Titre : L'homme chocolat

Genre : yaoi avec lemon, Draco x Harry en 6 chapitres assez courts.

Résumé : Des insomnies et des faims nocturnes réunissent Malfoy et Potter dans la cuisine de l'école.

Rating : M

Disclaimers : Harry, Draco et le reste autour appartiennent à JK Rowling.

Note : nous utilisons les termes anglais suivants : Slytherin (Serpentard), Gryffindor (Gryffondor), Hufflepuff (Poufsouffle), Hogwarts (Poudlard), Headboy (Préfet en chef)


- Petit-déjeuner gourmand -

La nuit avait été bonne. Le lit avait été plus moelleux et spacieux et la chambre plus calme qu'à l'accoutumée. Même le soleil n'avait pas inondé la pièce au lever du jour. Harry ouvrit les yeux et sourit. Voilà pourquoi la nuit avait été différente : il était dans la chambre de Malfoy.

Depuis trois soirs, une bien étrange relation s'était instaurée entre eux, à croire que la nourriture créait des liens.

A côté, l'autre garçon dormait profondément mais par pour longtemps : Harry ne se rendormirait pas et comme il s'ennuierait vite, autant réveiller Draco et s'amuser un peu avec, d'autant que son érection matinale se manifestait.

Mais avant le sexe, il fallait prendre des forces et un petit-déjeuner ne ferait pas de mal !

Il enfila son boxer, appela Dobby et passa une commande gargantuesque, invitant l'elfe de maison à rester discret sur l'endroit où il se trouvait.

Le petit déjeuner arrivé, il l'installa sur un petit guéridon, contre le lit. Il se dévêtit et retourna dans le lit.

Il fit glisser les draps précautionneusement afin de ne pas réveiller le dormeur mais l'autre remarqua la perte de chaleur et grogna doucement, à la recherche des couvertures. Que lui avait dit le Head Boy la veille ? Qu'il dormait à gauche, qu'il n'aimait pas qu'on bouge, qu'on ronfle et… qu'on l'ennuie au réveil ? Potter sourit. Techniquement, il allait l'ennuyer pendant le sommeil, pas au réveil. Il poussa Malfoy sur le dos et lui écarta les jambes, pour s'installer entre ses cuisses. Malgré quelques grommellements, le sorcier dormait encore.

Harry sourit à la vue de la chemise de nuit. Elles étaient peut-être bien courantes chez les sorciers mais il doutait que les rubans étaient répandus. Trois petits nœuds bleu pâle resserraient la chemise au niveau de la poitrine et à force de jouer avec, il finit par réveiller le blond.

« Mmm... 'est-ce tu fous... Veux dormir..., bougonna ce dernier en entrouvrant un œil.

- Trois nœuds-noeuds et si je regarde dessous je vais voir quoi ? Un truc de fille ?, gloussa le Gryffindor en reculant se remettre entre les cuisses de l'endormi et remontant sa chemise de nuit.

- Maiiiis, ronchonna Malfoy pour le plaisir en se tortillant amusé cette fois.

- Passe-moi la crème de marron.

- La crème ?? Pourquoi faire ? »

A la question, Harry ressortit sa tête de sous la chemise de nuit et prit la crème avant d'en tartiner la virilité en forme de l'autre adolescent.

« Potter... je croyais que t'étais pas du ma… tiiiiiiiin..., geignit-il alors que Harry enroulait sa langue autour de son sexe. Ha... Harry... c'est... cruel de me faire ça au petit déj... »

Mais loin de se dégager, il se cambra, enfouissant sa main dans la chevelure folle pendant que l'autre léchait plus ardemment.

Plus une trace de crème sur le sexe dur quand Harry le lâcha :

« Tu préfères que je te fasse l'amour ? Tu m'excites vachement dans ta chemise de nuit…

- Ah oui, je t'excite ?, demanda Draco en se redressant sur les coudes et prenant une pause des plus lascives

- Ouaaaiiis, c'est peut-être mon côté hétéro. »

Renversement de situation : le slythy grimpa sur l'autre garçon toujours agenouillé, un genou de chaque côté de ses hanches et il remonta sa chemise de nuit jusqu'à mi-cuisse :

« Ça te fait envie ?, minauda-t-il.

- Oui », répondit le brun en caressant une fesse.

Le rouge et or mordilla l'épaule dénudée mais son amant le repoussa gentiment sur le matelas, les mains sur ses épaules. Bien que Draco le domine à califourchon sur lui, ça n'empêchait pas Harry de le peloter.

Malfoy se baissa pour murmurer à son oreille :

« Tu dois savoir quelque chose, Harry... même si c'est moi qui porte la chemise de nuit... je suis actif...

- Tu... tu... c'est moi la fille ?

- Oui, c'est toi la fille... ça te dérange ?, demanda-t-il en caressant l'entrejambe de l'autre adolescent.

- Je... Je n'ai connu que George et… et pas comme ça. »

Le vert et argent se pencha et posa son index sur les lèvres inquiètes :

« Chuuuut, du calme. Tu ne dois pas avoir peur, je ne te ferai pas de mal... bien au contraire, dit-il en scellant les doutes d'un baiser possessif.

- Tu n'étais pas très doux avec ton doigt avant-hier.

- Tu préfères que j'arrête ? Je ne te savais pas aussi... douillet. D'autant que t'as pas vraiment détesté l'autre jour. Je me trompe ?

- Je ne suis pas douillet ! Mais... tu me mérites ? »

Les Gryffindors aimaient bien jouer, les Slytherins non, apparemment. Draco soupira, un brin agacé et se redressa pour s'agenouiller face à son amant :

« Ecoute... Franchement, si tu cherches de la considération, du respect, tout ça... sors avec un gryffy. Ou mieux, un Hufflepuff, il te fera plein de câlins. N'attends rien de ce genre de moi. »

Le lion sourit intérieurement. Il fallait jouer serré. Agir comme une petite chose mais pas trop. Lui aussi se redressa et passa ses bras autour du Head Boy. Il murmura sensuellement :

« Alors... prends-moi et fais-moi mal. Fais-moi oublier tout ce que j'ai connu avant. Marque ton territoire. »

Mais ça n'était pas suffisant. Outre le manque cruel d'expérience, il n'avait pas n'importe qui en face.

« Pfff, tu vas encore chouiner. "Fais-moi mal" ! », répéta Draco en imitant l'autre garçon.

Pourtant, au fond de lui - et il adorait ça - il savait qu'il avait gagné. Il savait que Harry se surpasserait, que ça allait être encore meilleur que prévu. Il retint un cri de victoire quand Harry le rejeta l'air mauvais pour lui grimper dessus. Que ce garçon était manipulable ! Le petit lion inspira un grand coup et s'empala hardiment, serrant la chemise de nuit qu'il avait retroussée.

Il doit avoir mal, se dit Draco en voyant les sourcils froncés de l'autre adolescent. Mais putain ! Qu'est-ce que c'est bon !

Et c'est avec un plaisir non dissimulé, ni même coupable, qu'il râla d'extase, plantant ses mains dans les hanches de son partenaire.

Harry l'immobilisa et lui dit férocement :

« Un jour, c'est moi qui te ferais l'amour.

- Merlin ! T'es... taré ! Un taré comme j'aime ! », dit pourtant Draco, un magnifique sourire satisfait et chaud s'étirant sur son visage extatique.

Rien au monde n'aurait pu gâcher ce pur moment. Rien sauf peut-être une question débile, d'un cru exclusivement gryffindorien un peu tardif. Une question comme :

« T'es pas malade ? Je veux dire tu : fais attention d'habitude ? »

A ce moment-là, des tas de réponses virent à Draco. « Non. C'est dans mes habitudes de baiser n'importe qui, de préférence les patients atteints de MST et tout ça non protégé » ou « Tu es tombé du berceau quand tu étais petit ? Ah non, c'est le contrecoup de Voldemort » voire la tragique réponse, accompagnée d'une toux annonciatrice de malheur et de désolation : « Oui, je suis malade mais c'est trop tard. La luxure nous a perdu Harry. Nous allons tous les deux mourir dans d'atroces souffrances ! » Mais il répondit honnêtement et presque gentiment :

« Bien entendu... Tu n'as rien à craindre sauf que normalement, ça se demande avant, ça. »

L'amour rendait aveugle, le sexe aussi. S'il voulait son gros poisson, il ne devait pas trop le maltraiter. Il aurait bien le temps pour ça plus tard.

L'avenir immédiat lui prouva qu'il avait raison.

Potter commença à bouger précautionneusement mais sûrement et se détendit lorsque la main habile du slythy se glissa sur sa virilité pour le masturber.

« J'adore faire l'amour le matin, gloussa Harry.

- Putain ! Moi j'adore ton cul ! »

Après quelques mouvements moins hésitants, le gryffy se retira et se mit à quatre pattes, le torse contre le lit. Draco se redressa, enleva sa chemise et s'agenouilla derrière lui. Il caressa son dos d'une main et ses fesses de l'autre.

« Tu as la peau douce... Je n'aurais jamais cru ça de toi… », savoura Draco en laissant sa main explorer le corps de son amant.

Il regarda ce qu'il y avait sur le plateau du petit déjeuner et choisit le miel. Il y trempa son index et laissa couler une jolie cascade dorée au creux des reins jusqu'à la raie des fesses. Après s'être léché le doigt il se pencha pour déguster le miel au creux des reins, qu'il mordilla. Gourmand, coquin, il descendait vers la raie. Il coula une main entre les cuisses et en caressa l'intérieur en remontant.

Qu'importe qui soit passé avant, Harry allait l'oublier.

« Tu attends quoi pour venir ?, s'impatienta Harry en se cambrant quand même.

- J'attends que tu me supplies. J'adore le pouvoir que j'ai sur toi et j'adore tes gémissements désespérés, dit-il en lapant de façon appuyée à la naissance de la raie et histoire d'exciter encore plus son petit camarade de jeu, il glissa sa langue entre les fesses.

- Baise-moi, bordel. Fais pas ta princesse ! Sinon je change d'avis !»

Intérieurement, Draco soupira.

Il a déjà vu une princesse faire un analingus ??, se dit-il.

Le vert et argent rit mais termina son travail. Plus il le ferait attendre, plus Harry le supplierait et mieux cela serait !

« Tu peux pas faire les deux en même temps ?

- Sois plus clair. Je ne peux pas exaucer tes souhaits si tu n'es pas précis.

- Me baiser et me lécher là où tu lèches.

- Si j'ai deux langues… pas de problème !, dit-il en se redressant et faisant mine d'appeler dans la chambre à côté. Blaise ?? Tu peux venir deux minutes ?? »

Draco explosa de rire devant l'air interdit de son amant. Bien sûr, Harry ne pouvait pas savoir que Blaise était 100 hétéro puisque le bel Italien s'amusait tout le temps à flirter avec filles comme garçons en dehors du Donjon.

« Si on ne peut plus rigoler !, conclut-t-il. Je vais avoir du mal à faire les deux en même temps, » continua-t-il alors qu'il le préparait avec deux doigts qu'il retira doucement pour le pénétrer.

D'un coup de rein énergique il s'insinua en lui en le tenant par les hanches. Après quelques va-et-vient, enivré par ce corps chaud, il redressa son amant pour le ramener contre lui. Il passa un bras en travers de la poitrine couleur cannelle et le mordit juste au creux du cou et lapa la marque qu'il avait laissée. Les Malfoy marquaient toujours leur territoire.

Le gryffy retint un cri de douleur. Il s'appuya contre le mur en tendant les bras pour ne pas être déséquilibré par les pénétrations vigoureuses.

Malfoy poursuivit son marquage : il mordilla la nuque et planta ses dents en gémissant de plaisir de l'autre côté du cou. Il poussa Harry en avant et le plaqua quasiment contre le mur. Il doubla l'intensité de ses coups de rein tout en léchant sensuellement l'oreille de son partenaire. Il griffa le torse, écorchant sciemment un téton.

C'était ça faire l'amour avec un Malfoy : ça faisait autant mal que c'était bon, du moins Draco aimait-il le penser.

Cette fois, aucun commérage inutile ne les troubla. Pourtant, ils furent encore dérangés par quelqu'un qui toquait à la porte.

« Malfoy, je sais que tu es levé. Ouvre-moi ! », dit la voix avec un léger accent italien de l'autre côté de la porte.

Instinctivement, le Head Boy plaqua sa main sur la bouche de son amant sans arrêter pour autant ses coups de reins.

« Dracooooooo ! », continua Zabini en tapant plus fort.

Le blond se pencha vers son amant :

« Chuuuuuuuut..., lui susurra-t-il au creux de l'oreille.

- Si tu ouvres, c'est fini nous deux.

- Je n'ai jamais... voulu ouvrir... », gémit Draco, excité par la situation.

Alors que Blaise capitulait en grognant, Draco jouit dans un dernier coup de rein.

Potter se retourna, boudeur :

« Et moi ? »

S'il avait apprécié son premier rapport passif, cela avait été tout de même douloureux et avait un peu coupé le plaisir.

Haletant, le Slytherin l'enveloppa dans une étreinte presque tendre et le masturba jusqu'à ce que lui aussi jouisse.

« Tu aimes ça aussi ?, murmura-t-il.

- Ouiiiii ça serait magnifique que tu aies une glace. On se verrait le faire. Je suis un petit pervers voyeur, sourit Harry, sa tête rejetée en arrière sur l'épaule de l'autre adolescent.

- Tu es comme moi… Peut-être même pire. Je penserai au miroir pour la prochaine fois, dit Draco en déposant un baiser doux dans le cou avant de porter sa main souillée à la bouche et d'en lécher les doigts. Tu es succulent jusqu'au bout. »

Il se retira enfin et s'allongea sur le lit, suivi de Harry. Il le contempla dans sa beauté brute de la jouissance, en sueur. Rêveur, il le caressa comme on effleure la surface de l'eau :

« Tu es...

- En retard, rit le garçon à la peau cannelle.

- Oui, aussi.

- Tu sais, j'ai raté mon entraînement… Le temps que je retourne à la Tour, me change, aille en classe alors... on peut déjeuner et remettre ça à la place, non ?

- T'as la santé, dis donc

- Pas toi ? Faut bien me dégrossir, non ? »

Pour réponse, Draco se pencha sur Harry et lui dévora la langue dans un baiser brûlant :

« Je vais te rendre accro à mon corps en une journée !

- Ah ouais ? Je veux bien voir. »


Prochain chapitre : Indigestion