Je veux être maître de mon destin. Capitaine de mon âme.

Bonjour à tous! J'espère que vous allez bien en ce premier septembre. Mais avant, j'ai deux trois choses à dire:

Tout d'abord, merci à tous ceux qui lisent mon histoire! Ca me touche de voir qu'on suit mon histoire ainsi que vos reviews! Pour les anonymes, laissez vous adresses mails, je me ferrais un plaisir de vous répondre.

Deuxièmement, je suis désolée du retard mais je vous explique ma vie: je dois repasser des examens pour l'université afin d'obtenir des dispenses donc je suis un peu occupée mais je tente d'avancer au plus vite. Et ensuite, je pars dans pile une semaine pour 5 mois en Angleterre, Pays de Harry Potter. Je dois courir un peu partout histoire de rien oublier, dire au revoir donc je suis largement occupée. Je continuerais à poster mes chapitres mais deux fois par mois. Ma bêta préfère ça aussi vu qu'elle travaille. Je ferrais au mieux pour rédiger mais dites vous que je ne vais passer mon temps à écrire comme quand je suis chez moi. J'espère que vous comprendrez.

Enfin, bien que ça attire du monde, cette fic n'est pas un Drarry merveilleux. Elle est sombre et ne sera pas exclusivement sur la relation entre Draco et Harry. J'espère que vous apprécierez tout autant et que vous ne serez pas déçus.

Bien, je vous laisse lire! Merci à ma bêta Jessica pour son travail ainsi que Lena et Emma qui apparaît!

Bonne lecture,

Curly Stone Heart.

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Chapitre quatre

Depuis qu'il avait repéré le beau brun dans la cafétéria, Draco tentait discrètement d'en savoir un peu plus sur lui. Son amie Millicent l'aidait volontiers, amusée par sa volonté d'en savoir plus sur ce garçon qui, à la base, ne représentait aucun intérêt particulier. C'est ainsi qu'il apprit son nom : Harry. Un prénom banal sans origine exotique ou quoi que ce soit. Un prénom simple et facile à dire. Il avait également eu son nom de famille : Potter. Il aimait tant le prononcer en accentuant bien la première syllabe. Bien évidemment, il l'avait cherché et même trouvé sur Facebook pour son plus grand plaisir. Il avait regardé les photos auxquelles il pouvait accéder. Il le trouvait de plus en plus intéressant. Il voulait en savoir d'avantage sur ce garçon. Il était tombé sur des photos de lui dans des pièces de théâtre ; il était déguisé en martien, en vieillard, en avocat et même en garçon avait l'air comme lui : différent.

Son intérêt pour Harry mettait un peu de joie dans la vie du blond. Pendant la journée, il avait l'impression de déprimer un peu moins, de rire plus et de profiter du temps. Les autres élèves lui parlaient plus qu'auparavant alors que quelques semaines plus tôt, il était ignoré de ses camarades de classe. Il sentait l'hypocrisie à son égard mais il se doutait que c'était sûrement un bon moyen d'en savoir plus sur son « fantasme » comme l'appelait si bien Blaise. Il était obnubilé par l'idée d'en savoir plus sur le brun.

Jeudi arriva rapidement. Comme toujours, il alla chez Mr Longbottom. Comme toujours, ils discutèrent et Draco parla sans entrer dans les détails de sa nouvelle « fascination ». Son psychologue trouva cela intéressant qu'après ses relations désastreuses, il essaie de nouveau d'ouvrir son cœur meurtri à quelqu'un. Le jeune homme soupira. Parler de ses ex petits copains n'était jamais quelque chose de facile pour lui. Surtout à propos de Terry Boot. Son regard s'assombrit et il ne put s'empêcher de soupirer en repensant à tous les espoirs qu'il avait mis dans leur relation, certes virtuelle, mais qui semblait tellement forte à ses yeux. Sa rupture avait été la goutte qui avait fait déborder son « vase d'émotions » et suite à ça, il avait sombré lentement dans les enfers. Il avait plongé dedans avant de nager doucement vers une souffrance presque impossible à surmonter. Il n'avait jamais compris comment il avait réussi à être là maintenant. Il savourait d'entendre son souffle et voir son ventre se soulever, montrant qu'il était en vie.

« -Tu sais tout aussi bien que moi qu'avoir arrêter de parler à Terry est la meilleure chose que tu aies pu faire.

-Oui je sais bien mais… C'est tous ces espoirs que j'avais mis dans notre relation future. Je voyais en lui l'amour éternel et je me suis planté en beauté.

-On ne peut pas tomber sur le bon du premier coup.

-Je sais. Mais j'ai peur maintenant. Vous l'avez bien vu l'année dernière avec Ernie, l'amour m'effraie à un point ! Ca m'effraie car c'est une ligne droite vers la souffrance»

Malheureusement, la séance se termina sur cette phrase. Il paya son psychologue et lui promit de venir la semaine prochaine. Il sortit dans le froid de novembre. Il ne supportait pas l'hiver qui refroidissait son cœur déjà gelé naturellement.

Draco avait mal. Il avait mal d'espérer. Il avait mal d'avoir cru que son hospitalisation allait le sauver, comme si rentrer dans cet endroit allait lui enlever tous ses maux et naïvement, comme un enfant, il y avait cru. Souvent, on lui disait que sa manière de croire en l'avenir était purement puérile mais c'était essentiel pour lui à qui on avait pratiquement ôté l'enfance. Il se souvenait à peine de ses onze premières années. Il n'avait que de vieux souvenirs sans intérêt où il se voyait seul. Sa famille lui disait qu'il avait toujours été entouré mais c'est comme s'ils s'étaient réunis pour lui créer un scénario afin qu'il ne voit que du bonheur dans son enfance. Il se rappelait aussi de sa mère qui, dès l'âge de trois ans, voulait qu'il lui capable de lire un roman destiné aux enfants de dix ans. Il avait toujours dans sa bibliothèque ces deux énormes bouquins de poésies que sa mère lui avait offerts il y avait de nombreuses années en espérant qu'il les lise et qu'à son tour, il devienne un poète renommé. Sans succès. On avait toujours voulu tout contrôler dans sa vie que ce soit ses hobbies qui changeaient sans cesse, sa scolarité où il ne pouvait choisir que des options faisant éloge à son statut social et toutes ces choses dont Draco n'avait jamais été maître.

Il se coucha le cœur lourd. Il se tourna et retourna dans son lit. Il regarda de nouveau ce vieil ours en peluche qu'il avait reçu pour ses deux ans. Cet ours qu'il aimait tant. Il devait être minuit à présent mais il ne ressentait aucune fatigue. Il sourit tristement à ce « vieux chiffon délabré » et murmura doucement.

« -Pourquoi la vie est comme ça Tonio ? Je n'avais rien demandé. Je voulais connaître le bonheur et c'était trop demandé. Même mon cadeau pour mes dix-huit ans n'a pas été accepté. Alors pourquoi suis-je là ? Pourquoi m'a-t-on sauvé ? Je n'ai tellement rien… »

Il regarda Tonio et joua avec sa patte qui venait essuyer les larmes brûlantes sur ses joues glacées. Il sourit et lui embrassa le museau comme un enfant. Le serra contre lui comme un enfant. Lui dit « bonne nuit » comme un enfant mais ne rêvait pas comme un enfant.

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N'hésitez pas à me donner votre avis, bon ou mauvais.