And this is the suite.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui me lisent, et un énorme bisous à toutes celles qui m'ont laissé une review.

Merci tout particulièrement à JustYou, ma bêta-correctrice. ;-)

Trois jours après l'incident du cours de Potions, Alyssa se trouvait dans la bibliothèque, à la recherche d'un livre pour son cours de Botanique. Assise à une table, elle attendait patiemment que Lily sorte de son cours d'Arithmancie. La récréation du matin venait de passer, et elle avait encore trois quart d'heure à tuer, avant de pouvoir retrouver sa meilleure amie dans la salle commune pour attendre le déjeuner. Depuis un quart d'heure qu'elle fouillait le rayon botanique de la bibliothèque, elle n'avait pas encore trouvé ce qu'elle cherchait.

Elle se leva, une pile de livres en équilibre précaire sur les bras, et se dirigea vers le rayon où elle pourrait remettre tout ça en place.

- Salut !

Elle sursauta, faisant tomber les livres.

- Merde, murmura-t-elle.

Puis, tout en se s'agenouillant pour récupérer ses bouquins, elle se tourna vers la personne qui lui avait fait peur. Et fut étonné quand elle croisa les yeux couleur miel de Lupin. Elle sentit ses joues s'enflammer. Stupide timidité ! En même temps, elle ne s'y attendait pas du tout. C'était bien la première fois qu'il prenait l'initiative de lui dire bonjour.

- Salut, hésita-t-elle, ne sachant trop ce qu'il attendait d'elle.

- Désolé de t'avoir fait peur, je ne pensais pas que tu réagirais comme ça, dit-il en s'agenouillant pour l'aider à ramasser ses livres.

- Non, non, ce n'est rien. Qu'est-ce que tu voulais ?

Ils se relevèrent, et elle le regarda, curieuse de savoir ce qu'il allait lui dire. Lupin, quand à lui, sembla gêné, car il enfouit ses mains dans ses poches, et trouva un intérêt soudain au plancher de la bibliothèque.

- Euh, c'est à dire . . . Je ne sais pas trop, comment te dire ça . . . Mais, euh. . . .

Il se racla la gorge et ne prononça plus un mot, le rouge aux joues et voulant certainement se trouver n'importe où sauf là à ce moment précis.

Alyssa était tellement étonné de son comportement, qu'elle avait les sourcils très haut, et la bouche grande ouverte. Elle ne savait pas quoi dire pour l'aider à formuler ses pensées. Elle ne pensait pas que Remus Lupin était du genre intimidé lorsqu'il parlait à des filles. Quand on voyait avec quel genre de garçons il traînait, il était difficile de croire qu'il n'avait aucune expérience avec la gent féminine. James Potter et Sirius Black était les coqueluches de Poudlard, et ce depuis leur quatrième année. Ce qu'ils faisaient avec leurs conquêtes, elle n'en savait rien, mais si elle s'en référait aux différentes rumeurs qui circulaient dans les couloirs, ce n'était certainement pas des batailles explosives.

Il était donc difficile d'imaginer que l'un de leur meilleur ami ait du mal à trouver ses mots en présence d'une représentante du sexe opposé. Elle continua de ranger ses livres, attendant qu'il trouve le courage de formuler ses pensés. Elle n'eus pas à patienter longtemps.

- Bon, Voilà. En fait, j'aurais voulu te dire, que, en tant que Préfet, si tu voulais me parler de certaines choses, je serai là pour t'écouter.

Elle se retourna surprise.

- Tu sais, pour ça j'ai Lily.

- Oui, oui, je sais, s'empressa-t-il de dire, mais si jamais il y avait certaines choses dont tu n'arriverais pas à parler avec elle, de certains sujets . . .

- De quoi tu veux parler, le coupa-t-elle, agacée.

- Euh . . .

Il la regardait, étonné. Elle grogna. Encore un aspect de son nouveau caractère qu'elle découvrait. Elle était, apparemment, beaucoup moins patiente qu'avant. Déjà qu'à l'origine la patience n'était pas son fort, elle se demandait comment elle s'en sortirait dorénavant. Il devenait vraiment urgent qu'elle aille voir Albus. Elle avait essayé d'obtenir une entrevue le lundi soir, mais le professeur McGonagall lui avait dit qu'il était parti et ne serait pas de retour avant le samedi suivant.

Il lui faudrait donc prendre sur elle pendant encore deux jours.

- Excuse-moi, soupira-t-elle. Écoute, c'est très gentil de ta part de te soucier de moi, mais je t'assure que lorsqu'il s'agit d'écouter, Lily est la meilleure. Mais si jamais, il y avait certains sujets que je n'arrivais pas à aborder avec elle, je viendrais te voir, conclu-t-elle en lui souriant, ce qui le fit légèrement chanceler.

Elle retourna au rangement de ses livres, pensant qu'elle en avait terminé avec Lupin, mais celui-ci était resté à côté d'elle.

- Tu avais quelque chose d'autre à me dire peut-être ?

Il sursauta.

- Euh, oui, en fait.

- Je t'écoute, fit-elle en s'adossant à l'une des étagères.

Il soupira, comme si ce qu'il s'apprêtait à faire n'était pas une partie de plaisir.

- Bon, je vais jouer franc-jeu avec toi. Je n'aime pas tourner autour du pot, et en plus je trouve ça faux. Alors, euh, voilà, les autres et moi, on se demandait . . .

- Attends ! Quand tu dis les autres, tu parles de tes amis ? le coupa-t-elle encore une fois, légèrement agacée cette fois, par ce que son esprit venait de lui souffler.

- Oui, Peter, James, Sirius et moi.

Elle plissa les yeux, sentant la colère poindre son nez.

- Continue. Qu'est-ce que vous vous demandiez ? demanda-t-elle malgré son intuition qui lui disait qu'elle n'allait pas apprécier la réponse.

- Nous avons trouvé étonnant ton changement physique, dit-il rapidement avant de s'arrêter, se demandant pourquoi Alyssa semblait si crispée.

- Oui ? le pria-t-elle de continuer malgré son intuition qui lui criait encore qu'elle aurait mieux fait de le faire taire au plus vite.

- Il n'y a pas que le changement physique, il y a aussi, le fait que, même au niveau caractériel, tu es changée. Je veux dire, il ne me serait jamais venu à l'idée que tu puisses nous couvrir pour l'une de nos blagues. Tu sembles plus encline à faire en sorte qu'on soit punis pour nos farces, plutôt qu'à nous aider à les réaliser. Alors, je me disais qu'il y avait forcément une raison pour que tu ait autant changé en si peu de temps.

- Et tu aimerais savoir qu'elle est cette raison.

- Oui, dit-il, semblant plus à l'aise tout à coup.

Alyssa serra les poings très fort.

Tout le temps qu'avait parlé Lupin, elle avait senti la colère monter en elle, et elle essayait de se retenir de l'envoyer bouler. Voyant que les poings n'y faisaient rien, elle y inclut la mâchoire, la contractant au point qu'elle en eut mal.

Mais malgré toute sa bonne volonté, elle explosa.

- FICHE MOI LE CAMP, LUPIN !

Ce dernier, étonné par la colère de sa camarade, ne demanda pas son reste, et quitta la jeune femme, au moment même où le professeur McGonagall pénétrait dans le rayon botanique, l'air scandalisé.

- Miss Grytalié ! Où vous as-t-on appris qu'on pouvait crier dans une bibliothèque. C'est un lieu calme et propice à l'étude. Et pour vous apprendre à respecter le travail des autres, vous serez en retenue samedi matin. Ici même.

Alyssa baissa la tête, montrant ainsi à sa directrice de maison qu'elle n'était pas fière d'elle.

- Suivez-moi, Miss Grytalié, nous allons fixer avec Mme Pince le temps et les tâches que vous aurez à accomplir durant votre retenue.

Elle soupira. Elle avait gagné sa journée, tiens !

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Le paquet de cartes explosa, ce qui dessina une seconde paire de sourcils, parfaitement parallèle à la première, sur le visage renfrogné de Sirius.

- Mais c'est pas vrai ! Comment est-ce que tu peux gagner à tous les coups ? C'est pas possible, je dois être maudit !

- Mais bien sûr Patmol, je vois très bien Tu-Sais-Qui se pencher sur ton berceau et dire " Gryffondor tu seras, alors à la bataille explosive toujours tu perdras ! ", ironisa James d'une voix d'outre tombe, tout en ramassant les cartes.

- C'est ça moque toi. Mais en attendant, ce n'est pas toi qui te fais toujours avoir. D'ailleurs, tu n'aurais pas ensorcelé ton paquet pour que ce soit toujours sur moi que ça explose ?

James eut un sourire sadique.

- C'est une super idée ça !

- T'avise surtout pas de la mettre à exécution, le menaça Sirius, au moment où Peter pénétrait dans la salle commune et les rejoignait à leur table.

- Alors, comment ça s'est passé Queudver ? demanda James en redistribuant les cartes, comptant le nouvel arrivant dans la partie.

- Il m'a fait nettoyer tous les trophées de Quidditch qui sont exposés dans la salle des trophées. A la main en plus. C'est un sadique ,ce type.

Sirius retint un éclat de rire. Tout le monde savait que Rusard était connu pour sa haine envers les élèves de Poudlard. Il prenait un malin plaisir à faire de leur vie un enfer, quand il le pouvait. Heureusement qu'il n'était que concierge !

- La prochaine fois, tu viseras mieux ! se moqua gentiment Sirius.

Peter eu une moue bougonne, tout en abattant une carte sur le table.

- Ce n'est tout de même pas ma faute si Cornedrue m'a interpellé au moment où je faisais léviter mon livre.

Sirius éclata de rire en repensant à la scène. Alors que Peter faisait voler son livre d'enchantement pour réviser le sorts de lévitation comme l'avait demandé le professeur Flitwick, James l'avait appelé, et Peter avait tourné instinctivement la tête, perdant le contrôle de son livre qui avait frappé le minuscule professeur en plein dans l'estomac, et l'avait envoyé voler à l'autre bout de la classe, passant à travers la fenêtre et atterrissant dans le parc. Tout le monde s'était retenu de rire par respect envers leur enseignant, mais une fois sortis du cours d'Enchantements, les moqueries avaient fusé, alors que Peter était convoqué dans le bureau du professeur.

- Dommage que tu ais loupé de peu le lac, ria James.

- Merci pour ton soutien, grommela Peter en réponse. D'ailleurs qu'est-ce que tu me voulais ?

Sirius et James s'écroulèrent de rire sur la table. Peter sembla comprendre puisqu'il afficha une mine horrifiée.

- Tu l'as fait exprès !

Cette simple constatation de sa part fit redoubler les rires des deux Maraudeurs, s'attirant les regards peu avenants de leurs camarades essayant d'étudier.

- C'était tellement prévisible et tellement tentant que je n'ai pas pu résister, parvint à articuler James entre deux éclats de rire.

- C'est toi qui aurait dû aller polir les coupes, marmonna Peter, sans vraiment penser ce qu'il disait, devina Sirius.

- A quoi bon ?! Je les connais suffisamment pour avoir gagné bon nombres d'entre elles.

Il eut un sourire de connivence avec Sirius. Tous deux jouaient dans l'équipe de Gryffondor depuis leur seconde année, et depuis lors avaient remporté toutes les coupes faisant agréablement rager les Serpentard. Grâce aux exploits de Sirius en tant que Poursuiveur et ceux de James dans le rôle d'Attrapeur, les équipes adverses de Gryffondor gagnaient rarement.

- Et ouais, Cornedrue, c'est nous les meilleurs ! s'exclama Sirius en levant une main que James vint claquer, au moment une exclamation de dédain retentissait à la table voisine.

Sirius tournas la tête dans cette direction et remarquas que Lily Evans y était installée, visiblement occupée à son devoir de Botanique.

- On peut savoir ce que ça voulait dire, ça ?

Elle le regarda droit dans les yeux et lui cracha au visage :

- C'est pas la modestie qui vous étouffe !

- Mais ce n'est pas de la vantardise, c'est la vérité Evans. Si tu venais nous encourager un peu plus souvent, tu le saurais.

Elle se détourna en reniflant de dégoût et dit :

- Voir des abrutis sur un balai et taper dans une balle, très peu pour moi, merci.

Sirius ouvrit la bouche pour riposter face à la demoiselle qui avait l'affront de descendre en flammes l'art noble qu'était le Quidditch, quand Remus passa par le trou de la salle, le visage défait, il se détourna de la jeune fille, et regarda son ami qui venait de s'asseoir sur la quatrième et dernière chaise de libre de la table, entre James et lui.

Les trois maraudeurs se penchèrent avidement sur le nouvel arrivant.

- Alors comment ça s'est passé ? demanda précipitamment Sirius, voulant savoir au plus vite ce que Grytalié avait confié au lycanthrope.

- Très mal.

- Comment ça, s'étonna Peter. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Eh bien en fait, j'avoue ne pas tout avoir compris.

- Eh bien raconte, et on pourrait peut-être comprendre pour toi, proposa James.

Remus soupira.

- Je suis entré dans la bibliothèque et je l'ai trouvée au rayon Botanique, cherchant certainement un livre pour son devoir. Je me suis avancé et quand je l'ai saluée, elle a fait un bond formidable, faisant tomber les livres qu'elle portait.

- Euh, Lunard, je ne veux pas faire mon rabat-joie, mais on t'a pas demandé de nous pondre un roman sur ta rencontre avec elle. Raconte nous juste le principal, l'interrompit Sirius, qui voulait en terminer au plus vite et découvrir ce que cachait la jolie Gryffondor.

- Elle ne m'a rien dit. Quand j'ai commencé à essayer de la questionner et que je lui ai dit que je m'étonnais de tous les changements qui avait opéré en elle, elle a semblé comprendre et j'ai cru que je n'aurais même pas besoin de la forcer à me parler. Puis, tout à coup elle m'a hurlé dessus.

- Elle t'a hurlé dessus ?! s'écria Sirius ébahi. Elle as crié dans la bibliothèque, elle, alors que quand on avait le malheur ne serait-ce que de chuchoter, c'était à peine si elle ne nous châtiait pas ?!

- Exactement. Et je peux te dire que quand j'ai vu de quelle manière elle me regardait, j'ai filé sans demander mon reste. Elle avait un regard flippant. Si ses yeux avaient été des baguettes, je ne l'aurais même pas vu me lancer le sortilège Avada Kedavra. Je crois que ce qu'elle cache est assez important, vu comment elle a réagi.

- Ou simplement, elle a trop honte des raisons de son changement pour l'avouer à n'importe qui, glissa James.

- En tout cas, c'est loupé pour l'interroger à partir de maintenant. Elle va se méfier, fit remarquer Peter.

- Les Maraudeurs ne s'avouent jamais vaincu, Queudver, rétorqua Sirius. On a qu'à demander à Evans. Mais de façon plus discrète, faire en sorte qu'elle ne voit rien venir.

- Mmh, pas sûr qu'elle se fasse avoir la Evans, elle est maligne quand elle veut, douta James.

- Mais nous nous montrerons encore plus malins. Après tout, la discrétion n'est-elle pas notre point fort ?

Les trois garçons sourirent à la question purement rhétorique de Sirius.

- Si on s'y met tous et qu'on fait preuve de patience, on y arrivera. Il suffit de se rapprocher d'elle de façon anodine et elle ne se doutera de rien.

- Tu oublies qu'elle a des préjugés sur nous, contra Peter.

- Il suffira de les faire tomber.

- J'ai déjà renoncé à m'amuser avec Servilo en public pour elle, qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre pour la convaincre de ne pas continuellement me considérer comme une bouse de dragons ?

- Appliquer les méthodes de Lunard. Élève sérieux, chahuteur mais pas trop, et sachant prendre des responsabilités.

- Ouais, en gros, tu veux que je m'applique plus dans ma tâche de Préfet en Chef.

Sirius lui fit un énorme sourire.

Le portrait de la Grosse Dame pivota encore une fois, attirant l'attention des Maraudeurs. Grytalié pénétra dans la salle commune, un air revêche accroché au visage et les mains enfoncées profondément dans les poches de sa cape, et s'installas derrière eux à la table de son amie. Elle ouvrit la bouche pour parler à Evans, quand elle remarqua que les quatre jeunes hommes la regardait. Elle les fusilla du regard, faisant baisser leurs têtes et monta dans son dortoir, suivie de la jeune rouquine.

- Je comprends mieux ce que tu voulais dire à propos de son regard tueur, Lunard, dit Sirius. J'ai vraiment cru qu'elle allait nous engueuler ou nous taper dessus.

- Tu vois pourquoi je ne suis pas resté traîner à côté d'elle.

- Carrément !

- En tout cas, on peut faire une croix sur la mine d'information Evans, soupiras le brun à lunettes. A l'heure qu'il est, Grytalié a du l'informer de l'épisode de la bibliothèque.

Une moue contrariée s'afficha sur les visages des quatre compères.

- On verra plus tard, proposa Remus en s'étirant. Laissons l'affaire se tasser et on reprendra nos investigations plus tard.

Les quatre autres approuvèrent la proposition et Sirius se promit de se remettre à l'attaque dès qu'il en verrait l'occasion. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il avait vraiment envie de connaître le secret de la Gryffondor.

- En attendant, je ferais bien une partie de bataille explosive, reprit le lycanthrope, au moment où le paquet face à Sirius lui dessinait une troisième paire de sourcils.