The messenger

Chapitre 3 : le dragon sommeille

« Réveilles l'âme du dragon qui dort »

Joan se réveilla en sursaut, effrayée par la Voix. Cette dernière semblait venir de nulle part et apparaissait quand l'envie lui en prenait, généralement quand Joan s'y attendait le moins.

"Ah ! Tu es enfin réveillée !" s'exclama Rachel, ravie. "Ca va faire 10 minutes que j'essaye de te réveiller, tu dormais comme un bébé !"

"Il est quelle heure ?" demanda Joan, la voix pâteuse.

"Il est 7h15...Dépêches-toi de te préparer si tu veux aller déjeuner !"

Quand les deux filles arrivèrent à la Grande Salle, il y avait un brouhaha d'enfer. Rejoignant la table des Gryffondors, Joan aperçut que bon nombre d'élèves lisaient un journal.

"Que se passe t-il ?" demanda t-elle à Luke.

Le jeune garçon leva les yeux vers la fillette.

"On a retrouvé le corps du premier ministre..."souffla t-il.

"Quoi, même la magie possède son propre gouvernement ?" s'étonna Rachel.

"Un premier ministre, un vice premier ministre, des ministres..."énuméra Mickael. "Notre monde est aussi bien régi que celui des moldus !"

Joan poussa un soupir. Elle et la politique ! Elle prit alors la Gazette du Sorcier la plus proche.

Horreur au ministère de la magie !

Dans la nuit du 3 au 4 juillet, le premier ministre de la magie, Cornélius Fudge, avait mystérieusement disparu.

La BEPE (Brigade des Enquêteurs pour Personne Enlevée), lancée à sa recherche, n'avait rien trouvé et en avait conclu à un enlèvement. Mais aucune demande de rançon n'avait été demandée, ce qui avait beaucoup inquiété madame Cora Fudge, qui avait clamé « Pas de corps, pas de mort ! ».

Malheureusement, nous avons appris ce matin même par la bouche du vice premier ministre, monsieur Amos Diggory, que le cadavre de monsieur Fudge a été découvert hier midi dans la banlieue de Twickenham, à Londres, par un moldu, qui a aussitôt prévenu les gentes d'âmes (1). On soupçonne fortement Vous-Savez-Qui...(suite p.2 & 3)

Joan laissa échapper un petit cri.

"Dans la banlieue de Twickenham ? Mais...c'est là où je vis ! On a des précisions ?"

Mickael secoua la tête. Joan se sentit étrangement mal à l'aise, en jetant un coup d'oeil à la table des professeurs : manquaient à l'appel Dumbledore, MacGonagall, Rogue et Madame Tortosa.

Elle resta le nez plongé dans son bol de chocolat durant tout le petit déjeuner.

OoOoOoOoOoO

"Je pense que tout le monde est au courant des événements qui se sont passés ce matin," déclara madame Tortosa. "Devant cette abomination, nous avons reçu ce matin un courrier du ministère de la magie, qui nous demandait de renforcer la sécurité du château, à commencer par la vôtre. J'ai donc décidé de changer tout le programme scolaire et je vais vous enseigner les moyens de défenses contre d'éventuelles attaques."

Joan ne se sentit pas très rassurée. Elle lança un regard vers Rachel qui pâlissait à vue d'oeil. Même Katherine avait l'air d'être mortifiée.

Voilà que tout cela n'était pas du tout rassurant.

Madame Tortosa lança une formule magique en agitant sa baguette, et les tables et les sièges se collèrent aux murs.

"Sortez vos baguettes ! s'exclama la prof, sur un ton qu'elle voulait enjoué. Pour notre premier cours, nous allons commencer par le sortilège de désarmement."

Elle désigna des groupes de deux élèves, et leur montra comment faire. Joan se retrouva avec Luke, et bientôt, des baguettes magiques volèrent dans tous les sens.

Joan était un peu maladroite. Son sort n'atteignait jamais sa cible, à l'inverse de Luke, qui envoyait Joan à l'autre bout de la salle, et qui trouvait merveilleux que sa baguette défie les lois de la gravitation.

A la fin de l'heure, madame Tortosa leur donna comme devoir de s'entraîner au sort de désarmement.

Puis, les premières années se dirigèrent vers la serre n1 pour les cours de botanique. Sur le chemin, Joan se sentit bizarre, elle entendait la Voix dans sa tête, encore et encore.

"Joan, ça va ?" s'inquiéta Rachel, voyant que son amie se prendre la tête entre ses mains.

"Non, j'ai mal à la tête. Elles ne veulent pas me lâcher. Il faut que j'y aille, dis à madame Chourave que je ne me sens pas bien. On se revoit à l'heure du déjeuner."

Rachel voulut rattraper son amie, mais Joan courrait déjà en direction du château.

OoOoOoOoOoO

"Quelle poisse !" s'exclama Ron. "Deux heures de potion ! Dumbledore veut notre mort ou quoi ?"

Hermione lui lança un regard meurtrier, mais Harry lui coupa la parole.

"Si on ne meurt pas de froid, c'est empoisonné ou -au pire- réduit en bouilli par une explosion"

L'inséparable trio se rendait dans les profondeurs frigorifiques de Poudlard, alias les cachots de Rogue

"J'espère quand même que les 4 année ne l'ont pas trop énervé," ronchonna Harry, "sinon, il va encore trouver un prétexte pour me mettre à la porte ! Comment veux-tu que j'entames une carrière d'Auror avec cette sale araignée qui tient mon avenir dans ses mains..."

"Tu devrais te calmer un peu avec le professeur Rogue, Harry," lui répondit sagement Hermione. "C'est toi qui l'énerves !"

Harry voulut répliquer, mais il dut admettre qu'elle avait raison. Il était passé maître dans l'art d'énerver Rogue au plus haut point.

Arrivé devant la salle de classe, le trio fut surpris de voir Joan, et Harry crut pendant un instant qu'ils s'étaient trompé d'heure.

"Bonjour Joan !" s'exclama Hermione en se dirigeant vers la petite fille. "Qu'est ce que tu fais là ?"

"J'attends quelqu'un," répondit-elle, en évitant soigneusement de croiser le regard de Harry.

"Ah ! Et de qui..."commença la préfet en chef.

Joan se dirigea vers Malefoy et se planta devant lui.

"Il faut que je te parles," dit-elle à l'adresse du Serpentard.

Le jeune homme fut un peu surpris, mais voyant l'air sérieux de la fillette, il hocha la tête et lui montra d'un signe de tête un coin reculé du couloir.

Harry fut bien tenté d'aller les écouter, mais Ron le persuada du contraire, en lui montrant un Rogue apparemment furax.

En compagnie de ses deux amis, il entra en cours, et prit place au fond de la salle.

Sans un mot, Rogue agita sa baguette et les consignes de la potion du jour s'inscrivirent sur le tableau. Harry sortit lentement ses affaires, se demandant de quoi parlaient Joan et Malefoy en ce moment même.

La première fois qu'il l'avait vu, Harry avait senti que Joan n'était pas une enfant ordinaire. Selon lui, il y avait quelque chose d'anormal caché sous le masque enfantin de Joan. Il en aurait mis sa main à couper.

Plongé dans ses profondes réflexions, il ne vit pas Rogue se pencher à son oreille et lui murmurer :

"Quand monsieur Potter aura fini de rêvasser, peut-être pourra t-il faire attention à ce que je dis...5 points en moins à Gryffondor pour inattention."

Harry sentit la colère monter en lui, mais il vida son esprit de toute pensée. C'était presque devenu un petit jeu entre Rogue et lui, à faire des exercices d'occlumencie en cours de potion. Et Harry savait bien que le sombre professeur prenait plaisir à entrer dans son esprit quand il avait la tête ailleurs.

"Bien," reprit le professeur en se tournant vers la tableau. "Aujourd'hui, je vais vous apprendre à confectionner la potion de véritaserum -baissez votre bras, miss Granger- qui peut avoir des conséquences catastrophiques si -j"ai dit, baissez votre main, miss Granger ! - les doses prescrites ne sont pas respecter. QUOI GRANGER ?"

"Monsieur," souffla Hermione, le teint cramoisi, "la confection de la potion de véritaserum est contrôlée par le ministère de la magie, je crois...Doit-on vraiment la faire ?"

Rogue lui lança un regard tellement glacé qu'Hermione préféra ne pas insister. Les élèves commencèrent donc leur potion, sous le regard acéré de leur professeur.

Au bout d'une demi heure, on entendit quelqu'un toquer à la porte. C'était Malefoy qui entrait en cours. Il s'excusa auprès de son professeur, puis prit place au côté de Pansy Parkinson.

Oubliant un moment sa potion qui bouillonnait dans son chaudron, Harry regarda son ennemi.

Il aurait juré voir les yeux du Serpentard bouffis de larmes...


(1)les gendarmes au cas où...

Je suis d'accord avec vous, ce chapitre n'était pas très très long. J'espère sincèrement que vous avez apprécier ce chapitre et que vous l'avez trouver remplie de mystère...

Alors, à votre avis, qu'est ce Joan a pu bien dire à Malefoy ? ? ? mystère et boule de gomme...

Je ne le dirais jamais assez, je tiens à remercier Amano-aï pour sa patience et son courage !

Et aussi à Thaele Ellia et Mademoiselle Mime de me laisser de très gentille review ! ! !

Merci, merci et encore merci et à la prochaine !

Dr G.