Chapitre 3.

Furious being.

Quand Angelika revint à elle, elle n'était plus attachée par des chaînes, mais étendue dans un grand lit et recouverte de draps blancs dans une chambre spacieuse. Une légère brise soulevait les rideaux d'une fenêtre.

Angelika promena un peu son regard et vit ces vêtements. Elle décida de s'habiller, étant nue, mais elle eut quelque mal pour se lever, dû aux douleurs en bas de son dos.

- Oww! Quel salaud, ce Michaelis!

Alors qu'elle avait déjà enfilé sa culotte, son pantalon et qu'elle agrafait son soutien-gorge, la porte s'ouvrit sur Sébastian. Il portait un verre emplit d'un liquide incolore et une petite boîte dans ces mains.

- Bonjour, dit-il.

Toutefois, Angelika ne lui répondit pas et ne lui accorda pas un regard, tellement elle était furieuse contre lui. Elle continua à s'habiller en silence. Il fut rompu par Sébastian qui lui tendait le verre.

- Tiens, bois ça.

- Tss! Après la drogue d'hier! Sans façon!

- C'est un contraceptif, répliqua-t-il, fronçant les sourcils et en lui montrant le paquet qu'il avait emporté. À moins que tu ne veuilles porter ma descendance.

Angelika le dévisagea, considéra le verre, puis le prit et l'avala. Il s'agissait bien d'un stérilet, car elle ne se sentait pas bizarre ou confuse après l'avoir ingurgité.

Finalement, Angelika ramassa son sac d'effets personnel et s'apprêta à sortir, mais elle fut stoppée inopinément par Sébastian. Il l'a pris tendrement par la taille et l'épaule et lui donna un baiser sur la joue.

Quand il la relâcha, le visage d'Angelika s'embrasa.

- Passe une bonne journée. Fais attention à toi, chuchota-t-il.

. . .

- L'information concernant le rendez-vous des Hell's Lilith sur les quais était un piège de Michaelis, éructa Spears.

- C'n'est pas ma faute, lui lança Angelika. C'est vous qui me donnez les infos, j'vous rappelle!

Elle claqua la langue et s'en fut, mais sans savoir que plus tôt, avant sa capture, on lui avait glissé quelque chose dans son sac.

Angelika marcha dans la rue et s'arrêta dans une supérette pour s'acheter une barre de chocolat. Après sa mésaventure avec Michaelis, le sucre l'aidait à faire passer l'arrière-goût de honte tapis en elle. Bien que ça n'altérait en rien ces habitudes. Elle mangeait du sucre sans arrêt et ne prenait jamais de poids.

Comme il n'y avait pas de poubelle aux alentours pour jeter le papier, elle allait le garder dans son sac jusqu'à la maison. Mais en l'ouvrant elle vit un petit paquet dur portant l'inscription: À Sébastian Michaelis.

Et merde, encore se sale typer qui lui collait à la peau. Ne voulant plus avoir de contact avec lui, elle s'empressa de se rendre à son bureau pour le lui rendre et l'oublier une fois pour toute.

Mais à l'entrée, elle fut arrêtée par deux gardes.

- On est pas au jardin d'enfants ici, fillette!, dit un des gardes. Dégage!

- Bordel, je dois voir Michaelis!...Oh et puis merde, J'vais m'en débarrasser. C'est pas mes oignons!

Elle tourna les talons et marcha d'un pas râleur vers son appartement.

. . .

Plus tard, après être passée ailleurs pour quelque chose d'important, Angelika fut klaxonnée par une voiture de luxe dans la rue. Elle s'arrêta devant Angelika et le conducteur la héla. À ces traits, il ne devait pas être du pays. Sûrement d'Asie, car ces yeux étaient bridés et qu'il portait un kimono turquoise foncé.

- Nous vous cherchions mademoiselle. Le patron vous attend. Veuillez monter s'il-vous-plaît.

- Non, c'est bon. C'est gentil, mais non merci.

-Permettez-moi d'insister. J'ai pour ordre de vous ramener quoi qu'il arrive.

- J'ai dit que ce n'était pas la peine, s'énerva Angelika.

- C'est une affaire des plus urgentes.

- Si c'est urgent, ne perdez pas votre temps et partez!

- Excusez-moi, mais nous n'avons plus le temps.

- Ah, je vois…Vous faîtes partie des Hell's Lilith, me trompes-je?

- Tant pis, ajouta son interlocuteur, dans une langue qu'Angelika ne comprenait pas.

Et elle fut assommée et emmenée.

. . .

Encore une fois, elle se réveilla les poignets liés, mais au moins, avec ces vêtements sur le dos. Elle regarda autour d'elle et vit des paravents chinois rouges ornés de dragons dorés. Une horrible odeur embaumait l'air, comme de l'opium.

Ce ne fut pas long avant que deux hommes entrent dans la pièce, l'un était le chauffeur qui avait cogné sur Angelika, et le dernier mec était blond aux yeux bleus et portant un kimono lavande décoré de toiles d'araignée entra dans la pièce. Il semblait à peine plus âgé qu'elle. Il tenait une sorte de petit fouet.

- Mais vous êtes qui?, leur cria Angelika. Détachez-moi!

- Ohhh! Elle est plutôt vive!, dit le blond aux autres dans un langage étranger à Angelika. Peut-être du chinois ou un dialecte oriental.

- Elle est vraiment furieuse, alors nous ferions mieux de garder nos distances, conseilla le chauffeur asiatique.

- Mmh, où est le disque que tu as entre les mains?, demanda le blond en anglais pour qu'Angelika comprenne. Il a été volé à notre gang et nous aimerions le récupérer.

- J'n'en sais rien! Vous avez le toupet de me demander ça alors que vous me retenez captive.

Ce fut le mot de trop et il frappa Angelika avec son espèce de fouet.

- On a bafoué le nom de notre gang en vous dérobant le disque! Ne fais pas la maligne avec moi et tu pourras rester en vie!

Et il lui donna deux autres coups qui lui entaillèrent le front. Le sang dégoulina le long de son visage. Mais Angelika serrait les dents pour ne pas crier de douleur.

- Serait-ce la mafia chinoise?, se demanda mentalement la jeune femme. Pourquoi il faut toujours que je me ramasse dans le merdier?

- C'est vrai que j'avais ce disque, mais je ne l'ai plus, dit-elle. Je n'ai pas pu rencontrer le gars à qui je devais le remettre, alors je l'ai jeté.

Le blond grogna de colère et redonna un coup de fouet à Angelika plus fort que les autres.

- Menteuse! Tu veux crever?

- Pourquoi toute cette agitation?, demanda une voix grave en entrant dans la pièce. Enlever cette femme est un acte bien plus misérable que d'avoir laissé échapper des données confidentielles.

Le nouveau venu était plus grand que le blond et parlait orientalement lui aussi, mais semblait plus occidental. Il avait des cheveux noirs et des yeux dorés derrière une paire de lunettes rectangulaire et était vêtu d'un kimono bleu nuit. Angelika lui trouvais une légère ressemblance avec Sébastian.

- Claude!, s'écria le blond.

- Alors Alois, as-tu récupérer le disque?, demanda le dénommé Claude.

- Bin…euh, nous étions justement en train de l'interroger.

Mais Claude percuta le nez d'Alois avec son poing et le brisa.

- Tu n'es qu'un incapable, Alois.

Claude essuya sa main couverte de sang sur Alois et le congédia en même temps que le chauffeur. Dès qu'il fut seul avec Angelika, il lui prit le menton en main et lui releva la tête pour mieux la voir.

- Jeter le disque, hein, est-ce bien ça?, lui demanda-t-il en anglais.

- Je pensais que c'était dangereux de le garder. Mais il est trop tard, à présent.

Claude lui caressa la joue et murmura.

- Cependant, si tu travail vraiment pour Michaelis, alors je ne peux pas te faire confiance si facilement, bien que tu sois très jolie.

- Qui voudrait bosser pour ce con-Ahhh!

Claude venait de glisser sa main sous le T-Shirt d'Angelika et tiraillait sur sa brassière.

- Anglaise hein? Tu as la peau si délicate et fine…Devrais-je m'amuser avec toi jusqu'à ce que tu te décides à parler?

. . .

Dans le bureau du chef des Hell's Lilith.

- Ils disent que Phantomhive avait le CD sur elle, dit Sébastian au téléphone. Elle ne se trouve pas chez elle, donc ça prendra un peu de temps. Ce n'est peut-être qu'une enfant, mais si on sème la pagaille, le gouvernement britannique va sans doute le remarquer.

Et tout en parlant, il regarda dans son tas de courriers et y trouva un paquet où figurait le nom: Angelika Phantomhive.

À la place de le jeté, elle l'avait envoyé à Michaelis. Mais ce dernier se dit que si elle lui avait remis par la poste, elle devait peut-être avoir des ennuis.

. . .

Dans les appartements privés de Claude, celui-ci s'amusait bien avec son nouveau jouet.

Il avait déshabillé Angelika, lui avait lié les poignets et l'avait couché à plat ventre sur ces genoux pour la peloter à son aise. Il avait ouvert son kimono pour être plus à l'aise. Une cicatrice était présente sur sa poitrine.

- Ton corps reconnaît bien le toucher d'un homme, dit-il en fessant glisser sa main du haut de son dos jusqu'à ces fesses. Alors concernant Michaelis, tu dois être son…

- Tu n'y es pas du tout!

- Peut-être devrais-je t'arracher les organes et les lui envoyer? Je pourrais abîmer ton si beau minois pour le mettre en colère.

- Il n'en a rien à faire de moi. Il s'en fouterait comme une feuille dans une cour si je meure…Combien de fois il faudra que je te dise que ce n'est pas ce que tu crois!…Bordel!...Tout ce que je sais, c'est que vous n'êtes que d'immondes pervers, toi et Michaelis.

Mais Claude rentra sa main entre ces jambes pour la faire taire. Angelika laissa échapper un râle sonore quand Claude titilla son interdit.

- Comme tu es poétique. Pourtant, tu es comme nous, non?...Il m'a fait cette cicatrice au torse dans le passé par une arme démoniaque. Car comme lui…je suis un démon (Angelika tourna vivement les yeux vers lui et les encra dans les siens.). Cette blessure, quand elle me fait mal, me fait penser à lui et me donne envie de lui voler tout ce qu'il a de plus cher.

Angelika écarquilla les yeux sous la nouvelle et dévisagea Claude. Celui-ci enleva ces lunettes, passa sa deuxième main en arrière de la tête de sa prisonnière et rapprocha leurs visages, à deux centimètre de distance.

- Quand je te regarde, je me demande si les démons peuvent ressentirent de la peine par la perte d'un être cher.

Claude combla la distance entre eux et l'embrassa avec fougue. Les yeux d'Angelika ressemblaient à des bols à soupe au contact de la langue du démon sur la sienne, cherchant ces amygdales, et ensuite à des assiettes quand elle reçut un coup rude dans la nuque qui lui fit ensuite perde connaissance.