Hayden Bloom

(encore lui)

Chapitre 4 : Le début d'une longue histoire ...

C'est le matin, les oiseaux gazouillent, le soleil brille, le ciel est bleu, la vie est belle ...

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit

Et les joyeux petits Gryffondors de 1ère année se réveillent dans la joie et la bonne humeur.

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit

— Gnaaaaaaaon ! Eteignez ce fichu réveil !

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit

(Notons au passage que le réveil en question est très courtois. Il aurait pu répondre Tiiiiiitiiiiituuuuuuuuuut ou Tipatipatitatoutou, ce qui aurait été plus approprié après un tel mépris de la part des Gryffondors susnommés.)

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit, disions-nous donc.

Klang

Bruit du réveil jeté à terre par un Polochon Volant Non Identifié.

TAAAAIIIIIIITUUUUUTAAAAATIIIIIIIIIIIIIIIT

Bruit du réveil qui, malgré toute sa sérénité et sa patience, n'aime pas être jeté à terre par quelque PVNI que ce soit.

— Merlin, mais faites le taire !

— C'est bon, j'y vais !

TIIIIIIIIIUUUUUuuuuuuuuuuiiiiiiiit ...

— Merci !

— C'était d'utilité publique.

Penchons-nous à présent sur les garçons qui viennent dénoncer ces mots. Le premier (le flemmard qui se plaint mais ne bouge pas de son lit) vous le connaissez déjà : c'est Ethan Potter. Tout le monde le connaît. Mais si, voyons, le célèbre fils du Survivant, de Harry Potter ! Enfin, il faut dire que ça ne se voit pas au premier coup d'œil : Ethan ressemble plutôt à sa mère. Comme elle, il a les yeux noirs et les cheveux dorés. Hier soir, il a fait son entrée à Poudlard et a été reçu dans la Maison des Lions, pour la plus grande fierté de ses parents à qui il a annoncé la nouvelle par une lettre dès la fin du banquet de début d'année.

Enfin, puisque tout ça va être dit et répété dans Sorcière Hebdo avant ce soir, ce n'est pas la peine d'insister. Penchons nous plutôt sur le second garçon (celui qui s'est bravement levé pour mettre fin à la tyrannie d'un réveil sadique). Son nom est Phoebus Ryan. Un prénom audacieux, on peut le dire ! Mais plutôt mérité. Comme son homologue antique et son voisin de chambre, Phoebus est blond. Seulement, lui, il a les yeux bleus. Conclusion : il est bien parti dans l'existence. Parce qu'en plus, il est assez sympa, bien qu'un peu arrogant.

On pourrait passer des dizaines des pages à évoquer comment Ethan et Phoebus vont faire connaissance, sympathiser, et finalement devenir à peu près inséparables au bout de leurs sept années d'étude à Poudlard. Seulement, on ne le fera pas. Parce que, bien que c'était fort sympathique d'observer leur temps de réaction au réveil après une nuit un peu courte, les véritables héros de cette histoire, ce sont les Serpentards.

Revenons donc quelques instants en arrière, dans le dortoir des 1ères années de Serpentard, au moment où ...

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit

(Car les réveils ne font pas de distinction entre les Maisons.)

C'est le matin, les oiseaux gazouillent, le soleil brille, le ciel est bleu, la vie est belle ... (Etc., etc., vous connaissez la suite.)

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit

Stupeo !

— Je ne sais pas à qui je parle, mais merci !

Il faut bien que les membres des différentes Maisons aient des réactions différentes pour une même situation, sinon à quoi bon couper Poudlard en quatre ? On déduit donc de cette instructive petite expérience que les Serpentards sont bien plus rusés, vifs, intelligents, doués ... que leurs camarades de Gryffondor pour éteindre un réveil. Peut-être aussi qu'ils avaient lu le mode d'emploi.

Quoiqu'il en soit, retenez, chers lecteurs, que les Serpentards sont géniaux et parfaits. En tout cas, ceux dont on parle ici. Enfin presque.

— Mgnoaaaaaaaaaaoh ...

Grognements d'élèves tiraillés entre la délicieuse tentation de se rendormir et le devoir moral de se lever pour aller en cours.

Schriiiiiiiiiiiiiiik

Bruit des rideaux d'un lit à baldaquin tirés par la main d'un élève qui a fait son choix mais commence à le regretter.

— Bon allez, levez-vous ! J'ai pas envie d'être le seul.

— T'avais qu'à continuer à dormir ...

— J'aurais bien aimé.

Long soupir.

Schriiiiiiiiiiiiiiik (x2, signe que le nombre d'élèves raisonnables qui ont renoncé à une enivrante torpeur s'élève à trois.)

— Je suis fatigué ...

— Normal, on s'est couchés après minuit et il est ... 7h.

— Je suis pas sûr d'avoir tant envie que ça de rester à Poudlard, finalement.

— Ça doit pas être bien dur d'arranger ça, je peux t'aider à te faire renvoyer avant ce soir si tu veux.

— Merci, ça ira.

Stop. Faisons un arrêt sur image et étudions la situation. Des deux personnes qui ont engagé ce petit dialogue, le premier est blond (eh oui, encore un) et s'appelle Eric, l'autre est brun et a pour prénom Hayden. Un autre garçon, aux cheveux noirs et courts, assiste à cette scène : celui qui s'est levé en premier. Sa présentation va bientôt venir. Quant au dernier, qui dort encore plus ou moins, il reste un mystère ...

— Tu t'appelles comment ?

C'est Eric, sentant l'impatience irrépressible des lecteurs, qui a posé cette question cruciale. Elle s'adresse, bien entendu, au garçon aux cheveux noirs. Quand je vous disais qu'il allait bientôt être présenté ...

— Andrew, répond celui-ci, Andrew Parker.

Hayden, entendant ce nom, a froncé les sourcils.

— Parker ? Tu serais pas ...

— Si, je suis son fils.

Mais de qui parlent-ils ? Ah, vous vous posez la question, n'est-ce pas ? Même que si aucune réponse ne vient, vous n'allez pas en dormir de la nuit ! Allons, ayons pitié des pauvres petits lecteurs ...

— Le fils de qui ? grogne une voix.

C'est celle du garçon qui est encore à l'abri derrière ses rideaux.

— Tu viens de chez les Moldus ? lui demande Eric.

Car seul quelqu'un issu d'une famille Moldue peut se poser une telle question. Tous les sorciers du monde moderne savent bien que ...

— Plus ou moins. Alors ?

— Ma mère est la Ministre de la Magie, répond Andrew avec une note de fierté dans la voix. Lisa Parker, précise-t-il.

— Ah bon.

Hayden remarque qu'Andrew a l'air un peu vexé que le garçon encore inconnu ne manifeste pas plus d'enthousiasme à cette annonce. D'ailleurs, il décide d'en remettre une couche.

— Je suis aussi le neveu du prof de DCFM.

— Purcey ? s'étonne Eric.

Hayden aussi est plutôt surpris. Mais malheureusement pour Andrew, aucune manifestation d'ébahissement ne vient du garçon invisible. Alors, le fils de Lisa Parker s'avance à grands pas vers le lit aux rideaux fermés et les tire d'un coup sec.

— Ben te dérange pas, surtout !

Andrew, peu scrupuleux, se contente de hausser les épaules.

— Il fallait bien que tu te lèves un jour, marmonne-t-il en guise de prétexte. Tu t'appelles comment ?

— Mac Clivert, répond l'autre.

Il a les cheveux châtains, les yeux bleus très clairs et n'a vraiment pas l'air ravi d'avoir été dérangé comme ça. D'ailleurs, il ne semble pas non plus prêt à donner son prénom à Andrew. Nul doute que les relations entre ces deux-là ne seront pas vraiment chaleureuses ... Mac Clivert, puisque c'est son nom, repousse ses draps et Andrew du même geste, se lève et se dirige vers sa malle pour chercher ses vêtements. Il les trouve, les prend avec lui et va s'enfermer dans la salle de bains en claquant la porte. Andrew, quant à lui, se contente de retourner à son lit et de fermer les rideaux pour s'habiller.

Hayden et Eric se retrouvent seuls.

— Content que tu sois là, souffle Hayden à son ami.

Eric acquiesce d'un hochement de tête, puis prend ses propres affaires pour imiter Andrew, bientôt copié par Hayden.

Quelques instants plus tard, ils sont tous les deux prêts et quittent le dortoir, décidant de ne pas s'occuper du fait que les deux autres n'aient pas donné d'autre signe de vie. Ils arrivent dans la Salle Commune, croisent quelques élèves encore totalement inconnus, puis reprennent en sens inverse le passage emprunté la veille au soir pour aller à la Grande Salle. Eric tape soudain sur le bras d'Hayden pour attirer son attention.

— Elles sont avec nous, elles, non ? demande-t-il en pointant du doigt deux filles assises à la table des Serpentards.

Hayden confirme, ayant reconnu Naïs et une autre fille, brune, dont il a oublié le nom. Sans plus se gêner, Eric va s'asseoir à côté de cette dernière, laissant à Hayden la place près de Naïs.

— Bonjour les filles, fait Eric. Bien dormi ?

— Bien, merci.

— Vous vous appelez comment ?

— Scarlett, répond la brune avant que Naïs ne donne son nom à son tour.

Voilà. Nous y sommes. Les principaux personnages de cette histoire ont été présentés. Vous comprendrez qu'il est inutile de développer une conversation où ne s'échangeront que des banalités ; le plus important, c'est que vous situiez maintenant les héros, à savoir : Hayden, Eric, Naïs, Scarlett (dont le nom de famille est Ferguson), Andrew et Mac Clivert (William de son prénom, Will pour ses amis, c'est-à-dire tous les Serpentards sauf Andy), mais aussi Ethan et Phoebus en ce qui concerne les Gryffondors. Dans ces derniers, il faut aussi mentionner une certaine Katie Brankowitch, jeune fille rousse et à peu près aussi paresseuse qu'une pile électrique survoltée, amie de Phoebus et Ethan.

À présent que les présentations sont faites, nous allons pouvoir attaquer ... l'histoire !

L'histoire, justement, commence un matin de février. Tous les jeunes élèves dont nous venons de parler sont alors en 2ème année, plus ou moins brillants, à peu près tous heureux. Pour l'instant, ils sont encore en cours. D'ailleurs, celui de Sortilèges vient tout juste de commencer ...

— À présent, fit la petite voix du petit Flitwick, nous allons attaquer un nouveau point du programme, sur lequel j'aimerais attirer votre attention. Ouvrez vos livres à la page 204, s'il vous plaît.

Aussitôt, il y eut le bruit bien reconnaissables des élèves tournant fébrilement les pages du « Livre des sorts et enchantements (niveau 2) ». C'était toujours assez excitant de découvrir de nouveaux sortilèges. Lorsque tous les livres furent ouverts à la bonne page, Flitwick reprit la parole.

— Comme vous le voyez, nous allons commencer à étudier le travail de la voix. Quelqu'un peut-il me dire quelque chose à ce sujet ?

Une main s'éleva aussitôt dans les airs.

— Oui, Miss Ferguson ?

— La voix est directement liée à la qualité d'un enchantement, répondit Scarlett. D'ailleurs, l'expression « enchanter » est directement tirée du verbe « chanter ».

— Tout à fait exact, comme d'habitude. 10 points pour Serpentard.

Scarlett ne rendit pas son sourire au petit professeur. De toute façon, elle ne souriait presque jamais. En revanche, elle était de loin la plus rusée et la plus intelligente des Serpentards. Autrement dit, de tous les élèves de 2ème année. Brune et bouclée, elle avait des yeux verts très vifs. C'était la meilleure amie de Naïs Taylor, qui avait la rare chance de profiter à l'occasion des rares sourires de Scarlett. En règle général, la jeune fille passait son temps à réfléchir au moyen d'avoir ce qu'elle voulait. Et elle y arrivait presque toujours.

— Comme l'a dit Miss Ferguson, poursuivit Flitwick, la voix est primordiale dans le domaine des sortilèges, du moins jusqu'à ce que vous appreniez à lancer des sorts sans parler, ce dont vous ne serez pas capables avant votre 6ème année. En attendant, vous allez donc apprendre à contrôler votre voix et à la nuancer, pour donner le maximum d'efficacité à vos sorts. Pour commencer, je voudrais que vous vous entraîniez au sortilège de mutisme. Quelqu'un peut-il m'en donner la formule ? Allez-y, Miss Ferguson.

— La formule du sortilège de mutisme est « Silencio ». Il réduit la cible au silence.

— Parfait. 10 autres points pour Serpentard. À présent, mettez-vous par deux et entraînez-vous à ce sort.

On a dit que Scarlett était la meilleure amie de Naïs. Pourtant, la jolie blonde choisit de s'associer à Hayden pour travailler le sortilège de mutisme. Rien d'étonnant à cela, sachant qu'Hayden et Naïs sortaient ensemble depuis maintenant plus d'un an. Ce fut donc Eric qui se mit avec Scarlett. Tous les quatre formaient depuis leurs premiers jours à Poudlard un quatuor à peu près indivisible.

Silencio ! fit Hayden en pointant sa baguette sur Naïs. Ça a marché ? lui demanda-t-il ensuite.

— J... suis... p... sûr... répondit la jeune fille.

Visiblement, le sortilège n'avait pas été vraiment efficace. Par conséquent, Hayden ferma les yeux quelques secondes pour mieux se concentrer, puis s'exclama à nouveau :

Silencio ! Alors ?

Naïs ouvrit la bouche, resta muette, puis la referma. Ne pouvant plus s'exprimer, elle sourit à Hayden et leva le pouce en signe d'assentiment. À la table d'à côté, Eric avait été lui aussi réduit au silence dès le premier essai de Scarlett ; en revanche, le reste des élèves avait visiblement plus de mal qu'eux. La salle retentissait des éclats de rire que provoquaient les sortilèges ratés, bien loins du mutisme espéré.

Hayden lança le contre-sort sur Naïs pendant que Scarlett faisait de même avec Eric, puis ils inversèrent les rôles. Quelques instants plus tard, ils avaient tous les quatre lancés de parfaits sortilèges de mutisme et échangèrent des regards satisfaits. Le professeur Flitwick, passant dans les rangs pour limiter les dégâts, les récompensa d'ailleurs de leur réussite par 10 nouveaux points au bénéfice des Serpents.

Puis, en attendant que les autres Serpentards atteignent leur niveau, ainsi que les Poufsouffle avec qui ils avaient leurs cours de Sortilèges, Eric croisa les bras sur la table et s'endormit ; de son côté, Scarlett prit son livre pour en apprendre plus sur les différentes variations de la voix, tandis que Naïs posait bienheureusement sa tête sur l'épaule d'Hayden.

Dans leur quatuor, Scarlett était la plus douée, talonnée de près par Hayden et Naïs. Eric, quant à lui, pouvait être excellent quand il daignait se donner un minimum de mal, mais considérait généralement cet effort comme parfaitement inutile.

En dehors d'eux quatre, il y avait en 2ème année à Serpentard deux autres garçons : William Mac Clivert, d'abord. Assez puissant et impressionnant, son défaut était d'être assez maladroit, surtout lorsqu'il était sous le coup d'une émotion. Il s'entendait plutôt bien avec le quatuor, en tout cas beaucoup mieux qu'avec l'autre garçon : Andrew Parker. Non content d'être le neveu de Gawain Purcey, professeur de DFCM (amplement détesté, d'ailleurs), Andy était aussi le fils de Lisa Parker, actuelle Ministre de la Magie. Brun, bronzé, les yeux noirs, ce bel enfant unique et choyé était totalement égoïste et narcissique. Toujours de mauvaise humeur, critiquant tout et tout le monde ... sauf lui, bien sûr, seule personne digne d'attention. Les autres ne l'appréciaient vraiment pas, ce qui lui convenait tout à fait vu que c'était réciproque.

La cloche sonna la fin du cours de Sortilège.

Chers lecteurs que j'aime, c'est aussi la fin de ce chapitre. Je vous demande très humblement de me pardonnez, car je poste très/trop lentement, et de plus ce chapitre était assez court. Mais j'ai dû régler beaucoup de problèmes en l'écrivant (notamment : mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter pendant les dix chapitres à venir ?), sans oublier mon autre fic (le Journal, que je vous invite vivement à aller lire si ce n'est pas déjà fait !) qui me prend beaucoup de temps aussi.

Mais rassurez-vous, je ne vous oublie pas (loin de là) et j'essaierai de poster ... disons moins lentement la prochaine fois :)

À bientôt, j'espère

En d'autres termes, merci de REVIEWER !

Lily Evans 2004

Toujours aussi amoureuse de ses lecteurs ... surtout quand ils sont nombreux et qu'ils se manifestent.