Disclaimer: J'ai demandé, j'ai supplié, j'ai usé de tous les charmes que j'avais (soit pas grand chose à mon grand désespoir!) mais rien à faire la FOX a refusé de me donner les droits d'auteur de glee. Par conséquent je ne possède toujours rien!
Un grand merci à tous ceux qui ont pris de leur temps pour me laisser un commentaire et à ceux qui ont alerté pour suivre les aventures de nos 2 personnages! Un merci tout spécial à ma nouvelle bêta qui se reconnaitra et qui m'aidera à l'avenir à améliorer mon travail.
Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 4 : Panique
Blaine déglutit péniblement. Tous ces regards fixés sur lui le mettaient mal à l'aise. Il souhaitait par-dessus tout disparaitre, devenir invisible. Il avait lui-même eu envie de vomir quand il avait vu les marques qui étaient réparties un peu partout sur son corps. Le long miroir de la petite salle de bain attenante à la chambre de Kurt lui avait renvoyé l'horrible image de son corps marqué par la lutte de la veille.
Il n'avait pu le regarder longtemps cependant car il avait peur de ce que ces marques représentaient. Il savait qu'il n'avait rien fait pour mériter ca mais il ne pouvait se défaire de la culpabilité quile rongeait de l'intérieur. S'il n'avait pas été si naïf, s'il avait pu lire entre les lignes, s'il avait été plus fort, s'il avait réagit plus vite, s'il avait pu le dissuader. Tellement de si, tellement de possibilités qui auraient pu rendre sa vie plus facile mais non, comme si sa destinée avait été gravée dans le roc, malgré tout ce qu'il avait déjà enduré, il se retrouvait à ce moment précis à un tournant de sa vie ou il devait faire un choix. Un choix décisif !
Se battre pour survivre, pour regagner sa dignité, ou fuir. La deuxième possibilité étant de loin la plus facile et la plus tentante mais en contre partie il perdrait la personne qui lui tenait le plus à cœur. Blaine déglutit une fois de plus et inspira profondément tout en dirigeant son regard vers celui de Kurt. Les yeux bleus étaient remplis de larmes et d'horreur et Blaine ne put s'empêcher de penser que même s'il décidait de se battre, il y avait une grande chance qu'il perde aussi l'amour et le respect de Kurt. Serait-il dans tous les cas perdant ?La partie raisonnée de son cerveau lui disait que cela n'était pas possible et qu'il se montait la tête pour rien parce qu'il était innocent, définitivement innocent. Mais l'était-il vraiment ?
Blaine ne put soutenir le regard plus longtemps et son regard se dirigea vers la fenêtre de la cuisine puis ne pouvant plus supporter le silence plus, il se décida de le briser.
« Totalement naturel, effet garanti ! »
« Quoi ? » se décida à répondre Finn à l'exclamation inattendue de Blaine.
« Ras de cou » reprit-il en pointant les marques qui ornait désormais sa nuque « j'aurai pu opter pour un autre motif mais bon…Je fais de l'allergie donc le henné aurait été risqué et je dois dire que ce modèledonne un effet totalement naturel et l'effet est garanti ! Je veux dire, il suffit de voir vos têtes pour s'en rendre compte. »
« Petit, ça doit être la pire… » commença Burtmais Blaine se racla la gorge et pointa les pancakes de la main.
« Ca a l'air délicieux tout compte fait, j'aimerai bien en avoir une. »
« Sers-toi alors » lui dit Kurt avec un ton froid et distant qui fit frémir Blaine. « J'ai trouvé de l'ibuprofène » ajouta-t-il en déposant les pilules en face de la chaise sur laquelle il venait de s'assoir. « Que souhaites –tu avec ? »
« De l'eau s'il te plait ? »
Sans répondre Kurt lui déposa le verre et le regarda manger silencieusement. Son regard ne put s'empêcher de retourner vers le cou de Blaine. Il avait envie de crier et de secouer son petit ami mais il se calma et se résigna à attendre au moins jusqu'à ce qu'il ait fini de manger. Burt et Carole s'étaient rassis et Blaine ralenti sa mastication car plus il tardait à finir son plat et plus la conversation qu'il redoutait, serait repoussée. Enfin cela c'était sans compter sur le peu de patience qu'avait Kurt.
« Blaine, je te conseille ou de porter cette fourchette à tes lèvres ou de la laisser sur la table. Quel que soit ton choix tu as moins d'une minute pour te décider à parler, à moins que tu attendes que j'ouvre le feu des questions. » Le jeune homme avala précipitamment sa bouchée et rapidement son verre d'eau. Il fixa ensuite son attention sur sa main droite qui s'était agrippée au couteau qui lui avait servi à découper son petit déjeuner.
« Prends tout le temps qu'il te faut »lui intima Burt quand ses mains commencèrent à trembler.
« Etait-ce ton père ? Est-ce que vous vous êtes disputés une fois de plus ? » se lança Kurt lorsqu'il fut clair que Blaine ne débuterait pas cette conversation.
« Non, mes parents sont en Angleterre en ce moment. Je te l'avais dit, ils sont partis en vacances là bas pour un mois. »
« Oui et ils devaient partir hier. »
« En effet mais hier matin. »
« Est – ce qu'Eric… »
« Mon frère ne me ferait jamais de mal Kurt ! »
« Vu son comportement, permet moi d'en douter. »
« Ecoutez, c'était rien, il s'agit là juste d'un malentendu entre Pa…entre cette personne et moi. Je peux…Je maîtrise la situation. »
« Tu te fous de moi ? Tu maitrise la situation ? Blaine tu as déboulé hier soir chez moi et tu étais tellement bouleversé et effrayé. Je ne t'avais jamais vu comme cela. Pas même le soir du bal de fin d'année alors que tu étais terrifié vu ta précédente expérience où tu avais été brutalement battu » cria Kurt avant de faire une pause, de respirer profondément et de baisser le ton. « Comment oses –tu, maintenant, te comporter comme si on parlait du mauvais choix d'un film ou d'une mauvaise plaisanterie entre amis ? Tu as été blessé, attaqué et je mérite, je pense, plus que cetteattitude. »
« Calme-toi Kurt ! » lui intima Carole. « S'emporter n'arrangera en rien la situation » puis s'adressant à Blaine, « Explique-nous exactement ce qui s'est passé s'il te plait. »
« C'est un peu confus, tout s'est passé vite, » commença Blaine mais ne regarda personne précisément, sa main gauche toucha ses boucles et s'affairèrent à les ébouriffer puis à essayer de les remettre en place. Il émit un rire forcé et essaya de trouver un mensonge susceptible de coller à ce qu'ils avaient vu de lui hier soir et de coller le plus possible à la vérité. « Patrick, un ami de la famille est venu nous rendre visite et suite à quelques mauvais mots et…Pour être honnête, on a été tous les deux des idiots. On s'est emportés pour rien et avant que l'on comprenne ce qui se passait, on s'est mis à s'insulter et j'étais à bout, j'ai poussé un de ses boutons pour être sur de le blesser comme il m'avait blessé par ses mots et il a perdu les pédales. Je voulais juste le faire sortir de ses gongs mais je ne m'attendais pas à ce qu'il pète les plombs comme ca. On a commencé à se battre et les choses ont vite dégénéré, » il continua avec ferveur. S'il ne savait pas ce qui s'était vraiment passé, il aurait pu se complaire dans sa propre histoire et force était de constater qu'elle n'était pas trop éloignée de la réalité. Il se tourna vers Finn et Burt qui seraient, de son point de vue, les plus faciles à berner étant tous deux un peu impulsifs. Il était sur de pouvoir obtenir de leur part un peu de support. « Je m'emporte rarement mais bon quand ça arrive, vous savez ? » Il prit un air contrit et rencontra le regard compréhensif de Finn qui lui sourit, content d'avoir encore une chose en commun avec le petit à ami de son nouveau frère.
« Les gars du foot et moi, ça nous arrive aussi de temps en temps mais on en arrive jamais à vouloir littéralement étrangler l'autre mais bon je comprends. »
« Tu maintiens que tout ca » commença Burt en pointant le cou, l'œil maintenant violet, la coupure à la lèvre, « sont juste les conséquences d'une brutale confrontation avec un ami de la famille. »
Blaine le regarda droit dans les yeux et s'en voulut de lui mentir mais il avait fait son lit et devait s'y coucher maintenant.
« Oui, exactement. »
« Blaine, je ne sais pas si tu dis la vérité mais ce que je sais, c'est que quelque chose ne colle pas. Les blessures ont pu être causé par cette confrontation mais quand tu es arrivé ici hier, tu étais terrifié, tu avais le même regard qu'ont les enfants battus et maltraités que je vois chaque jour dans l'aile pédiatrique de mon service. Peut être que je me trompe, peut être est-ce mon imagination mais juste pour me rassurer, me permettrais-tu de m'en assurer ? » dit Carole d'une voix douce mais ferme. Elle avait conscience que si elle se trompait le jeune pourrait mal prendre son ingérence dans son intimité mais elle se devait d'être fidèle à elle-même et de ne laisser passer aucune chance de voir un enfant de plus maltraité.
« Qu'est ce que je vous entendez par là ? »
« Tu t'es accroché à tes vêtements comme à une bouée de sauvetage hier et je crains que tu n'ai d'autres blessures et j'aimerai vérifier que tu n'as rien de plus que des bleus si tu permets. »
Oh oh ! Premier obstacle.
« Je n'ai rien de plus. C'était un échange agressif mais je me sens bien, juste courbaturé. »
« Souvent on ne se rends compte qu'après plus de 24 heures de la gravité de ses blessures. Peut être que tu n'es que courbaturé mais il arrive fréquemment que suite à un bagarre, les opposants arrivent avec des cotes fêlées ou… »
« Rien de tout cela Carole, je vous assure. »
« Ca ne coute rien de vérifier, n'est ce pas petit ? » intervint Burt. Blaine commençait à paniquer. Les choses n'étaient pas sensé se dérouler comme ca. Pourquoi ne pouvait-il pas accepter son excuse ? Ce n'était pas la première fois qu'il devait couvrir les circonstances de ses blessures et jamais il n'avait rencontré tant de résistance chez ses parents à accepter ses explications. Il n'était cependant jamais arrivé aussi désemparé chez ses parents. Il avait su que c'était une mauvaise idée d'aller chez les Hummel après …l'altercation mais son cerveau ne lui répondait alors plus.
La panique avait pris le dessus et la seule chose qui revenait en boucle était qu'il devait, qu'il avait besoin de Kurt, qu'il devait se mettre en sécurité, qu'il devait se cacher. Puis il avait réalisé qu'il était en retard et que Kurt allait être énervé et sa panique n'avait fait que croitre et les images de la veille défilaient et le rendait de plus en plus hystérique. Perdu dans ses pensées, il ne s'aperçut pas que Carole s'approchait de lui. Son corps réagit instinctivement contre ce contact non désiré et qu'il n'avait pas pu se préparer à recevoir.
« Ne me touchez pas » cria-t-il sans regarder à qui appartenait ces mains. Son corps se mit à trembler et sa respiration s'accéléra. Sa vision se rétrécit et son cœur s'emballa. Il ne put bientôt plus respirer correctement et ses jambes refusèrent de le porter. Il se laissa tomber et enveloppa ses deux jambes de ses bras. Il entendit une voix féminine ordonner à tous de ne pas le toucher et il comprit qu'il passait par une crise qu'il n'avait plus expérimentée depuis son entrée à Dalton, une crise de panique. La seule façon de la surmonter était de se concentrer sur quelque chose d'apaisant. Il se rappela qu'il était en sécurité chez les Hummel et il se concentra sur l'odeur des vêtements qu'il portait et qui étaient imprégné de l'odeur de Kurt.
« Bien joué Blaine, bien joué » se sermonna-t-il une fois calmé puis il se risqua à lever les yeux vers la famille Hummel-Hudson qui le fixait pétrifiée.
Son cœur se serra quand son regard se posa sur Kurt. Il comprit sans que celui-ci ne le lui dise qu'il se sentait impuissant face à ce qui se passait avec lui. Il y avait aussi dans ses yeux de la déception mêlée à de la tristesse. Son cerveau travaillait de manière accélérée et il se rendit compte que durant l'échange, Kurt n'avait pas émis d'avis face à son récit. Les évènements de leur nuit ensemble et de son cauchemar resurgirent et il comprit son erreur. Il aurait pu convaincre toute la famille sans cette démonstration de peur à laquelle il avait cédé hier et qu'il jugea pathétique et enfantine mais le fait était la. Le seul qu'il ne pourrait jamais berner était Kurt.
Épuisé, Blaine réalisa qu'il n'avait plus le choix. Il ne pouvait plus faire qu'une chose et il cru comprendre que sa seule et dernière façon de survivre et de se défendre était de fuir. Il s'élança le plus rapidement possible vers la porte d'entrée.
Toujours intéressé?Je fais traîner en longueur mais je laisse des indices!Oui oui je vous assure!Mais du coup que s'est-il vraiment passé? Hum...je dois avouer que j'ai en tête plusieurs différents scénarios mais l'histoire s'écrit tout seul et je ne sais toujours pas celui qui sera retenu. Mais les chapitres à venir nous en diront plus...
