Chapitre IV : La punition :

Mon corps percute le sol avec violence, une porte claque, j'ouvre les yeux. Il fait noir. Je suis seule. Je commence à visiter la pièce à tâtons, elle est plutôt petite, pas de fenêtre, juste une lourde porte. J'ai mal au ventre, là où Aniel a frapper. Je me couche par terre, il n'y a aucun meuble, aucune couverture. Je me pose un milliard de question, que vont il me faire ? Quand ?

Au bout d'un certain nombre d'heure, une petite trappe s'ouvre. On me jette alors mon repas. Je ne sais pas ce que c'est, car il fait noir. Tant pis. Je mange, j'ai faim. Je m'endors. Le lendemain matin j'ai de nouveau une petite assiette qui m'attend, au moins ils ne veulent pas me laisser mourir de faim.

Durant des heures, rien ne se passe, je suis pourtant à l'affût du moindre bruit.

Soudain, la porte s'ouvre sur Maître Assura, il attrape mon bras, puis m'emmène aux toilettes. Ensuite, il me pousse dans la pièce, tout ça sans le moindre mot. Les jours passent et se ressemblent, je ne sais plus quelle heure il est, ni quel jour, ni même si nous sommes le jour ou bien la nuit. Je suis fatiguée, mes muscles sont endolorie de ne pas bouger, alors je me lève et fait le tour de la pièce, je m'étire et retourne m'asseoir, au milieu de ma prison, devant la porte, j'attends. Je me demande combien de temps, un jour ? Deux ? Dix ? J'essaie de me souvenir du nombre de repas, mais je ne sais plus réfléchir. Je finis alors par m'endormir, jamais de toute ma vie je n'eus tant profiter du royaume de Morphée.

« - Allez réveille toi Shuday.

Maître ?

Connais-tu la punition réservée aux fuyard ?

Il sourit

- Je devrais te sectionner le tendon.

Je tremble, il ajoute :

- Mais tu ne me servirais plus rien, à la place, tu seras fouetté en place publique et également marquée sur cette même place.

- Quand ?

- Demain.

Je le fixe quand il sort.

- Non Maître, s'il vous plaît !

Il s'arrête et me regarde.

- Quoi ?

Je me jette à ses pieds, mes mains agrippent sa jambe

- Ne me laissez pas ici, je vous en prie... Ma voix est faible

- Pour que tu te sauves une fois encore ? Non pas tant que tu ne seras pas marquée.

Il sort. Je suis alors prises de violant sanglots. Je ne connais pas le fouet, mais j'avais vu des gens le recevoir, je n'avais en revanche jamais vu quelqu'un se faire marquer, une première, superbe.

Cette nuit là je ne dormis pas, je ne me nourris pas. Je sentais de nouveau ce sentiment de honte, je suis un animal qu'on allait marquer, après l'avoir fouette... De nouveaux sanglots plus fort encore surgirent quand la porte s'entrouvrit. Les deux frères me prirent un bras chacun, je me laisse guider, je choisis alors de me couper du monde, j'oublie où je suis, qui je suis, il payera promis mon esprit avant de me laisser m'évader. Le retour à la réalité fut brutale, je monte sur une estrade et on m'attache les bras au-dessus de la tête puis poitrine contre le poteau, je pose ma tête contre et laisse mes larmes couler. Le premier coup fend l'air avant de venir ralentir sa course sur mon dos, le deuxième et troisième coup suivirent rapidement. Je perds le compte très rapidement et m'évanouis.

Je suis réveillée par une douleur atroce dans le dos, on vient de me plaquer contre une planche, Maître Aniel maintiens mon épaule tandis que Maître Assura approche le brûlant instrument de torture, il me marque devant l'épaule, il appuie, il veut que la marque soit profonde. Je pleure et hurle, mais tout le monde part, y compris mon Maître qui me laisse attacher avec ma douleur. C'est Maître Aniel qui vient quelque temps après que le soleil se soit couché, me libérer. Je le suis tant bien que mal, sans un mot. J'ai l'impression d'étouffer, nous marchons durant 20 minutes avant d'apercevoir ma prison. Aniel me mène sur son lit, je suis choquée, j'ai un peu peur. Il me met sur le ventre et commence à mettre une crème sur mon dos.

- ça devrait faire enfin rapidement, Sura est partie quelque temps, tu resteras avec moi. Tu veux dire quelque chose ? Je secouais la tête. - D'accord.

Je n'ose pas bouger, une esclave sur un lit ? Rien de bon pour toi disais une petite voix dans ma tête. Pourtant, il ne fait rien, il sort et moi je reste coucher. Le sommeil me happe rapidement.

Aniel était vraiment très gentil, au bout de quelques jours,j'appris à parler avec lui, il aimait lire et lisait à haute voix pendant que je faisais mes tâches d'esclave. Il prenais souvent des pilules, et je ne le vis pas énervé une seule fois pendant l'absence de Maître Assura.

Mais tout à une fin, et quand Maître Assura rentrât je compris que les vacances était terminé à son visage était déformé par la colère.

- Tu tombes bien toi, prépare moi une valise je repars. Et tu viens cette fois alors pense à prendre des vêtements.

- Oui Maître, on va ou ?

Il me regarde de haut en bas de façon hautaine, soupire et monte à l'étage.

Je me rends dans sa chambre, il n'est pas là et ça me rassura un peu. Après une semaine avec Aniel, une semaine avec Assura, super chanta ironiquement ma conscience.

En préparant ma valise j'imagine naïvement m'enfuir et mon regard, aussitôt se dirigea sur mon épaule. Je découvre la marque, je ne l'avais pas encore regardée.

Je découvre la marque, je ne l'avais pas encore regardée. Une serpent autour d'une plume. Je suis un objet, un objet marquée. Les larmes aux yeux je termine les bagages.