Hellow!

Mots de l'auteur: Je remercie tous ceux et celles qui ont laissé des commentaires, ou qui suivent mon histoire! Je saute toujours de joie à chaque notification et vos messages m'encouragent toujours à aller vous pondre la suite! ;)

Un gros merci à vous, donc, et j'espère sincèrement que le chapitre 4 vous plaira. Nous arrivons enfin à la confrontation entre l'Ordre et Victoria et j'appréhende quelques peu vos réactions...
Ce chapitre est plus long (+3000 mots, presque le double) que les précédents et m'a donné quelques fils à retordre... Les personnages n'étaient pas tous d'accord sur le déroulement de la scène x)
Si des fautes d'orthographe récalcitrantes se sont glissées dans le texte, je vous prie de bien vouloir me pardonner. Je ferai une relecture dans quelques jours afin de corriger ces coquilles.

Couples: Ils ne sont pas encore définitifs, mais ma fiction risque fortement (très fortement, plus le temps passe) de comporter du Drarry par la suite.
J'ai ma petite idée, déjà, mais n'hésitez pas à me faire part de vos suggestions pour le couple de Victoria! ;)

Réponses aux reviewers non-enregistrés:

adenoide: Merci beaucoup pour tes reviews! Elle m'ont fait très plaisir! Tu as su deviner quelques petites choses, j'espère pouvoir te surprendre sur autre chose, du coup! ;)
En espérant que la suite te plaira!

Bonne lecture!


- 4 -

Severus Snape, le visage impassible, se tut, attendant une quelconque réaction de la part d'une des dizaines de personnes devant lui.

Il rentrait tout juste de la mission que Dumbledore lui avait assignée, et ce après une nuit entière de réunion avec le Seigneur des Ténèbres. Il était éreinté et ne rêvait que de rentrer chez lui, ou plutôt dans ses appartements à Poudlard, et de se coucher. Pour ne pas se réveiller avant de longs jours de préférence. Sachant de part sa condition, qu'une telle chose était impossible, le sinistre maître de Potions retint un soupir.

Il avait passé un peu plus de dix minutes à relater ce qui avait été dit, et ce qu'il jugeait utile, lors de la réunion de mangemorts à l'Ordre du Phoenix. La matriarche Weasley lui avait servit un thé qu'il n'avait pas touché et, assis autour de la grande table, tous l'avait écouté plus ou moins attentivement.

Bien malgré lui, il fut troublé par le regard vide de son ancien camarade d'école. Plus vide que d'habitude s'entend...
Ils n'étaient pas amis, loin de là. De toute façon, aucune de ses personnes ne lui faisait suffisamment confiance pour le considérer comme tel.
Mais ils avaient appris à travailler ensemble lors de différentes missions pour l'Ordre et Severus Snape devait avouer que Remus Lupin n'était pas aussi mauvais qu'il ne l'imaginait.

Alors que le regard de ce dernier croisa le sien, et que le loup-garou s'apprêtait certainement à être le premier à ouvrir la bouche, Griffondor oblige, trois coups donnés à la vielle porte d'entrée du manoir furent entendus, faisant sursauter plusieurs d'entre eux.

Comme s'il avait été réglés sur un même ressort, Lupin, Maugrey et le patriarche Weasley sautèrent sur leur pieds, rapidement suivis par Dedalus Diggle et l'un des fils Weasley.

Alastor Maugrey, fidèle à son adage « vigilance constante », avait, lui, déjà sa baguette en main et la pointait devant lui, prêt à attaquer.

- Qui cela peut-il bien être ? questionna Bill, posant la question que tous se posaient certainement.

- Seuls les membres de l'Ordre du Phoenix savent où se trouve cette maison, murmura Minerve, les sourcils froncés.

- Et encore ! Certains d'entre nous n'ont même pas connaissance de l'emplacement exacte du QG, fit remarquer Alastor Maugrey.

- Et s'il s'agissait de Dumbledore ? fit doucement Molly.

- Pour quelle absurde raison aurait-il besoin de sonner à la porte d'une maison dans laquelle il peut transplaner ? intervint le maître des potions, acerbe.

- Il n'a pas totalement tord, Molly, approuva le vieil Elphias Doge.

La femme ne s'invectiva pas comme à son habitude mais haussa simplement les épaules. Severus secoua la tête. Il doutait que la personne, quelle qu'elle soit, ne reparte tranquillement lorsqu'elle comprendrait que personne ne viendrait lui ouvrir ! Comme s'il avait lu dans ses pensées, chose improbable même son état de fatigue, ce fut Remus qui suggéra de simplement aller ouvrir la porte et d'être fixé.

Arthur Weasley, baguette solidement en main, se dirigea donc vers le vestibule, les autres à sa suite.

Severus entendit le maudit portrait de la mère de Black tempêtait contre les sangs de bourbes, les loups-garous et autres traites à leur sang avant de recevoir un sortilège de mutisme.

- Vous mourrez d'envie de savoir de qui il s'agit aussi, n'est-ce pas ? fit une voix doucereuse près de son oreille.

L'homme releva les yeux et tomba sur le visage moqueur d'une jeune femme à la chevelure d'un rose si éclatant que cela le fit grimacer. Il détestait cette gamine. Pas autant qu'il détestait les maraudeurs, mais elle l'agaçait à un point inimaginable.

- Je ne pense pas que vous pussiez savoir quoi que ce soit sur moi Miss Tonks, siffla t-il.

- Oh, je sais combien vous aimez vous montrer impassible et froid, mais je crois vraiment que vous devriez essayer de sourire un peu. De temps en temps, au moins, sourit la jeune fille, loin d'avoir été stoppée par le ton bourru de l'homme.

- Je ne vous permets pas de me parler ainsi, Miss. Je suis votre professeur, vous devriez à l'avenir me montrer plus de respect ! gronda le maître de potion.

- Vous n'êtes plus mon professeur ! Cela fait bien cinq ans que j'ai quitté Poudlard, Snape ! ria Nymphadora, en voyant l'homme quitter, l'air de rien, la cuisine.

Marmonnant dans sa barbe inexistante contre Dumbledore qui avait eu la bonne idée d'inclure cette gamine insupportable et intenable dans l'ordre du Phoenix, Severus rejoignit l'entrée de la maison à son tour.

Il ne fut pas étonné de voir les enfants Weasley, Potter et la miss Je-sais-tout dans les escaliers, les jumeaux cachant sûrement une de leurs dernières inventions diaboliques dans leur dos.
Il détestait vraiment ces gamins...

Lorsque son regard se posa finalement sur la personne à l'origine de tout ce remue-ménage, son cœur raté un battement. La jeune fille ne sembla pas le voir, le regard fixé sur les adolescents. Lorsqu'elle se fut présentée, Severus ne put qu'écarquiller les yeux et pesta intérieurement en voyant sa nuit de sommeil s'envoler au loin...

- Par Morgane, Merlin, et Salazar ! Comment as-tu pu arriver jusqu'ici, Victoria ? s'écria t-il alors que tous les regards, adultes et enfants, se tournaient vers lui, surpris.

Alors qu'il allait à nouveau parler, le maître des potions ressentit une forte douleur à la poitrine. Si forte qu'il eut l'impression de s'être fait touché par un Doloris, et qu'il dût se s'appuyer contre le mur. Sa vision se troubla le temps d'un instant et il se sentit glisser contre la paroi, ses jambes ne le retenant plus...

OooOoOo

Les yeux toujours ancrés à ceux de Harry Potter, Victoria sursauta lorsque l'homme qu'elle connaissait bien lui hurla dessus.

Lorsqu'elle le vit tomber, paniquée et profitant du moment d'inattention des hommes gardant la porte, elle pénétra dans la demeure et s'approcha de l'homme au sol.

Elle l'aida à se relever, secondée par l'homme aux cicatrices qui était présent dans le souvenir qu'elle avait vu, sous le regard décontenancé de la totalité des personnes présentes.

- Ça va aller Severus ?

- Oui, merci, Lupin, souffla difficilement le concerné en se libérant des bras de l'autre homme.

Victoria sentit le regard lourd de reproches du potionniste et préféra détourner les yeux. Son regard tomba sur les escaliers, d'où le groupe d'adolescents avait disparu.
Elle les remarqua ensuite, tapis les uns contre les autres dans un coin retiré du hall d'entrée, cherchant certainement à se faire oublier tout en continuant de suivre de suivre le déroulement de la scène.
Elle aurait souhaité se rapprocher d'eux, mais Severus lui tenait fermement le bras, comme s'il avait peur qu'elle disparaisse d'une seconde à l'autre. Ou pour lui inculquer une quelconque punition, au choix.

Au moment où elle releva les yeux, elle sursauta. Un homme au visage abîmé par une dizaine de cicatrices se tenait à quelques centimètres à peine de son visage. Ce qui la troubla davantage, ce furent ses yeux.
L'un était petit, d'un noir profond, mais le second, celui qui fit parcourir des frissons sur tout son corps, était rond, semblable à une balle de golf et sa pupille, d'un bleu électrique, en son centre, se mouvait rapidement de haut en bas, de droite à gauche, sans jamais se fixer. Cet homme était effrayant.

- Elle n'a pas de baguette sur elle, gronda t-il avant de se retourner et rejoindre les autres un peu plus loin, en boitant à cause de sa jambe de bois.

- Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qui se passe ici, à la fin ? s'énerva Molly Weasley, les points sur les hanches.

- Nous n'en savons pas plus que vous, je ne le crains, répliqua Doge, approuvé d'un signe de tête par Minerva Mcgonagall.

- Severus ! Toi tu peux peut-être nous l'expliquer, non ? Tu sembles si bien connaître cette jeune fille ! éructa à nouveau la femme rousse.

- Maman, s'il te plaît, calme-toi ! pria un jeune homme roux d'une vingtaine d'année, en essayant vainement d'attraper les bras de sa mère qui gesticulaient en tout sens.

- Ne me demande pas de me calmer, Bill ! Une fille dont on ne connaît rien et qui débarque de je ne sais où, se présente à la porte de l'endroit dont on nous répète la sûreté à longueur de journée et je dois rester calme ?

Severus leva les yeux au ciel et tenta à nouveau de parler, mais une nouvelle douleur l'obligea à se taire, sa prise se raffermissant autour du poignet de la jeune fille. Victoria, ne sachant pas quoi faire, préféra se taire également, alors qu'elle sentait plusieurs yeux la parcourir de long en large.

Dobby se tenait toujours dans l'embrasure de la porte, observant silencieusement la scène, le visage soucieux. Personne ne semblait s'être aperçut de sa présence, ce qui, pour la jeune fille, était une excellente chose.

- Et si nous allions tous discuter calmement dans le salon, comprendre cette histoire ? proposa Remus.

- S'il s'agit vraiment d'une Malfoy, commença Dedalus Diggle.

- J'en suis vraiment une, interrompit doucement Victoria.

- … Vous êtes tout de même conscients que cela puisse s'agir d'un piège ? continua l'homme sans se préoccuper du fait que la jeune fille lui ait coupé la parole.

- Bien sûr, Dedalus, mais elle semble complètement perdue et terrifiée ! s'exclama Tonks.

- Et Severus pourra peut-être nous en dire plus, termina Lupin.

- Comme si la parole de cet homme comptait vraiment, grogna Maugrey.

- Severus est de notre coté, Alastor !

- Qu'est ce qui nous le prouve Minerva ? invectiva l'homme, l'iris de son œil valide bougeant en tout sens.

- Dumbledore a confiance en lui.

- Et parce que lui y croit, nous devons en faire de même sans nous poser de questions ? intervint Hestia Jones qui n'était restée que spectatrice jusqu'à présent . Je suis de l'avis de Fol-Oeil, personnellement.

- Hestia, s'il te plaît...

- Laissez, Minerva, interrompit Severus. Qu'ils croient ce qu'ils veulent. En attendant, vous devriez faire venir Albus, qu'importe ou il se trouve.

Victoria vit la professeur de Métamorphose hocher simplement la tête et se diriger vers une pièce à sa droite droite.

Remus réitéra son invitation à se rendre dans le salon, et cette fois-ci, tous le suivirent, plus ou moins ravis.

OooOoOo

- Suis-les, ordonna brusquement Severus, sans la lâcher pour autant. Et ne dit rien tant que je ne suis pas revenu, tu entends ?

La jeune fille murmura son consentement, et après un signe du potionniste, le jeune homme à la longue chevelure rousse lui prit l'autre bras et l'entraîna à sa suite. Malgré le fait qu'il ne lui adressa aucun regard, la pression sur son poignet était doux, ne lui donnant pas l'impression d'être prisonnière. Victoria lui fut très reconnaissante pour cela.

Une fois dans le salon, Bill lui indiqua un fauteuil et s'installa près d'elle.

- Vous retournez dans vos chambres immédiatement !

Le cri de Molly lui fit relever la tête. Cette dernière se tenait fermement dans l'embrasure de la porte, face au groupe d'adolescents qui essayait tant bien que mal d'entrer dans la pièce.

- Mais M'man !

- Nous ne sommes plus des enfants, enfin !

- S'il te plaît, maman, on veux juste savoir qui elle est !

- J'ai dis non ! Ce sont les affaires de l'Ordre et, vous n'en faîtes pas parti ! Et tant que je serai là pour éviter cela, ce ne sera pas le cas !

- Mme Weasley, intervint Harry Potter, sauf votre respect, cette fille est venue jusqu'ici, Merlin seul sait comment, pour me parler. Dès qu'elle a prononcé mon nom, j'ai été concerné par tout cela. J'estime avoir le droit de rester à cet entretient.

Victoria observa le jeune homme. Il regardait la femme rondelette dans les yeux, son air déterminé contrastant étrangement avec sa petite taille (il devait faire au moins une tête de moins que son frère). Ses yeux verts (magnifiques, comme l'avait laissé échapper une fois son frère par mégarde) reflétaient une certaine force de caractère mais elle y percevait aussi une touche de tristesse ou de mélancolie, comme si ces deux sentiments avaient toujours fait partie de lui.

- Bien, tu peux rester, capitula la matriarche. Mais les autres, au lit !

- Si Harry reste, reprit un roux,

- Nous restons ! Affirma son double.

- Nous sommes...

- Plus vieux que lui !

- Laissez donc ces jeunes se joindre à nous que nous perdions le moins de temps possible, Molly, intervint une voix sévère derrière eux avant que la femme ne puisse répliquer quoi que ce soit.

Laissant finalement ses bras tomber lourdement le long de son corps, la mère de famille se décala en soupirant, permettant aux six adolescents, ainsi qu'à McGonagall d'entrer.

- Où est Dumbledore, interrogea l'homme à la jambe de bois et au nombreuses cicatrices.

- Asseyons-nous d'abord, Alastor je vous prie. Albus va arriver, invita Minerva.

- Professeur McGonagall? Qu'est-il arrivé au Professeur Snape dans le hall ? questionna une jeune fille à la chevelure broussailleuse, assise au sol, entourée de ses amis.

- Je ne le sais pas, Miss Granger, répondit simplement la femme.

- Et comment est-elle arrivée ici, elle ? demanda un autre garçon roux, en désignant Victoria du menton.

Le mépris que pu lire la jeune fille sur le visage du garçon l'étonna. Elle fronça les sourcils et avant que quiconque ait pu répondre, elle se racla la gorge, voulant faire disparaître toute trace de tremblement dans sa voix.

- J'ai été aidée par un elfe de maison qui était persuadé que Harry Potter m'écouterai.

- Dobby ? demanda aussitôt le brun, les yeux plissés.

Victoria hocha lentement la tête avec un sourire, et l'instant d'après le petit elfe aux grands yeux verts fut à ses côtés.

- Tu as continué à servir la famille Malfoy malgré tout ce qu'elle t'a fait ? s'exclama le garçon roux en pointant un doigt menaçant sur l'elfe qui se recroquevilla sur lui-même.

- Oh Ron ! Je t'en prie, c'est complètement ridicule ! rétorqua la brunette.

- Pas après le culte que cet elfe voue à Harry ! renchérit la jeune fille rousse en souriant, semblant être amusée par la situation.

- Comment vous pouvez en être sûrs ?

- Parce que même s'il ne m'est pas lié, je sais que je peux lui faire confiance, Ron, affirma Harry.

Victoria allait intervenir lorsque Severus pénétra à son tour dans le salon, suivi d'un homme chauve en robe violette, et d'Albus Dumbledore.

Victoria le reconnu à sa longue barbe blanche et à ses lunettes en demi-lune. Son frère lui avait donné une carte le représentant lorsqu'il était revenu de sa première année à Poudlard.

Albus salua les membres du Phoenix et déplaça un siège face à elle avant de s'y asseoir et de se pencher vers elle.

- Bonsoir, jeune fille. Je me nomme Albus Dumbledore, directeur de l'école de Sorcellerie, Poudlard. On m'a dit que tu étais arrivée ici par la porte et que t'étais présentée comme étant affiliée à la famille Malfoy, est-ce exact ?

- Oui monsieur. Je m'appelle Victoria Lucy Malfoy. Je suis la fille aînée de Lucius Malfoy et Narcissa Malfoy. Je suis venue à vous, sans aucune arrière pensée, pour vous demander une faveur: protéger mon frère Draco Lucius Malfoy.

- Nous n'avons jamais entendu parler d'une fille Malfoy ! intervint Doge. Comment est-ce possible ?

- Comment être certain qu'elle dit vrai, surtout ?

- C'est une Malfoy, fit Harry, avec sourire en coin. Elle leur ressemble beaucoup trop pour que cela soit autrement.

- Elle a pu utiliser un charme, pour ce que tu en sais, Harry, contredit Bill.

Hestia approuva vivement et chacun fit part de ses hypothèses à haute créant en quelques secondes une cacophonie assourdissante, au grand damne du vieil homme.

- Assez, s'écria Albus, tentant d'apaiser les personnes autour de lui avec des gestes de la main. Je vous prierai de ne plus nous interrompre si vous souhaitez rester dans cette pièce.

Le silence se fit aussitôt, prouvant à la fois l'autorité du sorcier centenaire et la curiosité de chacune des personnes de la pièce.

- Bien, repris-t-il. Severus, avez-vous encore des fioles de Véritasérum avec vous ?

- J'ai dû utiliser les dernières pour la mission d'aujourd'hui, Albus. Il me faudrait douze heures pour en refaire.

- Comme c'est pratique, hein ? murmura Hestia, sarcastique.

- Tant pis, je n'aime pas beaucoup ce procédé, de toute façon, fit l'homme barbu, ignorant le commentaire de la jeune femme. Je suis face à un dilemme, chers amis, reprit-il en se redressant sur sa chaise... comme vous l'avez compris, Severus connaît Victoria, mais ne peux malheureusement rien nous apprendre sur elle sans en subir des effets... malencontreux, dirons-nous. Je ne peux utiliser la Légimancie, ni sur cette jeune fille, ni sur Severus. Pour les mêmes raisons qui obligent Severus à se taire, d'ailleurs.

- Raisons, qui sont ? questionna Maugrey.

- Je suis soumis à un serment semblable à celui du serment inviolable, mais bien plus complexe, utilisant une magie ancestrale, très peu utilisée de nos jours, puisque certain la considère comme une branche de la magie noire. Seules les personnes l'ayant effectué, ainsi que celle concernée par le serment, fit-il en désignant Victoria, peuvent me libérer de celui-ci

- Qui nous dit que tu ne veux pas simplement la protéger ?

- Si je pouvais véritablement protéger Victoria, j'aurais donné mes souvenirs à Albus il y a longtemps déjà ! gronda difficilement le potionniste en serrant les dents la main droite pressée contre la poitrine.

- Les serments de cette nature, vint en aide Albus, ne permettent en aucun cas de faire ne serait-ce qu'allusion au sujet du serment. Il crée un mur infranchissable, même pour le plus puissant des Legimens, dans l'esprit de celui qui est soumis, afin qu'aucune information ne soit exfiltrée. Peu de famille sorcière savent encore de quelle manière utiliser ces sortilèges...

- Alors, si je comprend bien, nous n'avons aucun moyen, dans l'immédiat, de vérifier ce qui est dit par cette jeune fille ? questionna Arthur.

- Ce n'est pas certain... répondit simplement Dumbledore.

- Il s'agissait d'un rituel utilisant la magie du Sang …

OooOoOo

La dernière phrase du potionniste fit planer un lourd silence dans la pièce, le temps que chacun ne comprenne les enjeux d'une telle révélation. Certains hoquetèrent de surprise, tandis que d'autres se tournaient déjà vers la jeune femme aux cheveux couleur bonbon.

Voyant qu'elle était devenue le centre d'attention de la moitié des personnes présentes, cette dernière recula inconsciemment de quelques pas en fronçant les sourcils.

« Oh » fut le seul son qu'elle put produire en réalisant ce que cela signifiait.

- Oui, « oh », Miss Tonks, reprit le potionniste, moqueur. Je ne pense pas que vous ignorez vos origines familiales.

- Non, professeur. Mais bien que ma mère m'ait appris certains aspects de cette magie, je n'en connais que les théories. Je n'ai jamais pratiqué ce type de rituel ! Ce serai beaucoup trop dangereux pour moi et pour vous, que je m'y essaye sans l'avoir jamais fait auparavant!

Dumbledore soupira. Il savait l'hésitation de la jeune fille à utiliser des sortilèges dont elle ne connaissait pas exactement le fonctionnement . Au temps de sa scolarité, elle avait prouvé sa puissance à de nombreuses reprises, mais dès qu'il s'agissait d'un sujet sur lequel elle avait des difficultés, sa personnalité peu sûre d'elle, faisait que le sortilège avait toujours quelques ratés et provoquait souvent des effets inattendus. Il ne comptait plus le nombre de fois que Filius était venu lui faire d'accidents ou du nombre de fois que Severus était venu se plaindre de la gamine après une énième explosion de chaudron dans sa classe …

Mais il la comprenait, avec ce type de magie, le danger était omniprésent. Il avait simplement espérer que sa mère, Androméda, malgré son reniement à la famille Black et son mariage avec un né-moldu, aurait élevé sa fille dans les coutumes des anciennes familles de sang-purs...

- Vos parents n'ont pas souhaité faire partie de l'Ordre, Nymphadora, fit-il en utilisant le prénom complet de la jeune fille, sachant pertinemment qu'il était l'un des seuls à pouvoir le faire sans en subir ses foudres. Mais pensez-vous que votre mère accepterai de venir nous aider ?

- En échange d'un serment inviolable, je suppose ?

- Malheureusement, je le crains, ma chère enfant. Nous ne pouvons prendre le risque de laisser une telle information arriver aux oreilles de Voldemort. Surtout si l'intention de cette enfant est de défaire son emprise sur le jeune Malfoy...

Sous le regard insistant que posait sur elle la jeune femme, Victoria baissa les yeux et prit une mèche des longs cheveux blonds qu'elle fit tourner entre ses doigts. Tonks soupira.

- Elle le fera, lança t-elle simplement avant de tourner les talons et de sortir de la pièce.

- Bien! reprit le vieux sorcier. Je pense cependant qu'il n'est en rien nécessaire de vous retenir ici. Allez retrouver vos familles, et reposez-vous. Une réunion sera mise en place lorsque nous aurons mis un peu d'ordre dans cette situation. Miss Granger, voulez-vous bien accompagner Miss Victoria dans la chambre en face de la votre, je vous prie?

- Bien entendu, Professeur, acquiesça la brunette déjà sur ses pieds.

-Harry, peux-tu demander à Kreattur de préparer cette pièce comme il le convient et de prendre les mesures nécessaires?

Le brun hocha la tête et appela l'elfe qui n'avait pas l'air ravi d'avoir été ainsi dérangé. Quand la créature se tourna vers Victoria, celle ci put apercevoir un grand sourire s'afficher son visage avant qu'il ne disparaisse à nouveau.

OooOoOo

Alors que tout le monde commençait à quitter la pièce bruyamment, discutant entre eux et en lançant quelques œillades à Victoria, qui fit comme de rien, Hermione et Harry s'approchèrent d'elle.

- Bonsoir, à priori, tu connais déjà Harry. Moi, je m'appelle Hermione Granger.

- Je sais. Mon frère m'a souvent parlé de toi, répondit Victoria en souriant.

- Certainement pas en bien dans ce cas.

Victoria haussa les épaules.

- J'ai appris à me faire de moi-même, des opinions sur les gens.

- C'est une excellente chose. En même temps, je suppose que sans cela, tu ne serais pas venu demander de l'aide à Harry, vu le passif qu'il a avec Malfoy.

- Vous ne doutez pas que je sois bien la sœur de Draco. Puis-je vous demander pourquoi?

- Comme je l'ai dit, fit Harry, la ressemblance est frappante, et puis s'il me fallait une véritable preuve, Kreattur est allé préparer une chambre pour "la magnifique sang-pur de l'ancienne et prestigieuse maison des Malfoy".

- Et cela vous suffit?

- Pour l'instant, sourit l'autre jeune fille. Viens, je vais te montrer ta chambre. Je ne pense pas que la mère de Tonks viendra dès ce soir. Elle doit être couchée à cette heure tardive. Tu dois être fatiguée aussi, non?

Victoria ne put rien ajouter qu'elle fut entraînée vers les escaliers par Hermione. En passant devant la bande de rouquins qui n'avaient pas bougés, elle put sentir leurs regards la scruter. Si les deux adolescents qui l'accompagnaient semblaient ne pas être dérangés par sa présence, ce n'était clairement pas le cas de tous.

Ils grimpèrent les marches et parcoururent plusieurs couloirs sans que le bras de la brune ne lâche celui de sa comparse, et sans qu'elle ne cesse de parler. Le brun les suivaient, d'un pas plus lourd, en levant les yeux à chaque explication de sa meilleure amie sur telle ou telle pièce, ne laissant pas le temps à la blonde de seulement placer un mot.

- Qui est cette fille? Tonks? questionna finalement Victoria entre deux inspiration d'Hermione. Je suppose qu'elle est liée à ma famille, la magie du sang oblige, mais je ne sais pas de quelle branche elle est issue.

- Ce n'est pas étonnant, répondit Harry. Sa mère a été reniée par la famille Black. Elle a épousé un né-moldu. Elle était la sœur de ta mère.

Victoria ouvrit grands les yeux. Elle avait une cousine. Elle doutait que même Draco le sache. Aucun elfe, aucun tableau n'avait déjà fait mention d'une troisième sœur Black... Y avait-il encore beaucoup de choses qu'elle ignorait sur sa propre famille?

Arrivée au deuxième étage, Hermione s'arrêta devant une porte en bois blanc abîmée par le temps.

- Voilà, c'est ici. Je partage la chambre d'en face avec Ginny. La rouquine qui était avec nous en bas. Les garçons sont à l'étage supérieur. A la base, cette chambre était prévue pour Tonks, mais elle a préféré rentrer chez ses parents tous les soirs, Kreattur n'étant pas très disposé à rendre la pièce habitable, continua t'elle tandis qu'Harry ouvrait la porte, les sourcils levés.

- Faut croire, que pour une sang-pure, il a bien voulu ressortir ses plumeaux... siffla t-il, acerbe, en voyant le murs et le sol immaculés de poussière.

- Tu sais comment il est, Harry. Fallait pas trop s'étonner, en même temps, fit la brune en poussant presque Victoria à l'intérieur de la salle. Bon, ce n'est certainement pas aussi beau et grandiose que peux l'être une chambre malfoyenne, mais il nous a fallut diviser chaque chambre en deux afin d'y loger tout le monde.

Victoria tourna sur elle même. La chambre était plus grande que la sienne, les murs étaient d'un ton beige et le sol recouvert d'un parquet vernis brun. Deux lits d'une place étaient posés l'un contre l'autre à droite de la pièce et était recouverts de tapis verts émeraudes qui tombaient de chaque côté. Un bureau d'un bois sombre se trouvait à gauche de la porte et une chaise qui lui semblait plutôt bancale était tournée vers lui. Une vielle armoire en bois s'étalait sur la moitié du mur d'en face, l'autre étant occupée par une grande fenêtre aux volets abîmés, d'où elle apercevait certaines étoiles perçant le ciel noir.

- C'est parfait, fit-elle avec un grand sourire.

Se rendant compte qu'Harry et Hermione l'observaient étrangement, elle rougit et baissa les yeux.

- Qu'y a t'il ?

- Non, rien, fit le brun après un regard échangé avec son amie. Il se fait tard, Mme Wesley ne vas pas tarder à passer dans les chambres voir si nous sommes au lit.

- Oui, elle le fait tous les soirs, sinon, ses fils passeraient la nuit à faire des idioties au lieu de dormir, continua la brune. Elle ne passera pas par ici, je ne pense pas, mais au cas où, tu sauras que c'est elle si tu entends la porte s'ouvrir.

- Hermione! Tu as terminé? cria une voix de l'autre côté.

- Oui, Gin', j'arrive, hurla l'interpellée en retour. Je vais devoir y aller... Elle viendra me chercher à coup de chauve furie, sinon... Bonne nuit Victoria. Bonne nuit Harry, ne tarde pas trop.

Hermione embrassa son ami sur la joue, et fit un signe de main à Victoria avant de quitter la pièce refermant la porte sur elle. Le jeune garçon avait l'air aussi gêné qu'elle, mais Victoria pouvait voir un petit sourire au coin de ses lèvres. Ne retrouvant finalement plus les mots qu'elle avait préparer avec Minka, Victoria arpenta la pièce et se osa doucement sur le lit. Le grincement assourdissant qu'il produisit fit se retourner Harry vers elle avec une grimace.

- Désolé, ce sont de vieux mobiliers et ...

- Ce n'est rien, j'ai connu pire, lui souri t-elle, le faisant sourciller. Elle est toujours comme cela, Hermione? questionna t-elle ensuite, afin d'éviter un sujet dont elle ne voulait pas parler dès maintenant.

- Cette fille est une pile électrique. Mais je pense qu'elle essaie secrètement de compenser l'ambiance lourde de ces derniers jours en adoptant une attitude guillerette... finit-il en s'asseyant sur le bord du bureau.

- C'est une fille intelligente.

Ce n'était pas une question mais Harry acquiesça.

- Je ne sais pas ce que je ferais sans elle.

Le garçon jeta un coup d'oeil vers la fenêtre , son esprit semblant s'échapper ailleurs quelques instants.

- Malfoy... reprit-il. Ton frère, je veux dire, déteste Hermione autant qu'il me déteste moi. Et le sentiment est réciproque. Je ne saisi pas les raisons qui te font penser que nous pouvons quelques chose pour lui. Ou pour toi.

Victoria souffla doucement. Le jeune homme devant elle n'avait rien du garçon sûr de lui et aveuglé par une quelconque célébrité, comme le lui avait décrit Draco une centaine de fois. Non. A vrai dire, elle les trouvait plutôt semblables. Deux garçons un peu perdus, dépassés par la situation et par leurs rôles.

- Vous ne connaissez rien de Draco si ce n'est ce qu'il vous laisse voir. Je suis certaine que tu peux comprendre cela. J'ai lu les journaux, j'ai entendu les gens parler. Pour eux, tu es sois une menace, sois un héro. Pourtant, tu es juste un garçon de 16 ans, qui n'a rien demandé, je me trompe?

- Finalement, je me suis peut-être trompé. Tu ne peux pas être de la même famille que Lucuis et Draco Malfoy... fit le brun en se tournant vers elle, avec les sourcils froncés.

- Pourquoi donc? ria la blonde. Parce que j'ai la capacité d'observer ce qui passe autour de moi, et ce, sans préjugés?

- Oui! Pour ça, et parce que je ne vois pas les Malfoy laisser leur fille se rendre chez l'ennemi.

- Je suis une Malfoy. Mais il faut que tu saches que je n'ai pas été élevée dans la même optique que mon frère. Je n'ai jamais été aussi... protégée que lui.

- Pourquoi?

- Ce n'est pas important. Simplement, je ne pense pas que quelqu'un puisse s'inquiéter de mon absence là-bas, si c'est cela qui vous inquiète, toi et l'Ordre.

- Pourquoi me dire tout cela à moi, alors?

- Parce qu'il faut que tu m'aides. Et pour cela, tu dois me faire confiance, je le sais bien. Ce qui signifie que je dois tout faire pour te le permettre. Te faire connaitre ma façon de penser et de fonctionner en font partie. J'ai ma propre vision de ce qui se passe en Angleterre. Et pour moi, ni lui, ni toi, ni aucun de tes amis ou des siens ne devraient être obligés de choisir un camp. Je ne sais pas exactement pourquoi on vous y a lancés ainsi, mais ce que je sais, par contre, c'est que mon frère est la personne qui compte le plus à mes yeux et que je donnerai ma propre vie pour pouvoir l'éloigner de cette guerre avant qu'elle ne le dévore tout entier...

Harry resta quelques instants interdit devant le monologue de la jeune fille. Il n'en comprenait pas vraiment les raisons, mais quelque chose chez elle le poussait à lui faire confiance. Ou du moins, à lui laisser une chance de s'expliquer. Peut-être était-ce l'éclat de ses yeux, qui lui faisait tant penser à ceux de Siruis malgré la couleur qui différait? Ou le fait le fait qu'elle se cachait constamment derrière ses mèches de cheveux, montrant son intimidation malgré elle? Ou le fait qu'elle ait surement raison et que peut-être Malfoy ne souhaitait-il vraiment pas suivre Voldemort de son plein grès?

Entre le peu qu'il avait pu entendre en espionnant la réunion de l'ordre et l'arrivée de Victoria, il se sentait vidé de ses forces... De sa baguette, il lança un tempus. Il était maintenant près de 3 heures du matin. Il s'apprêtait à combler le silence qui s'était installé après le discours de la jeune fille, qui l'observait toujours aussi fixement, le mettant presque mal à l'aise mais la porte s'ouvrit à la volée et Tonks pénétra comme une furie dans la chambre, ses cheveux roses virant presque au rouge.

- Molly est en train de faire une crise à l'étage du dessus parce que tu n'es pas dans ta chambre, Harry, et qu'on t'a laissé seul avec une potentielle menace, sexclame t-elle avec de grandes gestituelles. Je te conseille de t'y rendre rapidement, le pauvre Arthur et Remus tente en vain de lui expliquer que tu ne risques rien, mais je crains qu'ils ne la retiennent très longtemps!

- J'y allais de toute façon. Nous aurons tout le temps de discuter plus tard, acquiesça le garçon en allant vers la sortie. Tu vas bien ? questionna t-il tout de même à l'intention de Tonks.

- Oui, ne t'en fais, pas, Harry. Je suis juste... en fait je ne sais pas trop ce que ressens, la tout de suite. Mais il ne vaut mieux pas que me retrouve face à certaines Molly, Fol Œil, Jones ou même Dumbledore, ou je risque de commettre un meurtre. Ce serai plutôt contradictoire à ma fonction d'Auror, tu ne crois pas?

Harry et Victoria la regardèrent, pour des raisons différentes, avec étonnement tandis que la jeune femme se laissait tomber sur le lit aux cotés de la blonde.

- Si, en effet, ria Harry. Tu risquerai de te mettre pas mal de monde à dos aussi! Bon, Je vais aller au secours de Remus et de Mr Weasley! Bonne nuit!

- Merci, à toi aussi Harry! sourit Tonks tandis que Victoria lui fit un signe de main.

Quand Harry eut quitté la chambre, la plus âgée se laissa choir de tout son long en travers des deux lits en soufflant bruyamment.

- Tu choisis quel lit?

- Quoi?

- Tu choisis quel lit? répéta Tonks.

Victoria la regarda étrangement, sans répondre, sourcils froncés. Nymphadora se releva et d'un coup de baguette, sépara les deux lits, poussant le premier un peu vers la gauche, faisant sursauter la blonde qui y était toujours assise.

- Je prends celui-ci, alors, trancha Tonks en désignant le second.

- Je pensais que... On m'a dit que vous rentriez chez vous... murmura Victoria en secouant la tête pour reprendre ses esprits.

- Par Merlin! Ne me vouvoie pas s'il te plait! J'ai l'impression d'avoir 100 ans! s'écria t'elle en s'installant sur son lit. Et, oui, en général, c'est ce que je ferais, mais il se trouve que je ne peux te laisser sans surveillance. Certains dans cette maison pourrait vouloir te faire du mal pendant ton sommeil! grogna -telle. J'ai pas attendu si longtemps d'avoir une cousine pour qu'elle se fasse tuer avant de la connaitre un minimum!

- Ils le pourraient vraiment? s'inquiéta la blonde tout en sentant son coeur se réchauffer aux mots de Nymphadora.

- Non, ria sa cousine, en voyant l'expression soulagée de Victoria. Mais mieux vaut prévenir que guérir comme on dit... continua t-elle avec un clin d'œil. Le sac que tu avais avec toi en arrivant a été placé dans l'armoire, là-bas, par Dobby. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je peux te passer quelques une de mes affaires, si tu le souhaites. La salle de bain se trouve à la deuxième porte à droite de cette chambre, je te montrerai.

- Je... Merci. Mais j'ai de quoi m'habiller pour la nuit.

- Tant mieux! Si tu as froid, tu n'as qu'à appeler Dobby et il te trouvera une couverture plus chaude. Quoi? Pourquoi tu me regardes comme ça?

- Je... désolée, je n'arrive pas comprendre pourquoi tu sembles si gentille avec moi... Les autres, à part Harry et Hermione m'ont semblé plutôt mécontents de ma présence, mais toi tu changes même tes habitudes pour moi, alors que tu ne me connais pas!

- C'est vrai... fit Tonks avec une légère grimace. Ce n'est pas très prudent de ma part, peut-être. Mais j'ai envie de te faire confiance. J'ai toujours regretter être fille unique. Mon père n'a pas eu de frère ou de sœur, et ma mère ne voyais plus les siennes. J'aurais tout donné pour avoir une cousine ou un cousin. Et tu es là aujourd'hui!

- Je ne savais pas que ma mère avait eu deux sœurs. J'ai toujours connu le nom de Bellatrix, mais pas celui de ta mère...

- Androméda... C'était la cadette. Je te parlerai de ce que je sais de la famille Black si tu le veux!

Victoria hocha vivement la tête, et promit d'en faire de même. Puis, les deux jeunes femmes quittèrent la chambre sans aucun bruit et se rendirent à la petite salle de bain crée par Kréattur lorsqu'Hermione et Ginny avaient demandé plus d'intimité, où elle se préparèrent chacune leur tour avant d'aller se coucher.

Allongée sur son lit, Victoria pensa à son frère, au manoir. Elle espérait qu'il allait bien et que leur mère veillerait sur lui. Draco lui avait dit qu'il ne pourrait certainement pas revenir la voir avant la rentrée; et elle espérait que ça soit vraiment le cas. Il ne fallait qu'il sache qu'elle était partie. mais elle savait que Kruch ferait tout ce qui était en son pouvoir pour le préserver.

En se tournant vers le lit de sa cousine, d'où elle percevait les mèches roses dépassant des couvertures, elle se dit qu'elle avait réussit une étape. Elle savait qu'au moins trois personnes, peut-être cinq si elle comptait Severus et l'homme qui avait prit sa défense tout à l'heure - Lupin? - , accepteraient de l'écouter et éventuellement de l'aider. C'était déjà bien mieux que ce qu'elle avait espéré.

Et puis, elle avait rencontré Tonks. Etait-ce son vrai prénom, d'ailleurs? Elle songea au fait qu'il faudrait qu'elle lui pose la question... Elles étaient cousines. Elles était de la même famille.

- Tonks?

La jeune femme se retourna vers Victoria avec un grognement, pour la forme . Lorsque les yeux gris de Nymphadora s'ouvrirent pour croiser le bleu des siens, les deux jeune filles se sourirent.

- Je suis heureuse aussi d'avoir une cousine... murmura Victoria.

Tonks laissa échapper un petit rire et baragouina un "Moi aussi, maintenant dors! Ou laisse moi le faire tranquillement, d'ac'?" faisant rire la blonde, avant de se retourner et de s'engouffrer dans les bras de Morphée. C'est en souriant toujours autant, que Victoria y plongea à son tour...


Bien, voilà voilà!

Enfin l'arrivée de Victoria au Square, et sa rencontre avec l'Ordre! Et Harry! ^^

J'espère que vous avez apprécié!
Severus et Nymphadora (J'adore son prénom contrairement à elle! Et j'aime utiliser son personnage!) auront une grande importance dans la suite de cette histoire!

Le chapitre suivant comportera un petit flash-back, qui répondra certainement aux questions que vous vous poserez à la fin de ce chapitre (ou pas) !

J'espère ne pas devoir vous faire attendre trop longtemps!

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser des reviews, (même négatives, mais néanmoins argumentées) pour me dire que vous en pensez!

A bientôt, ALB!