui aurait pu les aider à coincer le meurtrier. Maeva se retourna et eut un petit sourire, non, vraiment, Angela n'arrivait pas à la détester, cette fille ne le méritait tout bonnement pas.
Et voilàààà. Je ne suis pas une adepte du 'chantage à la review' mais j'aimerai bien savoir ce que vous en pensez ^.^ pour savoir si, oui ou non, je dois envisager une thérapie pour soigner mes folies récurrentes au sujet de la vie de ces pauuuuvres personnages x)
