Disclaimer : Rien ne m'appartient. Les personnages sont à ABC et l'histoire originale à EverydayGleek (Lien vers l'histoire original sur mon profil.)
NdT : Bonjour tout le monde ! Le voici, le voilà, le chapitre quatre ! On a fait plus de la moitié du chemin et les choses avances enfin – j'espère que ça satisfera les plus impatient d'entre vous. Dans tous les cas, vous êtes vraiment de super lecteurs et je me fais une joie chaque semaine de lire vos avis )
Devonnebydemi, encore merci pour ton super travail de relecture et de correction, tu gère mon chou ! Merci également à tous les Guests, à tous ceux qui mettent cette traduction en favoris ou en alerte et qui prennent le temps de me laisser un petit mot.
Bonne lecture.
Project Wingman
[TRADUCTION d'EverydayGleek]
Regina a un admirateur secret. Inaperçue par cette dernière, cette mystérieuse personne se trouvait juste sous ses yeux depuis le début.
- SwanQueen.
CHAPITRE 4
« C'est moi ou notre maison commence à ressembler à un jardin botanique ? » Demanda tout haut Henry alors qu'il plaçait une nouvelle création florale – des gardénias cette fois – dans un vase rempli d'eau. Il fit le tour de la cuisine des yeux, secouant la tête de perplexité, il remarqua qu'il y avait huit types de bouquet de fleurs différents dans la cuisine, alors qu'il y en avait deux dans le salon et deux autres dans la salle à manger. Ça devenait n'importe quoi. Il avait bien compris que sa mère blonde avait peur de confesser ses sentiments à son autre mère mais envoyer un bouquet de fleur chaque jour durant les douze derniers jours était un peu trop. Bien sûr les fleurs, ainsi que les notes qui les accompagnaient la plupart du temps, ne manquaient jamais de faire sourire sa mère – et bien sûr, il adorait être témoin de ces vrais sourire qui étiraient les lèvres de sa mère. Mais il était fatigué de voir ses mères refuser d'admettre ce qui sautait aux yeux de tout le monde. Il les avait regardées éviter l'évidence pendant trop longtemps.
Dès le moment où Emma était entrée dans leur vie, Henry avait remarqué l'attirance immédiate entre ses deux mères. Même à l'âge de dix ans, il avait réussi à comprendre certaines choses. Il avait toujours remarqué les sourires timides, les regards prolongés, les silences inhabituels qui suivait les rares compliments et les si évident et si horrible regards plein de désir (qu'il n'avait pas remarqué jusqu'à récemment) que ses mères s'échangeaient sans vergogne. Il avait tout remarqué – comme tout le monde. Ou plutôt, tout le monde sauf ses mères. Parfois, le simple fait d'être près d'elles l'épuisait. Il y avait toujours tellement de tension – à la fois bizarre et sexuelle – qui les entourait. C'était à la fois dégoutant et gênant pour lui. Il souhaitait juste qu'elles s'ouvrent l'une à l'autre sur le sujet et cessent de se tourner discrètement autour. Il commençait à devenir vraiment vieux, vraiment vite.
« Je pense que les fleurs égayent un peu l'endroit, ça met un peu de couleur et de vie, » annonça Regina à son fils alors qu'elle entrait dans la cuisine avec un nouveau bouquet de fleurs à la main.
« S'il-te-plait, dis-moi qu'il ne vient pas juste d'être livré, » demanda-t-il avec d'un air fatigué, ses yeux se fermant d'exaspération.
« Il ne vient pas d'être livré ? » Mentit Regina de façon peu convaincante. Henry soupira de frustration et se dirigea vers le comptoir de la cuisine, enlevant deux des vases de fleurs. Regina regarda son fils avec confusion alors qu'il se dirigeait vers l'entrée de la cuisine, un vase dans chaque main. « Où est-ce que tu les emmènes ? »
« Dans ta chambre, il y en a beaucoup trop ici, » l'informa-t-il. Il quitta rapidement la cuisine avant que sa mère ne puisse l'arrêter. Une fois qu'il fut à l'étage et dans la chambre de sa mère, il déposa un vase sur sa commode et l'autre dans sa salle de bain. Il secoua la tête et quitta la chambre de sa mère avant de se diriger vers la sienne alors qu'il sortait son téléphone et composait le numéro de sa 'Ma. Après deux sonneries, la voix de sa mère lui répondit d'un ton joyeux.
« Hey, gam- »
« Non, ne me fait pas le coup du ''Hey gamin'' ! Tous tes bouquets puants sont en train d'envahir ma maison 'Ma. Soit une femme et dit à maman ta véritable identité ou alors trouve autre chose à faire livrer ! Je vais devenir fou avec toutes ces fleurs sur chaque surface libre de cette maison. Le rez-de-chaussée ressemble à un jardin botanique, 'Ma. Un jardin botanique ! J'en ai marre de vous voir toutes les deux vous tourner constamment autour alors que tout ce que vous avez à faire c'est admettre vos sentiments ! Je veux dire, vous agissez toutes les deux comme des enfants et, la dernière fois que j'ai vérifié, c'est moi qui était censé être l'enfant ici, pas vous deux. Ça doit cesser maintenant, 'Ma ! » S'exclama Henry à bout de souffle, concluant sa, ô combien nécessaire, tirade. Sa mère resta à l'autre bout du fil, temporairement silencieuse de stupéfaction.
« Bon sang, gamin. Dis-moi ce que tu ressens vraiment. »
« C'est pas le moment de plaisanter, 'Ma. Maman et toi êtes amoureuse l'une de l'autre depuis des années, et comme tout le monde dans cette ville, je suis au courant de ça. »
« Ta mère n'est pas amoureuse de moi, gamin. »
« Elle l'est ! Ma mère n'a pas eu de chance avec ses précédents prétendants, comme toi, et maintenant, elle a juste peur de se laisser aller et d'être vulnérable. Elle protège son cœur. »
« T'es sûr d'avoir que quinze ans et de pas être un vieux de cinquante ans coincé dans le corps d'un adolescent plutôt ? » Demanda espièglement Emma, cependant il y avait une pointe de sérieux dans sa voix. Henry roula des yeux devant les réponses évasives de sa mère et se laissa tomber sur son lit – allongé sur le dos – tout en couvrant ses yeux avec le creux de son coude.
« Tu dois lui dire, maman. Je ne pense pas qu'elle soit, ne serait-ce qu'un petit peu, proche de trouver ce que veulent dire les initiales, et honnêtement ? Je suis à deux doigts de tout lui dire. Comment quelqu'un de si intelligent peut-être à ce point aveugle ? » Demanda rhétoriquement Henry, un grognement lui échappant.
« Ecoute, gamin, laisse-moi juste quelques jours de plus et si elle ne trouve pas, alors je lui dirais qui je suis, » dit-elle pour raisonner son fils.
« Deux jours, 'Ma. Je te laisse deux jours de plus. Si elle n'a toujours pas deviné d'ici là et si tu ne respectes pas ta part du marché, alors je lui dirais qui tu es, » répliqua-t-il sévèrement, ressemblant plus au parent qu'à l'enfant. Emma fit la moue à l'autre bout de la ligne et grogna un « bien » contrarié. « Très bien, maintenant que c'est réglé, je te verrai demain. Bye 'Ma. »
« Bye, Henry. Je t'aime. »
« Je t'aime aussi. Bye, » répondit Henry avant d'éloigner le téléphone de son oreille et de le lancer distraitement de l'autre côté de son matelas Queen-size, laissant échapper un profond soupir. Il fallait qu'il accélère les choses dans cette inévitable mise en couple. Mais la question était : comment ? Un coup frappé sur la chambarde de sa porte le tira brusquement de ses pensées, il enleva le bras de sur ses yeux, concentrant son attention sur sa mère.
« Hey, à qui tu parlais ? » Demanda Regina en entrant dans la chambre et prenant place à côté de lui sur le lit. Henry s'assit et haussa les épaules.
« Juste 'Ma. »
« Oh, de quoi avez-vous parlé ? » Demanda nonchalamment Regina, cependant Henry ne manqua pas de remarquer l'espoir et la curiosité dans ses yeux. Je pense que je viens juste de trouver comment accélérer les choses, pensa Henry en souriant malicieusement.
« De toi. » Les yeux de Regina s'élargirent de surprise et de plaisir à cette information, même si elle essaya de le cacher en se raclant la gorge.
« Et de quoi exactement ? »
« Oh, eh bien, 'Ma me disait juste combien elle t'avait trouvé jolie hier pendant le déjeuner. Elle me disait qu'elle ne pensait pas que c'était possible pour une femme d'être d'une telle beauté, » l'informa-t-il avec un visage impassible, alors qu'intérieurement, il grimaçait. Malheureusement, il ne venait pas de l'inventer. Sa mère avait réellement dit ça hier et c'était absolument à en vomir. Bien sûr, il voulait voir ses mères ensemble mais entendre leurs compliments dégoulinant de romantisme n'était pas quelque chose qu'il recherchait particulièrement. Les yeux de Regina s'écarquillèrent aux mots de fils et elle rougit légèrement.
« V-Vraiment ? » Demanda-t-elle doucement, ne voulant pas voir ses espoirs se briser si Emma ne l'avait dit que sarcastiquement. Henry sembla sentir ses doutes et plaça sa main sur la sienne. Regina le regarda et leurs yeux s'accrochèrent.
« Ouais, maman. Vraiment. Et elle le pensait, » la rassura-t-il, espérant qu'elle voit la vérité dans ses yeux. Regina laissa échapper un soupir tremblant et se mordit la lèvre inférieure pour arrêter le sourire qui tentait de gagner son visage.
« Hm, est-ce... Est-ce qu'elle a dit autre chose sur moi ? » Henry sourit en sentant que son plan fonctionnait déjà.
« Elle a dit qu'elle souhaiterait pouvoir venir diner ici tous les soirs parce que tes plats sont les meilleurs qu'elle n'ait jamais gouté, » répondit-il, se rappelant de tous les autres compliments que sa 'Ma avait pu dire au sujet de sa mère. « Elle a aussi dit que si tu n'étais pas déjà maire elle pourrait définitivement te voir devenir une chef professionnelle. » Et avec ça, il commença à énoncer compliment après compliment, faisant s'élargir de plus en plus le sourire de sa mère et rendant ses joues de plus en plus rouges. Après avoir discuté pendant quinze minutes des choses qu'avait pu dire Emma au sujet de Regina, Henry se donna intérieurement une tape dans le dos. Je suis le meilleur entremetteur de tous les temps, pensa-t-il joyeusement.
« Wow. Emma a vraiment dit toutes ces choses sur moi ? » Questionna Regina avec crainte, n'en croyant pas vraiment ses oreilles. Qui aurait pu croire qu'Emma pensait effectivement toutes ces choses sur elle ?
« Ouais. Quoiqu'il en soit, je dois me préparer pour prendre mon poste à la boutique de grand-père. On en reparlera plus tard, » répondit-il en se levant de son lit avant de se diriger vers la salle de bain dans le couloir, laissant derrière lui une Regina souriant béatement.
.
« Ah, Emma, que me vaut le plaisir ? » Demanda Regina alors que la blonde entrait dans son bureau, sans l'agressivité habituel qu'il y avait dans le ton de sa voix. Emma se laissa tomber dans l'un des fauteuils pour inviter en face de Regina et sourit.
« Je vous ai apporté le déjeuner, » répondit Emma en plaçant un sac en papier sur le bureau de de la brune. Regina resta bouche bée, surprise par ce geste amical inattendu.
« M-Merci. Vous n'aviez pas à faire ça, » la remercia Regina, complètement touchée par ce simple geste de gentillesse.
« J'en avais envie. Vous m'avez nourrie ces dernières années, le moins que je puisse faire c'est de vous retourner l'ascenseur une fois de temps en temps, » rétorqua Emma avec un haussement nonchalant d'épaules et une douce chaleur se propageât dans sa poitrine quand Regina lui offrit un petit, mais réel, sourire.
« Merci, » dit doucement Regina, ouvrant le sac pour voir ce qu'il contenait. Elle sourit en ouvrant la petite boite dans le sac et en découvrant les lasagnes végétariennes de Granny. « Vous avez pris mes préférées. »
« Eh bien, je suis votre amie. Je fais attention à vous, » lui rappela Emma qui se cala dans le fond de sa chaise et croisa les jambes. « Alors, comment avancent les recherches de votre admirateur secret ? » Demanda Emma, se rappelant de sa dernière conversation téléphonique avec Henry. La dernière chose qu'elle voulait, c'était qu'Henry soit celui qui révèle son identité. Cependant, elle avait toujours autant la frousse de le faire elle-même, donc... elle allait voir si quelques indices supplémentaires pourraient aider Regina dans ses recherches.
« Pas très bien, malheureusement. »
« Eh bien, je vais vous donner deux indices supplémentaires. Si vous les voulez, évidemment. » Regina se pencha en avant sur sa chaise, l'impatience se lisant sur son visage. Emma rit sous cape à l'attitude si mignonne de Regina. Elle ressemblait à un enfant à qui on venait de dire que le Père Noël était réel. « Okay, bien, indice numéro 1 : le jaune est une autre couleur qui lui est souvent associée. Et indice numéro 2 : votre admirateur porte toujours des jeans, » annonça Emma, observant attentivement la brune en face d'elle pour voir si un flash de compréhension traversaient ses traits. Ce qui ne se produit pas.
« J'en ai aucune idée, » déclara Regina après un moment de silence, une moue prenant place sur son visage. Emma soupira et se rappela des paroles d'Henry. Regina était vraiment aveugle. Mais là encore, Emma l'était aussi, donc elle n'avait pas grand-chose à dire.
« Eh bien, c'est vraiment tout ce que je peux vous dire. Je suppose que je peux vous donner un autre indice en vous disant que vous le connaissez très bien, » offrit Emma. Regina fronça les sourcils et se plongea dans ses pensées.
Le bourdonnement de l'interphone de Regina tira cependant les deux femmes hors du silence dans lequel elles étaient plongées et sortit la brune de ses pensées. Une seconde plus tard, le crépitement d'une voix se fit entendre à travers l'interphone. « Madame le Maire, y a-t-il une chance que la Sheriff soit encore là ? »
« Oui, Margie, je suis toujours là. Qu'est-ce qu'il y a ? » Répondit Emma à la place de Regina, faisant hausser un sourcil à la brune. Emma lui sourit timidement avant de hausser doucement les épaules.
« Apparemment, votre père à essayer de vous joindre sans succès. Il a besoin de vous au poste. »
« Oh, okay. Dites-lui que j'arrive tout de suite, » répondit Emma à travers l'interphone en se levant de son fauteuil. « Je vous vois plus tard, Regina. »
« Au revoir, Sheriff Swan, » répondit formellement Regina. Amusée, Emma roula des yeux et se dirigea vers la porte du bureau, seulement pour être arrêtée quand Regina la rappela. « Oh, et Emma ? Encore merci pour le repas. J'ai beaucoup apprécié. » Emma hocha la tête et lui fit un signe de la main, quittant la pièce et laissant Regina seule avec ses pensées. Rouge et vert. Les initiales L et S. Jaune. Jeans. Quelqu'un qu'elle connait.
Tout cela lui semblait si familier, mais elle était toujours-
Attendez une minute. Margie venait juste de dire La Sheriff.
L.S.
Est-ce que cela pouvait vouloir dire La Sheriff ? Ou La Sauveuse alors ? L.S. correspondait à un titre et les deux étaient des titres donnés à Emma par les habitants de la ville.
Et pour les autres indices... Emma portait toujours son horrible veste en cuir rouge et avait de perçants yeux verts. Ses cheveux pouvaient être considérés comme jaune, tout comme sa maudite voiture. Regina ne pensait pas qu'il y ait un seul moment où la blonde ne portait pas une paire de jeans et elle la connaissait définitivement très bien.
Eh bien, c'était embarrassant. Comment avait-elle put ne pas voir tous les signes ? Ils étaient sous son nez depuis le début ! Pas étonnant qu'Henry ait été si exaspéré par elle ces derniers temps – sa mère était une imbécile aveugle. Elle était une imbécile aveugle. Eh ben merde.
Emma était son admiratrice secrète.
NdT : La suite dimanche prochain mais en attendant, si jamais tu as quelque chose à me dire – une question, une remarque, une idée, une impression, ... N'hésite surtout pas à me laisser une review, m'envoyer un MP ou à me contacter par nuage de fumée (réponse soumise aux conditions climatiques...)
Qu'importe ce que tu choisis, je serai heureuse de te répondre !
